Aux pays de mes ancêtres

Blanzy

Blanzy adm

 

Blanzy geoSituée sur l'axe qui relie Cluny et le Val Lamartinien à Autun, entre Morvan et Mâconnais, Blanzy est aussi, grâce au Canal du Centre et à sa halte nautique, un point incontournable du tourisme fluvial.
Au cœur de la Bourgogne, la ville offre aux visiteurs le charme de sa campagne avec ses bois, son lac, et le témoignage de son activité d'hier avec le Musée de la Mine. 

Blanzy blason Héraldique 

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :  Orangé aux six épis d’or rangés trois à dextre en barre et trois à senestre en bande, les tiges réunis en pointe, au bloc de charbon enclos dans une roue dentée, le tout de sable brochant et surmonté de l’inscription BLANZY en lettre capitale d’argent.

 Toponymie 

A l'époque gallo-romaine, le site est nommé Blandiacus, domaine appartenant à un homme nommé Blandius.
Elle se nomme Blanze en 1340, Blanzy en Bourgogne au XVIIème siècle.

 Hydrographie 

Blanzy est aussi, grâce au canal du Centre et à sa halte nautique, un point d'étape du tourisme fluvial.
La ville est traversée par la Bourbince et par la Sorme dont le barrage alimente en eau potable depuis les années soixante le Sud de la communauté urbaine.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

A l’emplacement du quartier des Rompois-Est, un campement où vivait l’homme de Néandertal est découvert en 1960.
A l’époque gallo-romaine, la ville est située en pays Eduen, dont la capitale est Bibracte.
Le territoire de Blanzy est témoin de l'activité économique et guerrière d'une des plus fameuses cités gauloises et de la conquête des Gaules de Jules César. Les invasions qui abattent l'Empire romain, amènent les Burgondes qui s'y fixent et forment la Burgondie, future Bourgogne.
Au milieu du VIIIème siècle, la région est en proie aux invasions arabes.
Au Xème siècle, la ville est une paroisse qui devient archiprêtré aux environs de 1060.
En 1340, elle est mentionnée comme une vaste paroisse appelée Blanze dont plusieurs seigneurs se partagent le territoire.
Au XVIIème siècle, elle se nomme Blangy en Bourgogne et est divisée en deux communautés, l'une en Bourgogne, l'autre en Charollais.
Comme tout le territoire français Blanzy traverse le Moyen Âge sans être épargnée par les brigandages, la famine, la peste et les guerres de religion.
La Ville se développe à partir du XIXème siècle, avec plus de 1500 habitants et l'essor des mines et des verreries entre 1806 et 1856. A cette époque, elle compte onze fours à chaux, deux tuileries, de nombreux moulins, des carrières et deux huileries.
En 1856, le marquis Louis Antoine de Robin de Barbentane (voir § suivant) cède une soixantaine d’hectares de terre pour la construction de la commune de Montceau-les-Mines.

 Seigneurs et gens de la noblesse

Aux XIème et XIIème siècles, mes ancêtres portant le nom de de Blanzy sont les seigneurs (voir § nos ancêtres en bas de page).

Les possesseurs du château du Plessis
En 1279, l’acte de succession du duc de Bourgogne, Hugues IV (1213/1272) mentionne le château.
En 1348, Barthélémy de Champrond vend le château à Girard Damas. Sa fille, Alix de Damas, épouse Eustache de Lévis.
En 1423, Eustache Lévis, seigneur de Cousan, de Lugny et de Placy-les-Blanzy reprend le fief.
Nicolas rollin 1376 1462En 1433, il est récupéré par Philippe le Bon (1396/1467), duc de Bourgogne, qui le donne à Nicolas Rolin (1376/1462 portrait de gauche) son chancelier. Il le conserve jusqu’à sa mort. Son fils, Guillaume Rolin, grand bailli d’Autun, épouse Marie de Lévis, fille d’Eustache, et hérite du fief mais le contrat de mariage stipule que le fief doit revenir à la famille de Lévis à la mort de Nicolas Rolin.
En 1479, le fief revient à Jean Ier de Lévis, fils d’Eustache.
La famille de Levis en reste propriétaire jusqu'en 1738, date à laquelle Marc Antoine de Lévis (1697/1767) vend la seigneurie du Plessis à Louis Quarré, conseiller du roi et procureur au baillage de Charolles, qui l’échange avec son frère contre celle de Chaintry.
Blaise Quarré du Plessis (1714/1789) est l’époux en première noce de Mlle Janthial de Chalon et en seconde noce de Marthe Laison dont il a un fils Claude Quarré du Plessis (1750/1788) condamné à mort par la Franc-maçonnerie, groupe auquel il appartient, pour avoir divulgué le secret de la déposition du roi Louis XVI auquel on voulait substituer le duc d’Orléans.
En 1770, Blaise ruiné par les travaux entrepris, vend la seigneurie à Jean Pierre Ier Delglat, marquis de la Tour du Bost, conseiller du roi et trésorier de France à Lyon, et meurt assassiné dans son lit par des voleurs en 1789.
En 1790, Jean Pierre II Delglat (+1802), fils du précédent, reçoit le château en cadeau de mariage avec Antoinette Gauthier-de-la-Tournelle. Sa fille unique Marie Pierrette en hérite en 1802.
En 1811, Marie Pierrette Delglat (+1815) épouse Laurent François Marie de Marbeuf (+1813).
Louis antoine robin de barbentane 1812 1869En 1815, Catherine Delglat (+1854) sa nièce, épouse en 1802 du marquis Etienne de Robin de Barbentane (+1832), en hérite. A sa mort, elle laisse le château à la Famille de son époux.
En 1854, le château revient à Louis Antoine de Robin de Barbentane (1812/1869 portrait de gauche) conseiller général et député de Saône-et-Loire.
En 1872, Roger de Robin de Barbentane (1847/1931) fils du précédent, en est propriétaire.

Puis en 1931, Roland de Robin de Barbentane (1892/1982) succède à son père.
 Le château est toujours dans cette Famille.

 Chroniques communales 

Au cinéma
Louis malle 1932 1995En 1944, après l'arrestation de 3 enfants juifs caché par le Père Jacques de Jésus, Lucien Louis Bunet (1900/1945), directeur du Petit-Collège d'Avon en Seine-et-Marne, le château du Plessis accueille une quinzaine de pensionnaires et leurs professeurs jusqu'à la Libération.
Les 3 enfants sont déportés à Auschwitz et le Père Jean à Mauthausen.
Parmi les pensionnaires hébergés au château se trouve le futur cinéaste Louis Malle (1932/1995 portrait de droite) qui s'inspire en 1987 de ses souvenirs pour réaliser son film Au revoir les enfants. Ce film remporte le Lion d'or à la Mostra de Venise 1987.  Il est nommé deux fois aux Oscar et obtient sept César dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur en 1988.

Jumelages
Blanzy est jumelée avec la ville allemande d'Hettenleidelheim, Rhénanie-Palatinat, depuis 1978 ; et avec la ville polonaise de Wymiarki, Basse Silésie, depuis 2011.

 Patrimoine 

L’Eglise Saint-Pierre-Saint-Paul
Dés les premières années du Xème siècle, un prieuré dépendant de Cluny est installé à Blanzy. Il devient église paroissiale à la fin du XIIIème siècle.
Elle est restaurée à la fin du XVIIIème et au milieu du XIXème siècle.
En 1860, les travaux de construction d’une église plus grande commencent. Elle est dédiée à Saint Pierre et Saint Paul et de style néogothique.
En 1916, le passage d’un cyclone endommage le clocher-porche qui s’écroule sur la nef. Il est réparé 4 ans plus tard.

Le château du Plessis
Il est situé sur un rebord de terrasse qui surplombe l'étang du Plessis.
Vraisemblablement construit au XIIIème siècle, il comporte à l'origine une enceinte fortifiée accessible par un pont-levis et une tour-porche.
Il est restauré au XVIIIème siècle puis reconstruit à partir du XIXème siècle.
Le château du Plessis est un ensemble de plusieurs bâtiments autour d'une cour rectangulaire. La tour la plus ancienne est la tour carrée de la Madeleine qui date du XIVème siècle et à laquelle fut ajoutée au XIXème siècle une tourelle octogonale. Le corps de logis et les trois terrasses datent de l'époque des travaux de Blaise Quarré en 1744. Celui-ci fait aussi combler les fossés et transfère l'entrée du Sud-Ouest au Nord-Est.
Il est profondément modifié à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle dans un style néo-gothique inspiré par l’architecte  Eugène Viollet-le-Duc (1814/1879).
Il fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments Historiques en 1993.

La Cour de Cluny
A l'origine simple ferme, en plein cœur du bourg, le bâtiment est restauré au milieu du XIXème siècle, et transformé en école de filles par l'Abbé Béraud, ancien curé de Blanzy et de Montceau-les-Mines (voir § les personnages ci-après). 

Le Canal du Centre ou du Charolais
Créé entre 1783 et 1793 par les États de Bourgogne, il relie les vallées de la Loire et de la Saône et établi la jonction entre la Saône à Chalon-sur-Saône et la Loire à Digoin.
Il est modernisé à la fin du XIXème siècle. Le problème de l’alimentation en eau est résolu par la création progressive de réservoirs d’alimentation et, dans les années 1950, par des chaînes de pompage.
Il a favorisé l’industrialisation de la dépression Dheune-Bourbince en attirant sur ses rives de nombreuses entreprises de matériaux de construction et permis l’exploitation massive et durable du bassin houiller de Blanzy.
Après la seconde Guerre Mondiale, le déclin de la navigation commence, accéléré par la concurrence du rail et de la route.
A partir de 1993, l’épuisement du gisement de charbon des Houillères signe l’arrêt définitif du trafic de marchandises.
Aujourd’hui, le canal a trouvé une nouvelle vocation dans le tourisme nautique.

La Mine
L’exploitation du charbon dans la région de Blanzy est attestée dès le XVIème siècle.
La mise en service du Canal du Centre permet son véritable essor au XVIIIème siècle.
De 1810 à 2000, plus de 200 millions de tonnes de charbon sont extraites.
Les derniers puits du bassin Blanzynois cessent leur activité en 1992 et l’exploitation se termine en 2000.
Le musée de la mine présente  la lampisterie, le puits et son chevalement, la salle des machines d'extraction construite en 1877,  les galeries... et explique les méthodes d'exploitation, les moyens de transport, de communication, d'aération et de sécurité.
Le chevalement du Puits Saint-Claude est le seul encore debout dans le Bassin Minier. Il témoigne ainsi de 200 ans d'exploitation du charbon dans la région.

Usine de flaconnage dite Verrerie de Blanzy
Fondée en 1807, l'usine produit en 1896 entre 4 à 5 millions de bouteilles vendues aux viticulteurs. Elle rencontre la concurrence des verreries du Nord-Est de la France et d'Allemagne, la vétusté des installations et le manque d'adaptations aux nouveaux équipements provoque sa fermeture en 1911. Les fours sont démolis en 1914. 
Il ne reste du site, que la conciergerie, le logement et le bureau du chef de fabrication, la briqueterie, le magasin de bouteilles, et la forge, qui sont transformés, en 1918, en logement par la compagnie des mines.

 Personnages liés à la commune 

Louis marie michon 1802 1866Louis Marie Michon (1802/1866 portrait de droite) chirurgien, un des fondateurs de l’Académie de Chirurgie, est né à Blanzy. Son père, chirurgien également, est le premier maire de la ville après la Révolution Française.

Lucie Bernard-Aubrac (1912/2007 portrait de gauche) résistante française de l'Occupation allemande et du régime de Vichy pendant la seconde Guerre Mondiale.
En 1918, les parents de Lucie trouvent un emploi au château du Plessis à Blanzy, lui comme jardinier, elle comme laitière chez le comte et la comtesse de Barbentane. À partir de 1919, ils louent une maison à Montchevrier près de Blanzy. Lucie fait sa première communion et fréquente l'école primaire de Blanzy où elle passe son certificat d'études en 1925.
Lucie et raymond aubracElle épouse Raymond Aubrac (1914/2012 portrait de gauche) en 1939. En août 1940, elle organise l'évasion de son mari, prisonnier de guerre à Sarrebourg et prend le nom de Lucie Samuel. Lucie et Raymond font partie du noyau de Libération-Sud. À partir de novembre 1942, les résistants sont pourchassés par la Gestapo et par la milice. En mars 1943 la police lyonnaise arrête une dizaine de personnes dont Raymond, sous le nom de François Vallet. Lucie, en se présentant comme une envoyée des services gaullistes, menace de mort le procureur chargé de l’affaire s’il ne libère pas François Vallet. Raymond est mis en liberté provisoire.
En juin, il est à nouveau arrêté, cette fois par la Gestapo, à Caluire, avec Jean Moulin (1899/1943).
Lucie prépare à nouveau l'évasion de son mari qui est emprisonné à la prison Montluc de Lyon. En septembre 1943, elle va voir le chef de la Gestapo à Lyon, Klaus Barbie (1913/1991) - le criminel de guerre condamné à perpétuité en 1987 pour crime contre l’humanité après 40 ans de fuite - et le prie de la laisser voir son prétendu fiancé dont elle est enceinte, ce qui est vrai, et d'autoriser leur mariage en prison. Elle se présente sous le nom de Guillaine de Barbentane  et trompe Barbie en lui disant qu'une personne de sa condition ne peut être mère sans être mariée. Elle transmet à Raymond les plans de l'évasion.
En octobre, Lucie et ses compagnons attaquent le camion allemand dans lequel se trouvent 14 résistants dont Raymond. Le chauffeur du camion cellulaire et les cinq gardes qui, croyant à une soudaine panne ne se sont pas méfiés, sont tués pendant l'attaque et les résistants parviennent à s'évader.
Après cette évasion, Lucie enceinte, Raymond et leur fils Jean Pierre entrent dans la clandestinité, de refuge en refuge. Ils parviennent à rejoindre Londres le 8 février 1944. Catherine Aubrac nait à Londres et a pour parrain le général de Gaulle.

Petitjean bernard thaddee 1829 1884Bernard Thaddée Petitjean (1829/1884 portrait de gauche) né à Blanzy est un prêtre missionnaire. Il fait ses études au petit et au grand séminaire d'Autun et est ordonné prêtre en 1853 puis est nommé missionnaire apostolique en 1856. En 1859, il entre au séminaire des Missions étrangères de Paris et 9 mois plus tard s'embarque pour le Japon.  En 1866, il est nommé par le pape Pie IX premier vicaire apostolique du Japon.
Il meurt à Nagasaki et est enterré au pied de l’autel de l'église des Vingt-Six-Martyrs.

Abbe beraud 1807 1893L’abbé Béraud (1807/1893 portrait de droite) fait ses études au grand séminaire d’Autun. Il est nommé en 1839 à Blanzy, y fonde le pensionnat Saint Joseph et y œuvre pour la progression de la foi chrétienne. Nombreux sont ceux qui affirment que l’abbé est un saint mais les témoignages négatifs ne manquent pas non plus car sa sollicitude à l’égard des enfants, spécialement des garçons, guide son action tout au long de sa vie.
En 1890, il est couronné par le prix Montyon, décerné par l’Académie Française.
A près sa mort, sa légende passe à la postérité à la faveur de l’amplification de l’élément majeur de son caractère, l’énergie. Capable de maîtriser l’adversité, il devient le recours des parents débordés par leur progéniture et figurait ainsi au rang des croquemitaines : Si tu continues, je t’emmène chez le Curé Braud !

 Hameaux, lieux dits et écarts 

La Chassagne, La Grande Sorme, Le Méplier, Le Moulin Blaizot...

 Evolution de la population 

Blanzy demo

 Nos lointains ancêtres de Blanzy... 

Blanzy ancetres

 Cassini 

Blanzy cassini

 

 


 

Sources
Sites et photo : Wikipedia, La Mairie,  Le Musée de la Mine, Montceau News (reportage sur le château du Plessis).
Livre : BNF, Gallica, revue n° 21 de la  Société d’Etudes d’Histoire Naturelle de Montceau-les-Mines, page 6, 1938

Date de dernière mise à jour : 13/05/2019