Le Clapier

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Le village est situé à 640m d’altitude sur un plateau qui appartient à l'avant-causse.
Il est situé sur la ligne de partage des eaux Atlantique et Méditerranée, versant méditerranéen.
Une plateforme établie sur des calcaires, en avant du causse du Larzac qui suit à l'Est, mais est plus haut de 100 à 200m.
L'avant-causse est très caillouteux dans la zone du Clapier (étage géologique du Sinémurien) d'où le nom du lieu où l'on observe de nombreuses murettes d'épierrement et des tas de cailloux ("clapiers" ou accumulations de pierres en Occitan).
La montée sur le Causse se fait en deux niveaux : En pied de pente, on observe une épaisse couche de marnes noires  appartenant au Toarcien ; elle est striée de griffes d'érosion si bien que la couleur sombre du matériau est localement visible dans les prairies. En haut de pente, apparaissent les grandes falaises blanches et calcaires qui caractérisent le rebord du Larzac. Les falaises appartiennent principalement au Barthonien.
Ce site est magique pour apprendre la géologie. La région, depuis la vallée de la Sorgue jusqu'au Larzac proche, permet de découvrir une série sédimentaire superbe qui, avec quelques sérieuses lacunes, va du Cambrien au milieu du Secondaire. Les marnes noires sont fossilifères et livrent une faune marine.

Drapeau francais fond blancHistoire

Une sombre histoire de suzerraineté
Au Moyen-Âge, chacun tient sa terre d’un suzerain. C’est pour avoir oublié cette règle fondamentale que Raymond de Saint-Maurice, seigneur de Montpaon, vendant à l’abbé de Joncels, "aux calendes d’octobre 1295, le lieu ou repaire du Clapier et l’affar de Larbussel qui dépendaient de la baronnie de Montpaon", met les habitants dans une situation inextricable. Il a en effet oublié de prévenir son suzerain, l’évêque de Rodez, lequel devait non seulement donner son autorisation mais aussi percevoir un droit de mutation... Celui-ci réagit avec la plus grande énergie procédurière et obtient le 20 avril 1320 un arrêt du Parlement de Toulouse confisquant les villages en question en sa faveur, en déchargeant les habitants de tous devoirs envers le château de Montpaon et les faisant dépendre de la juridiction du Clapier.

Patrimoine

Le château, situé au centre du village, comprend quelques vestiges d'un fort médiéval, dû probablement aux Hospitaliers de Jérusalem, dont la partie inférieure d'une tour percée de plusieurs meurtrières et les arcades d'une galerie latérale. Ruiné à l'époque des guerres de Religion, l'ouvrage a été partiellement reconstruit aux XVIIème et XVIIIème siècles pour devenir une ferme. Les archives épiscopales nous apprennent que le "fort" (aussi appelé "repaire") du Clapier était un ensemble assez vaste destiné à offrir aux pèlerins en route pour Compostelle un refuge contre les loups et les brigands. Il comprenait notamment des dortoirs, un four à pain, la résidence du commandeur et une prison.

La chapelle Notre-Dame de l'ancien hameau de Bouviala située non loin des sources de l'Orb, petite paroisse rurale de l'ancien Régime dont les ruines des habitations sont encore visibles. La chapelle est de style roman, parfaitement entretenue. Le cimetière est toujours utilisé par les familles proches, notamment du Mas Hugonenq. La croix date du XVIIème siècle.

L'église Saint Xist date du Xème siècle, elle est mentionnée dans le Cartuaire de Vabres-l'Abbaye en 940.
Une association de sauvegarde se constitue en 1995 et continue à oeuvrer pour redonner à l'église et à ses alentours son lustre d'antan.
Son clocher-tour unique dans la région, dresse son élégante architecture et sert de repère pour le petit hameau blotti à ses pieds. Des peintures de Nicolas Greschny occupent la totalité des murs de fond et du chœur.

Le jardin du Curé qui jouxte l’église et qui était en friche, a été transformé en jardin de simples et de plantes médicinales comme jadis dans les monastères. Ce jardin botanique comporte plus de 300 plantes médicinales et aromatiques. Son renom commence à s’étendre au-delà de la région et son parrainage par le Jardin des Plantes de Montpellier prouve de sa qualité et de sa diversité.

L'église Saint Pierre ne présente guère de particularités, si ce n'est un remarquable dallage.

L'abîme du Mas Raynal, une impressionnante verticale de 100m recoupe le cours souterrain de la Sorgues, agrémenté des vestiges d'un barrage défectueux construit en 1920. 65m de galeries aquatiques conduisent à un lac souterrain. La cavité se développe dans les calcaires du Bathonien. A la base du puits, la rivière, axée sur la fracturation locale, coule vers la résurgence à la faveur d'un joint de strate.

Les dolmens de Larbussel et des Claparèdes, l'un est situé au niveau de la ferme de Larbussel entre le Clapier et Saint-Xist, et l'autre, au-delà de Saint-Xist. Ils sont très délabrés et ont perdu leurs dalles supérieures.

Hameaux, lieux dits et écarts

Le Clapier-vieux, lieux-dit où le village se dressa semble-t-il avant d'émigrer à son emplacement actuel. Il est situé sur l'ancien chemin du Clapier actuel au Mas Hugounenq. On y trouve un sensemble de murs qui forment des enclos entre lesquels il y a de véritables avenues. Un peu plus loin, sur ce même chemin, un pont médiéval constitué d'une seule arche en plein cintre domine le cours du ruisseau qu'il franchit. Un peu plus loin encore, c'est le début du long ravin dit "de la Fresière". (Source : Sarac lettre n°16)

Saint-Xist, situé entre le village du Clapier et celui de Fondamente, au pied du plateau du Guilhomard.

Bouviala, Larbussel, Saint-André-de-Theys, La Pascalerie, Le Mas Hugonenq...

Evolution de la population

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Nos ancêtres du Clapier, hameau de Bouviala ...

Naissances/baptèmes :
GUIRAUDON Jacques dit Jamme (sosa 1600G11) vers 1675.
LAURES Jacques (sosa 1584G11) le 12 avril 1654.
LAURES Claude (sosa 3168G12) vers 1621.
LAURES Guillaume (sosa 792G10) le 7 avril 1697.

Unions :
LAURES Jacques (sosa 1584G11) le 2 octobre 1691 avec GELY Suzanne Anne (sosa 1585G11).
LAURES Claude (sosa 3168G12) le 12 janvier 1648 avec NAYRAC Catherine (sosa 3169G12).

Décès/inhumations :
LAURES Jacques (sosa 1584G11) le 25 juillet 1729. Il était laboureur.
LAURES Claude (sosa 3168G12) le 3 mars 1691.
NAYRAC Catherine (sosa 3169G12) épouse LAURES, le 7 octobre 1686.

 

Date de dernière mise à jour : 27/05/2015