Bouconville-Vauclair

Bouconville vauclair adm

Le village se trouve sur un site vallonné entouré par la forêt de Vauclair, bâti en haut de la vallée de l’Ailette, au pied d’une colline élevée, sur l’antique chaussée gauloise de Laon à Reims.
La Rivière L'ailette, le Ruisseau de Beaurepaire sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune.
Entièrement détruit lors de la Première Guerre, il fut reconstruit à l’emplacement même de l’ancien village.

Drapeau francais fond blancHistoire

Begonisvilla (Xème siècle) Becum villa (1143) Bouconvilla (1239) Boconisvilla (1155).
Le hameau de Vaucler ou Vauclerc, peut avoir été fondé au IXème siècle par Begon, gendre de Louis le Débonnaire.
Au XVIème siècle foire et marché s’établissent sur la commune.
En 1923, la commune de Vauclerc-et-la-Vallée-Foulon, entièrement détruite, est supprimée et divisée en deux parties : l'ancienne commune, Vauclerc, est rattachée à la commune de Boncouville tandis que le hameau, la Vallée-Foulon, est absorbé par Oulches.
En 1973, la commune prend son nom actuel de Bonconville-Vauclair.

Le château de La Bove à travers les Temps

Attestée dans les textes dès 1259, la Bove, ferme dépendante de Bouconville, était autrefois une seigneurie importante avec un château et un vaste parc dominant les plaines de Champagne.  La Bove tire son nom des multiples carrières souterraines situées sous l'actuelle bâtisse. A l'origine, la propriété appartenait à la cathédrale de Reims. En 1160, le château de la Bove devint une seigneurie laïque dépendant de la châtellenie d'Eppes et relevant de la grosse tour de Laon.
En 1432, la Bove fut attaquée par les Anglo-Bourguignons de Rethel sous la conduite de Ternant. Le château fut pris et pillé. La garnison, coupable de s’être défendue, fut attaché au gibet. Le Roi reprit La Bove en 1441.
Pendant la Ligue, l'édifice constituait un des forts royalistes de la contrée permettant de surveiller la route menant de Reims à Laon. La propriété se dégradant peu à peu, la grande tour fut reconstruite en 1638.
En 1719, Gaspard Hyacinthe de Caze acheta le domaine à François Augustin d'Augsbourg. Il fit entièrement rebâtir le château entre 1725 à 1730, y ajoutant de magnifiques jardins.
En 1753, la propriété est achetée par Françoise de Châlus, dame d'honneur de Madame Adélaïde de France, fille de Louis XV, épouse de Jean, duc de Narbonne-Lara et maréchal de camp. La princesse et ses sœurs lui rendaient régulièrement visite en empruntant le chemin de crête auquel elles donnèrent le nom de « Chemin des Dames ». La comtesse posséda le château jusqu'à la Révolution.
En 1789,  le domaine fut confisqué puis racheté en partie par le vendeur précédent : étant donné le degré de dégradation de l'édifice, le propriétaire en acheva la démolition. Une chapelle fut reconstruite. Les écuries voûtées constituaient les seuls vestiges du château de 1725.
C'est en 1821 que la famille Desèvre de Soissons entra en possession de la modeste habitation qui avait survécu au château, dont il ne restait plus que les communs et le parc. La maison de plaisance du XIXème siècle était composée d'un corps principal de cinq travées de long, flanqué de deux parties latérales de logis ajourées de trois baies cintrées au deuxième étage et de fenêtres rectangulaires au rez-de-chaussée. Desèvre reconstitua en partie le domaine autour de ces vestiges. Des souterrains, voûtés ou à l'état de carrières, traversaient la propriété entre la ferme et le château. Les travaux entrepris par le nouvel acquéreur, dans le but d'établir un chemin plus facile pour accéder au parc, ont mis au jour les murs de soutènement des terrasses de l'ancien château.
La propriété fut occupée lors des exactions qui opposèrent les Russes à la Jeune Garde de Napoléon : un officier de l'armée de l'Empereur, le général Ney, y campa le 6 mars 1814.
Le château fut ensuite acquis en 1893 par Henri Rillart de Verneuil (1870-1948), celui-ci y ajouta en 1900-1901 deux pavillons et deux tourelles rectangulaires. Une ferme complétait le complexe architectural.
Le site, occupant un emplacement stratégique, fut ensuite investi par l'état major allemand dès 1914. En janvier 1917, le château était déjà complètement pillé, les communs brûlés et la ferme très endommagée. Il fut entièrement détruit le 15 avril 1917 lors de l'offensive Nivelle : alors que les Allemands occupaient le château, le propriétaire envoya 150 obus de 370 sur sa demeure.
Les travaux de reconstruction se poursuivirent de 1928 à 1933. L'habitation, désormais plus près de la vallée, est en fait une réplique réduite du château de Champs-sur-Marne, construit entre 1701 et 1710. La chapelle actuelle, remplaçant la dernière bénite en 1907, fut consacrée en 1932 par Monseigneur Mennechet, évêque de Soissons et reconstruite à l'emplacement exact de l'ancien château. Lors des travaux de restauration, les propriétaires habitaient dans la maison du gardien, à l'entrée de la propriété, reconstruite en 1922. Des vestiges de l'ancienne forteresse médiévale ainsi que le chemin pavé de la demeure du XVIIIème siècle sont encore visibles.
Etant donnés son emplacement stratégique, sa position essentielle au cœur de l'histoire du Chemin des Dames, sa construction raffinée, ses jardins et la présence de vestiges médiévaux, le site possède un intérêt certain, tant historique qu´architectural.

L’abbaye de Vaucler

Le sol sablo-argileux, ajouté à la présence de multiples sources, tendent à justifier l´occupation du site dès l´époque néolithique (silex et sépultures de la fin de l´âge de pierre). L'installation d'une population gallo-romaine au lieu-dit Le Pré du Moulin jusqu'au IIIème siècle est attestée par la découverte de fours de potier et de bronzier et de plusieurs bas-fourneaux de fer.
Barthélemy de Joux et Bernard de Clairvaux investissent ensuite l´emplacement en 1134 au lieu-dit Curtmenblein, afin d´y fonder la quinzième fille de Clairvaux. L'abbaye prend alors le nom de Vallis Clara en hommage à la communauté fondatrice. A la tête des moines, se trouve le savant écolâtre anglais Henri Murdac (futur abbé de Fontains puis archevêque de York). Les travaux de la première église, exécutés d'un seul jet, s'achevèvent en 1142. Suivant le plan typique des églises fondées par Clairvaux, parfaitement adapté à la première liturgie cistercienne, l'édifice est pourvu d'une longue nef de neuf travées, d'un chœur relativement étroit à chevet plat, de chapelles orientées rectangulaires groupées par paire sur chaque bras du transept. L'intérieur est recouvert d'un enduit à faux appareillage. La construction des bâtiments conventuels s'étale jusqu'en 1160.
L'abbaye prospère rapidement, au XIIIème siècle notamment. Une importante donation sur un emplacement légèrement éloigné permet une nouvelle campagne de construction entre 1222 et 1237. C'est à cette époque que débutent les travaux du monastère dont il ne reste actuellement que des ruines. L'érection de l'église Saint-Martin, desservie par les moines jusqu'à la Révolution et détruite au XIXème siècle, se poursuit de 1226 à 1256. Le chantier de construction débute par l'aile des convers à l'Ouest, le cloître, l'aile des moines à l'Est puis par l'église. Mais, trop ambitieux, il s'essouffle. Le chœur, le transept ainsi que les deux dernières travées sont alors les seuls éléments réalisés ; la nef de la première abbatiale est en partie conservée, formant ainsi l'église des convers. Les bâtiments du XIIIème siècle sont appareillés avec grand soin, sans blocage. Le 24 juin 1257 voit la dédicace de l'abbatiale, encore inachevée, par Itier de Mauny, évêque de Laon.
L'abbaye est brûlée et pillée par les Anglais en 1359. Puis c'est la peste qui décime la communauté.
Pour l'édification des constructions, les moines possèdent leurs propres carrières de pierre : celle de la Caverne du Dragon et celle de Chermizy (cette dernière servit également au chantier de la cathédrale de Laon). La ferme d'Hurtebise, à quelques centaines de mètres plus au Sud, est une dépendance de l'abbaye, qui possède également deux moulins à fouler le drap. Cinq types de bâtiments artisanaux sont présents dans l'enclos : un moulin, un four à chaux, trois fours tuiliers, deux pressoirs, un bac de tannerie.
D'importants travaux de restauration sont exécutés au XVIème siècle sous Martin Berthain : celui-ci fait réparer la quasi-totalité des bâtiments conventuels. L'église est elle aussi remaniée et agrandie. D'autres travaux sont engagés au siècle suivant, notamment la construction du pigeonnier vers 1640.
L'abbaye, comptant alors une vingtaine de religieux, est supprimée à la Révolution. Le monastère est vendu, l'église abandonnée tombe en ruine et devient bientôt une carrière où les habitants des environs viennent extraire les pierres. Les bâtiments conventuels sont utilisés comme habitation et bâtiments agricoles.
Victor, général dans l'armée de l'Empereur, s'empara du parc de l'abbaye de Vaucler lors de la Bataille de Craonne le 7 mars 1814.
Avant la Grande Guerre, il reste in situ la porte d'entrée de style néo-classique, bâtiment couvert d'un toit en pavillon, dont l'ouverture est surmontée d'un fronton. Le bâtiment des convers servant de grenier d'abondance est, lui aussi, encore très bien conservé. La grange possède une charpente de grande qualité. Les travaux de restauration de la toiture dans la décennie de 1890 permettent de minimiser les dégâts engendrés par la transformation du bâtiment en ferme et par l'incendie qui ravagea une partie des combles.
Une deuxième consolidation en 1908 permet la sauvegarde de cet édifice, du moins jusqu'à ce que la guerre éclate.
Les objets qui ornent l'abbaye (tableaux, marbres, orgues, grilles, ornements, horloges, cloches) sont vendus en 1821 par les nouveaux propriétaires avant que l'Administration n'en prenne possession.
Le bâtiment des convers est classé au titre des Monuments Historiques en 1911.
A la veille de la guerre, le site compte parmi les ensembles cisterciens exceptionnels du XIIIème siècle. Les quelques bâtiments qui ont échappé au pillage (bâtiment des convers, chapelle, sacristie, chapelle de l'abbé, salle des moines, porterie et colombier) sont détruits par les bombardements de la Première Guerre mondiale, notamment lors de l'offensive Nivelle le 16 avril 1917.
Placée sur la seconde ligne allemande et occupée par l'ennemi entre septembre 1914 et novembre 1917, l'abbaye est à de nombreuses reprises bombardée par les Français. Les alliés prennent le secteur jusqu'au 27 mai 1918. Puis les Allemands l'investissent jusqu'au début du mois d'octobre 1918. Classées en Zone Rouge après 1918, les ruines, laissées à l'abandon, servent de carrières de pierre pour la réparation des chemins environnants. Suite aux destructions, le site a encore à souffrir des intempéries : en effet, la pierre gélive, n'étant plus protégée, se désagrège, les joints remplis d'eau éclatent.
Les travaux de consolidation effectués immédiatement après la guerre et ce, jusqu'en 1931, permettent leur conservation. Suite à la réduction des crédits, les travaux de dégagement et de consolidation ne reprennent qu'en 1936. Une partie de la salle capitulaire est restaurée en 1937. Les décombres de l'église et de la grange ne sont déblayés qu'en 1943. Certains éléments sculptés et moulurés sont alors découverts.
Des fouilles sont effectuées dès 1965 par le groupe Sources sous la direction du Père jésuite René Courtois. Les substructions de l'ancienne église sont alors mises au jour. Certaines parties sont relevées grâce aux matériaux anciens. Un important jardin de plantes médicinales occupe actuellement une partie du site. L'Office National des Forêts, propriétaire des lieux, procède à la remise en état du domaine, au nivellement des abords, ainsi qu´à la plantation d'arbres.

Seigneurs et gens de noblesse de Bouconville-Vauclair

1148, Raoul de Bouconville, seigneur de Bouconville.
11..., Guyard de Montaigu, seigneur de Bouconville peut être par alliance, et de Neuville, 3ème fils de Gérard de Neuville et de Béatrix. Vers 1160, il se retira comme frère convers à l’abbaye de Saint-Martin-de-Laon, à laquelle il avait fait quelques libéralités. Ses enfants : Simon fut seigneur de Neuville, Gauthier, Nicolas, Mélissende (qui épousa Payen, seigneur de Montchâlons, et lui porta la terre de Bouconville), Asceline et Mathilde.
11..., Payen de Montchâlons le laissa indivis entre son gendre, Pierre de Braine, et Clarembaud, son fils aîné. Ce dernier racheta, ou hérita, de la moitié de son beau-frère et donna le tout à son fils puîné.
1160, Pierre de Braine, gendre du précédent, seigneur de Bouconville, indivisément avec son beau-frère Clarembaud.
1160, Robert de La Bove, seigneur de La Bove, chevalier
1168, Clarembaud de Montchâlons, sire de Montchâlons, seul seigneur de Bouconville par arrangement de famille. Son épouse se prénomme Luciane et ils ont au moins 6 enfants : Barthélémy, Simon,  Albéric (seigneur de Courtrisy), Brémonde (femme de Gaucher de Tugny), Basilic et Marie. Le blason de la famille : Palé de vair et de sinople de 3 traits, au chef d’or.
1185, Enguerrand de La Bove, seigneur de La Bove. Son épouse se prénomme Elizabeth.
1207, Gérard de La Bove, prévôt de Reims, seigneur de La Bove ayant arrêté puis emprisonné un serviteur des chanoines de Reims, est condamné en réparation de cette violence à assister avec trois de ses domestiques à une messe solennelle, à suivre la procession la tête et les pieds nus, en chemise et en braies et à recevoir la discipline avec une verge.
Vers 1210, Jean de Cerny, sire de La Bove. Sa fille Isabeau porta La Bove en dot à Gobert de Montchâlons, seigneur de Bouconville.
1220, Pierre de Fusigny, seigneur de Bouconville, qu’il tenait en fief de Clarembaud, sire de Montchâlons. Il donne à Gobert de Montchâlons le bois de Clerveiz pour obtenir l’affranchissement d’un certain nombre d’habitants de Bouconville.
1239, Gobert 1er de Montchâlons, fils de Clarembaud de Montchâlons, seigneur d’Aubigny, de Bouconville et de La Bove. Sa première épouse Isabeau, est fille de Jean de Cerny, sire de la Bove, lui apporta cette terre. Sa seconde épouse, Ade, est fille et héritière de Thierry, seigneur de Bièvres et d’Ade de Coucy, permet la réunion de la terre de Bièvres à celle de la Bove, dont elle ne devait être séparée qu’à la Révolution. Il a au moins 2 enfants : Pierre et Gobert.
Cette même année 1239,  Gobert vendit à l’abbaye de Saint Martin de Laon, deux muids et demi de froment qu’il percevait chaque année sur les moulins de Bièvres et Laonnois appartenant aux moines de cette maison religieuse, lesquels lui donnèrent en échange 4 jougs et 10 livres parisis.
7 ans après Gobert accorde à l’abbaye de Foigny, l’usage des pâtures de Bièvres et Orgeval, car indépendamment de la terre de Bouconville, il possédait encore Aubigny et Orgeval.
Désormais, par suite du mariage ci-dessus, les seigneurs de Bouconville se confondent avec ceux de la Bove jusqu’en 1792 date à laquelle émigrèrent les souverains de la Bove.
1246, Pierre de Montchâlons, seigneur de La Bove et de Bouconville, sans pairs.
1259, Gobert II de Montchâlons, frère du précédent, seigneur d’Aubigny, de Bouconville, et de La Bove. Son épouse est Mathilde ou Mahaut, qui lui apporta le domaine de Ville-sur-Tourbe (Marne). Ils ont au moins 3 enfants : Jean qui contrairement aux usages de cette famille de doter les puinés hérita de la totalité de la succession, Gérard et  Isabelle (femme de Gilles de Foencamp).
12../13...,  Jean de Montchâlons dit Barat, fils ainé du précédent, seigneur de Bouconville, de La Bove et de Ville-sur-Tourbe. Son épouse et Marie de Clacy. Ils ont au moins 4 enfants : Gobert, Baudoin (capitaine de Reims, seigneur de Vauclerc et Ville-sur-Tourbe), Marguerite (seconde femme de Jean V comte de Roucy) et Marie (femme d'Hugues de Châtillon-Bazoches, seigneur de Villesavoye). A partir de ce moment, Bouconville n'eut plus d'autres seigneurs que ceux de La Bove.
1337, Gobert III de Montchâlons, seigneur de La Bove, Bouconville, Ville-sur-Tourbe, Cilly et autres terres. Il fut également seigneur de Bosmont qui passa à son fils Gobert IV de la Bove. Grand bailli de Vermandois en 1351. Son épouse est Gillette des Creuttes et ils ont au moins 4 enfants : Jean, Gobert (seigneur de Cilly), Robert (seigneur d'Apremont et prince d'Amblize) et Oudard.
1359, Jean II de Montchâlons, chevalier, sire de La Bove, Bouconville, Montchâlons, Ville-sur-Tourbe et Mauregny. Capitaine de Reims. Ses épouses sont Jacqueline de Châtillons-Gandelus et Marie de Coucy-Vervins.Sans enfants. Tous ses biens revinrent à son frère.
1401, Gobert IV de Montchâlons, second fils de Gobert III, seigneur de Cilly, La Bove,  Montchalons, Bouconville, Bièvres, Mauregny, Ville-sur-Tourbe, Bosmont et autres lieux, par héritage de son frère. Bailly d'Amiens et de Vermandois, et gouverneur de Châlons. Son épouse est Agnès de Monvoisin et il a 5 enfants : Jean, Guillaume (chanoine de Reims), Gobert (seigneur de Cilly et Bouconville), Marguerite (femme d' Enguerrand de Coucy-Vervins puiis de Clarembaud de Proisy) et Marie (femme de Jean de Thoulon, chevalier qui eut Montchâlons en partage).
En  mai 1385, en sa qualité de grand bailly de Vermandois il fit pendre plusieurs individus qui avaient pillé l’église de Lisy canton d’Anizy-le-Château. Il périt à la bataille d’Azincourt.
Gobert V, 3ème fils de Gobert IV étant mort jeune ses terres revinrent à son frère ainé Jean.
1415, Jean III de Montchâlons, sire de La Bove, Lizy, Ville-sur-Tourbe, etc … Il revendit Bosmont à Guill Sanguin, échanson du roi, prévôt des marchands de Paris en 1437. Il a au moins 3 enfants : Rodolphe qui hérita de Cilly, Jean et Robert.
1450, Robert de La Bove, seigneur de La Bove. Sopn épouse est Jeanne de Barnonville, fille du seigneur de Froidestrée, Etréaupont, etc…
1460, Jean de La Bove, seigneur de La Bove et de Cilly.
146. , Gobert VI de La Bove, fils du précédent, seigneur de La Bove.
146./1489, Robert Lamarck de Bouillon, prince de Chimay, seigneur de La Bove, Bouconville...
1467, Henri de Borsèle, chevalier, seigneur de La Bove, conseiller et chambellan du roi.
1470, Philippe de Croy, sire de La Bove, Montchâlons, etc... Louis XI saisit sur lui en 1477 les terres de La Bove et autres, en punition de sa révolte et les donna à Hector de L'Ecluse.
1477, Hector de l’Ecluse, écuyer d'écurie, seigneur par don du roi de La Bove, Montchâlons, Bouconville, Orgeval, Bièvre, Aubigny et autres terres situées en dehors du département de l'Aisne.
1488, Catherine de Bouconville, épouse d’Henri de Max, chevalier, vicomte de Chevrigny et Monempteuil, seigneur de Laniscourt, décéde en 1496.
1490, Léon de Proisy, sire de Proisy devient seigneur de la Bove en épousant en secondes noces Marguerite, héritière de ce domaine. Sa première femme avait nom : Anne de Baudrain de Lannoy. Il a au moins 3 enfants : Louis (gentilhomme de la Chambre, grand bailly de Tournay, gouverneur de Mortagne), Jean (seigneur de la Bove) et Jacquelin Simon (protonotaire apostolique, abbé de Cisoing).
La famille de Proisy est une des plus anciennes du pays ; elle tire son nom du village de Proisy -en-Thiérache et son origine de Lambert, seigneur du lieu en 1160.
Il donna cette terre à Jean, son fils puîné.
1504, Jean de Proisy, sire de La Bove, tué à Marignan. Son épouse est Anne de Laval de Chelles, duchesse de Châteaubriand. Sans enfants. Il donna ses biens à son neveu, fils du seigneur de Proisy.
1525, François de Proisy, seigneur de La Bove, chevalier de l'ordre du roi, bailli de Vermandois en 1570, 1577 et 1586. Sa première épouse est Anne de Bossut-Longueval, dont il a au moins 4 enfants : Louis, Isabeau (femme d'Henri de Mazancourt, chevalier, seigneur du Plessis), Claudine (femme de Jacques de Châtillons, seigneur de Marigny) et Anne (religieuse). La seconde épouse est Marguerite de Cochet, dont il a au moins 4 enfants : Robert (seigneur de Marfontaine, Rogny, etc. ), Anne (femme de Jérôme Cauchon, seigneur d'Avize), Jean (seigneur de Marfontaine après son frère) et Marthe (religieuse).
1589/1604, Louis 1er de Proisy, baron de La Bove, seigneur de Montchâlons, Bouconville, Marchais, Bièvre, Orgeval, Neuville, Oulches, Jumigny, Vassogne, Mauregny, etc… il fut gouverneur du duché de Guise et mourut le 21 octobre 1661. Son épouse est Louise Legris dont il a au moins 7 enfants : Louis, Claude (seigneur de Mauregny),  Françoise (femme de Nicolas de Bocan), Madeleine (femme de Claude Huraut, seigneur de Reuil), Marie (femme de Claude du Châtelet, seigneur de Moyencourt) et 3 autres filles religieuses. La terre de la Bove fut érigée en baronnie en sa faveur.
On voit encore aujourd’hui dans le parc du château de la Bove la pierre tombale de Louis de Proisy.
1604/1628, Louis II de Proisy, baron de La Bove, seigneur de Bouconville et en partie d'Arrancy par sa femme. Son épouse est Marie le Danois dont il a au moins 1 fille, Françoise, qui porta à Denis d'Augsbourg, domaines et terres de  Neuville, Chermizy, Jumigny, Vassogne, Oulches, Morfontaine, etc… qui revinrent ensuite à Jean de Proisy, oncle de Louis, lequel avait épousé Guillemette d’Anglebermer de Laigny.
Armes de la famille de Proisy : de sable, à 5 lions d'argent armés et lampassés de gueules, posés 2-1.
Il fut grand bailly du Vermandois mais comme il tenait le parti d’Henri IV, les ligueurs le destituèrent. Le roi le rétablit dans sa charge en 1594 ; il s’en démit en faveur d’un parent en 1597 mais exerça encore en 1519. Fort attaché à la cause royale, Louis de Proisy, qui, outre sa baronnie de la Bove, possédait encore la seigneurie de Neuville où existait alors un château-fort, s’y enferma avec quelques gentils hommes et paysans du voisinage avec l’intention de le défendre contre les ligueurs. Ceux-ci vinrent les y attaquer au canon en février 1595 ; manquant de provisions de bouche et de munitions de guerre, ils furent forcés de se rendre et Louis de Proisy ne sauva sa vie qu’en promettant de payer une forte rançon. La plupart des autres défenseurs du château furent pendus ; c’est de cette époque que date la ruine du château de Neuville.
1651/1668, Denis d’Augsbourg, marquis de Villembray, d'une ancienne famille originaire de l'Amiénois, dont les armes étaient : d'azur, à trois fasces d'or. Il devint baron et seigneur de La Bove par sa femme, Françoise de Proisy, fille de Louis II de Proisy et en eut plusieurs enfants : Augustin, Claude, René (marquis de Villembray).
Vers 1668, Augustin d’Augsbourg, fils aîné du précédent, baron de La Bove, marquis de Villambray, seigneur de Montchâlons, Bouconville, Proisy et Bièvre. Son épouse est Charlotte Françoise de Brouilly. Il a au moins 7 enfants : François Augustin, Augustin François (dit le chevalier de La Bove), Christine Julie d’Augsbourg (épouse de Nicolas Meusnier, fermier général, seigneur de Silly la Poterie), Isabelle Monique (épouse de Louis de Ligonier, lieutenant-colonel du régiment de Touraine), Catherine Julie, Pierre mort jeune et Charles Augustin.
Augustin d’Augsbourg vendit Proisy 140000 livres à Joseph de Ximénès, lieutenant général gouverneur de Maubeuge en 1681.
1690, François Augustin d’Augsbourg, fils du précédent, marquis et Seigneur de La Bove, Bouconville, Montchâlons, Bièvre. Vicomte d’Auily en 1720. Colonel d'infanterie. Son épouse est Madeleine Fougères de Courlandon avec qui il a au moins 1 fille, Anne Marie Madeleine (qui épousa Thomas-Exupert-François de Miremont, seigneur de Mauregny, baron de Montaigu, 3ème fils de Charles Alphonse de Méremont, seigneur de Mauregny et de Coucy-les-Eppes. De ce mariage, naquit à Xemilly où ses parents résidèrent après avoir vendu la Bove à Gaspard Hyacinthe de Caze, Madeleine d’Augsbourg, dame de l’ordre impérial de la Croix Etoilée, auteur d’un traité sur l’éducation des femmes, décédée en 1811).
1719, Gaspard Hyacinthe de Caze, écuyer, trésorier des postes et intendant de Champagne dont la famille était originaire du midi de la France. Il acquit la terre de La Bove pour 500 000 livres et un pot de vin de 6 000 livres. Il portait pour armes d'azur au chevron d'or accompagné de deux losanges de même mis en chef, et en pointe d'un lion aussi d'or. Baron de La Bove, seigneur du grand et du petit Juvincourt, Montchâlons, Bouconville, Bièvre, Orgeval, Damary et une partie d'Arrancy, Ployart et Mauchamp. Il fit rebâtir le château de La Bove en entier, de 1725 à 1730,  et en fit «  un palais digne de loger un prince ».  Les jardins en étaient magnifiques et le parc fort vaste. Sa première épouse est Henriette de Wattelet dont il a au moins 11 enfants : Louis Nicolas (mort jeune),  Gaspard Henri Louis (chevalier de la Bove, conseiller du Roi, maître des requêtes), Henriette Madeleine (femme de Jean Louis Rouillé d'Orfeuil), Anne Marie Catherine (femme de François de Louet de Murat, comte de Nogaret), Charlotte (femme de Claude François Palamède de Forbin), Thérèse Henriette, Anne Nicolas Rober (conseiller au parlement de Paris, intendant du commerce et de la généralité de Champagne), Aimé Nicolas Robert (conseiller du Roi, seigneur de Juvincourt), Jean Louis (lieutenant porte-drapeau aux gardes françaises, seigneur de Montchâlons).
1735 : Gaspard Henri de Caze fils du précédent, baron de La Bove, châtelain de Montchâlons, du grand et du petit Juvincourt, seigneur de Bouconville.
Vers 1760 : Gaspard Louis de Caze, fils  du précédent, seigneur de La Bove, châtelain de Montchâlons, du grand et du petit Juvincourt, seigneur de Bouconville. Il vendit ces lieux en 1777 à la duchesse de Narbonne-Lara.
1777 : Françoise de Châlus, duchesse de Narbonne-Lara achète La Bove, Bouconville, Montchâlons, etc... Elle est Dame d'honneur de Madame Adélaïde de France, fille de Louis XV et tante de Louis XVI et maîtresse du roi Louis XV dont elle a (probablement) 2 enfants. Elle est l'épouse de Jean François, duc de Narbonne-Lara, colonel du régiment de Piémont et chevalier d’honneur de ladite dame Adélaïde.  Elle possèda ces domaines jusqu’à la Révolution, époque où la propriétaire ayant émigré, la Bove fut vendue et le château démoli.
Madame de Narbonne-Lara fut la bienfaitrice de la commune de Bouconville.

Personnalités liées à la commune

Bastien Lhomme (historien).

Marie Victor Henri Rillart de Verneuil (1870/1948), fils de  Charles Louis Marie Rillart de Verneuil et Marie Marguerite Boitel de Dienval. Député puis sénateur, maire de la commune de 1901 à 1910, propriétaire du château  de La Bôve, est né au château du Puits à Faverelles (Loiret).
La famille Rillart de Verneuil est une famille laonnoise, aujourd'hui éteinte, connue depuis l'an 1550, qui accéda à la noblesse par l'acquisition d'une charge de secrétaire du Roi de la Grande Chancellerie de France en 1676 en la personne de Jacques II Rillart (1625-1696), son fils, le chevalier Mathieu Jacques Rillart, (1655-1732), devint seigneur de Verneuil à partir de 1689.
Henri de Verneuil fait ses études avec ses frères au collège Stanislas à Paris. En 1889, il s'engage pour 5 ans dans l'armée, il finit lieutenant de réserve au 6e régiment de Hussards. En 1895, il épouse Marie Louise Félicie Gabrielle de Berthoult de Hautecloque à Verneuil-Courtonne (aujourd'hui Moussy-Verneuil) veuve du comte Lachaud, fille de Jean Louis Adrien, comte de Berthoult de Hautecloque, ancien officier de la Garde impériale, et de Berthe Le Grand.
En 1893, il acquiert le château de La Bôve, ancienne résidence de la duchesse de Narbonne-Lara, partiellement ruiné, dont il fit modifier et agrandir l'ancien pavillon du régisseur auquel il ajouta en 1907 une chapelle dédiée à Notre-Dame de Lourdes.
De 1901 à 1910, il est maire de Bouconville-Vauclair, puis conseiller général du canton de Craonne jusqu'en 1940.
Hospitalier de Lourdes avec son épouse, il est fait commandeur de l'ordre de Saint Grégoire le Grand par bref pontifical en 1910.
Lors de la mobilisation générale de 1914, il rejoint, en tant que lieutenant, le 6e chasseur, escadron divisionnaire, 1re division, 1er corps d'armée, dans l'Est de la France. Son épouse s'engage comme infirmière militaire. Blessé au front par un éclat d'obus le 31 octobre 1916, 5 fois cité à l'ordre du jour, chevalier de la Légion d'honneur le 24 avril 1917, il finit la guerre avec le grade de capitaine du 6e chasseur.
Il est député de l'Aisne de 1919 à 1924, puis de 1924 à 1932, et enfin de 1932 à 1934, date à laquelle il devient sénateur jusqu'en 1945. Il vote en 1939 en faveur de la remise des pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il meurt en son appartement parisien du 2 avenue Montaigne en 1948.

Patrimoine

L'abbaye de Vaucler ou Vauclerc ou Vauclair  est située dans la vallée de l'Ailette au pied du versant Nord du Chemin des Dames, sur un lieu où se trouvait déjà une église que l'évêque céda à Saint Bernard avec tous ses droits et dépendances.
L'Abbaye fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques depuis 1970.

La ferme d'Hurtebise, lieu d'une bataille napoléonienne en 1814 et de combats durant la Première Guerre mondiale et le monument des Marie-Louise et des Bleuets, situé en face (voir Craonne «  le Chemin des Dames »).

Un réseau de tranchées, dont les trous d'obus et l'abri bétonné ont été miraculeusement préservés, est classé depuis 1999.

L'église Saint-Crépin et Saint-Crépinien,  première église construite en 1198 fut consacrée en 1202 par Roger de Rozoy, évêque de Laon. Depuis 1712, l'édifice religieux possédait une relique de la Vraie Croix. La chute du clocher en 1815 entraîna celle des parties adjacentes et ébranla le reste de l'édifice déjà ruiné à sa base par l'humidité du sol. A la suite de l'accident, un architecte estima nécessaire la reconstruction totale de l'église.
Orientée Nord-Sud, l'église était pourvue d'une façade à portique supportée par quatre piliers carrés en pierre de taille. Le clocher-porche à section carrée s'appuyait en arrière sur le pignon Nord. Couverte d'un berceau en plein cintre, la nef n'avait pas de collatéraux et s'achevait par un chœur flanqué de chapelles secondaires. Le cimetière entourait l'église, lui-même ceint d'un mur de protection.
Cette dernière fut totalement détruite au cours des conflits de la Première Guerre mondiale. Une baraque-chapelle fut établie dès 1918. Le village adhéra à la coopérative de reconstruction des églises du diocèse de Soissons dès 1922. En 1924, les murs de l´édifice primitif furent arasés avant le début des travaux, dirigés par l´architecte Bonnet. La consécration eut lieu le 28 juin 1925.

L'hôpital, Mme de Narbonne-Lara, dame du lieu, fonda en 1786 un petit hôpital pour les pauvres dont elle confia la direction à deux Sœurs de la Charité de Paris. Une troisième sœur se vit confier l’instruction gratuite des jeunes filles pauvres de Bouconville. Il y avait auparavant un autre hôpital et une léproserie.

Le château de La Bove

Foire et marché. Louis de Proisy en 1553 obtient du roi l’établissement d’une foire annuelle le 16 août, jjour de Saint Roch, et un marché chaque semaine. Les deux sont tombés en désuétude.

Evolution de la population

Bouconville vauclair demo

Nos ancêtres de Bouconville-Vauclair …

Naissances/baptêmes :
BERTON Antoinette Angélique (sosa 217G8) le 18 mai 1768.
VIEILLARD Louis Parfait (sosa 108G7) le 4 mai 1804.

Unions :
BERTON Jean Baptiste (sosa 868G10) et CHEVALIER Catherine (sosa 869G10) le 23 juin 1729.

Décès/inhumations :
Berton jean charles 1766BERTON Jean Charles (sosa 434G9) le 6 septembre 1810. Il était manouvrier, bûcheron. Ci-contre sa signature en 1766.
DURAND Marie Claire (sosa 871G10), épouse VILLAIN, à une date inconnue.
LEROUX Marie Justine (sosa 219G8), épouse HAPPILLON, le 26 octobre 1852. Elle était manouvrière, puis propriétaire.
VILLAIN Marguerite (sosa 435G9), épouse BERTON, le 29 avril 1809. Elle était vigneronne.

Domiciles :
BERTON Jean Charles (sosa 434G9) et  VILLAIN Marguerite en 1768.

 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015