Luzy-Saint-Martin

Luzy adm

La commune de Luzy-Saint-Martin est un village-rue typique, situé sur la rive gauche de la Meuse et à l’Est de la forêt de Jaulnay, aux essences variées.
Plus du tiers des 735 ha du territoire communal est occupé par la forêt où l’on trouve une héronnière importante et réputée, la seconde de Lorraine (environ 600 membres).
Le village est traversé par le ruisseau de Cesse, qui reçoit la Caure, tous deux descendent de la forêt de Jaulnay . En aval, le bâtiment du moulin est toujours présent.
La ligne de chemin de fer, qui traverse la commune du Nord au Sud, a curieusement donné deux gares, la Halte de Luzy  et, plus au Nord, la gare d’Inor.

Drapeau francais fond blancHistoire

Jadis, les activités étaient liées au sol. Vers 1831, on trouvait 26 ha de vignes sur le territoire de la commune.
L’exploitation de carrières était aussi importante. Une douzaine d’ouvriers extrayaient encore au milieu du XIXème siècle de la pierre d’intérieur, très siliceuse, et taillaient des marches et des dalles. Ces pierres étaient vendues dans un rayon de 30 kms autour de Luzy.

La bataille de la Meuse : Les combats de Cesse et Luzy-Saint-Martin

Après les combats de Cesse et de Luzy-Saint-Martin, du 26 au 28 août 1914 (Voir § « Histoire » sur page Cesse), les Allemands procèdent à l’inhumation des cadavres en utilisant très largement la main-d’œuvre locale.
Plus de mille morts ou disparus sont dénombrés du côté français et une quantité équivalente chez l’ennemi. L’enterrement des corps s’échelonne jusqu’à la mi-septembre 1914, les derniers sont dans un état de putréfaction tel qu’ils nécessitent l’utilisation de crocs pour les manipuler et pour les charger sur les chariots, avant ensevelissement.
Près de deux cents tombes sont répertoriées, réparties un peu partout sur le champ de bataille, avec une concentration maximale dans la forêt de Jaulnay, à l’Ouest de Luzy. Chaque sépulture peut contenir plusieurs corps, des deux nationalités, positionnés à l’Est pour les Allemands et à l’Ouest pour les Français.
Au début de l’occupation, les envahisseurs construisent sept monuments funéraires sur le territoire des deux communes dont six à Luzy-Saint-Martin, au lieu-dit le Grand Truche, et un à Cesse, au lieu-dit Chaumont où les restes des combattants ensevelis sur le champ de bataille, sont rassemblés. Au début des années 1920, à l’occasion du regroupement des corps dans les nécropoles nationales, les monuments de Cesse et Luzy sont vidés de leur contenu. Les restes des combattants sont répartis dans les ossuaires de la nécropole de Brieulles-sur-Meuse.
Le monument de Cesse disparait après le remembrement. Ceux de Luzy subissent l’érosion du temps et s’estompent peu à peu du paysage. En 1996, deux édifices sont sauvés. Ils ont été restaurés dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Guerre.

Patrimoine

Le village est détruit à 80 % entre le 26 et le 28 août 1914. Reconstruit grâce aux carrières locales, il possède peu d’immeubles anciens.
On y trouve cependant encore une maison avec meurtrières.

L'église Saint-Martin, construite en 1757, possède un clocher de 1829, elle est restaurée après avoir souffert des bombardements de 1914/1918. À l’intérieur, on trouve une pierre tombale de 1751 et deux toiles du frère Abraham d’Orval.

La chapelle Notre-Dame-des Malades, est construite en 1859, près d’une source, à la sortie du village, par Nicole Dupuis et les familles Malot et Tuot, suite au choléra de 1854. 102 habitants sont touchés par l’épidémie et on compte 42 décès dans le village sur 437 habitants. Longtemps lieu de pèlerinage, la chapelle est propriété de la commune depuis 1995.

Le monument militaire allemand sur le Grand-Truche, rappelle les combats du 27 août 1914 au cours duquel  les Allemands tentent de franchir la Meuse.

Le monument et le cimetière militaire, appelé Rotonde, en raison de sa forme circulaire. Situés à une centaine de mètres du monument allemand et construits par les Allemands à l'orée de la forêt, il a abrité les sépultures de 82 soldats français et 118 soldats allemands déterrés du champ de bataille. Les corps ont été déterrés depuis pour être placés  dans le cimetière militaire de Brieulles-sur-Meuse, parmi les nombreux ossements de soldats non identifiés.
Au centre de la rotonde, entouré d’un banc circulaire, se trouve un arbre planté par les Allemands lors de la construction de l’édifice ainsi que ceux de la clairière. Le portail du cimetière est décoré de fleurs et d’une croix militaire allemande en fer forgé.
La rotonde possède une architecture intéressante, composée de pierres des carrières alentours avec des joints en relief. Ses deux colonnes d’entrée présentent des croix en leurs sommets identiques à celles de toutes les nécropoles militaires allemandes.

Le calvaire, appelé Le Bon Dieu de Paradis, situé au milieu de l’ancien vignoble.

Hameaux, lieux dits et écarts

Notre-Dame des Malades.

Evolution de la population

Luzy demo

Nos ancêtres de Luzy-Saint-Martin…

Naissances/baptêmes :
DU PERY Nicolle (sosa 1345G11)  vers 1654.
PONSIN Jean (sosa 1344G11) vers 1654.
PONSIN Nicollas (sosa 672G10) le 27 avril 1682.

Union :Ponsin jean 1679
PONSIN Jean (sosa 1344G11) avec DU PERY Nicolle (sosa 1345G11) le 4 février 1679. La signature de Jean ci-contre en 1679.

Décès/inhumations :
DU PERY Louis (sosa 2690G12) époux de D'ASSY Françoise (sosa 2691G12) seigneur de Luzy, le 18 août 1678. Il est inhumé le même jour.
DU PERY Nicolle (sosa 1345G11) épouse de PONSIN Jean (sosa 1344G11) le 11 juillet 1694. Son époux meurt quatre jours plus tard.
MANGIN Marguerite (sosa 2689G12) épouse de PONSIN Pasqui (sosa 2688G12) le 31 janvier 1686.
PONSIN Jean (sosa 1344G11) veuf de DU PERY Nicolle (sosa 1345G11) le 15 juillet 1694, quatre jours après son épouse. 
PONSIN Pasqui (sosa 2688G12) veuf de MANGIN Marguerite (sosa 2689G12) le 11 mai 1673. Il était bourgeois, bon maître de Luzy.

 


 

 

Sources
Sites et photos
 :
Wikipedia, Communauté de Communes, 1914-1918.

 

 

Date de dernière mise à jour : 25/11/2015