Baâlon

Baalon adm

Baâlon est blottie au fond et sur les bas de pente d’un petit vallon parallèle au cours de la Meuse, à l’ombre de l’immense forêt de Woëvre, le long de la route départementale 947 reliant Paris à Luxembourg.
Aujourd’hui, le village semble toujours protégé par le châtelet et l’église Saint-Blaise, mais la population s’est surtout regroupée dans l’étroit vallon, le long de deux rues typiques des villages meusiens.
Les ruisseaux de Baalon et de la Charponterie sont les principaux cours d'eau qui traversent le village.

Drapeau francais fond blancHistoire

Toponymie : Bailodium au XIIème siècle, Balim en 1157, Baaslon en 1553, Ballon en 1573, Baalon en 1587, Bealon en 1643, Balon en 1667.
Ethymologie : Le mot  Baal, lorsqu'il est employé seul, désigne le dieu de la Montagne ou de la Pluie. Chez les Phéniciens, le nom de Baal s'applique à des dieux divers. Dans la Bible, le nom de Baal désigne les faux dieux. Les Mérovingiens se sont installés dans cette région au Vème siècle après J.-C.,  pour certains, ils sont les descendant de l'une des douze tribus d'Israël.  Est-ce pour cela qu'ils étaient oints lors de leur couronnement ? Y-a-t-il un lien entre les Mérovingiens et une probable lignée christique ? Le lien réel entre Stenay et Rennes-Le-Château n'est-il pas là ? (voir page Stenay). Alors ... Baâlon, antique cité dédiée au dieu Baal ou lieu de construction d’une basilique romaine ?

D’après les documents anciens, il est certain que Baâlon ait été habité par les Romains qui y avaient établi un castrum stativum (camp permanent). Les nombreuses médailles retrouvées semblent également indiquer qu’un atelier monétaire y fonctionnait.
Le village et le site gallo-romain de Baâlon se situe sur l’étage oolithique (ou Bathonien) du Jurassique inférieur (voir «Echelle des Temps»).  De nombreux vestiges ont été mis à jour et il est probable que d’innombrables autres dorment encore dans le sous-sol.
Potiers et tuiliers de cette époque ne semblent pas avoir eu de successeurs modernes, la tuilerie de Stenay se trouvait à la limite des deux communes et prenait son argile sur le territoire de Baâlon.
Le schéma urbain du village antique donne l’impression d’une agglomération bien groupée sur un plan traditionnel orthogonal avec artère principale recoupée par de petites ruelles.General arthur comte de dillon 1750 1794Clerfayt f s c j de croix comte de 1733 1798

Le 31 août 1792, lors de la bataille de Verdun ( 29 août au 2 septembre 1792) le général Arthur Dillon (Arthur comte de Dillon,1750/1794, député constituant, puis général de la Révolution française, photo de droite) s'oppose à l'avancée des troupes autrichiennes du général Clerfayt (Charles Joseph de Croix, comte de Clerfayt, 1733/1798,  Wallon, feld-maréchal du Saint-Empire, photo de gauche) qui s'avancent vers Verdun.

Seigneurs et gens de noblesse

Charles ivFrédéric Maclot 1604/1685, fils de Jacques Maclot 1562/1636, seigneur du village, trahit Louis XIII en tentant de livrer la citadelle de Baâlon aux Lorrains. Il combat pour l’indépendance Lorraine au service du duc Charles IV (photo ci-contre) et résiste à l’invasion française en 1632. Le 26 septembre 1637, ses biens sont confisqués (après un premier procès où il est été autorisé à se retirer à Marville, ville neutre). Un troisième procès le condamne, par coutumace, à être pendu (sentence non exécutée). Il devient seigneur de Baâlon de 1667 jusqu’à sa mort en 1685. Il est inhumé avec son épouse dans l’église Saint-Blaise de Baâlon.
Son épouse, Pétronille Martinet du Jardinet 1614/1692, descend d'une famille de notables de Stenay.

Henri de Pouilly 1456/1555, fils de François et  Nicole d’Orey, écuyer puis chevalier, seigneur de Pouilly-sur-Meuse (hommage 07/11/1534), Cornay (érigée en baronnie par Louis XII), Baâlon, Quincy et Cervisy. Il est  chambellan du roi François 1er en 1516, lieutenant d’une compagnie de 100 lances sous Robert II de La Marck, duc de Bouillon. Marié en 1487 à Marguerite de Lavaulx puis en 1502 à Jeanne de Grandpré avec qui il a 3 enfants, Louis, Jean et Anne.

Chronique communale

La vie à Baâlon

Aux XVIIIème et XIXème siècles, on trouve les professions habituelles à tous les villages, mais surtout les métiers de la forêt  (bûcherons, scieurs de long...).
Les nombreuses carrières, qui ont déjà permis l’extension du village dès l’époque gallo-romaine, fonctionnent encore au XXème siècle, peu pour la construction mais plus pour la pierraille.
Les métiers traditionnels liés à l’élevage sont également nombreux (tanneurs, équarisseurs, cordonniers), de même que les tisserands, qui existent déjà au début de notre ère.
Les femmes sont brodeuses et se réunissent au lavoir alimenté par le ruisseau.
Aujourd’hui,  il ne reste plus que dix cultivateurs et l’école est fermée en 2004.

Patrimoine

Les moulins : celui de Baâlon fonctionne jusqu’à la fin du XIXème siècle et celui des Etangs jusqu’en 1940.

Une brasserie est encore en activité entre 1861 et 1891.

Quelques belles maisons.

Le lavoir communal.

L’église saint Blaise domine le village. Elle comporte un mobilier ancien intéressant : un arc triomphal en fer forgé séparant le chœur de la nef, un triptyque du XVIIIème siècle ainsi que la dalle funéraire, en marbre gravé datant de la seconde moitié du XVIIème siècle, de Frédéric Maclot et de son épouse Pétronille Martinet du Jardinet (voir § « Seigneurs et gens de noblesse ») inscrite au titre des Monuments Historiques en 1991.

La chapelle Notre-Dame-de-la-Délivrance, vers Stenay, a été construite en 1866. Les femmes enceintes viennent y prier pour que la délivrance  se passe bien et un pèlerinage s’y déroulait jadis, le jour de l’Assomption.

Hameaux, lieux dits et écarts

La route nationale passant par la ferme et le moulin des étangs, est détournée sous le Second Empire et donne naissance à l’écart de la Cambuse (maisons isolées et auberges).

Evolution de la population

En 1788, la commune comptait 110 habitants alors qu'en 1847 il y avait 725 habitants.

Baalon demo

Nos ancêtres de Baâlon...

Naissances/baptêmes :
CHENET Jeanne (sosa 343G9) le 30 août 1729.
CHENET Marguerite (sosa 345G9) le 19 avril 1734.
CHENET Jean (sosa 686G10) le 10 juillet 1697.
CLAUSSE Anne (sosa 2759G12) vers 1630.
DELIME Elisabeth (sosa 1387G11) vers 1667.
DUNCOURT Jean Baptiste (sosa 86G7) le 7 octobre 1797.
DUNCOURT François (sosa 344G9) le 5 juin 1734.
GRAMMONT Marie Jeanne (sosa 173G8) le 15 mars 1767.
JACOB Marguerite (sosa 693G10) le 25 avril 1698.
JACOB Pierre (sosa 1386G11) vers 1670.
LEFORT Suzanne (sosa 689G10) le 24 mai 1710.
LIMOUZIN Marie (sosa 687G10) le 5 janvier 1695.

Unions :
CHENET Jean (sosa 686G10) avec LIMOUZIN Marie (sosa 587G10) le 2 mai 1718.
CHENET Nicolas (sosa 1372G11) avec COLLET Jeanne (sosa 1373G11) veuve de COLLINET Jean (hs) le 3 juillet 1695.
CHENET Jean (sosa 2744G12) avec DELIME Louise (sosa 2745G12) le 17 février 1675.
COLLET Jeanne (sosa 1373G11) avec COLLINET Jean (hs) 1er mariage le 9 janvier 1689.
DELIME Jacquemin (sosa 5490G13) avec CAURY Marguerite (sosa 5491G13) vers 1650.
DUNCOURT Jean Baptiste (sosa 86G7) avec LAPIERRE Marie Catherine (sosa 87G7) le 25 mars 1818. Sa signature en 1818 ci-dessous (1).
DUNCOURT Pierre (sosa 172G8) avec GRAMMONT Marie Jeanne (sosa 173G8) le 17 juin 1793. Sa signature en 1797 ci-dessous (2).
DUNCOURT François (sosa 344G9) avec CHENET Marguerite (sosa 345G9) le 8 novembre 1768.
DUNCOURT Pierre (sosa 688G10) avec LEFORT Suzanne (sosa 689G10) le 26 juillet 1733. Sa signature en 1733 ci-dessous (3).
GRAMMONT Pierre dit Henri  (sosa 346G9) avec PIERRET Marguerite (sosa 347G9) le 3 février 1763.
GRAMMONT Pierre (sosa 692G10) avec JACOB Marguerite (sosa 693G10) le 10 février 1722.
JACOB Pierre (sosa 1386G11) avec DELIME Elisabeth (sosa 1387G11) le 5 février 1695.
JACOB Louys (sosa 2758G12) avec CLAUSSE Anne (sosa 2759G12) vers 1675.
LEFORT Jean (sosa 1378G11) avec JACOB Jeanne (sosa 1379G11) le 16 novembre 1692.
LIMOUZIN Pierre (sosa 1374G11) avec ROUSSEL Jeanne (sosa 1375G11) le 29 juin 1694.
LIMOUZIN Raulin (sosa 2748G12) avec HUBERT Suzanne (hs) second mariage le 10 janvier 1711.
SIMON Jean (sosa 342G9) avec CHENET Jeanne (sosa 343G9) le 9 février 1751. Sa signature en 1751 ci-dessous (4).

Décès/inhumations :
BARTHOLET Marie (sosa 2749G12) épouse de LIMOUZIN Raulin (sosa 2748G12) le 16 avril 1709, elle est inhumée le lendemain.
CAURY Marguerite (sosa 5491G13) veuve de DELIME Jacquemin (sosa 5490G13) le 5 décembre 1700.
CHENET Jean (sosa 686G10) époux de LIMOUZIN Marie (sosa 687G10) le 24 octobre 1758, à l’âge de 61 ans.
CHENET Nicolas (sosa 1372G11) le 4 mai 1706 le même jour que son épouse COLLET Jeanne (sosa 1373G11).
CHENET Jean (sosa 2744G12) époux de DELIME Louise (sosa 2745G12) le 8 juin 1694, à l’âge de 44 ans.
CLAUSSE Anne (sosa 2759G12) épouse de JACOB Louys (sosa 2758G12) le 12 mai 1710.
COLLET Jeanne (sosa 1373G11) le 4 mai 1706 le même jour que son époux CHENET Nicolas (sosa 1372G11).
COLLET Claude (sosa 2746G12) veuf de GIGUIN Jeanne (sosa 2747G12) le 10 septembre 1714. Il était laboureur.
COLLET Jean (sosa 5492G13) le 8 mars 1694.
DELIME Elisabeth (sosa 1387G11) veuve de JACOB Louys (sosa 1386G11) le 15 février 1760.
DELIME Louise (sosa 2745G12) veuve de CHENET Jean (sosa 2744G12) le 30 octobre 1700.
DELIME Jacquemin (sosa 5490G13) époux de CAURY Marguerite (sosa 5491G13) le 30 mai 1694.
DUNCOURT Marguerite (sosa 43G6) veuve de PONSIN Nicolas (sosa 42G6) le 10 juin 1902, à l’âge de 76 ans. Sa signature en 1844 ci-dessous (5).
DUNCOURT Pierre (sosa 172G8) veuf de GRAMMONT Marie Jeanne (sosa 173G8) le 6 août 1842, à l’âge de 71 ans. Il était bourrelier.
DUNCOURT Pierre (sosa 688G10) époux de LEFORT Suzanne (sosa 689G140) le 22 octobre 1734, 15 mois après son mariage.
GRAMMONT Marie Jeanne (sosa 173G8) épouse DUNCOURT Pierre (sosa 172G8) le 26 septembre 1839.
JACOB Jeanne (sosa 1379G11) veuve de LEFORT Jean (sosa 1378G11) le 29 juillet 1752.
JACOB Pierre (sosa 1386G11) époux de DELIME Elisabeth (sosa 1387G11) vers 1719.
JACOB Louys (sosa 2758G12) veuf de CLAUSSE Anne (sosa 2759G12) le 8 octobre 1718. Il était laboureur.
LEFORT Suzanne (sosa 689G10) avec LEROY Léger (hs) second  mariage le 11 janvier 1735. Sa signature en 1733 ci-dessous (6).
LEFORT Jean (sosa 1378G11) époux de JACOB Jeanne (sosa 1379G11) le 25 décembre 1741.
LIMOUZIN Marie (sosa 687G10) veuve de CHENET Jean (sosa 686G10) le 10 janvier 1766 à l’âge de 71 ans.
LIMOUZIN Pierre (sosa 1374G11) veuf de ROUSSEL Jeanne (sosa 1375G11) le 26 janvier 1749.
LIMOUZIN Raulin (sosa 2748G12) veuf de BARTHOLET Marie (sosa 2749G12) et époux d’HUBERT Suzanne (hs) le 3 janvier 1729, à l’âge de 81 ans. Il était bourgeois de Baâlon.
LIMOUZIN Pierre (sosa 5496G13) le 27 juin 1675.
PIERRET Etienne (sosa 694G10) époux de MANTOULET Anne Catherine (695G10)  à une date inconnue.
ROUSSEL Jeanne (sosa 1375G11) épouse de LIMOUZIN Pierre (sosa 1374G11) le 26 août 1739.
 

  Duncourt jean baptiste 1818    Duncourt pierre 1797

 

Duncourt pierre 1733     Simon jean 1751

 

Duncourt marguerite 1844    Lefort suzanne 1733

 


 

 

Liens
Sources, sites et photo
 :
Wikipedia, Communauté de Communes du Pays de Stenay.

 

 

Date de dernière mise à jour : 10/11/2015