Essises

Essises adm

Essises est située au Sud de Château-Thierry, dans la région appelée l’Omois, sur les bords du Dolloir, affluent de la Marne, appelé Dolloger en 1182, qui prend sa source à quelques pas de Viffort. Il faisait tourner trois moulins à grains dans la commune.

Drapeau francais fond blancHistoire

Asselum à l'époque Gallo-romaine puis Esseces pour devenir enfin Essises.
Plusieurs personnages importants s'inscrivent dans l'histoire de la commune :

  • Charles VII de France et Jeanne d'Arc, traverse le village en 1429, de retour du sacre à Reims.
  • Dans la forêt voisine, sont venus chasser François Ier, Charles IX de France et Henri IV.
  • En 1667, Jean Bérard est Maire Royal d'Essises.
  • Napoléon Ier y passa lors de la bataille de Montmirail.
  • Le dernier seigneur connu d’Essises se nommait M. Bertin de la Doultre.

1814, la bataille de Montmirail

Jacques louis david bonaparteLe 10 février, veille de la bataille, l’empereur ordonne au général Nansouty, commandant de toute la cavalerie de la Garde : « …avec la 1ère et la 2ème division de cavalerie de la Garde et la brigade d’infanterie du 6ème corps, vous vous portiez cette nuit à Montmirail. Vous tâcherez de surprendre la garnison moyennant l’aide des gens du pays, et vous pousserez sur-le-champ des partis dans la direction de Vieux-Maisons. Vous donnerez l’ordre à la 2e division de cavalerie de la Vieille-Garde de partir à trois heures du matin avec tout le quartier général, afin d’arriver à huit heures du matin à Montmirail ».
La division Ricard devra suivre pendant la nuit : « Faites partir demain à 3h du matin la division Ricard, avec sa cavalerie, pour se rendre à Montmirail; gardez à Étoges la division Lagrange et le premier corps de cavalerie ».
La division Friant ce mettra en route à 4h du matin. Quant aux deux divisions du maréchal Ney, elles devaient se mettre en route à 6h du matin.
12 février au matin, l’arrière-garde prussienne est aux Caquerêts (plaque commémorative à gauche, place Napoléon aux Caquerêts). Ney les chasse « à l’autre bout du monde » (hors du champ de bataille). Sacken brûle le pont derrière lui. Mortier pourchassent Sacken et Yorck le long de la Marne.
Au lendemain de la bataille de Champaubert, avec la victoire de Montmirail, Napoléon porte un coup très dur à l'armée de Silésie de Blücher, en infligeant une nouvelle humiliation aux Prussiens et aux Russes pourtant deux fois plus nombreux. Les pertes subies ce jour-là par Osten-Sacken et Yorck sont importantes. Le succès français sème la discorde entre les alliés. Mais les effets de la victoire de Montmirail demeurent cependant limités par l'inaction de MacDonald et ne portent pas un coup décisif à Blücher. 6 jours de bataille : 4000 morts côté français.

TemplierEssises et les Templiers

Le fief d'Essises était sous la dépendance de la commanderie de Viffort.
La terre et seigneurie d'Essises fut donnée au début du XIIIème siècle, aux chevaliers du Temple, par une noble dame Mésinde, veuve de Gillon de Châlons, qui déclara dans les lettres d'Haymard, évêque de Soissons, du mois de novembre 1211, leur faire abandon de toute sa terre d'Essises tant en domaine qu'en droits de justice et de seigneurie (Sources : les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872).

Chroniques communales

En 1719, sécheresse causant de fréquentes maladies : flux de sang, fièvres pourpreuses, petites véroles, et même, une grande mortalité chez les volailles. Cette même année, l'avoine a été brûlée sur pied.
En 1725, le printemps et l'automne furent très pluvieux, le vin mauvais. À la fin de l'année, de grandes pluies firent déborder le Dolloir et les ruisseaux pendant trois semaines.
En 1728, il y eut peu de blé et d'avoine, le vin était vert, les fruits mauvais, les vaches donnèrent peu de lait.
En 1731, l'été fut très sec.
En 1736, bénédiction de la grosse cloche refondue au château de Château-Thierry par François Chanez. Elle datait comme les deux petites, de 1534. Elle avait été fêlée par trois enfants qui la tiraient pour sonner l’angélus.
En 1740, hiver rigoureux, été pluvieux, automne très froid. La Marne déborde, de même que toutes les rivières de France et d'Europe.
En 1741, il y a à peine de quoi semer.
En 1788, le terroir de la paroisse est difficile à cultiver : il durcit et s'amollit avec une égale facilité; il faut quelquefois quatre ou cinq bêtes de trait par charrue.
En 1789, une supplique a été adressée à l'Administration pour qu'un pont soit construit sur le ru du Dolloir.

Le Chemin de fer

Train csaEn l'an 1900, Monsieur de Maire expose que Monsieur le député Emile Morlot a pris l'initiative d'une réunion des Maires des communes intéressées à l'établissement d'une ligne de chemin de fer d'intérêt local reliant Chézy sur Marne et par la suite Château-Thierry à Verdelot, que pour subvenir aux frais d'études d'avant projet de la ligne à fixer par le Conseil Général de l'Aisne, à raison de 50 Francs par Kilomètre. Il a été dressé sur tableau de répartition, la somme totale à verser dans la caisse du Département, que la quote-part à mettre à la charge de la Commune d'Essises est de 150 Francs.
Le Conseil vote cette somme après en avoir délibéré, considérant que la construction d'un chemin de fer entre Chézy sur Marne et Verdelot a un intérêt considérable pour la région intéressée.
C'était la belle époque, sur une voie unique, le petit train du C.S.A. (Compagnie Sud Aisne) circulait de village en village. Il comprenait deux à trois wagons dont une voiture de voyageurs et le reste en marchandises. Il y avait trois allers et retours par jour.
C'était bien avant l'automobile et on se déplaçait facilement à bon compte. Malheureusement, l'exploitation de la ligne prit fin avec la deuxième Guerre Mondiale : Hitler réquisitionna tous les rails des petites lignes françaises pour en faire des bombes. L'exploitation a débuté en 1910 mais n'a pas survécu aux difficultés financières de l'entreprise liées aux deux guerres mondiales, les lignes ferment en 1938 et 1942 et sont remplacés par de nombreuses compagnies de cars.

Le Télé Club 

Tvphilips tf1446aEn 1954, Montfaucon, Essises et quelques 7 autres communes voisines, distantes toutes d'environ 90 Kms de Paris, furent choisies pour une expérience unique en France : sous l'égide de l'UNESCO, "La télévision dans les écoles" pour des émissions scolaires (2 heures par semaine), et une séance pour adultes avec discussions, commentaires, souhaits et réflexions, présentées et commentées par Monsieur Roger LOUIS, un ancien instituteur devenu reporter.
A partir de ces émissions et discussions naquirent les émissions agricoles de la télévision.
C'était le début de la télévision : le téléviseur était acheté par parts volontaires (chaque habitant contribuait selon ses moyens); le poste était placé dans la salle de l'école et toute la population du village s'y retrouvait pour y suivre leurs émissions.

Fouilles archéologiques 

Découverte entre Pompierre et Le Fayet, avant 1956, de céramiques du Hallstatt et de La Tène (Premier et Second âge du fer, périodes succédant à l'âge du bronze final), couvertes de suie, à proximité d’une fosse remplie de cendres ainsi que des traces gallo-romaines.
La voie romaine Soissons-Troyes traversait la commune et suivait l’actuelle limite communale entre Essises et Nesles-la-Montagne.
A l’Ouest des Petites Noues, sur le bord de la voie romaine, des canalisations en ciment rose et une grille de bronze ont été observées, peut-être gallo-romaine. Un réservoir recevait les eaux prises dans le coteau au lieu-dit La Bruyage et la distribution se faisait par plusieurs branchements. Les canalisations reposaient sur un lit de sable et étaient protégées du contact du sol par un lit de pierres posées à plat et bordées de deux rangs debout, le tout recouvert de dalles (Source : Blaise Pichon, carte archéologique de la Gaule).

Patrimoine

L'église Saint-André  de style roman avec un chevet gothique, est construite en pierres de meulière. Elle est constituée d’une nef couverte d’une voûte en bois. Le chœur et le transept sont de style gothique, de la fin du XVème siècle. La première église date des XIème et XIIème siècles, elle a été remaniée au XVème siècle. Elle renferme quelques chefs-d'œuvre qui lui ont valu d'être classée aux Monuments Historiques en 1921 : fonts baptismaux des XVème et XVIème siècles, vitrail du XVIème siècle, quelques consoles. L'élément le plus intéressant par sa rareté et sa beauté  est sans doute la poutre de gloire entre le chœur et la nef. Ses statues, de facture champenoise, représentant le Christ entouré de la Vierge et de Saint Jean, ont été sculptées au XVIème siècle par les lépreux d'une maladrerie voisine.

Le vieux Moulin, le plus récent de la vallée, fut le dernier à écraser du grain pendant la deuxième guerre mondiale. Il est entièrement restauré, et renferme à l’intérieur sa roue à godets d’environ 5m de diamètre qui, alimentée par la Royère, transformait et distribuait l’électricité à bon compte dans le village par un système de dynamo et batterie.Il faisait fonctionner :deux meules,un banc de scie,une râpe à fruits, un monte sac, un tour à bois, une perceuseet surtout une batteuse fixe qui rendait grands services à tous les fermiers des alentours.

Le Porche appelé à une époque éloignée « La Grande Porte », il en existait jadis une autre dans le haut du village, détruit par l’érosion du temps.

A quelques pas de là, le passage Napoléon. C’est dans une petite ruelle parallèle au porche que l’Empereur Napoléon 1er s’engagea pour monter la côte et rejoindre le hameau des Caquerêts pendant la Campagne de France en 1814. On s’est interrogé à l’époque sur la raison pour laquelle l’Empereur n’était pas passé sous le porche ! Peut-être par peur d’un attentat  ou plus simplement était-il superstitieux…

La pompe à incendie à bras a été achetée pour 1973 Francs en 1870 au 72 rue de Bondy à Paris. En 1912, lors d’un Concours de Manœuvre de pompes à incendie à Château-Thierry, Essises obtint le second prix.
En l’an 1877, l’effectif du Corps des Sapeurs Pompiers d’Essises se composait de : un officier Sous-lieutenant Louis Eugène Alexandre Mahu, un Sergent, deux Caporaux, un Tambour, un Clairon, quatorze Sapeurs.

Le mini musée, salle 1814, a été créé en 1978. On peut y voir entre autres un remarquable diorama original représentant la prise des Caquerêts occupés pas les Prussiens contenant près de 1000 figurines peintes à la main et réalisées par les jeunes de la Batterie Napoléonienne de Charly-sur-Marne.

Les lavoirs d’Essises et des Caquerêts.

Le calvaire, situé sur la route des Caquerêts sur lequel on peut lire, gravé de l'époque, "Aimez-vous les uns les autres". De là, une jolie vue sur la vallée du Dolloir et sur Essises.

Hameaux, lieux dits et écarts rattachés à la commune

La Vacherie, le Fayet, le Point du Jour, les Maisons, les Masures, les Perdreaux, Marlevoux, Pompierre et ....

Les Caquerêts

Il y a un peu plus d'un siècle, le village possédait encore des vignes, les habitants étaient fiers de leur cru, un excellent blanc de champagne. Ces vignes étaient cultivées au clos des Caquerêts, La Duy, La Marcaude.
Quelques noms de propriétaires récoltants en l'an 1790 ont été trouvés : André Degret, André Mahu et François LEFRANC, notre ancêtre.
Malheureusement, en 1870, le phylloxera, détruit toutes les plantations. Il n'en sera plus jamais replanté.
Dans une des plus ancienne ferme du hameau des Caquerêts (une partie de la grille en fer forgé l’entourant aurait plus de 100 ans) on peut voir, dans la salle de séjour une cheminée à l’âtre rustique très particulière par ses moulures et ornements, il y en a deux autres identiques dans le hameau. Lors de travaux de rénovation d’une cheminée, on y a découvert une pièce de monnaie en argent à l’effigie de Louis XIV, datée de 1677.
Il y avait aux Caquerêts plusieurs artisans, un épicier, deux tisserands et un forgeron.
Une autre ferme un peu isolée, entourée de bois, Marlevoux, avait appartenu aux Mentel, descendants de Jacques Mentel, médecin de la Cour sous Louis XVI.
Sous l’Empire pendant la Campagne de France, c’est dans cette ferme que logeait un officier Russe, le hameau était alors complètement occupé.
Monsieur Gaston Dartinet (historien local) avançait même que l’Empereur Napoléon 1er, après la prise du hameau, y aurait passé une nuit dans une bergerie… peut-être s’y est-il simplement reposé. Plaque commémorative Place Napoléon.
Pierre Denis, né à Pompière en l’an 1818, se rappelait le père Bruneaux, maire du village d’Essises en 1814, qui aimait raconter sa visite à Napoléon qui déjeunait d’un poulet aux Champs Fleuris, le matin de la bataille.

Evolution de la population

Essises demo

Nos ancêtres d'Essises …

Naissances/baptêmes :
FAGOT Marin (sosa 2128G12) le 20 juillet 1603.
FAGOT André (sosa 1064G11) vers 1640.
FAGOT Jacques (sosa 532G10) le 26 février 1680.
FAGOT Antoine (sosa 266G9) le 27 mars 1711.
FOISY Jean (sosa 2086G12) vers 1625.FOISY Anne (sosa 1043G11).
LEFRANC Marie Adélaïde (sosa 65G7) le 2 juillet 1788.
SOUDAN Antoine Prudent (sosa 32G6) le 27 août 1822.

Unions :
BECHARD Pierre (sosa 1076G11) et DELALANDE Claude (sosa 1077G11) le 30 janvier 1668.
FAGOT Jehan (sosa 4256G13) et MERCIER Michelle (sosa 4257G13) vers 1591.
FAGOT Jacques (sosa 532G10), 1er mariage, avec BRUNEAU Marie (hs) le 25 janvier 1701.
FAGOT Jacques (sosa 532G10), 2ème mariage, avec FAUVET Barbe (sosa 533G10) le 6 juin 1705.
SOUDAN Pierre Joseph Sylvestre (sosa 64G7) et LEFRANC Marie Adélaïde (sosa 65G7) le 14 février 1816.
MAZURE Nicolas (hs) et SALMON Anne (sosa 541G10) 2ème mariage, le 11 janvier 1701.

Décès/inhumations :
MERCIER Michelle (sosa 4257G13), épouse FAGOT,  après 1609.
FAGOT Jehan (sosa 4256G13) après 1609.
FAGOT Marin (sosa 2128G12) le 16 septembre 1674.
FAGOT André (sosa 1064G11) le 4 juin 1694. Il était laboureur.
FAUVET Barbe (sosa 533G10), épouse FAGOT, le 22 janvier 1763. Elle était domestique.
FAYET Marie Nicolle (sosa 131G8), épouse LEFRANC, le 6 mai 1821.
FOISY Jean (2086G12) le 3 novembre 1680.
LEFRANC Jean (sosa 1040G11) le 2 octobre 1739. Il était manouvrier puis vigneron.
LEFRANC François (sosa 130G8) le 25 juin 1830. Il était propriétaire, vigneron. Ci-dessous, sa signature (1) en 1784.
LEFRANC Marie Adélaïde (sosa 65G7), épouse SOUDAN, le 30 septembre 1843.
LONGUET Marie (sosa 1041G11), épouse LEFRANC, le 3 août 1739.
SOUDAN Pierre Joseph Sylvestre (sosa 64G7) le 18 février 1864. Il était manouvrier, bûcheron. Ci-dessous, sa signature (2) en 1847.

Domiciles :
SOUDAN Pierre Joseph Sylvestre (sosa 64G7) et LEFRANC Marie Adélaïde au hameau des Caquerêts.

Lefranc francois 1784Soudan pierre joseph sylvestre 1847

 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015