Marchais-en-Brie

Marchais en brie adm

Très ancien village du Plateau de la Brie riche d’un passé historique dont de nombreuses traces sont encore visibles.

Marchais en brie blason

Héraldique

 Blason des armes de la ville :
D’azur à l’aigle impériale française d’or, tenant dans ses serres un foudre de gueules aux éclairs de sable.

Drapeau francais fond blancHistoire

Marchais-en-Brie fut une baronnie relevant de la seigneurie de Montmirail.

Le 11 février 1814 : la bataille de Montmirail-Marchais

Marmont (Photo 1 - Auguste-Frédéric-Louis Viesse de Marmont -1774/1852-, duc de Raguse, maréchal d'Empire et pair de France, militaire français) rapporte qu’après le combat de Champaubert, l’Empereur est ivre de joie. L’opération minutieusement planifiée s’avère encore plus prometteuse qu’initialement prévue.
La jonction de tous les corps de Blücher (Photo 2 - Gebhard Leberecht von Blücher -1742/1819-, prince de Wahlstatt, général et feld-maréchal prussien) est maintenant impossible. Deux options s’offrent à l’Empereur : poursuivre Blücher, qui ne manquera pas de retraiter, ou se rabattre sur Sacken (Photo 3 - Prince Fabian Gottlieb von Osten-Sacken -1752/1837-, militaire russe d'origine germano-balte qui  a conquis le duché de Varsovie en 1813, gouverneur militaire de Paris pendant la période de l'occupation par la coalition, promu feld-maréchal en 1826) et Yorck (Photo 4 - Johann David Ludwig Yorck von Wartenburg -1759/1830-, général prussien d'ascendance cachoube, signataire de la Convention de Tauroggen de 1812 qui marque le retournement d'alliance de la Prusse contre Napoléon). LeNapoleon a montmirails deux subordonnés de Blücher ne peuvent faire leur jonction qu'à Château-Thierry ou Montmirail.
Le 10 février au matin, un ordre de Blücher prescrit à Yorck de faire mouvement sur Montmirail tout en gardant le pont de Château-Thierry afin de passer sur l’autre rive de la Marne en cas de nécessité. Sacken reçoit l’ordre de faire sa jonction avec Yorck le 10 à Montmirail pour « être en état de se frayer le chemin de Vertus dans le cas où l’ennemi se serait établi entre les deux corps et le feld-maréchal ».
Les deux généraux recevront ces ordres à la nuit tombée.
Sacken, trop avancé en direction de Paris, ne pourra pas être à Montmirail le 10 février. Après avoir reçu la lettre de Blücher, il détruit le pont qu’il venait de rétablir et quitte La Ferté-sous-Jouarre vers 21h. Il n’arrivera à Vieils-Maisons que 12h plus tard, bien après que Nansouty (Photo 5 - Étienne Marie Antoine Champion -1768/1815-, 1er comte de Nansouty, général français, commandant de la Garde Impériale) se soit déployé à l’Ouest de Montmirail, à cheval sur la route reliant cette ville à Château-Thierry et la chaussée menant à Paris.
Yorck fait répondre à Blücher qu’il n’a pas de nouvelles de Sacken et qu’il concentrera son corps le lendemain, 11 février, à Viffort, soit à mi-chemin entre Château-Thierry et Montmirail. Il pousse tout de même sa cavalerie vers Montmirail. Lorsqu’il arrive à Viffort, il apprend que ses reconnaissances ont rencontré des postes français à Rozoy et Fontenelle et que Montmirail n’est plus occupé par les cosaques.
Yorck dépêche le major von Schack (Photo 6 - Comte Adolf Friedrich von Schack -1815/1894-, poète et historien de l'art et de la littérature allemand, grand collectionneur) auprès de Sacken pour le convaincre de retraiter en direction de Château-Thierry. La rencontre a lieu à Vieils-Maisons. Peine perdue, Sacken est convaincu qu’il peut se frayer un chemin sur le dos des Français...

                          Marmont    Blucher   Sacken   Yorck   Nansouty   Von schack

Seigneurs et gens de noblesse

1174, Mathieu de Marchais
12.. , Mathieu II de Marchais
1229, Gilon de Marchais : Il tient Marchais de son épouse, Aélide.
1229/1236, Gilles de Marchais : Fils du couple précédent. Il est chevalier, seigneur de Marchais-en-Brie. Safemme est Berthe (ou Béatrix).
vers 1610, François des Fosses : Il est seigneur de Marchais-en-Brie, exempt des gardes du corps, puîné de François II des Fossés, seigneur de Jouaigne.
17.. , François Eustache des Fosses : seigneur de Marchais en Brie et de Sainte Geneviève. Il a au moins 2 enfants,  Marie-Suzanne (épouse en 1751 de Charles de Lancri) et   Thérèse (alliée à Etienne-Alexandre de Châtelain, chevalier, seigneur de Popincourt).
1780, Marquis de Courtanvaux : seigneur de Marchais-en-Brie, Courboin et Montlevon
Après 1780, Duc de Doudeauville : seigneur de Marchais-en-Brie, Courboin et Montlevon.

Patrimoine

Une colonne commémorant la bataille de Marchais-Montmirail, construite sous Napoléon III, se trouve sur la route de Château-Thierry à Montmirail, très précisément à la limite des départements de l'Aisne et de la Marne. Elle a été élevée à l’endroit même ou se trouvait Napoléon 1er lors de la bataille du 11 février 1814 et a été restaurée en 1914.
La table d'orientation de la mare du Tremblay, où le plan de la bataille avec positionnement des troupes, a été gravé dans le granit.
Des fermes et plusieurs stèles conservent le souvenir des combats de février 1814 comme la ferme des Greneaux  qui fut un point stratégique de la Campagne de France. Napoléon y couche le soir de la bataille et y dicte ses bulletins de victoire à la lueur des chandelles.

L'église Saint-Martin du XIIIème siècle est classée aux Monuments Historiques depuis 1928. Le clocher a été restauré sous le second Empire. Au centre des combats durant la campagne de France en 1814, ses meurtrissures sont encore visibles.

La ferme de Villefontaine, propriété privée, est un très joli manoir qui possède un beau groupe de tours  et dont la construction remonte au XIème siècle. A l’intérieur, au-dessus de la cheminée, on distingue encore les armoiries du dernier seigneur du domaine.

Un ancien lavoir construit par un habitant du village a été décoré sur le thème de la fable de La Fontaine « Le lion, le loup et le renard ».

Hameaux rattachés à la commune de Marchais-en-Brie

Le Tremblay, La Chaise, Bailly, Les Chouteaux, Coulgis, Les Greneaux, Villefontaine et les fermes de Courmont (CPA2), de la Grange en Chart, du Plenois, de la Motte, du Chemin, des Marais.

Nos ancêtres de Marchais-en-Brie ...

Unions :
MONCHATTRE Nicolas (sosa 522G10) et  Marie Madeleine REZE (sosa 523G10) en novembre 1723.

Décès/inhumations :
REZE Marie Madeleine (sosa 523G10), épouse MONCHATTRE, avant 1747.
MONCHATTRE Nicolas (sosa 522G10) le 10 janvier 1747
après son épouse.

 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015