PRESENTATION DU DEPARTEMENT

Haute marne 52 logo 2015Haute marne adm

 

Le département de la Haute-Marne de la région Grand-Est tire son nom de la Marne, rivière qui prend sa source près de Langres. Cette rivière le parcourt sur plus de 120 Kms. Il est situé à l’Est du Bassin parisien et est caractérisé par une suite concentrique de cuestas.
L'extrême Sud du département correspond au centre du Seuil morvano-vosgien : plateau de Langres, où se trouve le point culminant de la Haute-Marne (le Haut du Sec, 516 m), Barrois champenois et Apance-Amance. L'orographie s'abaisse au nord vers les plaines du Perthois et du Der, où se situent ses points les plus bas (Puellemontier, 117 m).Haute marne position svg
250 000 hectares de forêt en font le 9ème département le plus boisé de France. Certains massifs dépassent les 10000 ha (Châteauvillain, Arc-en-Barrois). Les deux essences qui dominent sont le chêne et le hêtre.
Le département est réputé pour être la terre des orchidées sauvages : plus de 30 espèces y ont été déterminées, dont le fameux Sabot de Venus.

Blason departement fr haute marne svg

 

Héraldique
D'azur au pal d'argent côtoyé de deux doubles vergettes potencées et contre-potencées d'or.

 

Hydrographie
Le département compte un réseau hydrographique important. La Haute-Marne est considérée comme le château d’eau du Nord-Est de la France. Environ 500 rivières et ruisseaux courent sur plus de 2 300 Kms.
Elle donne naissance à un fleuve européen : la Meuse qui prend sa source à Pouilly-en-Bassigny.
Affluents de la Seine (qui prend sa source à la limite des départements de la Haute-Marne et de la Côte-d'Or), la Marne et l’Aube naissent également sur le plateau de Langres.
Une quinzaine de kilomètres séparent la source de la Marne de celle de la Vingeanne. Si les eaux de la première vont se jeter dans la Manche, celles de la seconde, affluent de la Saône donc indirectement du Rhône, vont se perdre dans la mer Méditerranée. Langres est donc située sur une ligne de partage des eaux.
Aux nombreux étangs viennent s’ajouter les réservoirs artificiels. Ceux de Langres (Villegusien, la Mouche, la Liez et Charmes) ont été créés au XIXème siècle pour alimenter le canal de la Marne à la Saône. Le lac du Der, à proximité de Saint-Dizier, sert à la régulation de la Marne. Avec ses 4800 ha, c'est le plus grand lac articifiel d'Europe (vidéo en fin de page).

Histoire
Le territoire du département couvre une partie de l'ancien territoire des Lingons.
Sous les dynasties mérovingiennes et carolingiennes, les terres haut-marnaises sont soumises aux aléas de l'Histoire, la partie Nord relevant de la Champagne de 575 à 751 et la partie Sud du diocèse de Langres adossé à la Burgondie. Après avoir été incorporé à l'empire de Charlemagne, l'actuel territoire de la Haute-Marne est intégré au royaume de Francie occidentale lors du Partage de Verdun en 843.
À partir du XIème siècle, la Haute-Marne est comprise dans le comté de Champagne. Cependant, le Diocèse de Langres reste une terre bourguignonne. Les vallées de l'actuelle Haute-Marne apparaissent alors comme une marche, adossée à la Lotharingie et éloignée des centres de pouvoir. Des seigneurs locaux y mènent une politique quasiment indépendante grâce à des forteresses stratégiques : Chaumont, Vignory, Joinville, Montigny, Clefmont, Bourmont, Andelot et Reynel.
Philippe le belLouis x le hutinEn 1284, le comté de Champagne revient à l'unique héritière Jeanne de Navarre, qui épouse le roi de France Philippe IV dit le Bel (1268/1314, portrait 1 de gauche). Leur fils Louis X dit Le Hutin (1289/1316, portrait 1 de droite) unit ensuite les futures terres hauts-marnaises à la Couronne.
Durant la Guerre de Cent Ans, la plupart des seigneurs locaux et les villes de Chaumont et Langres se soumettent au duc de Bourgogne, alors allié aux Anglais. Mais, par la suite, le territoire est reconquis par le roi Charles VII (1403/1461, portrait 2 de gauche).
Au XVIème siècle, la Haute-Marne reste une marche du royaume de France car elle borde la Lorraine, terre du Saint-Empire romain germanique.
Charles vCharles viiEn 1544, l'empereur Charles Quint (1500/1558, portrait 2 de droite) met le siège devant Saint-Dizier. La ville résiste pendant six semaines et permet à François Ier (1494/1547, portrait 3 de gauche) de se porter à la rencontre des ennemis. À la suite de cet épisode, les habitants de Saint-Dizier acquerront le surnom de Bragards (braves gars).
Comme dans tout le royaume de France, la Réforme s'implante en Haute-Marne, notamment à Wassy et à Langres.
Le 1er mars 1562, le duc François de Guise (1519/1563, portrait 3 de droite), en route pour Paris et accompagné de son frère et d'une escorte armée, passe par la ville de Wassy. Ils découvrent des protestants se recueillant dans une grange. Les soldats du duc viennent les importuner et après les moqueries et les injures, le sang coule. Plusieurs dizaines de protestants sont alors massacrés. La nouvelle se répand et des protestants tentent d'arrêter, sans succès, François de Guise, qui parvient sauf à Paris. Cet évènement marque le début des Guerres de Religion en France.Francois de guiseFrancois1ermusee dulouvrebasejoconde
La Guerre de Trente Ans cause de nouveaux périls, bien que, sous les Bourbons l'actuelle Haute-Marne soit relativement épargnée par les guerres.
Les vallées sont de bonnes terres agricoles, la vigne se développe, les forêts sont de plus en plus exploitées, tandis que les forges et les hauts-fourneaux se multiplient, le minerai de fer étant abondant dans la moitié Nord du département.
À la même époque, des collèges Jésuites fonctionnent à Langres et Chaumont.
Le département est créé à la Révolution française, le 4 mars 1790, à partir d'une partie de la Champagne (Bassigny, Vallage, Perthois), d'une partie de la Lorraine (Barrois) et d'une partie de la Bourgogne et de la Franche-Comté.
En 1814, Chaumont est le témoin involontaire de la fin prochaine du  Ier Empire : Le 1er mars, la Prusse, la Russie, l'Angleterre et l'Autriche signent un accord où elles s'engagent à ne pas conclure de paix séparée et à combattre l'empereur Napoléon Ier jusqu'à sa défaite finale. A la suite de la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815) et de la seconde abdication de Napoléon Ier que le département est occupé par les troupes autrichiennes, de juin 1815 à novembre 1818.
Sous l'occupation allemande, pendant la Seconde Guerre Mondiale la Haute-Marne est divisée : le canal de la Marne à la Saône (qui traverse le département dans sa longueur du Nord au Sud) sert de frontière, avec, à l'Est la zone réservée, destinée à la création d'un pays thiois, et, à l'Ouest la zone occupée. La Haute-Marne est finalement libérée par les Alliés, notamment par la division du général Leclerc, entre fin août et début septembre 1944.

Patrimoine
Villes et villages remarquables :
Arc-en-Barrois, Andelot-Blancheville, Bourbonne-les-Bains, Chaumont, Colombey-les-Deux-Églises et son nouveau mémorial Charles de Gaulle (inauguré en octobre 2008 par le Président de la République et la Chancelière allemande), Fayl-Billot, Voisey, Condes, Langres, Montigny-le-Roi, Montier-en-Der, Nogent, Rosoy-sur-Amance, Saint-Dizier et son coeur historique, Wassy...

Les petites cités de caractères :
Bourmont, ancienne ville lorraine fortifiée, dont l'enceinte est détruite en partie en 1671, située sur une cuesta qui domine la haute-vallée de la Meuse. L'ancien bourg castral est composé d'un nombre important de maisons urbaines ou de notables du XVIIIème siècle. L'église Notre-Dame, inscrite aux Monuments Historiques en 1980, élevée en 1754 à l'emplacement de la chapelle Saint-Florentin. L'église Saint-Joseph construite au XIXème siècle. La maison Renaissance des XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles, dite maison du Bailli, inscrite aux Monuments Historiques en 1925. Le couvent des Annonciades fondé en 1663 par Gabrielle de l'Isle. Le collège des Trinitaires fondé en 1707. Le parc des Roches et la promenade du Côna, inscrit aux Monuments Historiques en décembre 2009.
Chateauvillain haute marneChâteauvillain, jolie bourgade à la beauté médiévale (photo ci-contre). Son histoire est inscrite dans la pierre de ses enceintes fortitiées du XIIème et du XIVème siècles, au pieds de ses mâchicoulis, au sommet de ses tours, tout comme dans son labyrinthe de ruelles et de chemins de ronde. Châteauvillain est aussi la ville des jardins, nichés dans les anciens fossés creusés dans le roc calcaire. Coquettement blottie dans une courbe de la rivière Aujon, la petite ville vit au rythme de ses retenues d'eau et de ses vannages.
Joinville, dédale de ruelles étroites de la vieille ville et de ses maisons médiévales blotties contre la colline de l'ancien château féodal, autrefois berceau des Princes de Joinville. Le quai des Peceaux, le long de la Petite Venise, le quai des Mailles et le pont du Poncelot du XVIème siècle.
Vignory,
outre son chateau médiéval et son église romane du XIème siècle classés aux Monuments Historiques, recèle de nombreuses autres curiosités comme le jardin médiéval au lieu-dit du Val Noise, le musée, la maison du XVIIIème siècle dont l'aménagement intérieur, caractéristique de l'habitat rural champenois, a été reconstitué.

Les vestiges historiques :
témoignent d’un passé historique et archéologique riche : le Mausolée gallo-romain de Faverolles, la Villa gallo-romaine d'Andilly-en-Bassigny, le Fort Bévaux, les Dolmens La Pierre Alot et La Pierre tournante à Nogent...

Les châteaux :
Le château de Lafauche (photo ci-dessous), construit au sommet d'une colline, très vaste et bien fortifié, est flanqué de 18 tours.  Le premier château est bâti au XIème siècle. Le premier seigneur connu est, au milieu du XIIème siècle, Hugues Ier de Lafauche, chevalier banneret du roi de France Philippe II dit Auguste (1165/1223). Il est le fondateur de l'abbaye de Morimond.  
En 1362, le château subit un siège mené par Humbert de Bulgneville (+1368/) époux de Jeanne de Lafauche, fille de Hugues, motivé par la succession de la famille. Bien que victorieux, il doit renoncer au château qui passe à la famille de Vaudémont.
Puis, vers 1446, Jean de Vergy entreprend la modernisation du château.
Dans la seconde moitié du XVème siècle, le château appartient  à Antoine de Luxembourg et sa femme Antoinette de Bauffremont.
Vers 1473, Jean de Baudricourt (1435/1499), bailli de Chaumont, futur maréchal de France et gouverneur de Bourgogne, leur achète la baronnie et reconstruit le château. Il en fait une forteresse moderne, adaptée à l'artillerie, grâce à ses moyens financiers considérables et en prenant pour modèle les citadelles de Dijon, Beaune et Auxonne qu'il construit pour le roi dans son gouvernement de Bourgogne. Il fonde également une chapelle dans le château. Il est le fils de Robert de Baudricourt qui a armé Jeanne d’Arc (1412/1431). Il meurt en 1499 sans enfants.
Sa nièce, Catherine de Saint-Belin, dame de Sexfontaines, épouse en 1474 Jean IV d'Amboise, seigneur de Bussy, lieutenant de son oncle en Bourgogne.
Puis, la baronnie passe à Antoine de Clermont.
Henri ii 1Anne de joyeuseEn 1580, elle est prise par les troupes du roi Henri II (1519/1547, portrait 1 de gauche), lors des guerres de religion.
En 1582 la place est donnée à Anne de Joyeuse (1552/1587, portrait 1 de droite).
Marguerite de Lorraine, petite-fille du duc Antoine de Lorraine, en hérite. Elle épouse en 1599 Antoine de Luxembourg.
Au XVIIème siècle, elle appartient à Henri II de Lorraine (1563/1624, portrait 2 de gauche), comte de Chaligny et de Moy, qui institue en 1670 comme héritier universel Procope Hyacinthe Joseph de Ligne (1659/1723).
Henri ii lorraineAntoine crozatAu début du XVIIIème siècle, le richissime banquier Antoine Crozat (1655/1738, portrait 2 de droite) acquiert Lafauche avec les principales seigneuries du bailliage de Chaumont-en-Bassigny : Vignory, Semilly, Sexfontaines et Marbéville. Il fait édifier un nouveau corps de logis, aujourd’hui disparu.
Son dernier fils, Louis Antoine Crozat (1700/1770, portrait 3 de gauche), lieutenant général de Champagne, hérite du château. Sa fille, Louise Augustine Salbigothon Crozat de Thiers (1733/1813) épouse en 1752 le maréchal Victor François de Broglie (1718/1804, portrait 3 de droite)
A la Révolution Française, il est vendu comme Bien National et exploité comme carrière de pierres jusqu'au XIXème siècle.Victor francois duc de broglieLouis antoine crozat
Au-dessus de la porte principale dite des Griffons, on retrouve les armes de France et celles de Lorraine.
La tour féodale, immense donjon à trois étages desservis par un escalier de pierre, a aujourd’hui complètement disparu. Des escaliers étroits, recouverts, conduisaient de ce donjon à quatre autres tours rondes et moins élevées, construites sur la même ligne que la grande tour. Il subsiste 9 des dix tours. Dans la tour dite Lardier, se trouve des souterrains et des prisons.
Du logis de 1740, détruit en 1988, ne subsiste que deux tas de pierres.
A côté de la chapelle castrale, situé près du donjon,  un autre bâtiment où se trouvent une vaste cuisine et une immense salle avec un cabinet attenant. Un puits est creusé dans la basse-cour.
Deux ponts levis donnaient accès dans l'enclos.  
L’état de dégradation de l’enceinte extérieure s’accroit.
Il est inscrit aux Monuments Historiques  en 1927.

Lafauche haute marne le chateau

Le château de Vignory, lieu de résidence des seigneurs de Vignory, bâti au début du XIème siècle.
La première trace écrite du castrum d’origine, détenu par Gui Ier (+1032), premier seigneur de Vignory, remonte à 1050.
Le donjon, autrefois appelé tour Quarrée, est construit au milieu du XIIème siècle, il sert au seigneur pour recevoir ses sujets.  La tour du Puits date du milieu du XVème siècle, elle défend l’entrée du village côté Chaumont, elle est écrêtée en 1846.
La grosse tour Canonnière (photo ci-dessous) date de la fin du XVème siècle.
Différents remparts et tours de défenses côté Valnoise, des segments de courtine, sont encore visibles aujourd’hui.
La façade, vers la vallée, est complétée d'une porte Renaissance armoriée donnant de plain-pied sur la salle basse, probablement au temps d'Henri de Lenoncourt (+1584), pour qui Vignory est érigé en baronnie en 1555.
Deux autres tours de l'enceinte, démolies au cours du XIXème siècle, comportaient des canonnières.
Le logis, auquel tenait une de ces tours, encore couverte en 1840, a complètement disparu et la tour s'est écroulée en 1913. D’autres bâtiments sont détruits ou ont disparu faute de réparations : la chapelle, le  colombier, les deux porteries d’entrée et leur pont-levis…
Il est classé aux Monuments Historiques en 1989.

Vignory haute marne le chateau tour canonniere


Le château de Cirey à Cirey-sur-Blaise (photo ci-dessous). Un premier château, propriété du marquis Louis Jules du Châtelet (1594/1671), est rasé en 1633 et les biens de celui-ci saisis pour avoir pris le parti de Gaston d'Orléans (1608/1660), frère du roi Louis XIII. En 1634, le roi pardonne à son frère et le marquis revient à Cirey où il entreprend des réparations parmi les ruines de son château. En 1643, il fait construire l'actuel château.La marquise du chatelet 1706 1749Voltaire 1694 1778
En 1734, François Marie Arouet dit Voltaire (1694/1778, portrait 1 de gaucheest menacé d’emprisonnement à la suite de la publication, à son insu, des Lettres Philosophiques. Son amie, Gabrielle Emilie Le Tonnelier de Breteuil (1706/1749, portrait 1 de droite), mathématicienne et physicienne, épouse du marquis Florent Claude du Châtelet (1689/1765), lui donne alors asile à Cirey.
S'il est sensible aux charmes de la marquise, Voltaire succombe très vite à ceux de la demeure et y entreprend d’importants travaux de restauration. Il fait agrandir le château, sculpter une imposante porte dédiée aux arts et aux sciences, installer un cabinet scientifique et un petit théâtre encore visible aujourd’hui. 
Ce séjour est pour lui une période de production littéraire intense : Le Mondain, l'essai Discours en vers sur l'homme, les comédies Le Compte de Boursoufle, l'Enfant prodigue, et les tragédies Alzire, Mahomet et Mérope.
Voltaire et Emilie reçoivent de nombreuses personnalités partageant leur passion pour les sciences.
Les célèbres Principes mathématiques de philosophie naturelle de Newton, sont traduits au château et commentés par Madame du Châtelet.
Madame de graffignyFrançoise de Graffigny née d’Issembourg du Buisson d’Happoncourt (1695/1758, portrait 2 de gauche), une des femmes les plus importantes de la littérature du XVIIIème siècle, amie de Voltaire, fait de longs séjours à Cirey en 1738 et 1739. Elle décrit avec précision la décoration du château, les personnes, l’activité théâtrale et scientifique et la vie quotidienne.
La comtesse de simianeLa passion amoureuse qui lie le philosophe et Emilie, laisse place peu à peu à l’amitié, mais ils ne se quittent jamais. Seule la mort de la Marquise en 1749 les sépare. Voltaire, très affecté par cette disparition, quitte Cirey, son paradis terrestre.
L’époux d’Emilie assure avec soin l’entretien du château. Lorsqu’il décède à son tour en 1765, c’est son fils, Louis Marie Florent, duc du Châtelet (1727/1794) qui devient maître de Cirey. Il est l’époux depuis 1752 de Diane Adélaïde de Rochechouart (1732/1794). Le couple, qui n’a pas d’enfant, entretient une relation quasi-filiale avec leur nièce Diane Adélaïde de Damas d’Antigny (1761/1835, portrait 2 de droite), qu’ils désignent comme héritière de Cirey. Cette dernière épouse au château de Cirey en 1777,  le Comte Charles François de Simiane.
A la Révolution Française, le duc et la duchesse du Châtelet sont guillotinés en 1794 et la propriété, déclarée comme Bien National, est vendue en lots.
La comtesse de Simiane, également emprisonnée, échappe à la guillotine. De retour à Cirey, propriété à laquelle elle est très attachée, elle se bat et obtient, de l’Administration, les droits sur les biens non aliénés et traite avec les différents acheteurs des biens déjà vendus. Marquis de lafayettePCharles x 1etit à petit, elle reconstitue l’ensemble du domaine en 54  adjudications, décore et remeuble le château qu’elle a retrouvé dépouillé et s’intéresse aux jardins.
De grands personnages comme Charles X (1757/1836, portrait 3 de gauche) ou encore Marie Joseph Paul Roch Gilbert Motier, marquis de La Fayette (1757/1834) dont elle devient la maîtresse, séjournent à Cirey.
Aujourd’hui, propriété privée et habitée,  le comte et la comtesse de Salignac-Fénelon sont propriétaires du château qui se visite.
Il est classé aux Monuments Historiques en 2002.

Cirey sur blaise haute marne le chateau


et encore ... le château de Grand Jardin, classé aux Monuments Historiques ; le château de Chevillon ; le château Jaue du Moyen-âge ; le château de Chaumont des comtes de Champagne, dont le donjon du XIIème siècle est le seul vestige subsistant ; le château de Dinteville du XVIème siècle, sur un plan du XIIème siècle, transformé aux XVIIIème et XIXème siècles, classé aux Monuments Historiques ; le château d'Arc-en-Barrois construit en 1845 par la Princesse Eugénie Adélaïde Louise d'Orléans dite Madame Adélaïde (1777/1847) pour son frère le roi Louis-Philippe (1773/1850) ; le château de Reynel des familles de Joinville et d'Amboise date du Moyen-âge ; le château de Gutmont bâti au XVIème siècle par Guillaume de Thélin, secrétaire de Claude de Lorraine (1496/1550), premier duc de Guise ; le château de Pailly construit entre 1563 et 1573 par Gaspard de Saulx de Tavannes, compagnon d'armes du roi François 1er ; le château de Morteau, maison-forte bâti en 1596 par Nicolas de Hault, chevalier du Saint Sépulcre ...

Les escargots haut-marnais : une énigme dans nos jardins du temps jadis…
Elévations du XIXème siècle en pierre sèche, en forme de spirale, représentant  la coquille de l’escargot et présentant à leur sommet une terrasse. Ils étaient liés à des parcs ou jardins ornementaux et étaient aussi appelés Labyrintes. Une quinzaine sont recensés à : Brevoines, Bourg, Brennes, Buzon, Cohons, Neuilly- l’Evêque, Orcevaux, Prauthoy et Rôcourt-la-Côte…

Les lavoirs : chaque village en possède un, voire plusieurs, créés majoritairement entre les années 1820 et 1860.

Les pigeonniers : 200 édifices sont recensés, dont une cinquantaine révèlent de l’ancien droit seigneurial aboli le 4 août 1789. La proximité d’une ferme constitue l’implantation la plus courante mais il existe une vingtaine de colombiers construits dans l’enceinte d’une forge. Les pigeonniers de greniers (les plus nombreux) représentent une disposition moins onéreuse que les tours rondes ou carrées plus spectaculaires. Ils sont tous postérieurs à l’abolition du droit de colombier.

Une curieuse fontaine : La Fontaine de la Peute Bête à Aujeurres du XVIIIème siècle.
Elle est située au cœur du village, ressemble à un animal aux allures de dragon et se rattache à une fantastique légende haut-marnaise.

 

 

Dans ce département, 2 villes ou villages

ont été témoin de la vie  (naissances/baptêmes/unions/décès/inhumations…) 

de 3 ancêtres du Xème au XVIIIème siècle

 

Carte haute marne 4

 

 

 

 


 

Sources
Sites et photo : Wikipedia,
Tourisme en Haute-Marne, château de Cirey.
Vidéo : YouTube

Date de dernière mise à jour : 17/11/2017