Neuville-Bosc

Neuville bosc adm 

Village du Vexin français adossé au versant Nord-Ouest des buttes de Rosne.
Par décret du 23 janvier 1996, l'ensemble formé par les buttes de Rosne et la Vallée de la Troësne, comprenant notamment la commune de Neuville-Bosc, est classé.

Neuville bosc blasonHéraldique

Blasonnement de la commune :
Parti au I d’azur au chevron d’or chargé d’un chevron de gueules, accompagné de trois gerbes de blé aussi d’or, au II de gueules aux trois lions léopardés d’argent l’un sur l’autre, le second contourné.

Toponymie

Un essai de toponymie sur Neuville-Bosc a été réalisé par la section Archéologique du village en 1984. Cette étude est riche d'enseignements sur les occupations antérieures à notre époque. La désignation du village (et de ses hameaux) a évolué au cours de siècles et l'apparition du nom sous une forme voisine de l'actuelle se manifeste au XVème siècle. Cependant les germes du vocable sont contenus dans des écrits remontant au IXème siècle

Neuville-Bosc
Au IXème siècle :
Fagidum Nova Villae, traduction : La ferme nouvelle du hêtre ou de la hêtrais (Source : Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Denis). En 862, In fagido de colonica Novae Villae in Vilcasino , traduction : La nouvelle ferme près des hêtres dans le Vexin (Source : chartes de Charles le Chauve).
Au XIIIème siècle : Novam Villam in nemore, mais aussi... En 1208, Petrus de Neuvilla in bosco, Il est question d'un certain Petrus (Pierre) de la ville nouvelle dans le bois (Source : cartulaire de l'Abbaye de Saint Victor de Paris). En 1209, Nova Villa in bosco. En 1211, Nove Ville in bosco (Source : cartulaire de Saint Victor). En 1211 encore, Nova Villa nemoris, nemoris signifiant forêt (Source : cartulaire de Gomerfontaine). En 1221-1231-1256, Nova Villa in bosco (Source :cartulaire de l'Abbaye de Gomerfontaine).
Au XIVème siècle : En 1337, Nova Villa in bosco (Source : Pouillé de la province ecclésiastique de Rouen).
Au XVème siècle : En 1486, Neuvillebot (Source : cartulaire de Gomerfontaine). La prononciation  Neuville-Bô, et non pas Neuville-Bosc, remonterait donc peut-être au XVème siècle. En 1489, Neufville bos.
Au XVIème siècle : En 1502, Neufville le bos. En 1570-1610-1720 : Neufville obost. En 1579, La Neuville au boz. En 1590, La Neuville au bos (Source : Pouillé).
Au XVIIème siècle : On rencontre La Neuville bost et Neuville au bos, mais aussi... en 1635, La Neuville au bois. En 1666, Neufville Obos (Source : cartulaire de Gomerfontaine). En1667, Neuville aux botz.
Au XVIIIème siècle : En 1787, Neuville aux boscs.
Au XIXème et XXème siècles : En 1840, Neuvillebosc et en 1914-1942 : Neuville-Bosc (Source : I.G.N.).
L'abbaye de Gomerfontaine dont le cartulaire apparaît dans cette étude était une abbaye cistercienne de femmes, fondée en 1207 par Hugues IV, comte de Chaumont (en Vexin), aujourd'hui détruite.

Cresnes
Au XIIème siècle : En 1152, Grena (Source : charte de Hugues, archevêque de Rouen).
Au XIIIème siècle : En1257, Crenna et Crenne (Source : cartulaire de l'abbaye de Gomerfontaine). En 1285, Crana.
Au XVème siècle : En 1489, Crene. En 1494, Crenne
Aux XIXème et XXème siècles : En 1840, Cresne (Source : carte d'état major). Depuis 1942, Cresnes.

Goupillon
Le nom figure sous sa forme actuelle dans des documents en 1489, 1493 et 1674. Il signifie terre peuplée de goupils (renards).

Tumbrel
L'éthymologie du nom, dérive d'une origine grecque dont la signification est "tumulus" qui furent aux temps du néolithique final (-2000 ans) des tombes collectives.
Au XIIIème siècle : En 1257, Tuumberel (Source : cartulaire de l'abbaye de Gomerfontaine). En 1263, Tumberel (même abbaye).
Au XIVème siècle : En 1300, Guillelmo de Tomberel (Source : cartulaire de l'abbaye de Saint Germain), il était vraisemblablement le seigneur du lieu où le château se dressait.En 1307, Tumberel (même abbaye).
Au XVIème siècle : En 1563, Tumberel en Vexin (Source : copies de documents originaux du XVIIIème siècle). En 1579, Thumberel (Source : abbaye de Gomerfontaine).
Au XVIIème siècle : En 1660, Thumberel (Source : abbaye de Gomerfontaine). En 1666, Tomberel (même abbaye).
Tumbrel était, à cette époque, une Seigneurerie assez importante, couvrant Neuville-Bosc, Gypseuil et Ivry-le-Temple où il y avait  une chapelle dédiée à Saint Roch et un château, vraisemblablement construit au sommet d'une motte féodale que l'on devine sur la gauche en empruntant la route qui relie Tumbrel au hameau de Goupillon.
Au XIXème siècle : En 1833, Tombrel (Source : cadastre) et Tumbrel (Source : carte d'état major).

Alléré, dérive d'un mot grec signifiant "promenade, lieu de séjour". Mais il peut aussi provenir d'Alleux, vocable féodal qui, dans les pays du Nord, désignait une terre libre de toutes redevances vis-à-vis du seigneur. Hypothèse confirmée par le fait que Grand Alléré appartenait à la Commanderie Templière d'Ivry, or, les Templiers n'étaient pas soumis à l'impôt vis-à-vis du pouvoir séculier.
Les Templiers possédaient à Alléré une construction agricole, il n'en reste plus de trace.

Grand Alléré
Au XIIIème siècle : En 1231, il est question d'un Radulphus de Alerio (Rodolphe de Alléré) (Source :  Cartulaire de Saint Victor). En  1236, Alleroe (Source : cartulaire de l'abbaye du Val Notre Dame). En 1256,  Aleroi (Source : Cartulaire de l'abbaye de Gomerfontaine). En 1261, Inter Ivriacum et aleroi (entre Ivry et Alléré).
Au XIVème siècle : En 1300, Super grangiam de Allerayo (Grande grande d'Alléré : comme les Cisterciens, les Templiers possédaient de vastes granges dont la destination était agricole ou humanitaire par l'accueil des mendiants et des malades). En 1372, Alleroy. En 1375, Les prés d'Aleray.
Au XVème siècle : En1489, Alleré (Source : cartulaire de l'abbaye de Gomerfontaine).
Aux siècles suivants : En 1617, Alleré-le-vieux. En 1755, Le Vieil Alleré. En 1840, Alléré-le-grand. Et depuis 1939, Grand Alléré.

Petit Alléré
Sa création est plus récente et n'apparait qu'en 1750. Nous pensons qu'il n'était pas lié à Grand Alleré, d'abord parce qu'il était partie de la seigneurie de Tumbrel, ensuite parce que le lieu-dit "Les Champarts" provient sans doute du mot champart désignant, à l'époque féodale, un impôt versé au seigneur en nature.
La Troësne, affluent de l'Epte, y prend sa source. Cette rivière alimentait autrefois Ivry-le-Temple.

Drapeau francais fond blancHistoire

Neuville-Bosc était occupé dès le Néolithique (de 9000 à 2000 avant Jésus-Christ) et disposait d'une importante industrie à l'époque romaine (vraisemblablement aux II, III et IVème siècles avant Jésus-Christ).
Les périodes gauloises (de 1700 à 50) et médiévales (de450 à 1000) n'ont pas encore livré de traces.
Au XVIIème siècle, Neuville-Bosc est rattaché militairement à l'Ile-de-France et dépendait juridiquement  du baillage de Chaumont, religieusement du diocèse de Rouen et de l'archidiaconné du Vexin Français qui comptait alors 4 doyennés, dont celui de Chaumont.
Le grenier à sel dépendait de celui de Pontoise puis de celui de Gisors.

Epousailles en 1741 : Jean Baptiste de Castellane et Françoise Pauline de Castellane

Le clocher de la chapelle de Tumbrel carillonnait allègrement pour célébrer les épousailles de Jean Baptiste et de Marie Anne.  Le prêtre André Jean Baptiste de Castellane, avec la permission du Vicaire général de Pontoise, reçut leur consentement mutuel et établit l'acte de mariage  (Source : registres BMS Neufvilleaubos, 1741) :


Neuville bosc acte

Chroniques communales

Jusqu'en 1844, Gipseuil faisait partie de la commune puis fut cédé à la commune de Monts.
En 1932, les compte-rendus de séances du conseil municipal font état de l'élaboration d'un cahier des charges se rapportant au projet de la distribution d'énergie électrique et de l'électrification de la commune. Les travaux dureront près de quatre années.
Des postes radiophoniques sont implantés à partir de 1939.
Entre 1950 et 1955, des lignes téléphoniques sont installées peu à peu dans les maisons et dans les fermes. Avant, il fallait aller au château pour téléphoner.
En 1955, après de longs travaux, l'eau courante arrive directement sur les éviers, avant il fallait se ravitailler en eau à la pompe (à Cresnes, en bas du chemin des buttes, ou en bas du chemin des pâtures; à Neuville-Bosc, sur la place devant la Mairie), ou aux puits, les sources sont nombreuses dans le village.
Les femmes se regroupaient régulièrement pour aller au grand lavoir de Cresnes ou au lavoir du trou chaud, source d'eau chaude qui se jette dans la Troësne.

Les Buttes de Rosne

Elles sont constituées d'une butte-témoin en forme d'équerre d'environ 4Kms de long. Ce sont les buttes les plus élevées du plateau du Vexin, orientées Nord-Ouest/Sud-Est comme toutes les buttes du Val-d'Oise. Elles témoignent de la très ancienne présence de la mer à l'époque du Stampien (-30 millions d'années) et de l'érosion qui les a mises en évidence.
Avec ses 216m, le sommet du massif est le point culminant naturel de la région Île-de-France.
L'argile à meulière y a été exploité à certains endroits.
Les buttes sont situées sur le territoire des communes d'Haravilliers, Le Heaulme et Neuilly-en-Vexin dans le département du Val-d'Oise ; Chavençon et Neuville-Bosc dans le département de l'Oise.

Les villages voisins

La commanderie templière d'Ivry-le-Temple
L'ordre du Temple, puissant ordre militaire qui s'illustra aux croisades et périt par la main de Philippe IV le Bel, possédait à Ivry, une commanderie, la commanderie Saint Jean, établie vTemplierers 1200. Il y existait également une chapelle au XIIIème siècle et une maladrerie (hôpital pour lépreux) fondée en 1160 et détruite vers 1750.
Cette commanderie passa de mains en mains.
Au XVIIIème siècle, elle appartenait aux Chevaliers de Malte. Ses revenus en 1793 sont de 11600 livres.
Toponymie du lieu
Au XIème siècle, première trace écrite.
Au XIIème siècle : en 1186, Luriacum (Source : cartulaire du châpitre de Beauvais).
Au XIIIème siècle : en1209, Euriacum ; en 1211, Symon Faber de Ivri (Source : cartulaire de Saint Victor de Paris) ; en 1237, Aper Iuriacum juxta Hanovillam (à Ivry près d'Hénonville) ; en 1245, Milicie templi de Yvriaco (temple militaire d'Ivry) ; en 1247, Petrus de Ivriaco (Pierre d'Ivry en 1208, on trouve aussi Pierre de Neuville-Bosc).
Au XIVème siècle : en 1300, Fratres ordinis milicie templi de Yvriaco in vulgassino francie (Source : cartulaire de la ministrerie de Faÿ-aux-Anes) ; en 1337, Preceptor de Yvriaco Sancti Johannis de Jherosolime (Saint Jean de Jérusalem, précepteur d'Yvri) ; en 1373, L'ospital d'Ivry-le-Temple (allusion à la maladrerie).
Au XVème siècle : en 1483, Ivry le Temple (Source : cartulaire de l'abbaye du Val Notre Dame, Val d'Oise).
Au XVIème siècle : Ivry dépend de la seigneurie d'Amblainville.
Au XVIIIème siècle : Ivry-la-Commanderie.

Chavençon
Ce village a été rattaché à Neuville-Bosc en 1826 puis détaché dès 1833.
En 1890, il est touché par une épidémie de Diphtérie.
Son église de la Vierge, dont il reste une baie romane du XIIème siècle, fut remaniée au XVIème siècle. A l'intérieur, une croix est classée à l'inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1937.

Gypseuil
Ce hameau dépendait de la commune de Neuville-Bosc. Après 1844, il est rattaché à la commune de Monts.

Patrimoine

L'église Saint Martin
Elle se dresse sur un tertre verdoyant au milieux des pins sylvestres. Cruciforme, restaurée en gothique avec des voûtes du XVIème siècle, elle date de plusieurs époques.
Le chevet plat, sans abside, est du XIIIème siècle, il est formé d'un triplet et les trois baies représentent la Trinité. Dans le prolongement du chevet se trouve un petit cimetière ombragé de cèdres séculaires. La nef date du début du XVIème siècle. Le clocher central, carré coiffé en bâtière, est du XVIIème siècle. Les fenêtres à têtes trilosées sont du XIIème siècle, certaines du XIIIème. Le retable date de la seconde moitié du XVIIIème siècle et représente la cène. A gauche et à droite du retable, deux statues de Saint Martin, sont du XVIème siècle, celle de gauche le représente donnant son manteau à un pauvre d'Amiens, celle de droite guérissant une jeune fille muette. Saint-Martin jouissant d'une grande piété dans le diocèse de Rouen, beaucoup d'églises lui sont vouées dans l'évêché de Rouen. Saint Martin a été intronisé évêque de Tours le 4 juillet 371 et qui a contribué à l'évangélisation des campagnes par la décentralisation écclésiastique.
La cloche en bronze, nommée "Marie Anne", a été bénie en 1738, en l'honneur de Marie Anne Rouville, marquise de Castellane, contesse desdits lieux, résidant au château de Tumbrel. Elle est inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1912 et on peut y lire : L'an 1738 I ay été Bénie par Mre Laque de Largillière, curé de cette paroisse, et nommée Marie Anne par le haut et puissant seigneur Jean Baptiste Marquis de Castellane, Capitaine de Galère, Comte Dessoudun Boissecq, La Croix La Barre Saint Soilin Baron de Norante et Dauran seigneur de Neuville-Bosc, Tumbrel, Cresnes et par haute et puissante Dame Marie Anne de Rouville Marquise de Castellane, son épouse, Dame et comtesse des dits-lieux".
Un très bel autel à colonnes, et  statues dont le bas-relief porte les armoiries de Charles Le Moictier et ses alliances.
L'inscription commémorative de fondation par Charles Le Moictier date de 1644, elle est en marbre monolithe sculpté et gravé, et indique : "Messire Charles Le Moictier [...] seigneur de Tumberel [...] et Madame Suzanne de Gaudechart de Villotran son épouse ont fondé le [...] en ceste église par contrac du 10 octobre 1644 par devant N. Raffel notaire à Chaumont. Priez Dieu pour eux et pour leurs parents".
On peut voir également l'épitaphe : "Dame Geneviève Testu de Balincourt, épouse de Maître Nicolas Le Moictier, chevalier seigneur de Tumberel, Neufvilobos, Treigny et autres lieux, décédée le 4 Octobre 1684 âgée de 38 ans."
Sans oublier le testament de Louis Paul, curé de Neuville-aux-Bosc pendant 30 ans, inhumé dans cette église le 13 Avril 1696, âgé de 63 ans : "Il partage et il donne aux pauvres. Sa justice reste dans les siècles des siècles".

Le château de Neuville-Bosc
Face à la mairie-école, il date du XVIIIème siècle et a appartenu à Monsieur Antoinne Harvard. Il est actuellement utilisé par une société privée, pour l'organisation de séminaires d'entreprises.

Les pigeonniers
Le premier, daté de 1858, est construit en moellons noyés dans le mortier, la construction serait due à Antoine Havard. Un second avec une tourelle octogonale se dresse sur un soubassement carré, plus ancien. Ils sont tous les deux propriété privée.

La croix de Cresnes
Elle a été bénie le 15 septembre 1775.

Les constructions du XIXème siècle
A cette époque, la rénovation du village se concrêtise par des constructions en meulière (pierre des buttes de Rosne) et briques : la mairie-école(en 1880), la ferme (en 1859/1860), la maison du régisseur (en 1871). Toutes ces constructions portent les initiales AH pour Antoine Havard.

Les mégalithes
Deux menhirs situés à proximité du sentier GR11, reliant Neuville-Bosc à Hénonville, sont visibles sur la gauche, surtout après les moissons.
- La pierre aux Coqs : menhir renversé, près de la ravine Gamine. Il s'agit d'une dalle de grès, plantée de champ, d'une longueur de 3m et large de 1,50m pour une épaisseur de 0,70m. Elle a un aspect massif et présente de nombreux creux à sa surface. Cette pierre s'est affaissée, une autre pierre la touche, moins imposante, et servait peut-être à la maintenir droite. Son nom aurait probablement une signification liée à l'astre solaire à son lever, le moment où le coq (animal solaire par excellence) chante.
- La pierre Fritte :en lisière du bois de la Grande Groue.
Sous une certaine lumière, ce mégalithe possèderait de mystérieuses gravures.
Il est en grès quartzeux, aussi haut que profond, haut de 1,70m à 2,10m. Il est légèrement penché, à son sommet trois cuvettes qui absorberaient 14 litres d'eau.
Voir les légendes s'y rapportant "sur les traces de Gargantua...".

L'ancienne pompe publique d'eau potable
Elle est située sur la place de la mairie. Madame Cartier, nièce de Monsieur Antoinne Havard, en fait don à la commune en 1883.

Le Sausseron
Petite rivière qui prend sa source à Neuville-Bosc (Oise), et s'écoule selon une orientation Ouest /Est avant de s'infléchir vers le Sud à Verville pour se jeter dans l'Oise à la limite de Valmondois et de Parmain (Val-d'Oise), face à L'Isle-Adam.
Elle s'écoule en grande partie dans le parc naturel régional du Vexin Français.

Personnalités liées à la commune

Antoine Havard 1800/1877, propriétaire du château de Neuville-Bosc, était un Soyeux (Industriel de la soierie) qui aurait contribué à l'implantation de la séviculture dans la région lyonnaise et la vallée du Rhône. Mais, les anciens du village disent qu'il a commencé par être contrebandier en faisant du commerce avec les Amériques. Pour se racheter une moralité, il a fait construire la mairie-école, une maison pour sa nièce et une grande ferme à Neuville-Bosc. Tous ces bâtiments portent encore ses initiales sur leurs cheminées.
Neuville bosc oise antoinne harvardUn médaillon à son effigie figure sur le dos du fronton (côté rue) de l'ancienne pompe publique d'eau potable. Son portrait réalisé en 1870, initialement placé dans l'école, orne à présent un mur de la salle de la mairie (ci-contre).
Célibataire et sans descendants, il fait don à la commune par testament du 8 octobre 1873 :
- d'une somme aux fins d'acquérir un terrain proche de l'église sur lequel on construira une école et une maison,
- d'une somme pour approprier l'école de l'époque et en faire un presbytère convenable,
- d'une rente sur l'Etat pour l'église (entretien...),
- d'une rente annuelle pour le trésorier de la fabrique (ensemble des clercs et des laïcs chargés de l'administration des fonds de l'église),
- d'une rente annuelle pour l'achat d'ornements pour l'église,
- d'une rente pour le bedeau,
- d'une rente/capital placé sur l'Etat pour le bureau de bienfaisance de la commune,
- d'une somme pour que la commune acquiert un terrain affecté au nouveau cimetière (chemin des bruyères),
- d'une rente à la commune pour délivrer 4 livres d'épargne aux meilleurs élèves chaque année.
La nièce de Monsieur Havard, MadamNeuville bosc oise tombe mestral plaquee Cartier, a créé la "Fondation Havard" afin de réaliser toutes les volontés testamentaires de son oncle.
Le tombeau d'Antoine Havard et de ses collatéraux se trouve dans le cimetière privé derrière l'église.

Alice E. Mestrallet-Zelikson 1888/1929, artiste-peintre (femme du sculpteur russe, Serge Zelikson 1860/1966, et mère d'Armand Mestral, acteur, chanteur et peintre français 1917/2000) repose dans le cimetière communal.

Hameaux, lieux-dits et écarts

Cresnes, Tumbrel, Goupillon, Petit Alléré et Grand Alléré.

Evolution de la population

Au cours des XVIIème et XVIIIème siècles, il y eut régression de la population : pendant la Fronde (1648-1652), à la suite de mauvaises récoltes entrainant la famine (1661-1662 et 1693-1694) et à la suite des épidémies (1739-1743).
En 1715, Neuville-Bosc comptait 140 feux. En 1791, 130 habitations pour 488 habitants. En1806, 145 habitations pour 573 habitants. En 1831, 136 habitations pour 459 habitants. Et en 1990, 154 habitations pour 346 habitants ainsi répartis :
Neuville-Bosc : 24 habitants, 9 foyers, 12 habitations,
Cresnes : 119 habitants, 43 foyers, 56 habitations,
Grand-Alléré : 50 habitants, 17 foyers, 22 habitations,
Petit-Alléré : 95 habitants, 28 foyers, 37 habitations,
Tumbrel : 37 habitants, 14 foyers, 16 habitations,
Goupillon : 21 habitants, 7 foyers, 11 habitations.
Au XXIème siècle :

Neuville bosc demo

Neuville-Bosc et nous...

Baptême :
MAGDELAINE Laura (hs) le 23 septembre 2001, célébré par le diacre Jean François Damblant.

Domiciles :
SOUDAN Alain (sosa 2G2) et BOURRIE Roseline (sosa 3G2) à partir de 2000 au 2 rue de la Côte Mignonne, hameau de Petit Alléré.
GRANSARD Marcelle (sosa 7G3), veuve BOURRIE Maurice (sosa 6G3) de 2001 à 2008, au 2 rue de la Côte Mignonne, hameau de Petit Alléré.

Carte de Cassini

Neuville bosc oise carte de cassini

 


 

Sources
Sites et photo :
Wikipedia...

 

Date de dernière mise à jour : 22/02/2017