Marville

1 marville adm

Le charmant village de Marville, construit sur les anciennes fortifications d’un château, dominé par l’église Saint Nicolas, est un des plus beaux villages de Lorraine. Les façades aux couleurs jaune-ocre richement sculptées sont influencées par l’occupation espagnole et remarquablement préservées. Parcourir ces rues et ruelles bordées de ces belles demeures, c’est s’immiscer dans la vie des nobles, des artisans ou des commerçants du XVIème siècle qui ont fait les riches heures de la cité. Aujourd’hui, Marville s’est tout doucement endormi et est passé du stade de ville médiévale importante à celui de petit village perdu.
Son cimetière et son ossuaire sont classés aux Monuments Historiques.
Le village fait partie de la Lorraine gaumaise.
La rivière l’Othain, affluent de la Chiers et donc sous-affluent de la Meuse,  naît dans la région de la Woëvre. Après avoir parcouru 67Kms, elle se jette dans la Chiers à Montmédy. Son parcours traverse la commune et mène au plan d’eau. Le Ruisseau de Credon et le Ruisseau du Moulin de Sébastopol  y coulent également.

1 marville blasonHéraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Parti au 1 burelé d’argent et d’azur de dix pièces, au lion de gueules à double queue, armé lampassé et couronné d’or, brochant sur le tout ; au 2 d’azur semé de croix recroisetées au pied fiché d'or à deux bars adossés de même.
Marville fut possédée par les ducs de Luxembourg et les comtes de Bar, c’est ce qui explique ce blason parti de Luxembourg et de Bar.

Drapeau francais fond blancHistoire

Autres noms : Martis-villa au IXème siècle, Martis-villæ en 1158, Marvilla en 1220, Marville en 1267), Marwille au XVème siècle.

La présence humaine est attestée de longue date ; la culture celte y a notamment prospéré au Vème  siècle avant J.-C..
Située sur le territoire de l'ancienne Gaule romaine, Marville est à mi-chemin entre les grandes cités de Verdun et d'Arlon en Belgique. Au Moyen Âge, Marville est intégrée au royaume de Lotharingie, au cours du IXème siècle, puis de la Francie orientale.
En l'an 1039, Marville est un comté.
A la fin du XIIème siècle, le comte Thiébaut 1er de Bar, 1158/1214, y fait édifier une forteresse et  affranchit partiellement la cité à la loi de Beaumont vers 1190, conférant ainsi de nombreux avantages aux habitants et aux métiers de Marville, notamment dans les domaines économiques et judiciaires. Il épouse la comtesse Ermesinde de Luxembourg, 1186/1247 (vitrail ci-dessous), fille d'Henri IV l'Aveugle, et fait entrer Marville dans les possessions du Luxembourg. Il meurt au cours de  la croisade contre les Albigeois dans le Sud de la France. Sa veuve épouse le marquis d'Arlon, comte de Limbourg.
1 antoine de brabant1 rene 1er d anjouEn 1415, Marville perd ses deux seigneurs, Antoine de Brabant, 1384/1415 (portrait ci-contre à droite) souverain du Luxembourg et Edouard III, 1377/1415, comte de Bar, qui meurent à Azincourt. À Edouard III succède son frère Louis qui, dès 1419, transmet ses états à son petit-neveu René 1er d'Anjou, 1409/1480 (portrait ci-contre à gauche), époux d’Isabelle 1ère, duchesse de Lorraine.
Les héritiers d'Ermesinde continuent de se transmettre la cité, provoquant une indivision pour quatre siècles entre le comté de Bar et celui de Luxembourg. Cette période, appelée Les Terres Communes,  est caractérisée par une profitable neutralité pour les habitants de Marville au cours de la tumultueuse époque des guerres féodales. Cette particularité et les dispositions prises pour la gérer en font un îlot de paix et de prospérité. La neutralité de l’endroit attire nobles et religieux. Le commerce se développe et de riches marchands s’établissent dans des demeures cossues. Le patrimoine religieux et funéraire s’enrichit également.
1 philippe le bonEn 1441, une lointaine descendante d'Ermesinde vend le comté du Luxembourg à Philippe III le Bon, 1396/1467 (portrait ci-contre à gauche), duc  de Bourgogne et fils de Jean sans Peur ; Marville entre dans les Etats Bourguignons. La petite-fille de Philippe III, Marie de Bourgogne, épouse en 1477 l'héritier des Habsbourg, Maximilien 1er.
La ville s'enrichit, son industrie du cuir et du textile est florissante, et connaît son apogée à la Renaissance aux XVIème et XVIIème siècles.
Charles vDe 1555 à 1659, Marville fait partie des Pays-Bas espagnols et est occupée par les troupes Espagnoles de Charles de Habsbourg dit Charles Quint (portrait ci-contre à droite) qui laissent un patrimoine bâti important.
En 1659, à l'occasion du Traité des Pyrénées réconciliant la France et l'Espagne, Marville est intégrée au royaume de France, rompant ainsi le lien qui l'unit au Luxembourg et devient chef-lieu de prévôté et de bailliage du Luxembourg frança
En 1672, sur ordre de Louis XIV, a lieu le démantèlement des fortifications de Montmédy et de Marville, dans le but de limiter les pouvoirs de la noblesse locale et d'éviter d'offrir à tout ennemi potentiel une place forte en état de fonctionnement. La politique centralisatrice de Louis XIV et sa stratégie militaire provoquent le déclin de Marville. La cité devient une bourgade de province et ce,  jusqu’à la Première Guerre Mondiale.
En 1914, la ligne de front se stabilise sur une ligne de 500Kms orientée du Nord au Sud, passant par les hauteurs de Verdun. Marville se situe juste à l'arrière des lignes allemandes et subit des dégâts lors des bombardements.
En 1940, le 132ème Régiment d'Infanterie de Forteresse s'y bat.

1 ermesinde

Seigneurs et gens de noblesse

1 nikolaus harnoncourt 1980La Famille du  chef d'orchestre, violoncelliste et gambiste autrichien, Nikolaus Harnoncourt (Johann Nikolaus, comte de La Fontaine et d’Harnoncourt-Unverzagt, portrait ci-contre), est originaire de Marville receveur à Marville pour le compte du duc de Bar (voir photo de leur maison dans le diaporama).
La famille de La Fontaine se réfugie à Harnoncourt (jadis en Lorraine, aujourd’hui en Belgique), pour échapper aux persécutions des protestants à la suite de la révocation de l'Edit de Nantes. Là, ils adjoignent la mention d'Harnoncourt à leur nom. Joseph Louis Matthieu de La Fontaine d'Harnoncourt (1736/1816), est au service des Habsbourg, il épouse en Autriche la comtesse Unverzagt et fonde ainsi la famille du musicien.

Chroniques communales

La base aérienne de l’OTAN

Elle est occupée par des militaires canadiens de 1954 à 1967.  Sa construction démarre en octobre 1952, huit mois plus tard, la piste de 2400m est terminée. La base est prévue pour abriter 150 officiers et 1000 hommes du rang. Un terrain de 14ha est acquis en 1956 à un kilomètre au Nord de la piste pour la construction d'un dépôt de munitions et la piste est rallongée pour atteindre une longueur de 2700m. Un taxiway de 2164m est construit parallèlement à la piste.
1 base otanEn avril 1955, la première escadre de l'Aviation royale du Canada, stationnée depuis février 1952 en Angleterre, déménage sur la base de Marville. Les escadrons volent sur Sabre Mk 5 (dessin 1), sur CF-100 Canuck (dessin 2) puis en 1962 sur le nouveau chasseur supersonique CF-104 Starfighter (dessin 3). Ils changent de mission en passant de la défense aérienne sur Sabre et Canuck au bombardement nucléaire tactique sur Starfighter.
La demande du gouvernement français en 1963 de faire passer toutes les armes et vecteurs nucléaires, stationnés en France sous commandement de la France, entraînent un nouveau changement de mission. À partir de cette date, ils se consacrent aux missions de reconnaissance uniquement.
En mars 1966, le général de Gaulle annonce le retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN : toutes les forces américaines et canadiennes doivent quitter le territoire français. Les 439e et 441e escadrons quittent définitivement Marville le 1er avril 1967. La base de Marville est rendue à la France.
L'armée de l'air française utilise la base aérienne pour l'entraînement pendant quelque temps.
En 1970, deux hangars sont démontés ceux restant sont utilisés par l'armée française jusqu'en 2002.
Une zone industrielle est créée en 1980 sur le site et un club d'ULM est installé sur cette base qui sert parfois à des manifestations de masse.
En 2006, la Communauté de Communes du Pays de Montmédy l'achète à l'État français pour y développer un pôle aéronautique dédié à l'aviation de tourisme.
Comme toute base de l’OTAN d’importance, la base de Marville ne se limitait pas à quelques hangars et un tarmac, mais ressemblait à une véritable petite ville dont les habitants se mêlaient bien volontiers à la population locale, tant belge que française. 450 civils locaux travaillaient dans les services canadiens et bon nombre de familles canadiennes résidaient dans les bourgades françaises ou belges des environs. Des amitiés se nouèrent entre Belges, Français et Canadiens et perdurent à ce jour. 

                                         1 cf 100 canuck                    1 sabre mk5                  1 cf 104 starfighter

Marville et le cinéma

La série Maigret avec Bruno Cremer, un épisode Le fou de Sainte Clotilde y est en partie tourné.
Le film historique Suite française, sorti en 2015, a pour cadre le village de Bussy, tourné en partie à Marville en juillet 2013.
Le film Rendez-vous d'Antoinette Beumer est également tourné dans le Pays de Montmédy en 2014.

Géologie

1 les bouillons de delutMarville repose sur un massif karstique comprenant de nombreuses cavités et un ruisseau souterrain auxquels il est possible d'accéder par de nombreuses dolines, dans le Bois de Marville et le Bois de Rupt-sur-Othain.
Le ruisseau souterrain peut être visité par des spéléologues confirmés en rampant d'abord au fond d'une doline à travers un étroit boyau, rempli à moitié de boue liquide, en descendant en rappel une cascade de quelques mètres puis en suivant le ruisseau sur plusieurs centaines de mètres jusqu'à un siphon.
En cas de crue, les eaux ressurgissent comme un geyser à partir de sources souterraines inondant parfois une partie du village de Delut à 7Kms au Sud-Ouest de Marville,  on les appelle les bouillons de Delut (ci-contre).

Patrimoine

1 gravure ancienne porte entree bourgLes vestiges de l'enceinte du XIIIème siècle et la poterne, porte ouverte dans les remparts qui permet l’entrée dans la ville des hommes à pied. Avant le démantèlement des fortifications, il y avait quatre autres portes, celle du Bourg (gravure ci-contre), celle du Crédon, celle du Basle et celle de la halle.

Rares témoins de la Renaissance espagnole en Gaume, les belles façades des maisons, remarquables par leur état de conservation et leur rareté en Gaume, sont nées de l'implantation de familles nobles, bourgeoises ou commerçantes attirées par l'époque prospère du XVIème siècle. Les demeures incontournables sont la maison des Drapiers de 1524, siège de l’influente corporation puis de l’hôtel de ville jusqu’en 1793, sa porte Renaissance richement décorée est surmonté d’une niche abritant une statue portant une pièce d’étoffe, l’Hôtel d’Egremont qui est la demeure de la famille de La Fontaine (voir § Seigneurs et gens de noblesse) avant d’être celle de la famille d’Egremont qui lui donne son nom, la maison du Chevalier Michel de 1520 ou 1530 et sa loggia à deux étages, les maisons des Négociants, la maison des moines d’Orval et sa chapelle à deux étages qui abrite une sculpture représentant un postérieur dit l’accroupi de Marville, achetée en 1518 par les moines de l'abbaye d'Orval, destinée à leur servir de refuge, cette maison-refuge n'est plus citée comme possession d'Orval après 1730. Sa façade principale est reconstruite en 1768.

Le presbytère a été reconstruit au XVIIIème siècle.

Les caves des maisons Renaissance sont parfois situées sur trois niveaux superposés, certaines sous la chaussée. Elles ouvrent leurs portes tous les ans à des viticulteurs qui s'y installent pour la journée. Le prix d’entrée acquitté, un verre à la main pour la dégustation, on peut déambuler dans les caves.

Le lavoir de la Baurette est construit en pierre de taille et mœllons et couvert d’un toit à croupes.

La mairie est incendiée lors de l’offensive allemande de la Bataille des Frontières en août 1914, elle est reconstruite en 1928 et ravalée en 2006.

La fontaine du Crédon ou grande fontaine. Le procureur du roi Louis XIV autorise la coupe de bois en 1727 pour construire ses canalisations (tuyaux en bois de chêne de 2m de long assemblés par des manchons en fer).

L’église Saint-Nicolas a été construite à partir du XIIIème siècle jusqu'au XVIème siècle, sous l'impulsion de la Comtesse Ermesinde du Luxembourg, épouse de Thiébaut 1er de Bar, comte influent de son époque. De style gothique, l'église abrite de nombreux trésors : la Pietà des Lépreux du XIIème siècle placée durant des siècles dans la léproserie de la maladrerie de Marville puis saccagée, elle est placée dans l’église au XXème siècle, la Vierge Couronnée ; les chapelles gothiques ; la chapelle Sainte-Fine à deux étages, les vitraux de Jacques Grüber, l’orgue ibérique actuel …
Au XVIème siècle, l'église se dote d'un orgue installé dans la magnifique tribune en dentelle de pierre. En 1841, le conseil municipal décide l'achat d'un orgue Andantino, modeste instrument à cylindres, construit par les frères Chambry, facteurs d'orgues à Mirecourt. Il bénéficie d'améliorations successives jusqu'à ce qu'il soit vidé de sa tuyauterie par les troupes allemandes en 1917.

Le couvent des Bénédictines construit au  XVIème siècle est transformé en ferme au XVIIIème siècle. Le bâtiment est détruit le 25 août 1914, il ne reste qu’une partie de la façade de 1603.  

Le couvent des Antonins construit au XVIIème siècle.

L’hospice Saint-Bernard ou hôtel-Dieu. Il existait déjà en 1500. Sa chapelle est reconstruite en 1739 et transformée en école des filles après 1763.
Vers 1930, l’hospice, abrite une maison de retraite qui accueille une vingtaine de personnes âgées. Il est tenu par les sœurs de Saint-Charles de Nancy. La supérieure, sœur Céleste est aidée par sœur Henriette qui a su éviter l’incendie de l’hospice par les Allemands en 1914. Sœur Edmond s’occupe de la garderie et sœur Emile, en plus de ses fonctions de cuisinière, assure piqûres et soins à domicile. Le jeudi, à l’ouvroir, les fillettes apprennent les rudiments de la couture. Le dimanche, après les vêpres, les jeunes filles vont au patronage et jouent à différents jeux de société. Les Marvillois ont aussi recours à leurs services pour l’ensevelissement des morts. Les sœurs quittent le village en 1946 pour s’établir à l’hospice de Stenay.

Le monument aux morts est inauguré en 1923 par Raymond Poincaré, président de la République française.

L’église romane Saint-Hilaire, au centre du cimetière, est construite à l’emplacement d’un ancien sanctuaire. C’est l’église-mère paroissiale de Marville du VIIIème au XIIIème siècle. Elle est transformée au XIVème siècle, sous la conduite du prêtre Jean Hues, curé de Marville et doyen de Longuyon et conserve quelques éléments romans. Dans la nef sont abrités, depuis 1876, 22 stèles, 11 bénitiers, 7 croix et 5 croix-bénitiers provenant du cimetière, ce sont des commandes de riches et influents habitants de Marville aux XVIème et XVIIème siècles, période de prospérité et deux gisants dont celui du curé Hues décédé en 1345 (voir le diaporama sur l'église et le cimetière en bas de page).

Le cimetière Saint-Hilaire est le reflet du passé historique de la ville. C’est dans ce cimetière que sont enterrés depuis des siècles les gens du pays ainsi que les lépreux du diocèse de Trêve dont la maladrerie de Marville constitue l’avant-dernière demeure. Le Christ des Lépreux qui garde l’entrée des lieux est là pour en témoigner, tout comme la Vierge des Lépreux  nichée non loin de là.
Plus tard, les officiers ducaux et les marchands font construire de riches hôtels dans le bourg et dresser sur leurs sépultures de luxueux monuments funéraires pour la postérité.
À l’entrée du cimetière, la maison du gardien, est aujourd’hui à l’abandon. Mentionnée dès le XVème siècle, elle dépend du prieur et du curé de Marville. Le gardien a la charge à la fois d’aider à la célébration des offices et de tenir les registres des inhumations.
Vers 1875, les tombeaux de plein air les plus intéressants et les plus anciens sont mis en sécurité à l’intérieur de la chapelle.
Le cimetière dispose d’un ossuaire, construit à la fin du XVème siècle.  Il abrite environ 40 000 crânes et os longs.
Certains crânes sont enchâssés dans des boites à crânes en bois, en forme de tête d’horloge.  29 renferment les crânes d’hommes et de femmes de Marville décédés entre les années 1780 et 1860.
En 1890, le gardien du cimetière, Constant Motsch, vide tout l’ossuaire puis remet soigneusement en place les ossements sur plusieurs rangées, le long des trois murs.
En 1931, le cimetière avec son mur de clôture, la chapelle Saint-Hilaire, l’ossuaire, la maison du gardien de cimetière, et l’ensemble des tombeaux, des bénitiers et des morceaux ou débris de sculpture conservés dans le cimetière ont été classés au titre des Monuments Historiques.
Le cimetière possède un grand nombre de sculptures religieuses. Deux des plus notables sont un Christ aux Liens du XVIème siècle attribué à l’école de Ligier Richer, ainsi qu’un ensemble de 4 stèles du début du XVème siècle dressées devant l’édicule du Jugement dernier, représentant les apôtres, à l’exception de Judas dont la place est restée vide ; elles servent de monuments à des dalles anépigraphes du XVIème siècle, dont deux sont datées 1561 ou 1567. Quarante et un membres de familles de militaires canadiens ont été enterrés à Marville (certains dans la section historique). En 2003, le Canada a négocié un bail de 50 ans avec la commune pour la location de lots du cimetière. Les croix, en mauvais état ont été remplacées, les autres nettoyées et un monument commémoratif érigé, où sont gravés les noms de ceux dont les pierres tombales ont disparu. Une cérémonie d’inauguration a eu lieu en août 2003. 28 tombes sont profanées en avril 2008 par un groupe de jeunes gothiques néerlandais.

Personnages liés à la commune

1 salentin de gavroySalentin de Gavroy, écuyer, prévôt des archiducs à Marville, mercenaire pendant 50 ans du roi d'Espagne Charles Quint et de son fils Philippe II. Il se retire à Marville où il décède en 1609, après avoir généreusement doté la confrérie du Rosaire. Sa stèle funéraire (ci-contre à droite) est scellée dans la 4ème colonne de la nef de l’église Saint Nicolas.

Nicolas Lemaire, 1739/1794, missionnaire et prêtre réfractaire français, né à Marville.
1 croix ile madameAprès avoir été missionnaire, il est vicaire à Montmédy.
Contraint par la force, il prête serment aux révolutionnaires en 1791. Arrêté un an plus tard par les autorités du département et déporté à Rochefort, il rétracte sur le navire le serment schismatique de 1791 et celui de liberté-égalité.
Il meurt d’épuisement et de maladie (typhus) à bord des pontons de Rochefort (prisons flottantes) en attente de la déportation vers les bagnes de Guyane.
Il est inhumé sur l’Ile Madame (alors l’île citoyenne, en Charente-Maritime) avec 253 autres prêtres réfractaires (leur tombeau ci-contre à gauche).

Hameaux, lieux dits et écarts

Le Crédon, Maljouy, Le faubourg de Gauilly,
Le Moulin de Sébastopol
, imitant en cela les légions romaines, les armées françaises de Napoléon 1er à Napoléon III remettent au goût du jour le fait de donner aux soldats dégagés de leurs obligations militaires ou réformés une terre pour s'établir en civil. Après la bataille de Sébastopol en Crimée, en 1854, de nombreuses fermes données à d'anciens soldats prennent ce nom. 
Choppey,  de 1270 à 1603, ce lieu-dit est une cense placée sous la souveraineté commune des ducs de Bar et de ceux de Luxembourg.

Evolution de la population

1 marville demo

Nos ancêtres de Marville …

Actes et procédures divers :
CHARPENTIER Florentin (sosa 1358G11), laboureur, est condamné à une amende de 30 sols le 18 novembre 1684 (registre de gruerie des prévôtés royales de Marville,  Montmédy, Chauvency-le-Château et Damvillers).

 

 


 

 

Sources
Sites et photos :
Wikipedia, Fondation du patrimoine, Office du tourisme transfrontalier, Photo d’Alsace-Lorraine, Patrimoine Nord-meusien, Art et Histoire de Marville.
Diaporama : ne manquez surtout pas le magnifique
site (à visionner avec la visionneuse Microsoft Power-Point)  Marville 2014

 

Le cimetière et la chapelle Saint-Hilaire

Date de dernière mise à jour : 18/12/2015