Cosne-Cours-sur-Loire

Cosne adm 1

La ville, aux portes du Berry, du Pays Fort, de la Puisaye et du Sancerrois, baignée par le dernier grand fleuve naturel d’Europe, se situe au Sud-Est de Montargis et de Paris et au Nord-Ouest de Nevers.
C’est la 2ème ville de la Nièvre en nombre d'habitants.
Elle résulte de la fusion au 1er janvier 1973 des communes de Cosne-sur-Loire et de Cours.
La ville a remporté trois fleurs au concours des Villes et Villages fleuris et le prix spécial régional du fleurissement de printemps en 2009.

600px blason cosne svgHéraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'azur à trois merlettes d'argent. 

Toponymie

Attestée sous la forme Condate aux IIème et IVème siècles, qui signifie confluent.

Hydrographie

C’est dans le dernier coude du Nohain que la ville est née, juste avant sa confluence avec la Loire, à mi-parcours entre sa source, au Mont Gerbier de Jonc et son estuaire, à Saint-Nazaire.
Au niveau de Cosne, le lit du fleuve est très large (environ 1000m). Au milieu du fleuve, une île importante longue de 6 Kms partage les eaux en deux bras inégaux.

Drapeau francais fond blancHistoire

Habitée dès la Préhistoire, la ville occupe, à l'époque Gallo-romaine, une place stratégique par sa position convoitée de carrefour des voies fluviales (Loire et Nohain) et terrestres (Autun-Paris et Auxerre-Bourges) qui en fait un endroit privilégié pour le commerce.
Au Vème siècle, après les invasions barbares, la cité passe sous l'autorité de l'Evêque d'Auxerre. Il fait face aux ambitions du comté de Nevers, lutte d'influence qui dure jusqu'au XIème siècle.
Le château est édifié au Vème siècle et les habitations se serrent autour.
Au IXème siècle, une première enceinte protège la ville ; la tour Fraicte se dresse pour surveiller la Loire.
Le site de Cosne est au carrefour des grands conflits de l'histoire de France : les intrusions des Normands (IXème et Xème siècles), la Guerre de Cent Ans (1337-1453), la lutte des Armagnacs et des Bourguignons, les Guerres de Religion (seconde moitié du XVIème siècle), la Fronde (1648-1653).
A partir du XVIIème siècle et jusqu'à la Révolution Française, Cosne se développe, notamment grâce à la Manufacture des Forges de la Chaussade (voir § «Chroniques communales, les forges»)  qui, à partir de 1670, fait de la ville un centre de production industriel important pour la Marine Royale (ancres et appareillage).
Dans le même temps, l'agriculture et les fabriques de faïences sont en plein essor.
De la fin du XVIIème jusqu'au milieu du XIXème siècle, Cosne se développe le long de ses principales voies d'accès.
En 1833, le premier pont sur la Loire est construit, il est détruit pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Devenue centre administratif, commercial et industriel, l'importance de Cosne est marquée par la construction, sous Napoléon III, de la ligne de chemin de fer (voir § «chroniques communales, le transport»), de l’Hôtel de Ville, du Palais de Justice et de la Sous-Préfecture.
La Ville est alors renommée pour sa coutellerie et ses fabriques de limes.
De 1876 à 1939, Cosne est également une ville de garnison importante, siège du 85ème régiment d'infanterie.

Seigneurs et gens de noblesse  : Voir § « mes ancêtres » en bas de page.

Chroniques communales

Les Forges Royales de la Chaussade

Perre babaud de la chaussadeVers le XVIIème siècle, la ville se développe grâce à l'industrie métallurgique et à la navigation sur la Loire.
Pierre Babaud de la Chaussade (1706/1792, portrait de droite) fonde en 1735 les Forges de La Chaussade qui deviennent les Forges Royales de La Chaussade où sont fabriqués des ancres, des canons et d'autres accessoires pour la Marine Royale.
La production est acheminée par la Loire, fleuve navigable à cette époque.
À partir de 1860, les forges commencent à péricliter avec l'arrivée du chemin de fer qui remplace peu à peu les voies navigables de France. Les forges ferment définitivement en 1872.
Aujourd'hui, il ne reste que la grille d'entrée des anciennes forges avec une plaque où est écrit un extrait d'une lettre de la marquise Marie de Rabutin-Chantal dite Madame de Sévigné (1626/1696) qui a visité les lieux le 30 septembre 1677.

La Loire

L'homme s’acharne depuis des siècles pour tenter de dompter ses flots impétueux, mais le fleuve royal et rebelle, poursuit son cours, imperturbable.
Avant l’avènement du chemin de fer au milieu du XIXème siècle, la Loire est une voie fluviale majeure mettant en communication la Méditerranée avec l'Océan, les villes de l'amont avec Paris et le cours de la Seine. Pendant plusieurs siècles, il existe une véritable Marine de Loire.
La navigation à la descente, de Roanne, Digoin et Cosne vers Orléans et Nantes, puis Paris par le canal de Briare vers le Loing et la Seine, assure surtout le transport de bois, de charbons, de grains, de vins, de produits manufacturés (les ancres de marine de Cosne ou les poteries de la Puisaye). Les chalands à la descente, sans mât ni voile, construits en sapin à Saint Rambard, dévalent dans le courant, pilotés à l'aide de bâtons de quartiers.
Pour la navigation à la remonte, les chalands ou gabares, construits en chêne avec mât, voile et grand gouvernail, la piautre, font la navette au long du fleuve, attelés en train du plus gros en tête, la mère, au plus petit, pour ne pas se déventer.
A la descente, selon l'état du fleuve, on met 3 à 6 jours pour aller de Roanne à Briare. Orléans-Nantes nécessite 8 à 15 jours. A la remontée, les temps est au moins multipliés par deux.
Le lit du fleuve constitue une vaste carrière de sable et agrégats pour la construction des villes et villages.
Aujourd'hui, la Loire est un réservoir d'eau potable pour de nombreuses activités humaines. Mais c’est aussi un vaste et magnifique habitat pour la faune et la flore.

Le transport

Le Tacot du Morvan relie Cosne à Saint-Amand-en-Puisaye jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale.
Train en voie métrique qui sert notamment à acheminer les poteries de Saint-Amand-en-Puisaye et serpente à travers la campagne via Cours ;  Villeprevoir dont la gare est toujours visible et restaurée à l’identique par ses propriétaires ; Saint-Vérain où la gare est également visible ;  et Saint-Loup.
La faible rentabilité du transport voyageurs et les 55 passages à niveau non protégés conduisent au démontage intégral de la ligne.
La gare de Cosne-sur-Loire est inaugurée par Napoléon III en 1861.

Le viaduc de Port-Aubry est un pont ferroviaire qui franchit la Loire et relie la commune de Cosne-Cours-sur-Loire  à celle de Bannay (Cher). Construit en 1890 par la Compagnie du Chemin de Fer de Paris à Orléans, il figure parmi les plus longs ponts en treillis ferroviaires de France.  Il comporte 14 travées de 58m, deux culées et une structure métallique comptant près d’un million de rivets et 13 piles en maçonnerie.
Le 18 décembre 1893, le viaduc est traversé par un premier train à vapeur.
Le 17 juin 1940, deux soldats français sont tués pour le défendre. Pour le retour d’exode à l’été 1940, une voie est recouverte de planches pour permettre le passage des voitures.
En juillet 1944, l’occupant allemand fait exploser la 3ème travée.
Anciennement à double voie, la ligne est mise à voie unique en 1950.
L'année 2000 voit le dernier passage d'un train de céréales venant des silos de Saint-Satur.

Patrimoine

L’église Saint-Jacques est édifiée au XVème siècle à l’emplacement de la Collégiale Saint Laurent, bâtie au XIème siècle par Hugues de Chalon (975/1039), 47ème évêque d’Auxerre.
De style gothique, la façade extérieure présente, au sommet du pignon, une curieuse plate-forme carrée ajourée, accessible depuis le clocher. On lui attribue un rôle de poste de guet. Le clocher date du XIIIème siècle.
L’intérieur est constitué d’une nef à quatre travées, flanquée de bas-côtés et suivie d’un chœur terminé par un chevet à 5 pans. Elle est entièrement voûtée sur croisée d’ogives. Elle est éclairée de vitraux représentant des scènes du Nouveau Testament, des apôtres et des saints. Un vitrail de Saint Nicolas, patron des mariniers, évoque la crue de la  Loire en 1846. Sous les fonts baptismaux, une crypte recèle une fresque du XVème siècle présentant le Christ, entouré des attributs de quatre évangélistes, en train de bénir. Le maître autel, en marbres polychromes assez rares, provient de la Chartreuse de Bellary.
L'église est classée aux Monuments Historiques en 1930.

L’église Saint-Aignan est élevée sur l’emplacement d’un oratoire du VIème siècle dédié à saint Front.
Sous l’impulsion d’Hugues, abbé de Cluny, les bénédictins édifient l’église Saint-Aignan terminée au début du XIIème siècle. De cette époque restent le portail roman, bien conservé, grâce au clocher-porche, l’abside, le chevet et quelques éléments de murs. Les ornements de la décoration romane symbolisent la lutte du Bien contre le Mal. La partie supérieure du porche représente le Christ dans une auréole ovoïde, bénissant d’une main et tenant le Livre de la Sagesse de l’autre.
À l’origine, seule l’abside est voûtée. Le reste de l’église reçoit directement la charpente qui reste apparente, et la couverture.
Comme la plupart des églises, elle est bâtie sur un réseau de courants telluriques, d’où une exposition aux effluves magnétiques et une vulnérabilité aux effets dévastateurs de la foudre susceptibles de provoquer l’incendie des charpentes avant l’invention du paratonnerre et du parafoudre qui aujourd’hui assurent la protection.
Un incendie au milieu du XIIème siècle détruit le bas-côté Sud. Le clocher est incendié en 1626 et en 1726.
Le 3 mars 1738, à 4 h30 du matin, la chute du clocher entraîne la ruine de l’église et semble imputable à un affaissement du terrain. La reconstruction des parties sinistrées et l’adjonction du clocher porche sont entreprises en 1745 avec le concours des habitants et de faibles moyens interdisant une ornementation XVIIIème siècle, sa simplicité s’accorde avec les parties romanes conservées.
Le clocher-porche s’appuie au couchant sur les vestiges d’une tour de l’ancien prieuré de l’Ordre de Cluny du XVème siècle.
Le maître autel en pierre de taille est inauguré en octobre 1858.
Les cloches sont au nombre de deux accordées en do et fa. La plus grosse pèse 1 215 kg, elle est bénie le 30 juillet 1878 par Mgr Gronier, évêque de Nevers, et porte le nom d’Henriette-Mélanie.
Après la Seconde Guerre Mondiale, des vitraux modernes sont installés.
Après la réfection de la toiture, l’intérieur de l’église vient d’être refait et les murs colorés à l’ocre lui redonnent sa lumineuse sobriété d’origine.
Elle est classée aux Monuments Historiques en 1862.

L’ancien Palais épiscopal, servant de pied à terre à  Humbaud d’Auxerre, évêque de 1087 à 1114, est reconstruit et agrandit à la demande d’Hugues de Noyer, évêque d’Auxerre de 1183 à 1206, et inauguré en 1206.
Sa dernière restauration effectuée de 1993 à 1997 permet son utilisation principalement dans le cadre d’expositions.
Le bâtiment est inscrit partiellement à l’inventaire des Monuments Historiques.

L'ancien couvent où les Augustins se sont installés en 1616, était le corps de garde de Cosne.
Après la dispersion des religieux sous la Révolution Française, le couvent devient propriété de l'Etat puis est cédé à la ville.
Il abrite depuis la fin 1980 le musée de la Loire.

Le  Vieux Château est presque entièrement reconstruit au XIIIème siècle sur un plan octogonal : murailles, 4 tours rondes et 2 tours carrées. L’ensemble est abaissé sur ordre de Richelieu vers 1640, à l’exception du donjon-porche doté d’un arc gothique visible depuis la rue Duguet.
En 1860, le château est partiellement démoli pour permettre la construction d’une prison, aujourd’hui désaffectée et réaménagée en salles de réunions.

La maison des Chapelains, ancien hôtel particulier Renaissance, appartient ainsi que le pâté de maisons environnant, au Moyen-Age, aux chapelains de Saint Jacques.
Le corps du logis cantonné d’une tourelle, est un des endroits les plus pittoresques de la ville.
Des galeries souterraines permettent d’accéder directement à l’église.
Un groupe de recherche a réuni dans cette maison, des collections d’outils de la période Néolithique, de la sculpture lapidaire, des poteries, outils, monnaies et bijoux Gallo-romains, ainsi que de la céramique et des objets des époques Mérovingiennes, Carolingiennes et Médiévales.
La maison des Chapelains n'est pas visitable actuellement.

L’Eglise Saint-Symphorien de Cours-sur-Loire, est bâtie au cours de la première moitié du XVIème siècle, sur l’emplacement d’une ancienne église romane. Il n’en subsiste aujourd’hui que l’abside, la travée du chœur, la travée du transept et la chapelle du croisillon Nord.

Le Presbytère, récemment restauré, comporte dans sa partie ancienne une inscription latine au-dessus d’une porte.

L'ancien palais de justice.

La rue des Mulets est la plus ancienne de la ville.

Le pont suspendu franchissant la Loire, est construit en 1959.

Personnages liés à la commune

Nithard (800/859), petit-fils de Charlemagne et chroniqueur franc, écrit son Histoire des fils de Louis le Pieux à Cosne.

Charles Girault (1851/1932), architecte et maître d'œuvre du Petit Palais, est né à Cosne.Paul doumer 1857 1932

Paul Doumer (1857/1932, portrait de gauche), président de la République Française, a vécu à Cosne de 1921 à 1932.Bricoux

Roger Marie Léon Joseph Bricoux (1891/1912, portrait de droite), violoncelliste, est né à Cosne le 1er juin 1891. Il est le seul Français membre de l'orchestre du Titanic. Il disparait dans le naufrage le 15 avril 1912. Une plaque est inaugurée à sa mémoire en 2000.

Alfred Stanke (1904/1975) dit le Franciscain de Bourges, infirmier militaire allemand et franciscain, a séjourné à Cosne de 1963 à 1975. Le film de Claude Autant-Lara, Le Franciscain de Bourges, sorti en 1968, un timbre émis en 2000 et une plaque située à Cosne lui rendent hommage.La gitane

Albert Dardy (1874/1921), écrivain, peintre paysagiste et soldat, a vécu à Cosne de 1899 à 1915. Une plaque est inaugurée à sa mémoire en 2009 à Cosne.

Marthe Mellot (1870/1947), actrice immortalisée sur une affiche de Toulouse-Lautrec (ci-contre), est née à Cosne.

et bien d’autres encore...

Hameaux, lieux dits et écarts

Le château des Granges, aujourd’hui propriété privée, était une maison fortifiée du XVIème siècle.

Bohême, Bourdoiseau, Chanteloup, Fontaine Morin, Jarron, L’Escargotière, L’Ormat, La Beaubutaine, La Bichatte, La Bretauche, La Folie, La Rue, La Chaume, La Perotterie, La Villefroide, etc...

Evolution de la population

Cosne cours sur loire nievre demo

Nos lointains ancêtres de Cosne-Cours sur Loire ...

6 naissances/baptêmes et  1 décès/inhumation y sont enregistrés :

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Carte de Cassini

Cosne cours sur loire nievre cassini

 

 

 

 


 

 

Sources
Sites et photo : Wikipedia, mairie,  Office du Tourisme.

Date de dernière mise à jour : 30/01/2018