Craonne

Craonne adm

Avec actuellement 76 habitants, c’est le chef-lieu de canton le moins peuplé de France, il est situé entre Laon et Reims.

Blason craonneHéraldique

Blason : D'or au pal d'azur chargé d'une grappe de raisin surmonté d'une couronne et soutenue d'une gerbe de blé, le tout du champ, le pal accosté de deux épées de gueules chargées chacune d'un écusson de sinople, portant à dextre la date 1814 d'or et à senestre la date de 1914 du même.

Drapeau francais fond blancHistoire

Craubenna au Xème siècle, Craonna en 907, puis Cranna, Credona, Corona et Creona.
Les origines de Craonne semblent remonter à quatre siècles avant notre ère. Le village tient son nom du celte «craon» qui signifie la pierre, évoquant ainsi les multiples carrières de calcaire du plateau. Le domaine de Craonne fut donné en 918 par la reine Frédégonde à l'abbaye Saint-Rémi de Reims qui en conserva les deux tiers jusqu'en 1790, le dernier tiers appartenant au trésorier de la cathédrale de Laon.
L'ancien village de Craonne est complètement détruit au cours de la Première Guerre mondiale lors des différentes batailles du Chemin des Dames. Avant 1914, il avait une forme triangulaire correspondant aux trois rues principales et  s'étendait sur les pentes du plateau du Chemin des Dames, prenant à cet endroit le nom de « plateau de Craonne ». Après la guerre, le nouveau village a été installé dans la vallée, au Sud-Ouest de l'ancien grâce à la ténacité de quelques villageois revenus à Craonne qui obligèrent les responsables politiques à reconstruire. Aujourd'hui, le village accueille colloques et manifestations autour de la Première Guerre mondiale.
Exploitant la vigne, les villageois se convertirent à la culture maraîchère au XIXème siècle suite à la crise du phylloxera qui anéantit les vendanges. Craonne devait également sa richesse à l'exploitation de carrières de pierre à bâtir et de chaux.
Dans son discours du 5 novembre 1998 à Craonne, le Premier ministre Lionel Jospin a souhaité que les soldats « fusillés pour l’exemple », épuisés par des attaques condamnées à l’avance, glissant dans une boue trempée de sang, plongés dans un désespoir sans fond, qui refusèrent d’être des sacrifiés, victimes d’une discipline dont la rigueur n’avait d’égale que la dureté des combats, réintègrent aujourd’hui, pleinement, notre mémoire collective nationale.

Le Chemin des Dames

C’est la partie des plateaux du Soissonnais qui s’étend entre les vallées de l’Aisne au Sud et de l’Ailette au Nord. A son extrémité Est, cet étroit plateau constitue un promontoire qui domine la plaine entre Laon et Reims. L’intérêt stratégique d’une telle position est apparu dès l’Antiquité.
A l’époque Gauloise, le plateau est partagé entre les Suessions de Soissons et les Rèmes de Reims avant la Conquête Romaine. Ce n'est pas très loin de ce site stratégique maintes fois disputé que Jules César, en 57 avant J.-C, dans les environs de Berry-au-Bac sur l'Aisne, défit les Belges lors de sa Guerre des Gaules. Le plateau devient un champ de bataille dès le VIème siècle (Bataille de Laffaux).
Adelaide de franceVictoire de francePetit chemin peu carrossable, il fut empierré à la fin du XVIIIème siècle pour faciliter les voyages fréquents, entre 1776 et 1789, d’Adélaïde (à gauche) et Victoire (à droite), filles du roi Louis XV, également appelées « Dames de France », entre Paris et le château de La Bove, près de Bouconville-Vauclair, qui appartenait à Françoise de Châlus (1734-1821), duchesse de Narbonne-Lara, ex-maîtresse de Louis XV et ancienne dame d'honneur d'Adélaïde. Le chemin prit le nom de Chemin des Dames.
En 1814, Napoléon 1er, à la bataille de Craonne, y battit les Prussiens et les Russes, au prix de 5400 morts parmi ses jeunes recrues, les Marie-Louise. Le moulin de Vauclair (ou tour de Craonnelle (photo ci-contre), située sur le point le plus élevé du plateau, lui servit d’observatoire pour suivre et diriger la bataille. Le moulin a été détruit en 1914. Un monument commémore cette bataille sur le plateau de Hurtebise, à proximité de la Caverne du dragon.
Après la guerre de 1870/1871, deux forts de la deuxième ligne de défense de Paris sont construits sur le plateau, le fort de La Malmaison et le fort de Condé (à Chivres-Val).
Après la 1ère bataille de la Marne, les allemands s’accrochent à ses hauteurs pour repousser les attaques françaises et britanniques (septembre/octobre 1914).
L’année 1917 place le Chemin des Dames au centre des événements militaires. En décidant d’attaquer le 16 avril, le général Nivelle compte sur la surprise pour remporter une victoire décisive au Chemin des Dames avec un million d’hommes. Son échec provoque une crise de confiance sans précédent dans l’armée. Les combats se poursuivent tout l’été jusqu’en octobre. La victoire française de La Malmaison le 23 octobre 1917 amène les allemands à abandonner le plateau et à se replier au Nord de l’Ailette. Le 27 mai 1918, Ludendorff lance une attaque victorieuse qui permet aux allemands d’atteindre rapidement Soissons puis Château-Thierry.
Mais le plateau fut aussi un champ de bataille très disputé au cours de la Seconde Guerre mondiale. La VIe armée française tenta d'arrêter l'offensive allemande en s'appuyant sur la vallée de l'Aisne, le Chemin des Dames et la vallée de l'Ailette à partir du 16 mai 1940. Elle parvint à contenir l'armée allemande pendant 20 jours.

La caverne du dragon en 1915

Dès les premiers mois de 1915, les troupes allemandes investissent une carrière de pierres construite au Moyen-âge. Ses pierres auraient servies à la construction de l’Abbaye de Vauclair. Aux 7 entrées, des armes prêtes à cracher le feu tel le dragon à 7 têtes.
PoiluPlus qu’un abri de fortune, la grotte se transforme en enjeu militaire stratégique. La Caverne permet des attaques et des replis par surprise sur le Chemin des Dames, route de crête surplombant les vallées de l'Aisne et de l'Ailette. Protégés du froid malgré une forte humidité, les Allemands transforment la Caverne en une véritable caserne avec postes de tirs et un réseau d'électricité, et ils relient la Caverne avec les lignes arrière par l'intermédiaire d'un tunnel. Ainsi, en cas d'attaque, les renforts et les munitions arrivent rapidement et sans encombre tandis que les blessés sont évacués.
Alors que les morts s'amoncellent dans les tranchées, l'aménagement allemand dans les artères souterraines se met en place : des dortoirs, une chapelle, un puits, un poste de secours et même un cimetière … Quand ils ne servent pas à protéger des tirs ou d'attaques au gaz, les murs de pierre se parent de souvenirs -parfois religieux- de soldats au repos : gravures, dessins ou messages à la fumée de bougie. Pour s'occuper, les plus habiles sculptent des objets en utilisant des balles et des douilles usagées.
Les Français, après plusieurs attaques en avril et mai 1917, tiennent quelques tranchées au niveau de l'isthme de l'Hurtebise. Le 25 juin, la 164e division d'infanterie est chargée de mener une nouvelle attaque pour contrôler l'ensemble de l'isthme et, si les circonstances le permettent, d'occuper la sortie Nord de la Caverne du dragon. En préparation de cette attaque, les Français envoient des gaz asphyxiants dans les entrées Sud de la grotte et prennent les Allemands au piège. L’assaut est mené à 18h par le bataillon Lacroix du 152e RI - le régiment des Diables Rouges - et le bataillon Moréteaux du 334e RI. Les nids de résistance sont nettoyés aux lance-flammes. Dans leur progression, les troupes françaises repèrent trois descentes permettant d'accéder à la grotte.  Ils repoussent peu à peu les Allemands au fond de la grotte. A partir du mois de juillet et jusqu'en octobre 1917, les deux camps ennemis imposent alors leurs frontières intérieures, chacun restant sur le qui-vive. Désormais, le moindre bruit entendu dans les salles de la grotte devient source d'inquiétude…

Le village de Craonne pendant et après la guerre…

En 1914, après la première bataille de l'Aisne, le village occupé, sa population est déplacée car il se situe sur la ligne de front.
Avec l'offensive Nivelle, le village fut entièrement rasé au printemps 1917 par les bombardements massifs : 5 millions d'obus sont tombés sur le Chemin des Dames entre le 6 et le 16 avril 1917. Les combats y sont terribles lors de cette offensive : la 1ère division d'infanterie qui monte à l'assaut se trouve bloquée au niveau des caves de Craonne. Puis le 4 mai, une seconde offensive est lancée par la 36e division d'infanterie qui aboutit à la reprise de Craonne et à la progression sur le plateau de Californie.
Après l'échec de cette offensive et les pertes graves subies, l'armée française doit faire face à de nombreux actes d'insoumission concernant plus de 150 unités : on parle alors de mutineries. « La Chanson de Craonne » associe le village à ces insoumissions et au pacifisme.

Seigneurs et gens de noblesse de Craonne …

La terre de Craonne appartenait autrefois à l’Abbaye Saint-Rémi de Reims et ne parait pas avoir eu de seigneurs laïcs particuliers après le XIIIème siècle.
1141/1150, Adon de Craonne, Robert son fils, Renaud, son frère
1173, Robert, chevalier, seigneur de Craonne
1194, Eudes, chevalier de Craonne
1220, Guillaume, chevalier de Craonne
1226, Eudes II, chevalier, Robert son fils
1235, Gautier, Robert et Henri fils de Baudoin le Wage de Neufchâtel, tenaient la terre de Craonne en fief du prieur de Saint Marcoul de Corbeny.

Chroniques communales

Foire franche annuelle : d’une durée de trois jours chaque 2 novembre depuis 1482.

Le vin de Craonne : La culture du raisin et du vin est très ancienne. Les habitants payaient la dîme du vin au prieur de Saint-Marcoul, elle représentait un vingtième de leur récolte.

 « La Californie » : saloon américain, situé sur le haut plateau surplombant la colline, a été créé par Henry Vasnier associé des champagnes Pommery. En sus d'une hôtellerie, d'un zoo, et d'un jardin exotique de plantes amérindiennes, l'endroit était connu pour être une "maison de plaisir" fréquentée par la bourgeoisie rémoise. Par la suite, le plateau prendra le nom de "Plateau de Californie".

La chanson de Craonne est anonyme et a sûrement plusieurs auteurs. Elle est connue pour avoir été entonnée par les soldats qui se sont mutinés après l'offensive très meurtrière et militairement désastreuse du général Nivelle au Chemin des Dames. Elle est apprise par cœur et se diffuse oralement de manière clandestine. Selon une légende qu'aucune source n'atteste, le commandement militaire aurait promis un million de francs or et la démobilisation à quiconque dénoncerait l'auteur.
La musique est sur l'air de la chanson Bonsoir M'amour (paroles de Raoul Le Peltier, musique de Adelmar Sablon, Editions Valsien en 1911) sur un mouvement de valse lente, souvent exécutées dans le style de la valse musette, avec accompagnement d'accordéon. Paroles :

« Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
Mais c'est bien fini, on en a assez
Personne ne veut plus marcher
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots
Même sans tambours, même sans trompettes
On s'en va là-haut en baissant la tête

- Refrain 1 :
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et dans le silence

On voit quelqu'un qui s'avance
C'est un officier de chasseurs à pied
Qui vient pour nous remplacer
Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

- Refrain 1
C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose
Pour nous c'est pas la même chose
Au lieu d'se cacher tous ces embusqués
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien
Nous autres les pauv' purotins
Tous les camarades sont enterrés là
Pour défendr' les biens de ces messieurs là

- Refrain 2 :
Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront
Car c'est pour eux qu'on crève
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros
De monter sur le plateau
Car si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau. »

Patrimoine

Chevreux au croisement entre la D18 et la D19.
Avant 1914, Chevreux est le lieu où se trouvent la gare et la conserverie de Craonne.
Le 16 avril 1917, au petit matin, les 8e et 208e RI attaquent le hameau. Des hauteurs qui le surplombent, obus et mitrailleuses allemandes fauchent plus de 1 000 hommes, pour moins de 10m gagnés. Chevreux est finalement pris par l’armée française au cours d’une nouvelle attaque, le 24 mai.
Le hameau entièrement détruit, n’est jamais reconstruit.
Un monument rend hommage  à tous ces morts, à l’emplacement de Chevreux disparu.

Personnalité liée à la guerre et à Craonne

Francois flamengFrançois Flameng
Fils du célèbre peintre et graveur Léopold Flameng (1831-1911) dont il est au début l'élève, il entre à l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1891, il conçoit des esquisses pour le premier billet de banque français en quadrichromie qui servira réalisation du billet de 5000 francs mis en circulation de 1938 à 1945.
De 1895 à 1897, il participe à la décoration de la nouvelle salle Favart du théâtre national de l'Opéra-Comique à Paris, reconstruite après le deuxième incendie de 1887. En 1900, il exécute le panneau décoratif « Paris » pour la salle du restaurant « Le Train bleu » de la Gare de Lyon à Paris. En 1905, il est nommé professeur à l'École des Beaux-Arts de Paris et il devient membre de l'Académie des Beaux-Arts. Il est le président d'honneur de la Société des peintres militaires français.
En 1914, François Flameng est parmi les premiers peintres des armées à rejoindre les missions aux armées. Se trouvant directement au cœur des combats dans l'Aisne en octobre 1914, il écrit à sa fille du front, lui donnant des nouvelles de son frère qui est au 28e Régiment d'Infanterie, VIe Compagnie, qu'il visitera en 1915. Il fait ainsi le tour du front avec une voiture et son chauffeur, en étant sur tous les points sensibles, mais avec des séjours de courte durée. Il y saisit des croquis qu'il traduit ensuite sur toile à l'atelier.
Croquis de guerre 1Il a une préférence pour les scènes historiques, mais peint avec autant d'aisance les scènes de genre et les portraits de personnalités de son époque, ce qui lui assure une renommée importante.
Travaux pour la revue L'Illustration :
1914, Bataille de l'Yser, troupes franchissant la plaine inondée
1915, Croquis de Guerre,
1915, Soissons, Le Pont sur l'Aisne, La Caserne de Soissons (ancienne Abbaye), Barricade dans la distillerie de Vauxrot, Tranchée dans la distillerie de Vauxrot
1916, Hôpital de campagne, Artillerie sur rail, Ravitaillement dans les tranchées
1917, Le champ de bataille dévasté du plateau de Californie à Craonne, Casemates dans le talus du chemin de fer devant Saint-Léonard près de Reims.
1918, La Retraite Allemande, Coucy-le-Château après la destruction allemande, Les Antonnoirs de Ham, Les Pommiers coupés à Cuts (Oise), L'Offensive Française d'Avril à Mai 1917 : Prise du plateau de Californie, Attaque des positions allemandes au Nord de l'Aisne, Attaque du Fort de Brimont le 16 avril 1917, Dans le bois de Roucy (Aisne), La toilette des poilus la veille de la bataille le 15 avril 1917, Projections et fusées lumineuses près de Nieuport, Attaque dans un enfer de boue et de paysage de cratères, Cratères dans la ville de Saint-Quentin, La Ferme Lessard en ruines après des combats sanglants, entre Marizy et Neuilly-Saint-Front.

Lieux, monuments et curiosités

Le site du « vieux Craonne ». L’ancienne rue Saint-Rémi accueille aujourd’hui un arboretum et une micro-balade ponctuée de panneaux d’information qui permettent de retrouver la trace de l’ancien village. Le site est resté quasi intact depuis la guerre.

Le fort de La Malmaison et le fort de Condé appartiennent au système de défense de seconde ligne mis en place par le général Séré de Rivières au lendemain de la guerre de 1870. Bâtis en pierres de taille, ils sont un très bel exemple de l’architecture militaire du XIXème siècle. Le fort de Condé de Chivres-Val était prévu pour abriter 658 hommes, avec leurs officiers, chevaux et munitions. Il est inscrit en 2001 à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

Le monument Hurtebise (obélisque surmonté d’une étoile), face à la ferme ou dormit Napoléon 1er la veille de la bataille de Craonne en 1814, est construit en souvenir de la bataille de Craonne à l'occasion du 100ème en 1914. Il est nommé « Mémorial des Marie-Louise et des Grognards ». Il fut complètement détruit dès les premiers combats en 1914, ainsi que la ferme. Cette dernière a été reconstruite après la guerre.

Le mémorial Haïm Kern rend hommage à tous les anonymes tombés sur le plateau de Californie en 1914 et dont le corps n’a pas reçu de sépulture. Cette œuvre en bronze, baptisé « ils n’ont pas choisi leur sépulture », mesure près de 4m de haut. 

La caverne du Dragon devient Mémorial de guerre dès 1920, il se visite à la bougie puis à la lampe au carbure. A partir de 1969, un nouveau musée est installé mêlant galeries souterraines séculaires et scénographie contemporaine, la Caverne du Dragon met en lumière les éléments d'un passé lourd de souvenirs à l'aide d'animations multiples, par le biais d'objets, de fonds sonores, de vidéos et d'images d'archives, le visiteur se retrouve immergé dans la vie quotidienne du soldat sur le front, dans l'enfer vécu par les Poilus et par ceux d'en face.

Craonne était desservi par une gare.

L’hôtel de la gare de Paul Lefèvre, qui était également marchand de bois, était situé, comme son nom l’indique, près de la gare au hameau de Chevreux, non loin de l’usine de conserves.

L’usine de conserves de l’Union Maraîchère créée par Charles de Hédouville a été construite en 1907. Elle était située entre Craonne et Corbeny, au hameau de Chevreux (détruit pendant la seconde guerre mondiale) près de la gare ce qui facilitait l’acheminement des boites de conserves de haricots et de petit-pois sur Reims, Soissons et Paris par le CBR. En 1911, son propriétaire était M. Jennepin et le directeur M. Lemoing (source : blog de Dumultien.)

Quatre carrières de pierre ont été recensées sur le territoire, trois de pierre à bâtir (la carrière de la Croix de Guidon, la carrière de la Caricailloux, la carrière du four à chaux) et une de pierre à chaux (la carrière du bois de Gény).

Un moulin a existé à l'actuel emplacement du monument de Napoléon.

Le château était une bâtisse en pierre de taille aux chaînages harpés possédant une tour ronde à l'angle de deux corps, couverte d'un toit à six pans. Il était situé en haut de la rue de la Fontaine aux Buis, c’était à l’origine un ancien vendangeoir qui fut agrandi en 1905.

L’ancienne église Saint Martin était située sur un tertre et dominait la majeure partie du village. En 1905, le curé-doyen était le père Duployé.

L’abreuvoir, situé en bas de la rue de la Pissotte.

La nouvelle église Saint Martin datant de 1931, est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel le 24 mars 2006 ainsi que l’hôtel de ville  datant de 1926, don de la Suède en souvenir de ses morts, l'ancienne école de Craonne actuel siège de la Communauté de communes du Chemin des Dames, datant également de 1926.

Entre le plateau de Californie et la Caverne du dragon, sur le point le plus élevé du plateau, se trouvait le moulin de Vauclair, qui servit d'observatoire à Napoléon Ier, pour suivre et diriger les opérations de la bataille de Craonne le 7 mars 1814. La tour n'existe plus, tout comme le monument érigé en souvenir de la bataille, qui furent détruits pendant la Première Guerre mondiale. À sa place aujourd'hui une statue en pierre de l'Empereur, inaugurée le 30 juin 1974.

Evolution de la population

Craonne demo

 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015