Montlevon

Montlevon adm

Située dans le Sud du département, la commune de Montlevon se trouve à 80 kms de Laon (chef-lieu du département). Le village est très étendu, avec de nombreuses vallées convergentes.

Drapeau francais fond blancHistoire

En 1138, Aldéric de Montlevon en est le seigneur.
Montlevon fut le siège d'une maladrerie réunie à l'Hôtel-Dieu de Château-Thierry en 1698.

Patrimoine

L’église Saint-Martin, inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, a été construite au XIème siècle et remaniée aux XVIème et XVIIème siècles. Elle est composée d'une nef, d'un chœur et de bas-côtés terminés chacun par une absidiole. Elle abrite une statue de la Vierge polychrome du XIIIème siècle et un chemin de croix en relief de très bonne facture, mais dont certaines stations ont subi des dégradations. La nef et le chœur datent de la fin du XIème siècle et présentent d'intéressants chapiteaux primitifs. Le clocher, partiellement refait, contient encore quelques vestiges de son origine romane. Il est bâti sur l'extrémité orientale du collatéral Sud. Les fonts baptismaux, sont une œuvre assez originale du XVème siècle.

Un des lavoirs de Montlevon a été illustré par la fable de Jean de La Fontaine « L'âne et le chien ». D'autres lavoirs existent encore dans les hameaux de la commune.

Des vestiges d’un site romain fortifié ont été découverts à La butte Beaumont vers Condé-en-Brie.

Le château de la Ville aux Bois, hameau de Montlevon, est aujourd’hui privé.

Hameaux, lieux dits et écarts rattachés à la commune

Auclaine, Coupigny, le Mont Picheny, les Orgérieux et Montmarmault ainsi que les lieux dits : La petite Saulx, Le Bois Dion, la Maladrerie, le château de la Ville au Bois, la Futaie, Villeneron, la Grâce, la Givrerie, La Ville aux Bois, Maison Rouge, Haut Chamblon, Bas Chamblon, les Fouleries, la Fosse, les Villées.

Evolution de la population

Montlevon demo

Chronique communale

Le dernier condamné à mort français est exécuté le 11 mars 1969.

On frissonne encore du crime inqualifiable perpétué dans le bois de Montlevon en ce 17 juin 1967... Au volant de son tracteur, l’agriculteur Jean-Laurent Olivier, né en 1944, travaille dans un champ. Deux des quatre enfants de la famille Demarle, Pierrette, 12 ans, et Lucien, 10 ans, jouent non loin, dans le bois de la Cocotterie. Ils reviennent des courses. Jean-Laurent aperçoit les deux enfants. Il les suit, puis descend de son tracteur pour les accoster. Pierrette et Lucien ne se méfient pas, ils connaissent bien l’homme. Olivier se précipite dans le bois, se jette sur les enfants. Il les tue avec sauvagerie, sans humanité. D’ailleurs, à ce moment, il n’est pas humain. Il ne l’est plus. Puis il retourne à son champ. Un travail l’attend. Une pensée lui traverse l’esprit : "Qui accusera-t-on, quand on trouvera les corps ?" L’homme, ou plutôt la bête, retourne dans le bois et viole Pierrette. Le lendemain matin, un fermier trouve les corps des petits Demarle.
Les gendarmes ratissent les lieux. Ils interrogent Olivier, qui, au bout de 48h, finit par craquer et avoue tout. Ses déclarations sont froides, dénuées d’humanité : «J’ai eu envie de tuer et de les étrangler. J’ai fait ça sur un coup de nerfs. C’est en moi. Ce n’est pas moi qui serrais le cou de l’enfant, mais une force étrangère. De temps à autre, j’ai des envies de tuer, comme ça, sans raison ». La réflexion a de quoi glacer le sang.
La personnalité du criminel donnera des crampes de cerveaux aux psychologues de l’époque, qui ne savent décoder ces accès de folie. Mais Jean-Laurent Olivier n’est pas fou… Son procès s’ouvre en septembre 1968 à Laon. Il est reconnu coupable sans circonstances atténuantes et condamné à mort. Le président Charles de Gaulle, en mars 1969, décide de ne pas accorder sa clémence. Le 11 mars 1969, on dresse les bois de justice dans la cour de la prison d’Amiens. À 5h, le criminel est réveillé, 30 minutes après, le couperet, actionné par le bourreau André Obrecht, tranche son cou. Le dernier condamné à mort vient d’être exécuté. (Sources : scenedecrime.blogs.com et « Les grandes affaires criminelles de l’Aisne » de Bruno Dehaye).

Nos ancêtres de Montlevon ...

Naissances/baptèmes :
FAULQUES Charles (sosa 1084G11).
MAILLARD Marie Magdeleine (sosa 543G10) le 20 février 1697.

Unions :
GRANDPIERRE Jeanne (sosa 537G10), 1er mariage, et HUBERT Pierre (hs) le 8 février 1683.
FAULQUES Jean (sosa 542G10) et MAILLARD Marie Magdeleine (sosa 543G10) le 18 novembre 1721. Ci-dessous sa signature (1) en 1750.

Décès/inhumations :
BLUTEAU Anne (sosa 1075G11), épouse GRANDPIERRE, le 10 avril 1694 à l'âge de 67 ans.
MAILLARD Charles (1086G11) le 20 septembre 1710, à l'âge d'environ 50 ans. Il était notaire de Suippes et garde des plaisirs de M. le marquis de Courtanvaux au château de Montmirail (Marne). Ci-dessous sa signature (2) en 1687.

Domiciles :
GRANDPIERRE Nicolas (sosa 1074G11) et BLUTEAU Anne probablement une partie de leur vie.HUBERT Pierre (hs) et GRANDPIERRE Jeanne de 1683 à 1689 environ. Ci-dessous sa signature (3) en 1696.
JAMAIN Louise Victoire Anaïs (sosa 35G6) en 1882 au moment du mariage de sa fille Anaïs.

 Faulque jean 1750Maillard charles 1687Grandpierre jeanne 1696

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015