Bourg-et-Comin

Bourg et comin adm

La ville est située, à proximité du plateau de Madagascar (ressemblance entre l’île et la forme du plateau vu d’avion) en bordure de l'Aisne, à la confluence des canaux du canal latéral à l'Aisne et du canal de l'Oise à l'Aisne. Elle est en bordure des régions Picardie et Champagne-Ardenne. La vallée alluviale rend le paysage riche en étangs.
L’Aisne, qui prend sa source dans la forêt d’Argonne, n’est navigable qu’en aval de Condé. En amont, elle a été doublée, en 1841, par un canal latéral navigable sur lequel est venu se greffer, en 1880, le canal de l’Oise à l’Aisne qui passe dans un tunnel creusé sous le Chemin des Dames entre Braye-en-Laonnois et Chevregny (voir Craonnelle).

Drapeau francais fond blancHistoire

Nom ancien : Burgum-et-Cuminum (1184), Bourc (1240), Borc (1261), Bourc sur Aisne (1327), Bourcq-en-Laonnois (1583), Bourg et Comain (1729), Bourg (Cassini).
Le site de Bourg-et-Comin est occupé depuis le Néolithique : vestiges, traces de voies romaines, restes d’une villa et de vestiges gallo-romains.
Dés le 4ème millénaire avant J.-C. et jusqu’au Moyen-âge Bourg et Comin était une place fortifiée. On donnait autrefois le nom de Bourg aux agglomérations de maisons renfermées dans une enceinte fortifiée ou placée sous la protection d’un château-fort. La route de Laon à Fismes franchit l’Aisne à Bourg par un bac. Il faut attendre 1867 pour qu’un pont soit ouvert à la circulation.
Au XIXème siècle la commune connaît un développement grâce à sa proximité avec la rivière : pêche et agriculture. En 1890 un canal de l’Aisne à l’Oise relie Bourg à Chauny puis le chemin de fer en 1904.
Le village est gravement touché pendant la première Guerre Mondiale.

Seigneurs et gens de noblesse de Bourg-et-Comin

Vers 1381, Guillaume Blondel, seigneur de Comin. Il fut grand bailli de Vermandois en 1381.
1184, Jean de Bourg, seigneur de Bourg
1175, Théobald de Comin, seigneur de Comin.
1340, Jean de Tilloy, seigneur de Bourg, Comin et Berrieux. Son épouse est Marie de Montchâlons, qui lui apporta Berrieux.
XVème siècle, la terre de Bourg passa avec Berrieux, dans la maison de Miremont, par suite du mariage de Marguerite de Tilloy avec Claude de Miremont, seigneur de Quatre Champs.
1591/1643, Paul de Miremont, fils puîné de Guillaume de Miremont, seigneur de Berrieux, Montigny, Bourg, Comin et Marival.
1645, Henri Doucet, brigadier des armées du roi, seigneur de Bourg et Comin. Il a au moins deux enfants Alexandre et Marie (femme de Christophe d'Harsillemont, seigneur de Loupeigne puis de Louis d'Aumale, seigneur du Mont Notre-Dame).
1680, Alexandre Doucet, fils du précédent, capitaine de cavalerie, seigneur de Bourg et Comin. Il fut tué au siège de Bonn en 1689.
1690, Louis d’Aumale, Seigneur du Mont-Notre-Dame et seigneur de Bourg par son mariage avec Marie Doucet.
1792, Jean-Louis Blondeaux-Pétré, propriétaire du château de Comin par son mariage avec Marie Marguerite Dorothée Doucet, dame de Bourg.
En dernier lieu, le duc de Noailles.

Chronique communale

L’usine hydraulique construite le long du canal de l’Oise à l’Aisne servait de station de pompage afin de maintenir un niveau d’eau suffisant sur toute la longueur du canal. Elle date de 1886 mais a été officiellement inaugurée en 1890 en même temps que le canal. M. Champenois, conducteur des Ponts-et-Chaussées,  en était le directeur entre 1900 et 1910.
Cette usine a été détruite pendant les bombardements de 1917 et reconstruite en 1925

Patrimoine

L'église Saint-Martin est une église romane du XIIème siècle. Le clocher est protégé par un toit en bâtière à deux pans du XIIIème siècle.
Fondation d’une chapelle dans l’église en 1225 (Source : dictionnaire de Melleville).
Elle a été classée aux Monuments Historiques en 1919.

Au pied de l’église un marché très fréquenté se tenait tous les mardis.

Le château de Comin  paraît remonter à une haute antiquité ; il fut un des forts royalistes à l'époque de la Ligue. Il était bâti au pied de la montagne de Comin et appartenait en dernier lieu à la famille Rillart de Verneuil. Il a été complètement détruit lors de la Première Guerre Mondiale.

La cendrière de Bourg fut ouverte dans les dernières années du XVIIIème siècle. Gisement de lignite pyriteux, transformé en cendres noires, utilisés comme engrais, elles étaient semées, de mars à juin, seulement sur les prairies, les trèfles et les luzernes. L’usage agricole des cendres régresse vers 1850. Elles furent utilisées ensuite par l’industrie chimique et transformées en sulfate de fer et en alun.

Le plateau de Madagascar et son cimetière.

Hameaux, lieux dits et écarts rattachés à la commune

L’écluse, Mon Idée, Comin (ferme/château), La fabrique, Le Moulin de Bourg ou Moulin Notre-Dame qui appartenait autrefois à l’abbaye Notre-Dame de Cuissy, Le Moulin neuf (ancien lavoir), Le Petit Moulin, Le Moulin Budet ou le Moulin Prioux qui se nommait en 1659 Le Moulin de Budé et en 1730 Le moulin Budé et appartenait à l’abbaye de Cuissy. Ces trois derniers moulins sont en ruines.

Evolution de la population

Bourg et comin demo

Nos ancêtres de Bourg-et-Comin …

Domiciles :
GUTH Michel (sosa 26G5) et VIEILLARD Blanche Appoline, en 1883
MICHEL Antoine (sosa 880G10) et CHARLIER Barbe, en 1727

 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015