Condé-en-Brie

Conde adm

Ancienne bourgade gallo-romaine, Condé mérite bien son nom qui signifie "confluent" puisque plusieurs vallées fortement encaissées s'y rencontrent : le Surmelin, la Dhuis et la Verdonnelle.
Commune de la région de l'Omois constituée des cantons du Sud de l'Aisne, Condé en Brie est le chef-lieu du canton qui porte son nom et est traversé par la route touristique du champagne.

Conde en brie blasonHéraldique

Blasonnement

D'argent à la cotice alésé de gueules aux trois fleurs de lys celle du chef dextre brochant d'or les deux autres d'azur.

Drapeau francais fond blancHistoire

Seigneurie des Montmirail, des Coucy, des comtes de Bar, des Luxembourg Saint-Pol, des Bourbon-Vendôme, des Bourbon-Condé, des Bourbon-Soissons, puis des Savoie-Carignan, Condé a donné son nom à la Maison des princes de Condé.
Pendant la Révolution française, Condé-en-Brie et Celles-les-Condé ne formaient qu'une seule commune sous le nom de « Vallon Libre ».
Cette commune s’est vue attribuée la Croix de Guerre 1914-1918 le 16 juin 1921.

La principauté de Condé

HJean de montmirail 1183abité depuis les temps les plus reculés, ce lieu servit de théâtre en 500 après Jésus-Christ à un combat opposant les Senones aux Condrusis. D'importants vestiges de cette époque subsistent dans les fondations du château.
Le bienheureux Jean de Montmirail 1165/1217 (ci-contre statue dans l'église de Condé) fut le premier seigneur de Condé. Ce n'était alors qu'un fief noble. Elle passe ensuite à la première, puis à la seconde Maison de Coucy. Quand celle-ci s'éteignit au début du XVème siècle, elle échut à la maison de Scarpone, puis aux comtes de Saint-Pol de la Maison de Luxembourg. Le mariage de Marie de Luxembourg avec François de Bourbon-Vendôme la fit entrer dans les possessions de la Maison de Bourbon-Vendôme. Elle donna son nom à une branche de cette maison, la Maison de Condé, issue de Louis de Bourbon. Ce dernier passa son enfance à Condé et prit le titre de « prince de Condé ». Les chefs de la Maison de Condé firent de même jusqu'à son extinction en 1830.
Au XVIème siècle, La seigneurie de Condé-en-Brie devint une principauté et donna son nom à la maison de Condé, branche cadette des Capétiens, la maison de Bourbon-Soissons, issue de Charles de Bourbon-Soissons, fils cadet de Louis de Bourbon, premier prince de Condé. Par mariage, elle échut ensuite aux Savoie-Carignan, puis fut confisquée par Louis XIV en 1711.
Le château mis sous séquestre, fut occupé militairement de 1711 à 1719 et se trouvait en fort mauvais état quand il fut acheté par Jean-François Lériget de la Faye qui le restaura et lui donna son aspect actuel, grand collectionneur de tableaux, il obtint le concours de peintres célèbres de l'époque, Jean-Baptiste Oudry, Watteau, Lancret, Lemoine et leurs élèves. Ce travail de décoration fut poursuivi par son neveu et héritier, Jean-François II Lériget de la Faye dont la fille épousa le Comte de la Tour du Pin-Lachaux. C'est elle qui hérita du château et des terres de Condé qui appartinrent à cette famille jusqu'en 1814, date à laquelle, par héritage, la Comtesse de Sade, belle fille du célèbre marquis, en devint propriétaire. La famille de Sade posséda ces lieux jusqu'en 1983. Après l'épreuve des deux grandes guerres, qui endommagèrent gravement le château, elle commença l'œuvre de restauration en cours.
Le nouveau propriétaire, Alain Pasté de Rochefort n'est pas tout à fait étranger à Condé car son ancêtre le capitaine Pasté était au XVIème siècle l'un des deux capitaines de la garde privée du premier Prince de Condé et a séjourné sans doute maintes fois à Condé pour cette raison.

Les Princes de Condé

1546-1569 : Louis 1er de Bourbon-Condé (1530/1569), 1er prince de Condé (photo 1).
   1551, mariage avec Eléonore de Roye (1535/1564)
   1565, mariage avec Françoise de Longueville-Rothelin (1544/1601)

1569-1588 : Henri 1er de Bourbon-Condé (1552/1588), 2e prince de Condé, fils du précédent (photo 2).
   1572, mariage avec Marie de Kleve-Nevers (1553/1574)
   1586, mariage avec Charlotte de la Tremouille (1568/1629)

1588-1646 : Henri II de Bourbon-Condé (1588/1646), 3e prince de Condé, fils du précédent (photo 3).
   1609, mariage avec Charlotte de Montmorency (1594/1650)

1646-1686 : Louis II de Bourbon-Condé (1621/1686), 4e prince de Condé « le Grand Condé », fils du précédent (photo 4).
   1641, mariage avec Claire Clémence de Maille-Breze (1628/1694)

1686-1709 : Henri Jules de Bourbon-Condé (1643/1709), 5e prince de Condé, fils du précédent (photo 5).
   1663, mariage avec Anne Henriette de Pfalz-Simmern (1648/1723

1709-1710 : Louis III de Bourbon-Condé (1668/1710), 6e prince de Condé, fils du précédent (photo 6).
   1685, mariage avec Louise Françoise princesse de Bourbon, Mademoiselle de Nantes (1673/1743)

1710-1740 : Louis Henri 1er de Bourbon-Condé (1692/1740), 7e prince de Condé, fils du précédent (photo 7).
   1713, mariage avec la princesse Marie Anne de Bourbon-Conti (1689/1720)
   1728, mariage avec Karoline, princesse de Henssen-Rheinfels (1714/1741)

1740-1818 : Louis Joseph de Bourbon-Condé (1736/1818), 8e prince de Condé, fils du précédent (photo 8).
   1753, mariage avec Charlotte de Rohan-Soubise (1737/1760)
   1808, mariage avec Catherine Brignole, princesse de Monaco (1737/1813)

1818-1830 : Louis Henri de Bourbon-Condé (1756/1830), 9e prince de Condé, fils du précédent (photo 9).
  
1770, mariage avec Marie Louise Bathilde, princesse de Bourbon-Orléans (1756/1822).

                                        Louis 1er Henri 1er Henri iii 1 Louis ii
                           Henri jules Louis iii Louis henri Louis joseph Louis iv ou louis henri 1er

Patrimoine

Le château est construit sur l’emplacement d’une ancienne villa gallo-romaine. Il a été classé aux Monuments Historiques avec toutes ses dépendances en 1979. À l'intérieur, deux peintures murales, datant du XVIIème siècle, illustrent les fables de La Fontaine « Le Villageois qui a perdu son veau » et « La fiancée du Roi de Garbe ».

L'église Saint-Rémi du XIIIème siècle est classée au registre des Monuments Historiques depuis 1920.

Le Couvent de Picpus et le petit collège. Peu avant 1655, Maître Chevallier, Intendant du château de Condé, légua en mourant des biens importants aux habitants de Condé pour leur permettre de fonder un collège d'enseignement secondaire.
En 1657, la gestion de cette œuvre fut confiée à l'ordre de Picpus (Franciscains) qui la dirigea jusqu'à la Révolution.
Le lieu a été depuis fortement dénaturé et il faut de l'imagination pour reconstituer le cloître et les jardins entourés par les bâtiments du XVIIème siècle.
Deux vieux porches d'entrée et l'ancienne chapelle présentent encore des vestiges assez remarquables.

Les halles des XVème siècle et XVIème siècles, en charpente, sur piliers d'ordre dorique, construites à la demande de Marie de Luxembourg et l'ancienne mairie sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques depuis 1979.

Le lavoir central est décoré sur le thème d'une fable de Jean de La Fontaine « Les Animaux malades de la peste ».

La place des rétifs ou plus probablement des "Reitres", évoque par son nom et son aspect l'époque où Condé appartenait au Premier Prince de Condé. Ce dernier avait en 1568 de nombreux retires (Reiter, mot allemand signifiant cavalier) à sa solde, ceux-ci devaient y être logés ou fréquentaient les auberges de cette place. Plusieurs maisons datent au moins du XVIème siècle, en particulier la maison Thévenot où existent plusieurs étages de caves superposées, dites caves des Princesses, parce qu'elles communiquaient avec le château et que les filles du Prince de Condé s'y seraient un jour réfugiées. Cette maison était autrefois le siège de la justice seigneuriale et le gibet était dressé dans la cour. La maison voisine abritait la police seigneuriale. Cette petite place était jadis avec la halle, le centre du bourg fortifié dont les maisons servaient de murailles.

La maladrerie a été rattachée en 1698 à l’Hôtel-Dieu de Château-Thierry.

Evolution de la population

Conde demo

Hameaux, lieux dits et écarts rattachés à la commune

Courtigny, L’Arquebuse, la Côte dorée, la Goberge, la Gravière, le Bouvier, le Cornicant, le Haut de Maurepas, le Regard, le Saut du Lièvre, les Pentes de Buire, les Pentes de Mozencelle, les Usages, Mont Royer.

Nos ancêtres à Condé-en-Brie...

Unions :
Maillard charles 1687MAILLARD Charles (sosa 1086G11) et  Marguerite GAUDIS le 3 mai 1687. Ci-contre sa signature en 1687.

 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015