La Celle-sous-Montmirail

La celle sous montmirail adm

Commune la plus au Sud du département de l'Aisne et de la région Picardie, elle se trouve en Brie champenoise. Elle est traversée par le petit Morin qui prend sa source dans la Marne, aux marais de Saint-Gond. Le hameau de Coucermont est traversé par un affluent du petit Morin appelé Le Luart.
Le conseil municipal en 1923, a demandé aux autorités la réattribution de «sous-Montmirail» (perdu au fil des siècles) ce qui lui a été accordé.

Drapeau francais fond blancHistoire

Le village est mentionné en 1183 sous le nom de « Cella » qui désigne un local clos, sorte d’ermitage. Au cours du XIIème siècle, une petite communauté monastique s’y est installée, certainement pour y méditer au calme et commencer à cultiver le blé et la vigne. Malheureusement, pas trace de leur résidence, ni du mégalithe érigé sur un des lieux-dits qu’on appelle « La pierre Fritte », ni de l’implantation gauloise confirmée par des fouilles en 1843 qui ont mis à découvert des tessons de poteries, une pièce de monnaie en bronze et une lame de couteau.

Patrimoine

L’église Saint-Martin date du XIIème siècle, époque à laquelle des moines s’installèrent sur les bords du Petit Morin. Quelques fresques et armoiries y ont été découvertes lors des travaux de restauration.

Le 22 mars 1780, a lieu le baptême des cloches qui viennent d’être refondues, une deuxième naissance puisqu’elles avaient déjà vu le jour en 1606. La plus grosse des deux sœurs est nommée Charlotte. Elle est  fondue de nouveau en 1953 et re-baptisée Martine. En avril 1908, le Préfet de l’Aisne prend un arrêté précis et complet relatif à l’usage des cloches : « Les sonneries religieuses ne peuvent pas être données à plus de deux reprises. En temps d’épidémie et afin de ne pas affoler la population, celles-ci peuvent être suspendues. Les sonneries civiles sont autorisées pour la Fête nationale et en cas d’événements très exceptionnels nécessitant l’information des habitants. La sonnerie en volée est formellement interdite en cas d’orage, aucune sonnerie ne peut excéder une durée de 10 minutes sauf cérémonies particulières ».

Les lavoirs datent de 1911, celui de La Celle,  situé sur le Petit Morin, abrite une scène des fables de La Fontaine « Le lion malade et le renard », celui de Courcemont, situé sur le Luart, est le bâtiment le plus au Sud du département et de la région Picardie.

Hameaux, lieux dits et écarts rattachés à la commune

Coucermont, Vinet, Courtehaie, les Pâtis de la Celle, les Charmes, Mocquebouteille, la Mouche, les Figures, la Pierre Fritte.

Evolution de la population

La celle sous montmirail demo

Chroniques communales

Le chemin de fer
Les premiers travaux, permettant l’installation de la ligne allant de Montmirail à La Ferté sous Jouarre, commencent ici en 1888 sur une longueur très précise de 3 253mètres.  Il faut non seulement préparer l’implantation de la ligne mais aussi prévoir les ouvrages de remplacements et de voirie temporaires tant que celle-ci n’est pas terminée.Une fois en fonction, la petite gare de La Celle-sous-Montmirail accueille le train pour une halte très brève d’une seule minute.
Jusqu’en Juillet 1914, il existe trois services reliant en 1h45 La Ferté-sous-Jouarre à La Celle-sous-Montmirail, on l’a surnommé «Le Tacot» ou le «Gueulard», lui qui s’annonce à chaque croisement de route ou signale son arrivée près des stations. A partir du mois d’août de cette même année les choses changent radicalement et ce train rend d’énormes services pendant la «première bataille de la Marne» notamment pour le transport des troupes.
Le train No 31 part tous les lundis à 6h20 de La Ferté-sous-Jouarre pour l’ouverture du marché de Montmirail. A son arrivée, les femmes se précipitent pour tirer l’eau bouillante de la chaudière dont elles se servent pour leurs lessiveuses.
L'année 1947, voit la disparition de cette ligne.

Le curé Thomas Salot
Il a vécu assez douloureusement la guerre franco-prussienne de 1870. Il a alors en charge les cures de Vendières et de La Celle. Les prussiens le poursuivent, en février 1871, pour avoir fondé la « Compagnie des Francs Tireurs » de Champagne. Il interrompt donc  son ministère pour fuir. L’autorité civile s’empare des clefs des églises mais, après la signature de la paix, ne les lui rend pas. Les deux cures sont confiées à d’autres tandis que le pauvre abbé est traîné devant le Conseil de Guerre pour vols et pillages. Il est convaincu d’avoir commis ces actes, qu’il reconnait d’ailleurs, sur la personne de l’ennemi et au nom de sa Compagnie qui a bien été reconnue par les autorités françaises. Il n’est pas condamné mais les calomnies et les rumeurs persistent et il en souffre tout le reste de sa vie en gardant une grande amertume (interview paru dans l’Echo de la Celle, 2009).

Nos ancêtres et La Celle-sous-Montmirail...

Unions :
SALMON Jacques (sosa 1082G11) et Marie GRIPPON (sosa 1083G11).

 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015