Aux pays de mes ancêtres

PRESENTATION DU DEPARTEMENT

 

Seine maritime 76 logo 2005Seine maritime adm

Le département de la Seine- Maritime de la région Normandie, baignée par la Manche de l'estuaire de la Seine jusqu'à l'embouchure de la Bresle, est limitrophe des départements de la Somme, de l'Oise, du Calvados et de l'Eure.Seine maritime position svg
Le département est dénommée Seine-Inférieure jusqu'en 1955.
Quatre régions naturelles : Le Pays de Caux, aussi appelé Cauchoisie, qui occupe toute la partie occidentale du département. C’est un plateau délimité au Sud par la Seine, à l'Ouest et au Nord par les falaises de la Côte d'Albâtre, à l'Est par les hauteurs dominant les vallées de la Varenne et de l'Austreberthe. Son nom provient d'une tribu celte, les Calètes.
Le Petit Caux et le Pays de Bray à l'Est.
La Vallée de la Seine au Sud.

Blason departement fr seine maritime svg

 

Héraldique
De gueules à la fasce ondée d'argent, accompagnée de deux léopards d'or, armés et lampassés d'azur.

 

Hydrographie
Un grand fleuve, la Seine qui s’écoule en larges méandres sur près de 150 kms. Marqué par le phénomène des marées jusqu’aux écluses de Poses, en amont de Rouen, le fleuve s’ouvre sur la Manche en un estuaire bordé de vasières.
Les mares, présentes sur l’ensemble du département, ont été créées pour répondre aux besoins domestiques et agricoles. Recueillant les eaux de pluie, elles participent à la lutte contre le ruissellement et les inondations. Dans les vallées, les extractions de sables et graviers alluvionnaires, aussi appelées ballastières, ont constitué de nombreux plans d’eau. Une fois l’activité arrêtée, certains ont été aménagés en étangs de loisirs ou en sites d’accueil pour les oiseaux d’eau.

Histoire
Les gravures de la grotte de Gouy témoignent de la présence humaine en Seine-Maritime au Paléolithique supérieur (voir lien page Echelles des Temps).
Les tribus Celtes puis Belges (germains celtisés) s'installent dans la région, la Seine leur servant d'axe de communication. Le territoire, occupé par les Véliocasses de Rotomagus (Rouen) et les Calètes de Juliobona (Lillebonne), est conquis militairement en 56 avant J.-C. par les légions de Jules César (-100/-44).
Sous l’Empereur Auguste (-63/14) Rouen devient la capitale de la Seconde Lyonnaise, une des deux provinces de la Gaule.
Clovis iÀ la chute de Rome au Vème siècle, les éléments Francs, qui s'y installent, substituent le pagus à la civitas romaine. La région fait partie de la Neustrie. Rouen et son évêque Prétextat sont mêlés de près aux querelles sanglantes des successeurs de Clovis (466/511, portrait de gauche, mon ancêtre sosa n° 494 610 801 762 400 en 49ème génération).
Au VIIème siècle, l'essor de l'église se traduit par la création des abbayes de la vallée de Seine. Ancien fonctionnaire du roi Dagobert 1er, Wandrille est à l'origine d'un des plus grands centres monastiques du Nord de la Gaule à l'époque carolingienne, l’abbaye de Saint-Wandrille fondée en 619. L’abbaye de Jumièges est fondée en 654.
Charles iii le simpleEn 841, les Vikings incendient, pillent… Rouen est ravagée. Foulques, abbé de Saint-Wandrille, sauve provisoirement son abbaye par une rançon.
En 911, par le Traité de Saint-Clair-sur-Epte, le roi franc Charles III dit le Simple (879/929, portrait de droite, mon ancêtre sosa n° 60 377 293 128 en 36ème génération) cède la province à Rollon 860 935 30 188 647 686 35Rollon (860/932, portrait de gauche, mon ancêtre sosa n° 30 188 647 686 en 35ème génération), chef de guerre Viking installé dans la région de Rouen. Le Duché de Normandie est né.
En 1066, le duc de Normandie, Guillaume dit le Conquérant (1027/1087), envahit l'Angleterre, remporte la bataille d'Hastings et crée le royaume anglo-normand.
En 1144, après des années de querelles entre les descendants de Guillaume dit le Conquérant, la Normandie passe aux Plantagenêt. Geoffroy V d’Anjou dit Plantagenêt (1113/1151) se fait couronner par force à Rouen.
En 1204, la province est annexée par Philippe II dit Auguste (1165/1223) est intégré au Royaume de France.
La prise d'Harfleur en 1415, durant la Guerre de Cent ans, marque le début de la conquête menée par Henri V d'Angleterre (1386/1422). Rouen tombe aux mains des Anglais le 19 janvier 1419 après un siège de six mois.
En 1431, Jeanne d'Arc (1412/1431) est jugée à Rouen comme hérétique et sorcière par un tribunal ecclésiastique présidé par l'évêque Cauchon. Elle y est brulée vive le 30 mai.
Rendue à la France en 1449, la Normandie sort exsangue de la Guerre de Cent ans. Les derniers Anglais sont chassés de Dieppe en 1453.
En 1517, François Ier (1494/1547) dans un but militaire et commercial, fonde à l’embouchure de la Seine, le port du Havre de Grâce (à l’origine nommé Franciscopolis).
En 1639, la région est prospère mais ses habitants croulent sous les impôts. La révolte des va-nu-pieds éclate à Rouen, suivie d'une terrible répression orchestrée par Armand Jean du Plessis, cardinal de Richelieu (1585/1642).
En 1667,  Jean Baptiste Colbert (1619/1683) crée la Manufacture Royale de Draperies d'Elbeuf.
Au XIXème siècle, à Rouen, Elbeuf, Bolbec, les usines textiles se multiplient. La métallurgie et la construction navale prennent de l'essor.
De  juin 1815 à novembre 1818, après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo, le département est occupé par les troupes britanniques.
L’année 1843 est marquée par l'arrivée du chemin de fer à Rouen, première grande ville de province à être reliée à Paris.
En 1851, après le coup d'État de Charles Louis Napoléon Bonaparte dit Napoléon III (1808/1873) la Seine-Inférieure fait partie des départements placés en état de siège afin de parer à tout soulèvement massif.
Le Front Populaire en 1936 voit, au Havre chez Bréguet, la première occupation d'usine du pays.
Epargnée durant la Première Guerre Mondiale de 1914-1918, c’est l'une des régions les plus atteintes pendant la guerre de 1939-1945. En 1942, occupée par les allemands, la Seine-Inférieure est le théâtre de deux débarquements alliés : dans la nuit du 27 au 28 février, le raid de Bruneval, mené par des parachutistes anglais, détruisent un radar allemand puis repartent sans dommages ; le 19 août à Dieppe, l'opération Jubilee, impliquant 6 000 soldats canadiens, tourne au carnage avec 1200 tués, 1600 blessés et 2000 prisonniers.
En 1944, le département paie très cher sa libération. À Rouen, la semaine rouge fait 2000 morts et 60000 sinistrés. Le Havre enregistre les plus grosses pertes civiles de la Seconde Guerre Mondiale, les bombardements tuent 5000 habitants.

Le Pays de Caux est une région naturelle appartenant au Bassin parisien. Il s'agit d'un plateau délimité au Sud par la Seine, à l'Ouest et au Nord par les falaises de la Côte d'Albâtre, à l'Est par les hauteurs dominant les vallées de la Varenne et de l'Austreberthe.
Le nom provient d'une tribu celte, les Calètes qui peuple le territoire dès l'Age du Fer.
Il est conquis militairement en 56 avant J.-C. par les légions de Jules César avant d'être intégré à la Gaule Lyonnaise par l'empereur Auguste.
À la chute de Rome au Vème siècle, les éléments Francs qui s'y installent engendrent quelques bouleversements d'ordre culturel, un certain retour au paganisme, vite jugulé par le développement du monachisme voulu par les rois francs : abbaye de Saint-Wandrille, de Jumièges, de Fécamp, et substituent le pagus à la civitas romaine, avant l'intégration de la région à l'Empire carolingien.
Au IXème siècle, les Vikings pillent la région, puis s'y implantent en fondant le Duché de Normandie en 911 qui va dès lors s'ouvrir aux influences nordiques.
Intégré en même temps que le duché au royaume de France en 1204, le Pays de Caux est particulièrement frappé par les effets de la Guerre de Cent Ans et des guerres de religion, les Cauchois comme les autres Normands s'étant convertis au protestantisme en grand nombre.
Le Pays de Caux est une région économiquement dynamique du fait d'une industrie pétrochimique très implantée et diversifiée, d'une agriculture intensive compétitive et de l'important ensemble portuaire havrais.
La proximité de Paris, une forte identité, la présence de nombreux châteaux et manoirs, d'une architecture rurale particulière (clos-masures, colombiers) font de la région une destination touristiquement attractive.
Les habitants du pays de Caux sont appelés Cauchois ; le cauchois étant un dialecte important de la langue normande.
Les villes principales sont : Le Havre, Fécamp, Saint-Valéry-en-Caux et Dieppe sur le littoral, Bolbec et Yvetot à l'intérieur des terres.

Patrimoine /Tourisme
Le tourisme est diversifié entre Rouen, la Vallée de la Seine, les stations balnéaires du littoral (Étretat, Fécamp, Dieppe, Le Tréport). La proximité de Paris, une forte identité, la présence de nombreux châteaux et manoirs, d'une architecture rurale particulière (clos-masures, colombiers) font de la région une destination touristiquement attractive.

Les routes touristiques permettent de découvrir le patrimoine :
La route des abbayes (voir § édifices religieux) passe par 9 abbayes qui comptent parmi elles, les plus beaux exemples de l'art roman normand comme Jumièges ou Saint-Georges de Boscherville. Toutes ont une histoire ou même ont connu plusieurs vies en un millénaire, ainsi Montivilliers ou Gruchet-le-Valasse. D'autres sont redevenues des lieux de foi vivants qui accueillent moniales ou moines, comme Valmont ou Saint-Wandrille
La route de l'ivoire et des épices. Dès la fin du Moyen Age, les navigateurs dieppois abordent les côtes de Guinée et en rapportent de nombreuses marchandises, dont l'ivoire et les épices. Dieppe devient alors le centre le plus important en France du travail de l'ivoire, des milliers d'artisans y sont occupés depuis la Renaissance.
La route du verre en Pays de Bray. La Bresle parcourt 72 kms avant de se jeter dans la Manche au Tréport. Elle marque sur une grande partie de son parcours, la frontière entre la Normandie et la Picardie. Dans cette vallée, les industries de fabrication du verre se sont développées profitant de la proximité des forêts. Aujourd'hui encore, 80% du flaconnage de luxe y est produit.
La route des colombiers en Pays de Caux  parcourt la Vallée de la Durdent, celles de Valmont et de Ganzeville sillonnent le Pays de Caux. Dans la plaine à peine ondulée, les rideaux d'arbres plantés sur les fossés indiquent le hameau, les belles avenues de hêtres annoncent le château ou le manoir. C'est souvent au centre de la cour, appelée cour-masure, que s'élève fièrement le colombier. Cette place d'honneur, il la doit au droit féodal jadis en vigueur en Normandie. Le colombier symbolisait l'autorité seigneuriale, la terre noble, le fief...  Leurs propriétaires lui ont donc apporté raffinement et soin, ils ont aussi gravé leurs armes au-dessus de la porte d'entrée.
La route des fruits en Vallée de la Seine épouse parfaitement la courbe de la Seine autour de la presqu’île de Jumièges. Pommes, mais également poires, prunes et cerises profitent depuis plusieurs siècles déjà d’un microclimat propice à l’arboriculture pour mûrir en toute quiétude. Implantée au cœur du Parc Naturel Régional, la route des fruits invite à la flânerie.

Les châteaux :
Le château d’Arques-la-Bataille
(photo ci-dessous) est un château fort en ruine, étiré en longueur, épousant les formes de l'éperon rocheux sur lequel il est bâti. Il est ceint d'une longue courtine, entourée d'un fossé sec creusé au XVIème siècle. Dans sa basse-cour, des constructions sont ajoutées entre les XIIème et XVIème siècles.
Jusqu'à la fin du XIVème siècle, l'entrée s'effectue par une unique porte avec pont-levis au Nord-Ouest de l'ensemble. À cette extrémité s'élève un bastion d'artillerie aux murs très épais construit au XVIème siècle. L'entrée, formée d'une triple arcade, est agrémentée d'un bas-relief représentant Henri IV à cheval, inauguré en 1845.
À l'extrémité Sud-Est de la cour se dresse un donjon roman de plan carré à très gros contreforts apparents, érigé vers 1123 en même temps que la muraille par Henri Ier Beauclerc (1068/1135). il succède à un donjon de bois (motte castrale) construit, aux alentours de 1040-1045, par Guillaume d'Arques. Un mur de refend partage l'intérieur en deux salles. L'édifice abrite un four à pain, un puits et un moulin. Les accès aux sont bien distincts les uns des autres pour éviter à l'ennemi de pouvoir s'emparer de l'ensemble défensif rapidement. Une plate-forme, ajoutée à la fin du XVème siècle, couronne l'ensemble et permet l'emploi de l'artillerie naissante. Une nouvelle porte et un second pont-levis sont construits en 1367 par Charles V, à l'opposé de l'entrée principale.
Peu de temps après la construction de la motte castrale en 1052, Guillaume dit le Conquérant (1027/1087) fait le siège de la place-forte tenue par son oncle en révolte contre lui, Guillaume d'Arques. Victimes de la famine, les défenseurs capitulent, en 1053, après avoir résisté durant une année.
Un deuxième siège intervient en 1145 lors de la querelle entre Geoffroy V d’Anjou dit Plantagenêt (1113/1151) et Étienne de Blois puis d'Angleterre (1092/1154) pour la possession du duché de Normandie, le premier parvient à s'emparer du château après avoir contraint les occupants à se rendre.
En 1204, Arques est la dernière forteresse normande à déposer les armes devant le roi de France victorieux, Philippe II dit Auguste (1165/1223) qui avait, en vain, tenté de s'en emparer deux ans auparavant.
Théâtre de nombreux affrontements durant la Guerre de Cent Ans, le château s'avère imprenable, les Anglais ne l'occupent qu'après la cession de la Normandie par le Traité de Troyes de 1420.
Jeanne d'Arc (1412/1431) y séjourne en 1431 avant d'être jugée et condamnée à Rouen.
La citadelle est définitivement reprise par le roi de France Charles VII (1403/1461) en 1449.
En 1472, durant le conflit qui l'oppose à Louis XI (1423/1483), Charles de Valois-Bourgogne dit  le Téméraire (1433/1477) incendie la ville d'Arques, assiège le château qui résiste victorieusement.
Sous le règne de François Ier (1494/1547), le château prend une part active aux Guerres de Religion qui secouent la France dans la seconde moitié du XVIème siècle. Chassé de Dieppe par les protestants en 1562, le duc de Bouillon vient s'y réfugier.
En 1589, au pied des remparts, Henri IV (1553/1610) remporte une bataille décisive contre les troupes de la Ligue commandées par le duc de Mayenne.
En 1688, le château est abandonné militairement.
En 1708, déclaré impropre au service par Louis XIV (1638/1715), la citadelle est démantelée.
En 1792, il est vendu comme Bien National à un habitant d’Arques qui le préserve de la destruction. 
En 1836, il est menacé de destruction totale, mais les énergies se mobilisent sous la conduite d'Achille Deville (1789/1875, antiquaire et historien), et de M. et Mme Reiset (nouveaux propriétaires) pour en assurer la pérennité.
En 1860, quelques pièces sont aménagées en musée avant que l'État ne devienne propriétaire des lieux.
Le château fait alors l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en 1875.
Durant la Seconde Guerre Mondiale, les troupes allemandes l’occupent, y installent des pièces de la défense antiaérienne et endommagent les ruines.

Arques la bataille seine maritime le chateau

Le château d'Ételan à Saint-Maurice-d'Ételan (photo ci-dessous),  situé sur la rive droite de la Seine, entre les ponts de Brotonne et de Tancarville, domine la dernière boucle du fleuve.
En 1494, Louis Picart, bailli de Troyes et du Tournaisis, ami et chambellan du Roi Louis XII (1462/1515), entreprend la construction du château actuel sur l’emplacement d’un château fort, rasé sur les ordres de Louis XI (1423/1483).
Il ne reste de la construction médiévale qu’une cave, un mur d’enceinte et la maison des gardes datée de 1350. De style gothique flamboyant, l’édifice est contemporain du Palais de Justice et de l'hôtel de Bourgtheroulde de Rouen, ainsi que du vieux château de Clères. Il est composé de deux corps de logis à appareillage de pierres et de briques alternées reliés entre eux par une galerie d’escalier en pierre datant de la première Renaissance.
La chapelle du château, lieu unique où sont réunis des vitraux, des fresques et des statues polychromes de ce qui fut la première Renaissance normande, dédiée à Sainte Madeleine, fait partie du château et en est le joyau.
En août 1563, la petite-fille de Louis Picart, Charlotte  Le Sueur d’Esquetot, épouse de Charles de Cossé (1505/1563), maréchal de Brissac, y reçoit la régente Catherine de Médicis (1519/1589) et son fils,  le jeune roi Charles IX (1550/1574) qui viennent de reprendre Le Havre aux Anglais. C’est au château d’Ételan que la Régente, le 4 août 1563, sur les conseils de Michel de L'Hospital (1503/1573), décide de proclamer, avec un an d’avance, la majorité du Roi. À Ételan, elle fait rédiger, puis signe et scelle les Lettres de majorité du Roi.
Le château reste la propriété des maréchaux de Brissac jusqu'en 1621, année où il passe par mariage à la famille d’Épinay de Saint-Luc, qui le vend en 1714 à Charles Hénault.
Jean francois henaultMarie leszczy skaSon fils, Jean François Hénault (1685/1770, portrait de gauche), Président au Parlement de Paris, surintendant de la Maison de la reine Marie Leczinska (1703/1768, portrait de droite), historien célèbre, grand ami de François Marie Arouet dit Voltaire (1694/1778) et des philosophes, le reçoit de son père et le lègue en 1770 à son neveu, le Comte de Jonzac.  
À partir de 1774, le château est successivement la propriété des familles Belhomme de Glatigny, Deshommets de Martainville, Deschamps de Boishébert, Desgenetais, Castelbajac et Charbonnière.
André Caplet (1878/1925) compositeur, Grand Prix de Rome 1901, y séjourne souvent et y achève notamment sa célèbre messe à trois voix.
Le château est ravagé par un grave incendie en novembre 1940. Il est réquisitionné en 1943 pour accueillir une soixantaine d'enfants du Havre bombardé par l'aviation alliée.
Le château est classé aux Monuments Historiques en 1980.
Trente années de travaux de restauration plus tard, le château et la chapelle retrouvent leur splendeur d'antan en 1994. Il est entouré d’un parc de 20 ha dont trois tilleuls multi-centenaires sont classés  Arbres remarquables en 2010.

Saint maurice d etelan seine maritime le chateau d etelan

Le château de Miromesnil (photo ci-dessous) à Tourville-sur-Arques.
Le château fort, propriété de la famille Dyel, est détruit en 1589 lors de la bataille d'Arques. L'actuel château est construit entre 1590 et 1600.
L'édifice d'origine comprend la partie centrale flanquée de deux clochetons, prolongé d'un rez-de-chaussée aux extrémités, dans le style Henri IV. Les façades sont modifiées en 1640, dans le style Louis XIII.
Le propriétaire dans la seconde moitié du XVIIIème siècle est Armand Thomas Hue de Miromesnil (1723/1796), 3ème marquis de Miromesnil et garde des sceaux de France qui y meurt en 1796. Sa fille aînée, mariée à un avocat de Rouen, hérite du château.
Les étages aux extrémités sont ajoutés au XIXème siècle.
Guy de maupassantGuy de Maupassant (1850/1893, photo ci-contre) y nait le 5 août 1850. Sa famille, qui loue les lieux depuis 1849 à la baronne Marie Adélaïde Cyprienne Héloïse Corday d´Orbigny épouse d’Alfred-Henri Michel Gabriel, baron de Marescot, y réside jusqu'en 1853.
Le château est racheté en 1938 par Barbe Mathilde Simone de Mun, épouse de Bertrand Pierre Hélie comte de Voguë (1901/1987, PdG des Champagnes Veuve Cliquot-Ponsadin).
En 1945, un incendie détruit la toiture.
Le château est repris en 2004 par Jean Christophe et Nathalie Romatet, petits-enfants de Bertrand de Vogüé.
L'accès au château se fait par un pont de pierre qui surplombe les douves sèches. Il se compose d'un corps central de deux niveaux, flanqué de deux tourelles sur la face arrière. Il est prolongé sur les extrémités par un rez-de-chaussée puis deux pavillons à deux niveaux. La façade Sud est dans le style Henri IV tandis que la façade Nord est de style Louis XIII. Le dessus de la fenêtre centrale du second étage accueille les armes des Hue de Mirosmesnil.
La chapelle votive, dédiée à saint Antoine l'Ermite, est construite à la fin du  XVème siècle en grès et silex. Elle abrite des statues polychromes et des vitraux du XVIème siècle.
Les jardins, clos de murs de briques, sont dominés par un cèdre du Liban bicentenaire et entourés d'une futaie de hêtres, caractéristique du pays de Caux. Ils ont reçu le label jardin remarquable.
Le potager du XIIIème siècle est repensé en 1945.
Le château fait l’objet d’une inscription au titre des Monuments Historiques en 1942. La chapelle fait elle-aussi l’objet d’un classement en 1957.

Tourville sur arques seine maritime le chateau de miromesnil

Le château de Cany à Cany-Barville (photo ci-dessous) est un château de style Louis XIII, de forme rectangulaire et sur trois niveaux, il est fait de briques, de pierres calcaire et de grès. Il est couvert d'une toiture en ardoise. Il est entouré d'un vaste parc de 50 ha, arrosé par la Durdent, qui en alimente les douves.Pierre de becdelievre
Il a été construit entre 1640 et 1646, à la demande de Pierre Le Marinier parlementaire de Rouen, selon les plans de François Mansart.
Pierre de Becdelièvre (portrait ci-contre), marquis de Quevilly en 1654, baron de Cany et d'Archigny, conseiller d'État en 1644, premier président à la Cour des Aides de Normandie, fondateur des Carmes déchaussés de Rouen en 1660, époux de Madeleine de Moy de Breurville, puis Anne Christian de Montmorency-Luxembourg (1767/1821) lieutenant général au Gouvernement de Flandre, par son mariage avec Armande Anne Louise Marie de Becdelièvre, en sont ensuite successivement les propriétaires. En 2012, il appartient au comte Antoine de Dreux-Brézé.
Le château fait l’objet d’une inscription au titre des Monuments Historiques en 1930.

Cany barville seine maritime le chateau de cany

Mais encore : Le château de Filières à Gommerville  classé aux Monuments Historiques en 1947, le château de Galleville à Doudeville classé en 19844, le château de Tancarville classé en 1862, le château de Robert le Diable à Moulineaux classé en 1935, le château du Taillis à Duclair inscrit en 1996….

Les manoirs :
Le manoir de Pierre Corneille (1606/1684, portrait ci-contre) à Petit-Couronne (CPA ci-dessous) est un musée consacré à l'écrivain.
Pierre corneilleManoir typiquement normand avec ses pans de bois et son essentage d'ardoise, il a servi de maison des champs au dramaturge.
Ce manoir est acheté par son père,  maître particulier des Eaux et Forêts du bailliage de Rouen,  en juin 1608 avec les vastes terres  qui en dépendent.
L'écrivain en hérite en mars 1639 et son fils aîné le revend en 1686.
Le manoir reste une propriété privée durant deux siècles.
Il appartient depuis 1874 au Conseil Général de la Seine-Maritime qui entreprend qui le restaure jusqu'en 1879 sous la responsabilité du musée départemental des antiquités.
Il fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en 1939.

Petit couronne seine maritime le manoir de pierre corneille cpa

Egalement : Le manoir de Villers à Saint-Pierre-de-Manneville inscrit aux Monuments Historiques en 1997, le manoir du Catel à Ecretteville-lès-Baons inscrit en 1977, le manoir d’Ango à Varengeville-sur-Mer classé en 1862, le manoir d’Auffay à Oherville inscrit en 1932…

Les édifices religieux :
L’abbaye de Jumièges
(photo ci-dessous) est un des plus anciens et des plus importants monastères bénédictins de Normandie. Ses tours blanches s’élèvent à presque 50 m au fond d’une boucle de la Seine et sa destruction, au XIXème siècle, lui a valu le nom de plus belle ruine de France.
Il ne reste aucun vestige apparent de l’époque de sa fondation au VIIème siècle, sa visite est une traversée de 9 siècles d’architecture, du IXème au XVIIème siècle. L’abbatiale Notre-Dame, principale église de l’abbaye, en est le fleuron, et un exemple exceptionnel d’architecture romane normande.
Sa reconstruction n’a pas été envisagée mais des travaux de consolidation et de protection des maçonneries ont eu lieu régulièrement pour préserver autant qu’il est possible ses structures et son décor, et en assurer la sécurité.
Fondée vers 654 par saint Philibert, l’abbaye applique dès ses débuts la règle de saint Benoît et connaît un essor très rapide.
En 841, elle est dévastée par les Vikings, dont les raids obligent les moines à abandonner le site pendant presque 10 ans. Après la création du duché de Normandie, Guillaume 1er de Normandie dit Longue Epée (910/942), second duc, favorise sa renaissance.
Elle ne retrouve vraiment la prospérité de ses origines qu’au XIème siècle par la reconstruction de l'abbatiale Notre-Dame inaugurée par Guillaume II dit le Conquérant (1027/1087) en 1067.
Agnes sorelCharles VII (1403/1461) y loge en 1450 et y reçoit Agnès Sorel (1422/1450, portrait ci-contre), morte à Jumièges la même année.
Charles IX y vient en 1563.
Les mauristes engagent des travaux significatifs aux XVIIème et XVIIIème siècles. Après le départ des derniers moines en 1790, les bâtiments sont vendus comme Bien National et servent de carrière de pierre de 1796 à 1824.
Les ruines sont ensuite entretenues grâce au rachat en 1853 par la famille Lepel-Cointet, puis par l’Etat en 1946. L’abbaye de Jumièges devient propriété du Département de Seine-Maritime en 2007.
L'ensemble de l'ancienne abbaye et le parc attenant sont classés aux Monuments Historiques en 1947.

Jumieges seine maritime l abbaye

L’Abbaye Saint-Georges de Boscherville (photo ci-dessous), site sacré depuis le Ier siècle avant J.-C. où un premier temple en bois de tradition gauloise (fanum) est construit dans la vallée de la Seine, en bordure de la forêt de Roumare, sur les coteaux de Boscherville.
Il est reconstruit en pierre et agrandi puis abandonné au cours du IVème siècle.
Les ruines sont converties en chapelle funéraire chrétienne au VIIème siècle.
Une collégiale est construite en 1050.
Guillaume de Tancarville (1075/1129) décide en 1113 de fonder une abbaye remplaçant la collégiale existante, avec l’accord d’Henri Ier Beauclerc (1068/1135), duc de Normandie et roi d'Angleterre. Il fait appel aux moines bénédictins de Saint-Evroult-en-Ouche.
L’abbaye est édifiée  de 1113 à 1140 en pierre de Caumont et du pur style roman normand.
Elle frappe par l'harmonie de ses lignes, de ses proportions et sa grande luminosité.
La salle capitulaire présente un remarquable ensemble de statues-colonnes et de chapiteaux historiés.
Derrière le bâtiment abbatial, les jardins, tels que les moines mauristes les créent en 1683, sont reconstitués vers 1998.  Le jardin médiéval est agrandi. Ils sont influencés par le style de la fin de la Renaissance et mêlent l’héritage des jardins médiévaux à celui des jardins à l’italienne, adaptés au goût plus sobre des français. Ils s’ordonnent autour d’un axe central majestueux montant du bâtiment monastique jusqu’au pavillon des vents qui domine la scène. Tout près, un labyrinthe, récemment planté en ifs, ajoute une dimension ludique.
De ces jardins, on découvre également une vue panoramique sur la vallée de la Seine et l'ensemble de l'abbaye.
Dans l’enceinte de l’abbaye est édifié le logis des seigneurs qui la fondent. Il en subsiste la chapelle privée qui leur est réservée, la chapelle des Chambellans. Le cloître de verdure complète l'abbaye d'une note originale.
Le domaine abbatiale est dominé par une imposante tour-lanterne et s’étend sur 7 ha.
Le bâtiment monastique, édifié par les moines mauristes au XVIIème siècle, a conservé ses élégantes voutes de pierre.
L’ensemble est resté dans un état de conservation remarquable.
En 1998, les dernières grandes restaurations du domaine abbatial  sont achevées.
Elle fait l’objet de multiples protections au titre des Monuments Historiques : classement de l'église en 1840, classement du cloître en 1862, classement de la salle capitulaire en 1875, inscription de parcelles cadastrales en 1987 et classement de divers vestiges enfouis ainsi que divers bâtiments subsistants en 1989.

Boscherville seine maritime l abbaye

L’Abbaye de Valasse (photo ci-dessous) est née de vœux croisés au XIIème siècle.
Mathilde L’Emperesse (1102/1167), petite fille de Guillaume dit le Conquérant, est retenue captive à Oxford et fait  le vœu de fonder une abbaye si elle parvient à s’échapper saine et sauve.
Parallèlement, Galéran IV de Meulan (1104/1166), lors du voyage retour de la Seconde Croisade,  est pris dans une tempête à bord de son navire. Il fait lui aussi le vœu de fonder une abbaye s’il  en réchappe sain et sauf.
Sur les conseils de l’archevêque de Rouen, Galéran et Mathilde unissent leurs vœux.
Le 18 février 1156, le pape Adrien IV consacre définitivement l’Abbaye du Valasse sous le nom de Notre Dame du Vœu. L’ensemble des bâtiments sont achevés en 1218. Une communauté de moines cisterciens, obéissant à la règle de Saint Benoît, s’y installent dès 1157.
L’église abbatiale est détruite durant la Guerre de Cent Ans. Elle est reconstruite durant les XVème et XVIème siècles en style gothique avec les pierres de la carrière du Valasse.
Elle est saccagée par les Protestants en 1562.
A la Révolution Française, elle est vendue comme Bien National et devient en 1793 la résidence d’un riche négociant Havrais, Jean François Begouen, qui lui donne  des allures de château classique. Ces aménagements sont poursuivis par la famille Fauquet, qui en devient propriétaire en 1831.
Après avoir été aménagée en filature au XIXème siècle, puis en laiterie après la Seconde Guerre Mondiale, elle est, depuis 1985, la propriété de la commune de Gruchet-le-Valasse et accueille des événements.
Elle fait l’objet d’une inscription au titre des Monuments Historiques en 1943.

Gruchet la valasse seine maritime l abbaye de valasse

Mais encore : l’abbatiale de la Sainte-Trinité de Fécamp, la cathédrale Notre-Dame de Rouen, la collégiale de Blainville, l’abbaye de Fontenelle à Caudebec-en-Caux, la collégiale Saint-Hildevert à Gournay-en-Bray, l’église Notre-Dame de l’Assomption à Caudebec-en-Caux, l’église Saint-Jacques à Dieppe, la chapelle du collège des Jésuites à Eu…

Les parcs et réserves naturelles :
Le Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande,
La Côte d'Albâtre avec ses plages de galets et ses falaises,
Le parc de découverte Eana sur l'écologie et les plantes
Le jardin botanique du Bois des Moutiers de 12ha à Varengeville-sur-Mer.

Les ponts :
En 1959, le pont de Tancarville ouvre à la circulation.
En 1977, le pont de Brotonne.
En 1995, le pont de Normandie, trait d'union entre les deux Normandie, en aval de l'estuaire de la Seine, à l'époque c'est le plus haut pont à haubans du monde.
En 2008, le pont Gustave Flaubert, constitue un nouveau lien entre les rives droite et gauche de Rouen. Dans sa catégorie de pont levant, il est le plus long au monde et le plus haut d'Europe.

Les  ports :
Saint-Valéry-en-Caux pour la plaisance.
Huit passages d'eaux entre Rouen et l'embouchure de la Seine, permettent la traversée de celle-ci  par des bacs amphidromes, en l'absence de ponts.

 

Dans ce département, 52 villes ou villages,

ont été témoin de la vie

(naissances, baptêmes, mariages, décès, inhumations…)

de 209 ancêtres (pour 68 patronymes différents) du Xème au XXème siècles

 

 

Cantons carte 76

Le département et ses cantons (2015)

 

 


 


 

Sources
Sites et photo : Wikipedia,
L’abbaye de Jumièges, L’abbaye Saint-Georges de Boscherville, L’abbaye du Valasse.

Vidéo : YouTube.

Date de dernière mise à jour : 30/07/2017