Beaurevoir

Beaurevoir adm

Village de l'ancien Cambrésis, situé à 20Kms au Nord de Saint Quentin dans une plaine accidentée et entourée de bois.

Beaurevoir blasonHéraldique

Blasonnement de la ville :
D'or aux trois maillets de sinople.

Drapeau francais fond blancHistoire

Ancienne dénomination : Bellum videre (Belle vue).
Le pays de Beaurevoir est situé dans la partie de la Gaule devenue la Haute-Picardie, aux confins du Vermandois et du Cambrésis.
La ville dépendait alors du diocèse de Cambrai et la plupart des seigneurs de Beaurevoir se firent inhumer dans sa cathédrale.
Des vestiges de constructions datant de trois époques différentes existent encore : époques de la pierre, des Gaules et des Comtes du Vermandois. Possession des Luxembourg-Ligny, des Bourbons, puis des Nesles.

Les occupants du château de Beaurevoir (Source : www.genealogie-aisne.com - Jean-Luc Dumoulin)

L’existence d’un château dès le XIIème siècle est admise sur la foi de plusieurs sources. Amédée Piette assigne la date de 1167 au premier château de Beaurevoir, bâti selon lui par Philippe, comte de Flandre, héritier de Raoul de Vermandois.
1058 : Alielme de Beauvoir,
cité dans un diplôme du roi Henri Ier.
1087 : Hugues de Beauvoir, "vir proeclues", cousin de Burchard de Guise.
111. : Baudoin de Beaurevoir, fils d’Hugues de Beauvoir. Son épouse est N... d'Oisy dont il aura au moins 1 enfant : Baudoin
1161 : Aldo de Beaurevoir, chevalier de Beaurevoir. Son épouse est Ermengarde de Commines dont il aura au moins 2 enfants : Burchard, Baudoin.
1178 : Mathieu de Beauvoir, frère de Guy de Beauvoir.
1178/1202 : Baudoin de Beaurevoir,
seigneur de Beaurevoir et Wailaincourt. Son épouse est Avissie dont il aura au moins 5 enfants : Baudoin, Mathieu (seigneur de Prémont), Adam, Aélide (femme de Nicolas de La Flamengrie) et Joia (femme de Jean de Dours).
1202 : Baudoin de Beaurevoir dit Buridan, seigneur de Beaurevoir; Son épouse est Ida.
1217 : Manassès de Beaurevoir. Son épouse est Godde dont il aura au moins 2 enfants : Guy et Jacques.
1227/1262 : Riboald de Beaurevoir,
seigneur de Beaurevoir. Son épouse est Sibille de La Tour-du-Pin.
1231 : Mathieu de Wallaincourt, cousin de Guy de Beaurevoir et fils d'Adam de Wallaincourt. Son épouse est Mathilde dont il aura au moins 3 enfants : Mathieu, Jacques et Oda.
12.. : Pierre de Tombes, seigneur de Tombes.
1243 : Pierre II de Tombes, seigneur de Tombes.
1274 : Jean de Beaurevoir
1293 : Jacques de Beaurevoir,
chevalier, sire de Saint-Simon et de Beaurevoir.
Le domaine devient, dans la seconde moitié du XIIIème siècle, la possession de la branche française de la Maison de Luxembourg.
Vers 1270 : Jeanne de Beaurevoir, veuve de Gilles de Beaumetz, fille de Jean, épouse Waléran 1er de Luxembourg (1245/1288), fils de Henri V « le Blond », comte de Luxembourg et de Marguerite de Bar. Il devient par cette union, le premier Luxembourg, sire de Ligny, seigneur de Beaurevoir. Le couple a au moins 6 enfants : Henri, Jean, Waleran, Philippe, Isabelle (femme de Guillaume de Bredorade) et Marguerite. Résidant souvent à Cambrai et fort occupé par la guerre, il n’eût sans doute pas la possibilité de fortifier Beaurevoir. Il est mort au combat de Woringen près de Cologne. Le château entre alors dans la maison des Luxembourg-Limbourg. Son fils Waléran II, comte de Luxembourg (1275/1354) fut seigneur de Ligny, Roussy et de Beauvoir de 1288 à 1354, époux de Guyotte de Hautbourdin, châtelaine de Lille, (1275/ 1338) il s’occupa activement de Beaurevoir et envisagea d’y résider en permanence. On peut tenir pour certain qu’un édifice assez puissamment fortifié existait quand Waléran II était seigneur de Beaurevoir, au tout début du XIVème siècle. C’est vraisemblablement lui qui commença la construction d’une enceinte fortifiée, première ébauche du futur château fort.
En 1310, il cède la « gouvernance et capitainerie » de son « castel » en échange de quelques terres. Le 6 juin 1314, à 40 ans, il fonde avec son épouse Guyotte, quatre chapelles à Beaurevoir. Ils eurent quatre enfants, Jean 1er, Waléran, Jacques et Catherine. En 1348, la branche aînée de la maison de Limbourg, représentée par les comtes de Berg s'éteignit, et Waléran II obtint de son cousin Charles IV de Luxembourg, empereur germanique, le droit de reprendre leurs armoiries.
Le texte de la fondation précise que les « manoirs » ou maisons des chapelains se trouvent « dans le clos des murs et des fossés ». Ce qui signifie donc que le château était déjà bâti ou en cours de construction. Le tracé général de la forteresse, y compris ses ouvrages secondaires, la porte existant sur le mur du ravelin Sud et le pont-levis à bascule qui la domine, remontent donc à Waleran II et peut-être même avant lui.
1330 : Jean 1er de Luxembourg (1300/1364) fils du précédent, va succéder à Waléran II, il est châtelain de Lille, seigneur de Ligny, de Beauvoir et Roussy de 1354 à 1364. Il épouse en 1330 Alix de Dampierre-Flandre (1322/1346), dame de Richebourg, fille de Guy de Dampierre et de Béatrice de Putten en Strijen. Ils eurent au moins 10 enfants dont : Guy, Waleran, Henri, Jean, Marie (femme de Henri de Joinville), Philippe, Jeanne (femme de Guy IV de Châtillon, comte de St Pôl)...
1364 : Guy de Luxembourg (1340/1371), seigneur de Roussy et de Beaurevoir de 1364 à 1371, comte de Ligny et de Saint-Pol. Il épouse en 1354, Mahaut de Châtillon, comtesse de Saint-Pol (1335/1378) dont il aura au moins 8 enfants : Waleran, Jean, Pierre (évêque de Metz, canonisé par Clément VII), André (évêque de Cambrai), Marguerite (femme de Pierre d'Enghien, comte de Liche et  de Jean de Werchin, sénéchal de Hainaut), Marie (femme de Jean de Condé, seigneur de Bailleul et de Simon de Salm), Jeanne (qu'on croit avoir épousé le comte de Rethel) et Guy (tué en 1371, défendant le parti de Venceslas, duc de Brabant, contre le marquis de Juliers).
1371/1415 : Waléran III de Luxembourg, né à Saint-Pol-sur-Ternoise vers 1357, mort au château d'Ivoy le 12 avril 1415, comte de Saint-Pol, de Ligny, seigneur de Roussy et de Beauvoir, fils du précédent. Il entra au service de Charles V, roi de France, tomba entre les mains des Anglais et, pendant sa captivité, épousa en 1380 Maud Holland, veuve d'Hugues de Courtenay, fille de Thomas Holland et de Jeanne de Kent, et sœur utérine de Richard II, roi d'Angleterre. Il leur naquit une fille Jeanne, qui épousa Antoine de Bourgogne (1384/1415), duc de Brabant et de Limbourg. Veuf, il se remarie en 1393 avec Bonne de Bar, fille de Robert 1er, duc de Bar et de Marie de France, mais ils n'eurent pas d'enfant.  Charles VI le chargea de négocier la paix à Londres (1396) et le nomma gouverneur de Gênes (1397). Pendant la démence du roi, le duc de Bourgogne, dont il était partisan dévoué, lui fit donner la grande maîtrise des eaux et forêts, puis en 1410 le gouvernement de Paris et en 1412 la place de connétable. Il établit à Paris la milice des Écorcheurs, et battit plusieurs fois les Armagnacs en Normandie. Il dut quitter Paris avec le parti bourguignon en 1413 et mourut peu après.
1415-1441 : Jean II de Luxembourg (1392/1441) seigneur de Beaurevoir et de Richebourg, comte de Guise de 1425 à 1441 et de Ligny-en-Barrois de 1430 à 1441. Il épouse Marguerite d'Enghien, comtesse de Conversan et de Brienne puis en 1418, Jeanne de Béthune, fille de Robert VIII de Béthune, vicomte de Meaux et de Jeanne de Barbançon. Il désigna comme héritier son neveu Louis, fils de son frère aîné Pierre. Il avait au moins 3 enfants : Pierre (comte de Conversan), Jean et Louis (évêque de Térouanne, chancelier de France, cardinal-archevêque de Rouen).
Au service de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, il fut nommé gouverneur d’Arras en 1414. En 1418, il délivre Senlis assiégé par les Armagnacs. Il fut gouverneur de Paris de 1418 à 1420. Puis il se tourna vers la terre de Guise. En effet, cette seigneurie avait été autrefois tenue par les Châtillon comtes de Saint-Pol, et Jean, descendant des Châtillon Saint Pol, revendiqua la possession de ce fief, dont l'importance stratégique augmentait en raison de l'unification des Pays-Bas par les ducs de Bourgogne. Il se fit confirmer ses droits par le duc de Bedford, régent de France au nom de son neveu Henri VI, roi d’Angleterre, et prit le château en 1425.
En 1430, il défend Compiègne que Jeanne d’Arc tente de prendre. Au cours d’une sortie, le 23 mai 1430, il la fait prisonnière. Il la livrera plus tard aux Anglais pour la somme de 10000 livres tournois. A cette époque, sa tante, Jeanne dite « la Demoiselle de Luxembourg », fille de Guy, comte de Ligny et de Mahaut de Châtillon, comtesse de Saint-Pol, vivait à Beaurevoir. Elle  tenta de le dissuader  de vendre Jeanne d’Arc aux Anglais.
En 1435, il refuse de signer le traité d’Arras qui mettait fin au conflit franco bourguignon. Charles VII, roi de France, était sur le point de monter une opération pour le mettre au pas, lorsqu’il mourut. Le roi confisqua alors ses possessions, mais il finit par les rendre à titre viager à son neveu et héritier Louis.
1441 : Louis de Luxembourg Saint-Pol, comte de Brienne, de Conversano et de Saint-Pol de 1433 à 1475, de Ligny, de Guise, de Marle et de Soissons. Il était fils de Pierre 1er de Luxembourg, comte de Saint-Pol, de Brienne et de Conversano, et de Marguerite des Baux. Il fut élevé par son oncle Jean de Luxembourg.
Le comte du Maine lui intenta un procès pour la possession de Guise. Il y eut finalement un arrangement, Charles du Maine épousa la sœur de Louis et reçut Guise en dot. Il devint l'ami du dauphin et combattit les Anglais en Flandre et en Normandie. Sous Louis XI, il entra dans la Ligue du Bien public en 1465 et commanda l'avant-garde du comte de Charollais à la bataille de Montlhéry, obtint au Traité de Conflans le titre de connétable, épousa Louise de Savoie, sœur de la reine Charlotte, et se fit donner le comté de Guînes et la seigneurie de Novions.
Édouard IV, roi d’Angleterre, livra à Louis XI la correspondance du connétable, qui fut condamné à mort par le Parlement de Paris, et décapité sur la place de l'Hôtel de Ville à Paris.
Les biens de Louis sont confisqués après sa mort et certaines seigneuries, comme Beaurevoir et Ham, données par le roi à la famille Rohan. Pourtant après de nombreuses disputes, Marie de Luxembourg, héritière et petite fille de Louis, rentre en possession de Beaurevoir et de Ham, où elle habitera presque constamment.
14.. : Jean IV de Luxembourg,  comte de St-Pôl, seigneur de Beaurevoir. Louis XI lui confisqua la terre de Beaurevoir et la donna en 1475 au duc de Bourgogne; mais elle lui revint deux ans après par suite de la mort de Charles le Téméraire.
14.. : Jacques de Longeval, seigneur de Beaurevoir, grand bailli du Vermandois.
1503-1515 : Philippe de Longeval, seigneur de Beaurevoir, grand bailli de Vermandois.
La terre de Beaurevoir rentra ensuite dans les mains de Marie de Luxembourg qui la donna à son fils Charles de Bourbon-Vendôme.
Marie de Luxembourg (1472/1546), fille de Pierre II de Luxembourg, comte de Saint-Pol, et de Marguerite de Savoie (1439/ 1483) elle est comtesse de Saint-Pol, de Marle et de Soissons. Elle épouse en 1460 en premières noces son oncle Jacques de Savoie (1450/1486) comte de Romont et baron de Vaud, dont elle eut : Françoise de Savoie, mariée à Henri III de Nassau-Dillimberg, et morte sans postérité en 1511. Veuve, elle se remarie en 1487 avec François de Bourbon (1470/1495), comte de Vendôme et devient ainsi l’arrière grand-mère du roi Henri IV. Elle eut : Charles, comte puis duc de Vendôme et duc de Bourbon ; François, comte de Saint-Pol et d’Estouteville ; Louis, qui devint cardinal ; Antoinette, mariée à Claude de Lorraine, duc de Guise ; Louise, abbesse de Fontevrault. A la mort de son second mari, elle prit la tutelle de ses enfants et gouverna le comté de Vendôme, dont elle avait l'usufruit, jusqu'à sa mort. Elle embellit fortement la ville de Vendôme, faisant restaurer ou reconstruire plusieurs édifices.
Par ce mariage la forteresse passe alors à la maison des Bourbon, c'est-à-dire à la Maison de France. 
1484 : Jacques de Savoie Seigneur de Beaurevoir par son mariage avec Marie de Luxembourg.
1487 : François de Bourbon, comte de Vendôme, seigneur de Beaurevoir par son mariage avec Marie de Luxembourg.
1539 : Charles de Bourbon-Vendôme, la terre lui est donnée par sa mère, Marie de Luxembourg.
15.. : Jeanne d’Albret, reine de Navarre et mère d’Henri IV.
1594 : Maréchal de Balagny, la terre est vendue parHenri IV qui en hérita de Jeanne d'Albret, sa mère.
Après 1594 : René IV de Mailly, marquis de Nesle, achète la terre de Beaurevoir.
1720 : François Armand, marquis de Caulaincourt, achète cette terre et agrandit le domaine.

Personnalités liées à la commune

Jeanne arc prison cauchonJeanne d’Arc
Prisonnière de Jean de Luxembourg, elle fut transférée du château de Beaulieu au château de Beaurevoir. Elle y fut d'abord traitée avec douceur par la tante de Jean de Luxembourg et par son épouse Jeanne de Béthune. Pieuses et charitables, Jeanne d'Arc leur fit grande impression. Elles lui offrirent une robe, mais Jeanne refusa de quitter sa vêture masculine.
Jeanne recevait des visites, notamment celle d'Aymon de Macy, et fut tenue au courant de la situation critique de Compiègne et des pourparlers pour la vendre aux Anglais. Elle prit la résolution de tenter une nouvelle évasion, malgré ses "voix" (selon ses déclarations) qui lui conseillèrent la prudence.
Elle était claustrée au dernier étage d'une tour d'angle, haute d'environ 30 mètres, la muraille y était à pic et s'achevait dans un fossé à sec. L'étroite fenêtre de la geôle n'était pas grillagée, Jeanne s'y glissa et, selon ses déclarations, se recommanda à sainte Catherine. Elle tomba lourdement dans le fossé, à moitié évanouie, elle entendit des gens crier : elle est morte. Des gardes accoururent, elle reprit conscience. Dans leur saisissement de la trouver encore en vie, l'un ne put que dire : Vous avez sauté ? On la porta dans sa cellule, où, courbatue, elle resta étendue sur un grabat, incapable de boire et de manger durant 3 jours.
Les juges de Rouen profitèrent de cette évasion manquée pour l'accuser d'avoir voulu se suicider. Cependant, le réquisitoire définitif ne fit pas allusion au suicide. (Ci-contre, Jeanne d'Arc interrogée par Pierre Cauchon, gravure issue de l'ouvrage Cassell's history of England, 1902).

Josquin desprezJosquin Lebloitte dit Josquin des Prés 
Il est né à Beaurevoir vers 1450 et mort à Condé-sur-l'Escaut en 1521, souvent désigné simplement sous le nom de Josquin, est un compositeur franco-flamand de la Renaissance. Il est le compositeur européen le plus célèbre entre Guillaume Dufay et Palestrina et est habituellement considéré comme la figure centrale de l'école franco-flamande. Josquin est largement considéré par les spécialistes comme le premier grand maître dans le domaine de la polyphonie vocale des débuts de la Renaissance, style qui allait poursuivre son développement au cours de sa vie.

Gabriel Albert Auguste Hanotaux
Est un diplomate, historien et homme politique français, né à Beaurevoir en 1853 et mort à Paris en 1944. En 1879, il intégra les cadres du ministère des Affaires étrangères comme secrétaire-adjoint et gravit un à un les échelons de la carrière diplomatique. Il sert notamment comme secrétaire d'ambassade à Constantinople. Il s'intéresse très tôt aux questions coloniales au contact de Jules Ferry. Il est élu député de l'Aisne en 1886 mais est battu en 1889. Il milite dans le camp républicain aux côtés de Léon Gambetta et de Jules Ferry, dont il sera le chef de cabinet en 1883. Gabriel hanotaux 2Le 31 mai 1894, il devient ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Charles Dupuy. Il le demeure jusqu'au 14 juin 1898 avec toutefois une interruption durant le Gouvernement Léon Bourgeois du 1er novembre 1895 au 23 avril 1896. Il est à nouveau ministre des Affaires étrangères de 1896 à 1898 dans le gouvernement Jules Méline et accompagne le président Félix Faure en visite officielle à Saint-Pétersbourg. Il fréquente le salon de Madame Armand de Caillavet, l'égérie d'Anatole France.
En 1909, il est le président-fondateur du Comité France-Amérique et sera l'instigateur de plusieurs missions dont la : Mission Champlain (1912), la Mission Fayolle (1921) et la Mission Jacques Cartier.
Il est également délégué de la France à la Société des Nations.
Il possédait une résidence à Pargnan (Aisne) où il aimait passer l'été.
Gabriel Hanotaux a publié divers ouvrages historiques dont le plus connu et le plus important est l'Histoire du cardinal de Richelieu (2 vol., 1888). Il est aussi l'auteur d'un essai de référence sur les Origines de l'institution des intendants des provinces (1884) et d'une Histoire de la France contemporaine (1871-1900) (1903-1908) qui est un classique. Il a également édité les Instructions des ambassadeurs de France à Rome, depuis les traités de Westphalie (1888).
Il fut élu à l'Académie française au fauteuil 29 en 1897 et à l'Académie de Rouen en 1901.

Christophe Marichelle
Est né à Beaurevoir en 1869 et mort à Loango (Congo) en 1929, missionnaire et dialecticien. Orphelin à l'âge d'un an, il est recueilli par son oncle maternel, prêtre à la cathédrale de Laon. Il suit ses études théologiques au petit séminaire de Liesse, sera ordonné prêtre des missions étrangères et partira en mission au Royaume de Loango au Congo pour évangéliser les populations locales de la tribu Vili (photo 5 ci-contre). Durant son sacerdoce, il apprendra leur dialecte et en publiera une grammaire et un dictionnaire français-vili unique encore à ce jour.

Alfred Marichelle
Est
né en 1866 à Beaurevoir, organiste, compositeur et professeur d'harmonie, de fugue et de contrepoint à l'école Niedermeyer, il a formé quelques uns des plus grands organistes français. Son fils Léon sera lui aussi organiste.

François Molet
Est né en 1905 à Beaurevoir, cultivateur, fut appelé sous les drapeaux le 15 mai 1925, il rejoint Mayence ou il est promu brigadier. Un an plus tard, brillamment reçu à l’examen, il est nommé maréchal des logis le 11 mai 1926. Excellemment noté par ses supérieurs dans ses fonctions, pour sa droiture, sa gentillesse et son sens social. Libéré de ses obligations en 1926, il retrouve son pays et ses occupations professionnelles. Il obtient dans la réserve le grade de sergent chef. Après avoir épousé à Levergies en 1932, Paule Boulanger, dont il aura quatre enfants, il exploite la ferme familiale.
1364027335 fmoletEn 1938, les prémices de la seconde guerre mondiale lui valent d'être affecté à une unité sur la ligne Maginot. Puis, en septembre 1939, mobilisation générale : il est alors affecté à la 101e batterie du 2e dépôt d'artillerie à Abbeville, puis au 28e régiment de la garde, 1er bataillon, 5e compagnie, dernière unité.
Le 20 mai 1940, il se trouve mêlé, malgré lui, à «l’affaire des 21 fusillés du kiosque d’Abbeville» : le 15 mai, l’administration pénitentiaire de la prison de Bruges, submergée par l’incarcération de « suspects », décide d’en transférer une partie vers la France. Un groupe de 78 « suspects » est extrait de la prison belge, remis à la Sûreté puis conduit en France (20 Belges, 18 Juifs de nationalité inconnue, 14 Allemands, 6 Néerlandais, 3 Luxembourgeois, 9 Italiens, 2 Suisses, 1 Français alsacien, 1 Espagnol, 1 Danois, 1 Autrichien, 1 Tchèque, 1 Canadien, Léon Degrelle, fondateur du mouvement fasciste Rex, Robert Bell, entraîneur de l’équipe nationale allemande de hockey sur glace, incarcéré en mars 1940 pour manque de papiers en règle et suspecté d’être un espion. Bien entendu, tous ne sont pas innocents). Le convoi arrive à Abbeville dans la nuit du 19 au 20 mai. Ne sachant où «loger» les prisonniers, on les enferme dans la cave du kiosque à musique. Les Allemands sont aux portes de la ville. Les militaires français doivent décrocher. Mais que faire des prisonniers ? 21 d’entre eux vont être passés par les armes, sans autre forme de procès. Quelques mois plus tard, l’affaire est jugée par un tribunal allemand…
François Molet, sergent chef de réserve, ainsi que son chef direct, le lieutenant Caron, sont condamnés à mort et fusillés le 7 avril 1942 au mont Valérien…
Une rue de Beaurevoir porte son nom.

Patrimoine

La maison natale de Gabriel Hanotaux.

L’église Sainte Jeanne d’Arc a été construite sur l’emplacement de la chapelle du château. Beaurevoir a jadis compté 7 chapelles.

Au XVème siècle, la ville était entourée d’une forêt et dominée par la forteresse de Jean de Luxembourg, sur une éminence côté Sud.
A environ 500m du fort, une tour de garde, pour surveiller les abords du château, est encore visible aujourd’hui au milieu des champs. Cette tour est devenue depuis longtemps un moulin à vent. Le nom de « Moulin de pierres » qui lui a été donné est devenu un lieu-dit. On l’appelle aussi parfois, improprement, «Tour Jeanne d’Arc» parce qu’elle dépendait du château où l’héroïne fut prisonnière, mais Jeanne fut captive dans le donjon du château, jamais dans cette tour. Elle est classée aux Monuments Historiques depuis 1920.
La demeure seigneuriale, défendue par 11 tours était construite sur une superficie relativement réduite, moins d’un hectare. L’emplacement du donjon est identifié, mais le soulèvement de terre qui le fait émerger du fossé voisin est de plus en plus recouvert par une végétation désordonnée. En 1898, on distinguait encore un pan de muraille.
Quant aux galeries souterraines, elles sont parfaitement conservées dans leur état d’origine. On devait autrefois s’éclairer d’une bougie pour y descendre, maintenant un éclairage électrique jalonne le parcours.
Du château il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges visibles. Il fut totalement démantelé, excepté le donjon, sous Louis XIV, en 1674.
Après la Révolution, le domaine, qui appartenait au marquis de Mailly-Nesle, est confisqué comme bien d’émigré. Les restes sont alors mis en vente et adjugés au citoyen Aimé Manteux pour le compte de Rémy Nicolas PARIS, habitant de Beaurevoir. Ce dernier fait démolir le donjon pour récupérer ou vendre les pierres.

Hameaux, Lieux-dits et écarts

La Sablonnière, Ponchaux, Vaux-le-Prêtre, Somescaut, la Ferme de la Motte ainsi que quelques habitations isolées dans la forêt.

Evolution de la population

Beaurevoir demo

Nos ancêtres de Beaurevoir …

Naissances/baptêmes :
DUEZ Hyppolite Joseph (sosa 452G9) le 11 avril 1755.
PEIN François (sosa 1810G11) vers 1704.

Unions :DUEZ Thomas (sosa 904G10) 1er mariage, avec PEIN Marie Anne (sosa 905G10) le 7 mai 1752.
PEIN François (sosa 1810G11)  1er mariage, avec  OLIVIER Anne (sosa 1811G11) vers 1728.

Décès/inhumations :
OLIVIER Anne (sosa 1811G11) épouse PEIN, avant 1734.
PEIN Marie Anne (sosa 905G10), épouse DUEZ, fileuse, le 6 mai 1761.
WATTIN Jeanne (sosa 3621G12), épouse PEIN, avant 1739.

 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015