Brouennes

Brouennes adm

Le territoire du  village, accidenté car formé de massifs séparés par des cours d’eau, occupe une position agréable, abrité par les hauteurs avoisinantes. Ces hauteurs appartiennent à deux massifs : les Monts de Chiers (Ardennes Orientales) séparant la Chiers et ses affluents de la Meuse et un promontoire des montagnes ardennaises, séparant le ruisseau de Chauvency de celui de Bièvres. 
C’est un des villages-rues les plus caractéristiques de la région aux maisons de belle apparence.
Ses nombreuses carrières ont permis la construction d’immeubles en pierre de pays, à la couleur jaune caractéristique, de petites chapelles ainsi que l’ancien château de Ginvry.
La rivière La Chiers et les ruisseaux de Baalon, et de Bièvre sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Brouennes.

Drapeau francais fond blancHistoire

Anciennes mentions : Bruennæ en 955, Bruenna en 1157, Brovanne en 1464, Broüaine en 1571, Brouayne en 1586,  Brouaine en 1586, Broueenne en 1586,  Brouënne en 1604, Brovaine en 1632, Brovene en 1656,  Brouaine en 1793,  Brouennes en 1801.

A l’époque gallo-romaine, le territoire de Brouennes fait partie de la première Gaule-Belgique ayant Trèves pour capitale. Un centre d’habitations occupe l’emplacement du village (mention sur une charte de 955)
A l’époque mérovingienne, après la mort de Clovis et au partage des territoires qui s’ensuivit entre ses fils, il semble que Brouennes fait partie de l’Austrasie ayant échu à Théodoric.  Au hameau de Ginvry, plusieurs sépultures antiques ont été découvertes, des monnaies en bronze et divers objets datant de cette époque.
En décembre 1247, Thiebauld, sire de Brouennes, avec l’accord de son suzerain, Thiébaut, comte de Bar, affranchit le village qui obtient sa propre organisation municipale. Cette charte est renouvelée en 1330.
Comme Stenay, Dun, Clermont…, Brouennes relève des évêques de Verdun qui prêtent hommage à l’Empereur.
Peu à peu les ducs de Bar et de Lorraine y établissent leur pouvoir.
Graf ernst von mansfeldDurant la Guerre de Trente ans (1618/1648), Ernest de Mansfeld (portrait de gauche), gentilhomme allemand et protestant, à la tête de ses troupes traverse la Lorraine saccageant et pillant. Le 16 août 1622, l’armée allemande occupe Mouzon, Charmois, Baâlon, Brouennes, Ginvry, Juvigny, Han, Cervisy,  Martincourt, Inor, Pouilly, Autréville, Moulins, sur la rive droite de la Meuse, et, sur la rive gauche, les villages depuis Mont jusqu'à Létanne. Toutes ces localités, à l'exception de Martincourt et de Pouilly, sont incendiées. L'arrivée du général espagnol Gonzalve de Cordoue et d'une armée française, commandée par le duc de Nevers, fait descendre Mansfeld en Flandres, où il est battu près de Fleurus.
En 1636, la peste, la famine et les brigandages sévissent dans la région.
En 1641, Brouennes est réuni à la France pour être 7 ans plus tard donné au Prince de Condé. Brouennes fait alors partie du Clermontois qui est supprimé en 1791.
Sous la Fronde (1648/1653), le comte de Grandpré, de l'armée royale, apprenant qu'un convoi espagnol doit passer s'embusque sur le chemin de Brouennes, tombe sur l'escorte et la met en fuite (30 prisonniers et 25 chevaux de voiture sont pris).
Charles v lorraineCrequy marechalPendant la Guerre de Hollande (1672/1678), le Duc Charles V de Lorraine (portrait de gauche), contraint de se replier avec  le maréchal de Créquy (portrait de droite), campe à Nepvant et à Brouennes dans la nuit du 18 au 19 août 1677.
En 1792, un combat a lieu sur les hauteurs de Ginvry. Les soldats français, croyant que l'on tire sur eux du château de Brouennes, le saccage. Un prêtre, qui s'y est caché, est massacré et sa tête promenée dans le village au bout d'une pique.
En 1814, les hommes valides de Brouennes sont requis pour travailler aux tranchées devant la place forte de Montmédy. Après la chute du premier Empire, les ennemis occupent le pays jusqu'en 1818.
Du 20 juin 1815 au 1er mars 1816, les habitants de Brouennes logent et nourrissent  un certain nombre de soldats ennemis, qui volent et se montrent très exigeants.
Le 26 août 1870, les Allemands apparaissent à Brouennes vers 2h du matin et obligent un habitant à les conduire à Lamouilly où ils coupent la voie ferrée, les fils télégraphiques et essayent d'incendier le pont en bois  construit sur la Chiers.
Après la bataille de Sedan (septembre 1870), une centaine de Saxons viennent réquisitionner le village. A un signal donné, ils envahissent les maisons et prennent  tout ce qui leur tombe sous la main (jambons, saucisses, lard, grains, avoine, même des vêtements).
C'est par Brouennes que le 10 octobre passe l'expédition d'une partie de la garnison de Montmédy contre les Allemands cantonnés à Stenay (enlèvement du commandant et d'environ 230 hommes du détachement ennemi).

Seigneurs et gens de noblesse

Les seigneurs de Brouennes
- En 1247, Thiébaut II comte de Bar, et Thiébault de Brouennes sont copropriétaires de la seigneurie. Bertrand, autre coseigneur, possède un alleu consistant en un manoir, un courtil, 60 jours de terre, 20 arpents de bois et 4 fauchées de pré et Jehan, fils d'André de Brouennes, prévôt de Stenay pour le comte de Bar, reçoit de Thiébaut II une masure, un courtil, deux jours de terre et deux fauchées de pré.
Un acte d'échange, du 16 juillet 1266, entre le comte de Bar et Incdemar de la Ferté, chevalier, Mahaut, sa femme, et leurs enfants, indique qu'Incdemar possède la moitié des villages de Brouennes, Nepvant et Cervisy.
Désirant posséder entièrement la terre de Brouennes, Thiébaut de Bar rachète les droits de ses coseigneurs et décide, en 1268, le chevalier Bertrand à consentir à lui abandonner tout ce qu'il possède audit lieu, moyennant une indemnité.
- Le 30 juin 1275, le chevalier Bertrand, avec le consentement de Jean et de Poinsignon, ses enfants, fait abandon au comte de son manoir, enclos, jardin, ruisseau, de sa part dans le pré Vassy situé devant son manoir (face à Ginvry), du droit de pèche dans la rivière du Chiers, de ses terres et celles advenues à ses fils, et de tout ce qui peut leur appartenir sur le ban dudit Brouennes. En échange, Bertrand reçoit des masures, la maison de Fondry  jusqu'au moulin, et 5 muids de blé, moitié  froment et avoine, mesure de La Ferté, à prendre annuellement audit Brouennes. En 1291, le comte de Bar fait l’acquisition de parts restantes appartenant en propre à Jean et Poinsignon, enfants et héritiers de Bertrand de Brouennes.
En 1328, il est devenu propriétaire de la presque totalité de la terre de Brouennes. Viennent ensuite :
- Henri 1er de Breux.
- Colard de Breux.
- Jean du Châtelet.
- Henri d'Ornes (1411-1415), époux de Lise des Armoises. Il meurt à la bataille d’Azincourt.
- Jacques d'Ornes (1415) fils du précédent.
- François 1er d'Ornes, frère du précédent. Il est Prévôt de Stenay.
- François II d'Ornes, fils du précédent, époux de Marguerite de Boulan.
- Christophe d'Aboncourt, époux d’Agnès d’Ornes, fille du précédent.
- Eustache de Lioncourt, époux de Jeanne d’Aboncourt, fille du précédent.
- Georges de Lioncourt (1526), fils du précédent, époux de Claude d’Oriocourt.
- Claude de Vaudémont-Florines, époux  d’Anne de Lioncourt, fille du précédent.
- Henry de Godherr, baron de Pesches, sire de Forges, époux de Barbe de Vaudémont, fille du précédent.
- Henry (ou Herment) de Godherr (1580), fils du précédent.
- Le Baron de Millendonck, époux de Françoise de Godheer, sœur du précédent.
- Jean de Millendonck (1612) fils du précédent, époux de Marguerite de Joyeuse. La seigneurie est indivise entre les différents enfants du précédent.
- Adolphe de Millendonck (1615-1630), baron, seigneur de Brouennes, Ginvry et Nepvant.
- Marguerite Marie Louise de Millendonck (1735) comtesse, épouse de Philippe Emmanuel Alexandre de Croy-Sotre. Elle vend la seigneurie à  Marie Christine de Fénerolles, veuve de François de Maret de la Loge qui se remarie vers 1738 avec…
- Jean Augustin de Montdésir, écuyer, capitaine des grenadiers au régiment de Champagne, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, seigneur de Brouenne, Bronel… et autres lieux.
Après sa mort, la seigneurie passe aux mains des de Maret par héritage.
- François Guillaume Dagobert de Maret de la Loge 1714/1765, fils de François de Maret de la Loge, chevalier,  baron, seigneur de Brouennes, Bronel, Nepvant, Ginvry… et autres lieux, commissaire ordinaire des guerres et armées du roi, époux en 1ères noces de Marie Anne d’Ernucourt, en 2èmes noces de Claude Antoinette du Blaisel. Il est inhumé au château de Bronel, son épouse quelques mois plus tard dans la chapelle Saint-Michel.
- Jean Augustin Dieudonne de Maret de La Loge 1747/1820, fils du précédent, baron, seigneur de Brouennes, Bronel, Nepvant… et autres lieux, mousquetaire de la garde du roi, épouse Marie Marguerite Anne Josèphe de Lardenoy vers 1770. Vers les mois d'août 1791, il émigre avec ses enfants,  d'abord à Trèves, où  il se marie en 2èmes noces, avec Françoise  Louise Caillou, baronne de Valmont.
Avant de partir, le baron de Maret avait caché, dans la carpière de Bronel, son argenterie, elle y reste durant trois années. Deux fidèles serviteurs, mis dans le secret, la retire et la lui restitue à Francfort. Le baron vit très pauvrement malgré le produit de cette vente.  A son retour en France, ses biens, déclarés biens nationaux, ont été confisqués et vendus, et il trouve Jean Pierre Gillet installé dans son château.
Il fait bâtir Doncquenay, où il passe, dans l'isolement, le reste de ses jours, souffrant surtout de voir le fils de son ancien fermier habiter le château de ses ancêtres et s’intituler chevalier de Bronel
Le 1er avril 1820, il succombe à une congestion et est inhumé le lendemain sous le porche de l’église paroissiale. Sa pierre tombale y est toujours visible.

Les seigneurs de Ginvry
Quelques uns des premiers seigneurs de Brouennes sont aussi seigneurs de Ginvry : François 1er d’Ornes, François II d’Ornes, Christophe d’Aboncourt, Eustache de Lioncourt et Georges de Lioncourt.
La seigneurie de Ginvry appartient au XVIème siècle à la famille de Strainchamps.
En 1591, par le mariage de Marguerite de Straiçnchamps, dame de Ginvry et de Thonne-Thil, avec Jean de Pouilly, fils d’Aubertin de Pouilly d’Inor, le fief échoit aux Pouilly-Ginvry, branche issue de celle d’Inor. Suivent :
- Ferry (Frédéric) de Pouilly, fils du précédent, est seigneur de Ginvry, Pouron, La Malmaison, Brouennes en partie, épouse Lucie de Maillart en 1624.
- Aubertin  Albert de Pouilly, chevalier, fils du précédent, seigneur de Ginvry, Pouron… et autres lieux, épouse Hélène de la Cour en 1647.
En 1685, la terre de Ginvry est érigée en baronnie.
- Fréderic Albert de Pouilly, fils du précédent, baron de Ginvry, seigneur de Ginvry, Pouron,  Brouennes… et autres lieux, épouse en 1ères noces Françoise de Tassart du Belloy, et en 2èmes noces Anne de Tige de Villescholle.
- Claude Albert de Pouilly, fils du précédent, baron de Ginvry, seigneur de Ginvry, Pouron, La Malmaison…  et autres lieux, épouse Barbe Antoinette de la Cour en 1719.
- Nicolas-Albert de Pouilly surnommé Le Hollandais, fils du précédent, baron de Ginvry, seigneur de Ginvry… et autres lieux, sert en France, puis en Hollande, où il devient major de cavalerie. Il épouse en 1ères noces Pétronilla Clasina Zwent de Rosemberg en 1754, en 2èmes noces Marie Madeleine Van der Zaly en 1758, en 3èmes noces Marie Elizabeth de Brossard.
- Guillaume de Pouilly 1755/1813, fils du précédent de son 1er mariage, baron de Ginvry , épouse Anne de Corvisart de Fleury en 1795.
- Agathe Louise, baronne de Pouilly, fille du précédent, épouse Jacques Victor de Franchessin en 1817.

Chroniques communales

Un étang existait encore au XVIIème siècle à l’Ouest du village, sur le cours du ruisseau de Baâlon, et alimentait deux moulins à deux tournants au XIXème siècle. En 1964, d’autres étangs sont creusés lors de la création d’une pisciculture.
Jadis, de nombreuses carrières sur le territoire fournissaient une belle pierre de construction, très jaune. Couvrant plus de 3ha au milieu du XIXème siècle, elles faisaient travailler jusque 25 ouvriers.
Le village comptait au début du XXème siècle une soixantaine de brodeuses.
En 1906, trois lavoirs publics alimentés  par des eaux de source et des abreuvoirs sont mentionnés aux abords des ponceaux et passerelles reliant les deux rives du ruisseau de Baâlon qui coule parallèlement au village.
Quant aux vignes mentionnées aux XVème et XVIIIème siècles, elles n’existent plus de nos jours.

Le château de Brouennes

Le château s'élevait sur la rive gauche de la Chiers, au Nord-Est du village, près du confluent du ruisseau de Baâlon à la Chiers.
Au XVème siècle, il est en mauvais état et François d'Ornes est tenu de le réparer.
En 1612, le château, maison-forte de Brouennes, a des tours, des portes avec ponts levis, et est entouré de murailles et de fossés pleins d'eau. La  bassecour a des fossés pleins d'eau, aisances, dépendances, maisons, granges, étables, tripot, jardins et colombiers de pierre sur la rivière Chiers.
Au moment de la Révolution, le château est habité par un censier de M. de Maret,  car les seigneurs du lieu l'ont abandonné pour celui plus confortable de Bronel.
A la Révolution, il est, avec ses dépendances, confisqué et vendu comme bien national et acheté par M. Balle de Stenay, puis revendu à Jean Baptiste Jacquemin.
En 1811, il reste du vieux castel quelques pans de murs, dont les matériaux sont utilisés par le propriétaire.
En 1906, à part la trace des vieux fossés, il n'en reste plus rien, seul le cadastre en a conservé le souvenir.

Le château de Ginvry

Le hameau de Ginvry est érigé en baronnie en 1685, il est sous la coutume de Luxembourg-Chiny, dans la prévôté bailliagère de Montmédy.
Cette villa, faisant partie du Luxembourg, est mentionnée en 955.
Ancienne maison-forte, de l'époque Renaissance, elle avait la forme d'un quadrilatère, flanqué de 4 tours carrées et entouré de fossés par trois de ses côtés et par la Chiers de l'autre, le centre de ce quadrilatère formait une vaste cour. Les tours et une partie des bâtiments qui formaient la façade principale, subsistent encore en partie en 1906. Les murailles portent de nombreuses traces d'incendie. La grande porte d'entrée, en plein cintre, possède un pont-levis d'un côté est une petite porte de service, également en plein cintre, et de l'autre une meurtrière ovale. Au-dessus de l'entrée principale, trois meurtrières rectangulaires sont surmontées de deux autres de forme ovale.
Les armes des de Pouilly ornaient le fronton de la porte, il n'en reste plus rien (destructions de 1793) seule la date de 1591 est restée (celle du mariage de Jean de Pouilly et de Marguerite de Strainchamps, voir § Les seigneurs de Ginvry). La porte était sans doute surmontée d'une tour qui en défendait l'accès, il reste une petite fenêtre carrée qui devait posséder de solides barreaux de fer. Au-dessus du cintre de la grande porte, une autre fenêtre carrée, prenant jour dans la cour, dont les meneaux sont brisés.
Dans les bâtiments, côté Sud, une meurtrière ovale et dans la tour Nord-Est se remarque une belle fenêtre carrée à larges meneaux de pierre. La chapelle castrale se trouvait au rez-de-chaussée de cette tour.
Dans une pièce du premier étage, subsiste encore en  1906 une vaste cheminée, dont le manteau est supporté par deux colonnes en pierre de taille. Les murailles portent en saillie des pierres sur lesquelles reposaient les poutres du plancher du deuxième étage.
La tour Sud-Ouest, transformée en maréchalerie, porte encore une meurtrière.
Aujourd’hui, il ne reste que quelques traces de la chapelle et des structures défensives.

La Chapelle Saint-Lambert
La chapelle seigneuriale du château de Ginvry, bâtie au XVIème siècle, est dédiée à  Saint Lambert. Un chapelain, nommé par les seigneurs de Ginvry, desservait cette chapelle.

Patrimoine

L’église Saint-Hilaire construite primitivement vers le XIIème siècle, elle est plusieurs fois modifiée en 1441, 1584, 1655, voûtée en 1632. A l'extérieur, au-dessus de la fenêtre du chœur, on lit les millésimes 1714 et 1815, qui indiquent des restaurations plus récentes.
La tour carrée se trouve en avant de l'église, le sommet est de construction récente, mais le bas semble appartenir à l'époque romane. Sous le porche, encastrée dans la muraille la dalle funéraire du curé Nicolas de Margny, au-dessus de la pierre tombale de Jean  Augustin Dieudonné de Maret.

La chapelle Saint-Michel, dans l'église paroissiale, est la chapelle des seigneurs de Brouennes. Elle est de patronages laïcs, et le seigneur en est le collateur. Un chapelain y est attitré, Il est tenu d'y dire deux messes par semaine. François Fénerolles, décédé le 17 février 1783, est  titulaire de cette chapelle de 1740 à 1783. Il est enterré sous la tour, à l'entrée de l'église. Son successeur, François Bonnot, meurt le 5 avril 1789, il est enterré dans le cimetière de Brouennes.

Le Presbytère, dans sa cour a été découvert une curieuse pierre tombale en marbre en forme d’écu à la pointe arrondie. Une inscription, datée de 1592, en vers est finement gravée, encadrée de différents motifs de style Renaissance.

La chapelle Saint-Pierre,  qui dominait le village, était sans conteste l’édifice le plus remarquable, témoin du travail des carriers.
Arnoux de Granson, premier comte de Chiny  fait établir à Sumay (Chimay-Chimé) un autel sous le vocable de Saint Pierre, c’est l'oratoire primitif.
Au XIème siècle, Saint Pierre de Chimé est donné à l'abbaye de Saint-Hubert et adjoint au prieuré de Chauvency. L'église de Sumay est désignée dans la charte de Hillin en 1157.
Sous le régime de la Terreur, les cloches de Saint-Pierre de Chimé sont jetées dans la Chiers, au lieudit l'Ilôt. Seule, une clochette a été sauvée, elle se trouve actuellement au presbytère.

Les fourmilières géantes, en bordure Ouest du bois de Doncquenay, vers Nepvant. 

Hameaux, lieux dits et écarts

Ginvry (voir § dans chroniques communales, et les seigneurs)

Bronel (voir page sur Stenay)
Le château de Bronel, à environ 2Kms à l'Ouest de Brouennes, faisait partie de la paroisse de Brouennes.
En 1790, François Guillaume Dagobert de Maret de la Loge, seigneur du lieu, demande que son château soit rattaché à la ville de Stenay. La municipalité de Brouennes proteste mais le directoire du district rend un avis favorable.

Sumay (Chimay ou Chimé)
L’ancien village est mentionné au XIVème siècle. A la Révolution, son ermitage est encore en bon état. Le village, ruiné au XVIIème siècle, compte encore 30 à 40 habitants au XVIIIème siècle.
Aujourd’hui seul subsiste les ruines de la chapelle Saint-Pierre du XIXème, sur la route de Nepvant (voir § Patrimoine).

Doncquenay (voir § sur les seigneurs).
A 2 Kms de Brouennes, cet ancien manoir est détruit à la fin du Xème siècle ou au commencement du XIème siècle, peut-être lors des invasions normandes. Il aurait pu, avec la tour Lamay (sur la Chiers, près de Ginvry), défendre le passage du comté de Chiny en Champagne. Il est mentionné pour la première fois au VIIème siècle.
Les traces du château sont visibles jusqu'à la Révolution. Il  y avait anciennement un ermitage dédié à Saint Nicolas. Aujourd'hui, ce n'est plus qu'une maison forestière non habitée, sous le bois des Pasques, bâtie par François Guillaume Dagobert de Maret, qui y réside à son retour en France

Evolution de la population

Brouennes demo

Nos ancêtres de Brouennes …

Naissances/baptêmes :
ARNOULD Marguerite (sosa 675G10) vers 1684.
CLAUDIN Catherine (sosa 1367G11) vers 1650.
GENOTEL Martine (sosa 1395G11) le 2 février 1661.
HUSSON Jacques (sosa 1348G11) vers 1651.
HUSSON Nicolle (sosa 337G9) le 5 janvier 1722.
LEROY Elisabeth (sosa 1349G11) vers 1665.
PIERRE Jeanne (sosa 1351G11) vers 1675.

Unions :
ARNOULD Didier (sosa 1350G11) avec PIERRE Jeanne (sosa 1351G11) vers 1690.
COLLIGNON Jean (sosa 1394G11) 1er mariage avec GENOTEL Martine (sosa 1395G11) le 10 novembre 1682.
GENOTEL Jean (sosa 2790G12) veuf de PELTIER Jeanne (hs) 2ème mariage avec CORDIER Jeanne (sosa 2791G12) en 1653.
HUSSON Jacques (sosa 1348G11) avec LEROY Elisabeth (sosa 1349G11) vers 1680. Sa signature en 1684 ci-dessous 1.
HUSSON Jean (sosa 674G10) avec ARNOULD Marguerite (sosa 675G10) le 30 juillet 1715.
PONSIN Jean (sosa 336G9) avec HUSSON Nicolle (sosa 337G9) veuve de BALAN Louis (hs) le 4 mai 1745.

Décès/inhumations :
ARNOULD Marguerite (sosa 675G10) épouse HUSSON Jean (sosa 674G10) le 14 septembre 1734.
CORDIER Jeanne (sosa 2791G12) veuve de GENOTEL Jean (sosa 2790G12) le 8 novembre 1716.
GENOTEL Jean (sosa 2790G12) époux de CORDIER Jeanne (sosa 2791G12) le 8 mai 1700. Il était sieur de Laneuville, admodiateur* de la seigneurie de Quincy-Landzécourt.
HUSSON Jacques (sosa 1348G11) veuf de LEROY Elisabeth (sosa 1349G11) le 28 octobre 1731. Il était laboureur puis fermier de Bronelle (cité en 1714).
HUSSON Jean (sosa 674G10) veuf d’ARNOULD Marguerite (sosa 675G10) le 20 août 1740. Il était laboureur. Sa signature en 1745 ci-dessous 2.

    Husson jacques 1684        Ponsin jean 1745

 


 

* L’admodiateur était, sous l'Ancien Régime, un officier de la terre, celui qui donnait une terre en location ("à ferme"), moyennant une prestation périodique, généralement en nature (céréales, etc...). Son rôle est d'affermer (fixer les montants des fermages) les revenus de la seigneurie pour une durée de 3 ou 6 ans, éventuellement renouvelable, ce qui supposait une connaissance approfondie de la richesse d'un fief, pour fixer un niveau d'enchère (augmentation) procurant un bénéfice raisonnable. Les procès résultants des contestations étant à la charge des admodiateurs, ceux-ci étudiaient les vieux terriers (livres d'inventaire des terres) pour en tirer d'anciennes taxes ou dîmes oubliées, destinées à compenser leurs frais. Ces terriers furent souvent brûlés à la Révolution, car ils symbolisaient la pression fiscale féodale.

 


 

Liens
Sources, sites et photo :
Gallica, Communauté de Communes du Pays de Stenay, Wikipedia,
Livre : « Le patrimoine des communes de la Meuse », éditions Flohic (oct.1999).

 

 

Date de dernière mise à jour : 13/11/2015