Autréville-Saint-Lambert

Autreville adm

Petit village-rue à l’écart de la D 964, Autréville-Saint-Lambert  est la plus petite commune du canton et la moins peuplée. Après un déclin régulier de sa population jusque dans les années 1980, celle-ci semble aujourd’hui stabilisée.
Sa situation géographique et son cadre de vie, à l’extrême Nord du canton, renforcent son attrait vis-à-vis des bassins de vie et d’emploi ardennais et transfrontaliers.
Son territoire est peu boisé. Pas de grand cours d’eau non plus, même si le ruisseau de la Gravière (ou de Saint-Rémy) marque la limite entre les communes de Pouilly et Autréville puis entre la Meuse et les Ardennes avant de se jeter dans la Meuse. De nombreuses sources sont présentes également.

Drapeau francais fond blancHistoire

Il est difficile de parler d’ « Autre-ville » en occultant l’ancien village de Soupy, village détruit vers 1630 pendant la guerre de Trente Ans. Ce village possédait une église qui accueillait les paroissiens de Soupy, d’Autréville et de Moulins. L’emplacement de cet ancien village est connu. Seul vestige, une très belle série de douze pierres tombales dont la plus ancienne date de 1555. Ces pierres sont conservées dans le cimetière actuel, très éloigné du village, qui se trouve être aussi celui de Soupy.
Aujourd’hui, Autréville conserve son activité agricole traditionnelle et compte encore quatre exploitations.
Les 5 ha de vignes ont disparu depuis longtemps, tout comme l’école du village en 2011.
Le territoire de la commune a été le témoin des combats durant les deux dernières Guerres Mondiales.

La guerre de Trente ans

De 1618 à 1648, une série de conflits armés déchire l’Europe. Les causes en sont multiples : le déclencheur est la révolte des sujets tchèques protestants de la maison de Habsbourg, la répression qui suit et le désir de ces derniers d’accroître leur hégémonie et celle de la religion catholique dans le Saint-Empire. Ces conflits opposent le camp des Habsbourg d’Espagne et du Saint-Empire, soutenus par l’Église catholique romaine, aux États allemands protestants du Saint-Empire, auxquels sont alliées les puissances européennes voisines à majorité protestante, Provinces-Unies et pays scandinaves, ainsi que la France qui, bien que catholique et luttant contre les protestants chez elle, entendait réduire la puissance de la maison de Habsbourg sur le continent européen.
RichelieuRichelieu (voir portrait ci-contre), cardinal de l’Église catholique et adversaire impitoyable des forces protestantes à l’intérieur du royaume, est l’allié des protestants étrangers contre les Habsbourg, champions du catholicisme. Les considérations religieuses s'opposent donc aux considérations politiques et à la volonté de contenir la puissance des Habsbourg. Or ceux-ci finissent par l’emporter sur leurs divers adversaires.
Pour maintenir l’équilibre désiré, la France n’a plus d’autre solution que de s’engager directement dans le conflit. Cet engagement est précédé d’une intense activité diplomatique et de la négociation de multiples traités avec les ennemis de l’Empereur et du roi d’Espagne. Avec les Hollandais est notamment prévu le partage des Pays-Bas espagnols (actuelle Belgique, la Flandre française, le Hainaut français, le Cambrésis et l'Artois).
Philipp christoph von soternPar précaution, les Espagnols occupent Phillipsburg, Spire, Landau et enfin Trèves dont l’archevêque Philipp Christoph von Sötern (voir portrait ci-contre), l’un des Princes-Électeurs, s’est mis sous la protection de la France : Richelieu prend ce prétexte pour déclarer, le 19 mai 1635, la guerre à l’Espagne, adversaire le plus direct des intérêts français. Les armées françaises, fortes de 120 000 hommes, vont intervenir dans quatre secteurs :
- vers le Nord, où les Pays-Bas espagnols se trouvent pris en tenaille entre la France et les Provinces-Unies ;
- vers l’Est (duché de Lorraine, Alsace et pays rhénans, Franche-Comté – alors possession de l’Empire) ;
- en Italie du Nord (Piémont  et Valteline) ;
- et dans le secteur des Pyrénées.
La campagne de 1636 est très difficile pour la France. Les opérations en Italie piétinent, de même que celles d’Alsace. Les hostilités en 1637 et 1638 sont marquées par la confusion et un relatif statu quo.
Les traités de Westphalie, du 24 octobre 1648, concluent cette guerre.

Une attaque qui aurait pu changer le cours de l’Histoire

Louis xiv jeuneEn 1657, à la fin du Siège de Montmédy, alors que le roi Louis XIV (portrait ci-contre) quitte Stenay pour Sedan, ses carrosses sont attaqués par 25 à 30 soldats, dits espagnols, venant du château d'Herbeumont en Belgique.
Cette attaque se déroule au lieu-dit Trou des Souris, non loin de la ferme de Soiry.  Le roi âgé de 19 ans est miraculeusement épargné ; les soldats ennemis sont graciés, mais le château d’Herbeumont est rasé par les Français.

Chroniques communales

Un obus dans le cimetière

Le cimetière du village d’Autréville-Saint-Lambert est un cimetière remarquable à plus d’un titre. Anciennement il était également celui de l’ancien village de Soupy, village détruit pendant la guerre de trente ans.
Il vient d’être relooké et de beaux monuments anciens ont été replacés près du mur jouxtant la route. Mais surprise pour les Pompes Funèbres qui procèdent au remaniement… ils découvrent un obus ! Aussitôt sécurisé par une zone de protection, il est récupéré par les services de déminage qui se chargent de sa destruction.

Patrimoine

L’église, construite en  1871, inachevée faute de moyens financiers suffisants, ne contient pas d’élément rare.

La mairie-école de 1789, est caractéristique des établissements de ce genre sous l’ancien régime, avec une salle classe et le logement de l’instituteur ; elle est toujours surmontée d’une cloche.

Le cimetière

La fontaine-lavoir où les femmes lavaient leur linge dans une eau très pure.

La stèle commémorative 1939-1945, située sur la D964, en direction de Moulins-Saint-Hubert, presque à l’intersection avec la route menant à Autréville-Saint-Lambert, mentionne « Dans ces bois contre le « Roc » du 14ème R.T.A. et de la C.D.A.C. se brisa l’attaque ennemie du 14 au 21 mai 1940 – A la mémoire de nos Camarades Français et Algériens tombés au cours de ces combats – Les anciens Mai 1965 ».

Evolution de la population

Autreville demo

Nos ancêtres d’Autreville-Saint-Lambert…

Naissance/baptême :
LAPIERRE Jean (sosa 596G10) le 7 mai 1685.

Domicile :
LAPIERRE Jean (sosa 1392G11) laboureur, et son épouse GERARD Elisabeth (sosa 1393G11) en 1685 lors du baptême de leur fils Jean.

 

 


 

 

Liens
Sources, sites et photo :
Wikipedia, Communauté de Communes du Pays de Stenay.

 

Date de dernière mise à jour : 08/11/2015