Caudry

 

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Caudry 59 geoCaudry est située approximativement au centre du Cambrésis, dans le bassin de l'Escaut, à 14 kms de Cambrai, 28 kms de Valenciennes, 32 kms de Saint-Quentin et à une dizaine de kilomètres à l'Ouest du Parc Naturel Régional de l'Avesnois.
Les communes limitrophes sont : Fontaine-au-Pire, Beaumont-en-Cambrésis, Beauvois-en-Cambrésis, Béthencourt, Montigny-en-Cambrésis, Ligny-en-Cambrésis et Bertry-Trois-Villes.
Les terres labourables sont consacrées principalement aux céréales, aux cultures fourragères et à la betterave.
Le village voisin d'Audencourt est rattaché à Caudry en 1964.
Caudry partage avec Calais le titre de capitale mondiale de la dentelle de Calais-Caudry, destinée à la haute-couture et au prêt-à-porter de luxe et reçoit en 1995 le label Ville et Métiers d'Art
La ville est jumelée avec Colfontaine (Belgique) et Wedel (Allemagne) depuis 1963. Elle a deux étoiles au label des villes et villages fleuris.

Caudry 59 blasonCaudry 59 blason 2  Héraldique 

Les armes de la communes se blasonnent ainsi : D'argent à trois feuilles de vivier de gueules (image de gauche).
Ce sont celles de la Famille seigneuriale du XIVème siècle. L'existence de ces armoiries est connue par un  manuscrit du XVème siècle, conservé à la Bibliothèque Municipale de Cambrai.
Selon d'autres sources, elles sont aussi : D'argent à trois feuilles de vivier de sable (image de droite).

 Toponymie 

Calderiacum en 1087, Caudris en 1129, Cauderi en 1219, Caudri en Borneville Caudri en 1286 et Caudry en 1349. 

 Hydrographie 

Deux ruisseaux coulent en partie sur le territoire communal : 
- le riot Mauby rejoint l'Escaut à Crèvecoeur-sur-Escaut, sous des appellations différentes le riot des Morts, la Warnelle, le torrent d'Esnes. 
- le riot de Caudry rejoint l'Erclin, affluent de rive droite de l'Escaut, à Rieux-en-Cambrésis.
Les vallées de ces deux cours d'eau, en aval de Caudry, sont classées espaces à renaturer.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

Un gisement moustérien (1) découvert en 1877 à une dizaine de kilomètres de Caudry, et fouillé à nouveau en 1972, atteste d'une présence humaine dès le Paléolithique Moyen (-350000/-45000 avant J.-C.). Des fouilles réalisées en 1997 au lieu-dit Les Bois Blancs à Caudry permettent de conclure à la possibilité d'une occupation humaine au Néolithique (-8500/-3000 avant J.-C.).
Sur le même site, une exploitation agricole du Haut-Empire romain (27 avant J.-C.) est mise à jour. L'emplacement est déjà occupé à l'époque gauloise (IXème siècle avant J.-C.).
À l'époque romaine le territoire de Caudry se situe en Gaule Belgique, dans la cité des Nerviens dont la capitale est d'abord Bavay, puis Cambrai sous le Bas-Empire (476 avant J.-C.).
Les origines de Caudry semblent remonter à l'ère Mérovingienne (Vème siècle après J.-C.), confirmés dans de nombreux récits dont une biographie du Xème siècle sur le martyre de Maxellende (voir § suivant) provenant vraisemblablement du Monastère Saint-Martin de Cambrai.
Henri ii du saint empire romainL'Histoire de Caudry suit celle du Cambrésis dont la suzeraineté est donnée en 1007 à l'évêque de Cambrai, Erluin, par l'empereur romain germanique Henri II dit Le Pieux (973/1024, portrait de gauche). A cette époque, le territoire de Caudry se trouve divisé en deux parties : Bourneville et Le Coquelet dépendent du comté de Cambrésis, Frenèches, La Guisette, Potelle et Tabeaumez forment une enclave du comté de Hainaut dans le Cambrésis alors que le village voisin d'Audencourt est l'une des douze pairies du Cambrésis. 
En 1477 les troupes du roi Louis XI (1423/1483) campent à Caudry, en 1553 ce sont celles du roi Henri II (1519/1559) puis en 1677 celles du roi Louis XIV (1638/1715) après la prise de Cambrai.
En 1678, Caudry est annexé par le royaume de France avec l'ensemble du Cambrésis par la signature du Traité de Nimègue.
En 1794, une armée de la Convention commandée par le général René Bernard Chapuis (1746/1809) tente de dégager Landrecies assiégée par des coalisés austro-anglais. Les colonnes françaises rencontrent l'ennemi au Sud-Est de Caudry, entre Audencourt et le Tronquoy, et sont sévèrement battues. Les combats sont si meurtriers que le ruisseau qui coule à cet endroit a gardé le nom de riot des Morts.
Dassonville gastonDurant la Première Guerre Mondiale, Caudry et le Cambrésis sont occupés par les troupes allemandes pendant presque toute la durée du conflit. La mairie sert de Kommandantur. L'occupation est lourde : jusqu'à 20000 soldats sont hébergés dans la ville pour 12000 habitants qui y sont restés. Les réquisitions sont nombreuses, le matériel des usines est pillé, notamment le cuivre, le plomb, l'étain. La ville est libérée par la 37ème Division anglaise le 10 octobre 1918. Le cimetière militaire britannique et le cimetière militaire allemand sont créés à cette époque à côté du cimetière communal. En 1922, un monument à la mémoire des 445 Caudrésiens morts pendant la guerre est inauguré. 
La ville subit une nouvelle occupation allemande dès le 18 mai 1940.
Au printemps 1942, un groupe formé de Gaston Dassonville (1893/1965, portrait de droite), ancien officier de la guerre 1914/1918 et député, Lucien Janssoone, Victor Cordonnier, André Mailliez, Léonce Bajart, Henriette Balési alias Madame Blanche et Alfred Mélayers s'entend avec Paul Tavernier, interprète à la Kommandantur. Ils recueillent d'abondants renseignements sur l'ennemi, procurent de l'aide aux réfractaires et organisent le passage des aviateurs alliés tombés dans la région. D'autres groupes se forment et multiplient les sabotages. Au cours de l'été 1944, des convois allemands traversent la ville, harcelés par l'aviation alliée et par la résistance locale. La 5ème Division Blindée américaine entre dans Caudry le 3 septembre 1944.

Les seigneurs et gens de la noblesse 

Almaric de Caudry est mentionné en 1007 ;  Amulric de Caudry en 1078 ; Almaricus de Calderiaco présent en 1096 au Tournoi d'Anchin ; Mathieu de Caudry en 1140 ; Alondus de Fontaines, Régnier de Beaumont, Adam de Caudry en 1150 ; Nicolas de Caudry, un des six pairs de Valenciennes, en 1184 ; Adam de Caudry, vassal d'Adam de Walincourt en 1207 ; Lambert de Caudry, époux d'Agnès de Héripont en 1219 ; ​​​​​Gérard de Saint-Aubert, Régnier de Beaumont en 1220 ; Alulphus de Caudry, chevalier, en 1223 ; Adam de Caudry  en 1227 ; Jean Flamen en 1233 ; Adam de Caudry en 1239 ; Jean de Caudry dit de l'aitre en 1241 ; Adam de Caudry, chevalier, en 1249 ; Mathieu de Caudry  en 1272 ; Adam de Caudry en 1278 ; Jean de Brebière, seigneur par son mariage avec Alys, fille d'Adam de Caudry en 1315 ; Jacques de Haspres, seigneur par son mariage avec Marie, autre fille d'Adam de Caudry en 1322 ; Adam Flament en 1347 ; Adam dit Flament, bailli du Cambrésis, en 1360 ; Pierre de Caudry décédé en 1424 ; Guillaume de Viefville en 1530 ; Pierre de Viefville en 1570 ; Charles de Viefville en 1635 ; Charles de Lignières en 1672 ; Félix Ignace Guillaume de Taffin, seigneur de Troisvilles, achète la seigneurie de Caudry en 1755 ; Charles Augustin Hyacinthe Cordier, conseiller au parlement de Flandres, achète la seigneurie de Caudry puis celle de Potelle et de Borneville en 1763, il réunit les terres dépendant de Caudry-Hainaut et de Caudry-Cambrésis, ses biens sont confisqués à la Révolution Française, il est le dernier seigneur de Caudry.

 Chroniques communales 

L'Industrialisation
Valenciennes et Cambrai sont, sous l'Ancien Régime, les centres d'une industrie prospère de batistes. La production migre peu à peu dans les campagnes et les villages du Cambrésis où le tissage à domicile devient l'activité principale. A la fin du XVIIIème siècle, plus de 10000 métiers, dans le Hainaut et le Cambrésis, tissent des toiles fines ; au début du XIXème siècle certains villages comptent jusqu'à 500 métiers.
La Révolution Française, les guerres qui suivent et le blocus continental accentuent le déclin de l'activité.
​Au XIXème siècle, une industrie des tulles et dentelles mécaniques s'implante dans la région. En 1826, Placide Gabet (1785/1875) installe le premier métier à Caudry. Dès 1833, la ville compte 20 fabriques de tissu de coton, 7 fabriques de tulle et une fabrique de métiers à tulle. Les débuts sont difficiles à cause de la concurrence anglaise. Au début de 1830, durant la Monarchie de Juillet, la lutte contre l'importation en fraude de tulle anglais s'intensifie, ce qui aide l'industrie à se développer. En 1838, Théophile Tofflin commence la fabrication du tulle fantaisie. En 1850 plus de 25 000 personnes, hommes, femmes et enfants, travaillent aux métiers à tisser à domicile, dans les cantons qui entourent Caudry : Solesmes, Le Cateau, Carnières, Clary. À partir de 1850 apparaissent des métiers à vapeur. Le premier métier à guipure est installé en 1865.
Le Traité de Libre Echange entre la France et l'Angleterre, signé en 1860, a un effet désastreux sur l'industrie du Cambrésis, dont l'équipement en machines reste très inférieur à celui de l'Angleterre. Des pétitions adressées à l'empereur Charles Louis Napoléon Bonaparte dit Napoléon III (1808/1873) par les fabricants, puis par les ouvriers, restent sans effet. De 350 en 1860, le nombre de métiers en activité passe à 147.
La prospérité vient enfin à partir des années 1880, l'essor industriel de la France, le goût du luxe, l'engouement pour la dentelle dans la mode féminine favorisent l'industrie caudrésienne. Entre 1881 et 1901 la population double. De 1926 habitants en 1804, Caudry passe à 13360 en 1911 et devient une ville où se juxtaposent corons ouvriers, maisons de maître, ateliers et usines textiles. Eugene fievetDes maisons de commission anglaises et allemandes s'installent à Caudry, ainsi qu'un consulat américain. Cet essor est brutalement arrêté par la Première Guerre Mondiale.
La première association ouvrière de Caudry date de 1883, quand est fondé le syndicat à casquettes ou clique à chariots, association amicale sans action revendicative, transformée l'année suivante en société de secours mutuel sous le nom d'Union des ouvriers tullistes. Le premier véritable syndicat est fondé en 1890 à l'instigation d'Eugène Fiévet (1867/1910, portrait de gauche) secondé par Ernest Plet (1864/1929), ouvriers tullistes, sous le nom de Syndicat des tullistes et similaires. Ce syndicat souhaite obtenir une tarification homogène du travail mais l'échec des négociations entraîne la première grève à Caudry, en 1891. Elle est brisée par les gendarmes et la troupe. L'échec de cette grève amène une désaffection pour le syndicat. Vers 1893 Eugène Fiévet en fonde un nouveau, réservé aux dentelliers pour plus de cohésion, tandis que les autres professions restent longtemps sans organisation syndicale. Un tarif est finalement accepté par le patronat en 1897, mais dénoncé l'année suivante. Une deuxième grève, victorieuse pour le syndicat, a lieu en 1898.
En 1902, une coopérative de consommation La Caudrésienne est créée, elle devient en 1931 Les Coopérateurs d'Escaut et Sambre, dont l'activité couvre le Cambrésis et le Vermandois.
Jean jauresEn 1900, Eugène Fiévet devient maire de Caudry et député du Nord en 1906.
En 1903, Jean Jaurès (1859/1914, portrait de droite) se rend dans le Nord à l'occasion de la grande grève des tisseurs. Son passage à Caudry marque un temps fort dans la vie locale.
Après la Première Guerre Mondiale, la remise en route de l'industrie textile est lente et difficile. L'activité reprend en 1922 , les métiers endommagés sont remplacés par du matériel moderne, de nouvelles usines sont construites.
La crise économique de 1929 frappe durement Caudry. En 1933, la production de tulle est presque totalement arrêtée. 
La Seconde Guerre Mondiale, en 1939, vient mettre un nouveau coup d'arrêt.
Aujourd'hui, la dentelle demeure le fondement du tissu industriel local avec douze dentelliers qui emploient encore 800 personnes.

Metier a dentelle debut xxemeLes métiers à tulle et à dentelle
Les métiers à tulle sont inventés en Angleterre au début du siècle. A Nottingham en 1809, John Heathcoat fait breveter son invention d'un métier à pédales qui produit 1000 treilles de tulle à la minute, tandis qu'au fuseau les dentellières en font 5 ou 6. Dans les années suivantes, de nombreux perfectionnements voient le jour, jusqu'à l'utilisation de la vapeur en 1822 qui permet l'installation de métiers en usine.
Le métier à dentelles est mis au point en France quelques années plus tard. À Lyon, en 1824, Colas et Delompré adaptent au métier à tulle Mechlin le système Jacquard de cartes perforées permettant de programmer la sélection des fils de chaîne et d'obtenir des dessins. En 1838 à Cambrai, Ferguson et Jourdan appliquent le système Jacquard au métier Leavers, créant une imitation de la dentelle de Chantilly, qui prend le nom de dentelle de Cambrai.
L'Angleterre exporte son tulle en France mais interdit l'exportation des machines pour tenter d'en conserver le monopole. Dès 1815, le premier métier à tulle anglais est installé à Valencienne. De nombreux mécaniciens anglais introduisent dans le Nord de la France, pièce par pièce et en fraude, des métiers à tulle.

Maxellende
Selon un récit, elle est issue d'une famille de l'aristocratie foncière et née à Villa Calderiacensis, aujourd'hui Caudry.
Sainte maxellendeElle est promise par son père Humlinus à Harduin d'Amerval, fils du seigneur de Solesmes, mais ayant décidé de consacrer sa vie à Dieu, elle repousse ce mariage. Lorsque Harduin tente de l'enlever, elle s'échappe, lui résiste, et il la tue d'un coup de poignard. Il perd la vue aussitôt. La dépouille de Maxellende est inhumée dans le village de Saint-Souplet.
La tradition place cet évènement le 13 novembre 670, sous l'épiscopat de Vindicien, évêque d'Arras et de Cambrai.
En 673, comme on rapporte en cortège les ossements de Maxellende à Caudry, Harduin d'Amerval se repent sur son passage et recouvre la vue. À la suite de ce qui est considéré comme un miracle, Vindicien proclame la sainteté de Maxellende, et un pèlerinage est établi à Caudry.
Au VIIIème siècle, les reliques de la sainte sont transportées à l'abbaye Saint-Martin de Cambrai.
Au Xème siècle, l'évêque Rothard fait installer la châsse dans la cathédrale de Cambrai et Maxellende devient, avec Saint Géry, la patronne secondaire du diocèse.
Au XIème siècle, les reliques sont données par l'évêque Gérard à l'abbaye Saint-André du Cateau qu'il a fondée. Elles reviennent à Caudry pendant la Révolution Française en 1791.Les geants de caudry batisse et laite

Les géants
Batisse (Baptiste) et Laïte (Adelaïde), créés en 1921, illustrent la tradition industrielle textile de la ville.
Endommagés lors de la Seconde Guerre Mondiale, ils sont restaurés en 1951.
Batisse est tulliste et porte à l'oreille le crochet qui sert à renfiler. Laïte est raccommodeuse et tient à la main un coupon de dentelle. Le couple est au centre du carnaval d'été. Hauts de 5m, ce sont des géants portés mais munis de roulettes pour les déplacements courts.

 Patrimoine 

Caudry compte 3 édifices inscrits à l'inventaire des Monuments Historiques : la brasserie Union des Coopérateurs du Cambrésis puis Brasserie coopérative d'Escaut et Sambre construite en 1908 ; la brasserie-malterie Lemaire et Defossez puis Defossez du XIXème siècle ; la maison, dite maison Dumont, construite en 1947 par l'architecte Charles Vollery (1912/1999). 

La maison Dumont
Robert Dumont, directeur de la société de filature et de tissage, demande à l'architecte Charles Vollery, la construction, à côté de son usine, d'une maison atypique. Il y vit une douzaine d'années avec sa famille. Cette grande demeure appelée le château Dumont se caractérise par une architecture moderne. En 2001, la direction régionale des affaires culturelles inscrit cet ouvrage audacieux à l'inventaire des Monuments Historiques.

Les souterrains
Un souterrain creusé dans la craie, probablement vers le Xème siècle, sert à abriter la population ou le bétail lors des invasions. Resté ignoré jusqu'en 1847, il est rendu accessible à la suite d'un effondrement et restauré. En 1917, des affaissements de terrain sur la place permettent aux Allemands de redécouvrir une grande partie du souterrain qui est déblayé et étayé et est utilisé comme dépôt de munitionsc. Lors de leur retraite en 1918, ils font sauter l'entrée et une partie de la cavité.
Un souterrain existe à Aulicourt, dépendance de Béthencourt, la légende l'aurait fait emrpunté par Maxellende et aboutir dans la chapelle Sainte-Maxellende de l'église de Caudry.

Le musée caudrésien des dentelles et broderies
Il est installé dans la fabrique de dentelle Téophile et Jean Baptiste Carpentier. Les bâtiments de 1898, restaurés et modernisés par l'ajout d'une verrière, sont typiques de l'architecture industrielle du XIXème siècle.

La basilique Sainte-Maxellende
La paroisse est mentionnée en 1181. L'ancienne église, située à l'extrémité Est de l'actuelle place des Mantilles, devenue trop petite et tombant en ruines, décision est prise de construire une nouvelle église à un autre emplacement en 1885. La première pierre est posée en 1887 et la consécration de l'édifice par Mgr Thibaudier, archevêque de Cambrai, a lieu 3 ans plus tard. De style néo-gothique, elle est construite en brique sur un soubassement de pierre blanche. Le clocher culmine à 75m et comporte un carillon de trois cloches : Vox Dei sonne le Do ; Pax sonne le Ré ; Maxellende sonne le Fa. Elles sont bénies en 1920 et 1922 et remplacent celles emportées par les Allemands en 1918. Le grand orgue est construit en 1913.
À l'intérieur, le transept se termine par deux chapelles, l'une dédiée à Notre Dame du Rosaire et l'autre à Maxellende et sa châsse, pièce d'orfèvrerie gothique de la seconde moitié du XIVème siècle en cuivre doré et argent repoussé, remaniée aux XVIIIème et XIXème siècles et classée à l'inventaire des Monuments Historiques. Le choeur est orné d’un maître-autel en marbre blanc, cuivre doré et mosaïques qui est primé au XIX ème siècle à l’exposition des maîtres-autels d’Anvers. Le transept est éclairé par deux rosaces de verre posées vers 1921, résultat d'un vœu de la population caudrésienne pendant la Première Guerre Mondiale. Les vitraux réalisés entre 1905 et 1946 retracent la vie de Sainte Maxellende.
Lieu de pélerinage des aveugles et des malvoyants, l 'église est élevée au rang de basilique mineure par un bref pontifical en 1991.

La chapelle Sainte-Maxellende
Construite au XVIIIème siècle en brique, elle est dédiée à la sainte patronne de Caudry et conserve de beaux exemples de sculptures médiévales.
A l'origine, elle est encastrée dans le mur d'enceinte de l'ancien château. Jusqu'au début du XXème siècle, des fidèles viennent puiser de l'eau dans une mare toute proche, censée guérir miraculeusement les malades atteints d'affections ophtalmiques.

L'église Saint-Barthélémy d'Audencourt
Un écrit atteste de la présence d'une église à Audencourt en 1021.
A la Révolution Française, la nef est vendue et démantelée. Lorsque le culte est de nouveau possible, le clocher est restaurée et la tour sert de chapelle en attendant la construction d'une nouvelle nef. Endommagée durant la Première Guerre Mondiale, elle est de nouveau restaurée en 1923. La tour date de la fin du XVème siècle et reste aujourd'hui la partie la plus ancienne de l'édifice.

Le temple protestant
Jadis, au temps de la répression, l'église primitive tient ses assemblées de prière dans les endroits les plus reculés de la campagne puis, au temps de la tolérance, les fidèles se réunissent chez des particuliers, sous la conduite de pasteurs itinérants. En 1894, l'église-mère d'Inchy, choisit l'architecte parisien Félix Paumier. Le temple est construit sur le modèle de celui de Raon l'Etape (Vosges)  en style néo-gothique.
La façade en briques de sable s'éclaire de baies en triplet. La croix surmonte un modeste clocher mural.
En 1992, un incendie criminel ruine la chaire et l'estrade, brise les vitraux et  détruit l'orgue de Holden.
L'Eglise réformée de France, unie en 2012 à l'Eglise Evangélique Luthérienne de France, forment l'Eglise Protestante Unie de France.
En 2020, le temple est encore un lieu de culte, de rencontre et de manifestations culturelles.

Le manoir de la Mantille
Gaston Constant Victor Jules Preux (°1880), fils de Jules Preux (°1857) et de Céline Carpentier, dirigeant de la Société Carpentier-Preux de Caudry spécialisée dans le tissage, fait édifier un manoir en 1860, face à l'usine, selon les plans de l’architecte Laurent Fortier (1867/1923).
L’imposant portail du manoir témoigne de l’Histoire de la demeure où Gaston Preux épouse en 1904 Marie Louise Clémentine Adolphine Morcrette (1886/1971), fille du député de Cambrai Louis Morcrette (1853/1919).
En 1992, le nouveau propriétaire, Germain Santer, figure notoire du Caudrésis, fait construire une extension comprenant une salle de réception et une piscine intérieure . Le parc autour du manoir est un véritable jardin d'Eden.
A l'intérieur, les moulures, les parquets, les plafonds, les énormes cheminées et les magnifiques lustres de verre et de bronze font partie de l’authenticité de cette somptueuse demeure longtemps appelé le Château Santer.
Aujourd'hui, après un nouveau changement de propriétaires, le manoir offre des chambres d'hôtes de charme.

La gare
Elle est sur la ligne des TER Nord-Pas-de-Calais et TER Picardie et des trains intercités Cambrai/Paris. 
Jusqu'en 1960, date de fermeture de la dernière ligne, Caudry est au centre du réseau local de la Société des Chemins de Fer du Cambrésis qui relie la ville à Cambrai, Denain, Le Cateau et Catillon, et Saint-Quentin.

 Evolution de la population 

Caudry 59 demo​​​​​ Hameaux, faubourgs, quartiers, lieux dits ou écarts 

Audencourt, La Comète, Le Coquelet, Le Petit Caudry, Les Riffains.

 Personnages liés à la commune 

Gaston pigot 1913Gaston Pigot (1885/1969, portrait de droite), boxeur français, né à Caudry.
Champion du Nord à 25 ans, il entre dans l'écurie de François Deschamps à Paris, professeur de Georges Carpentier, dont il devient l'ami. Invité par lui, le champion du monde Georges Carpentier vient plusieurs fois à Caudry accompagné de Georges Rigoulot, réputé pour être l'homme le plus fort du monde.
Blessé à la jambe gauche au cours de la Première Guerre Mondiale, il doit raccrocher les gants en 1919. Il devient par la suite organisateur de galas de boxe et fonde en 1930 le Boxing Club Caudrésien puis en 1953 le Ring Caudrésien.

Eugène Fiévet (1867/1910), homme politique, né et mort à Caudry.
Issu d’un milieu pauvre, il devient ouvrier tulliste, comme la plupart des membres de sa famille. Militant socialiste de la Fédération du Nord, il entre tôt dans la vie politique et est l'un des fondateurs, en 1890, du syndicat des ouvriers tullistes. 
Il est conseiller municipal de Caudry en 1892, puis maire en 1900 et conseiller général du Nord pour le canton de Clary en 1904. En 1902, il se présente à la députation dans la 2e circonscription de Cambrai, sous l'étiquette socialiste, mais abandonne avant le deuxième tour. En 1906, il se présente à nouveau et triomphe du républicain Albert Seydoux (1866/1918) qui le bat en 1910. Il meurt six jours plus tard à Caudry, âgé de 43 ans.

Bajart leonceLéonce Bajart (1888/1983, portrait 2 de droite), résistant, mort à Caudry.
Fondateur du Star Club Caudrésien, promoteur et président du comité d'organisation des fêtes de la dentelle, réateur des géants caudrésiens Batisse et Laïte, trésorier de la souscription publique en faveur des 2000 chômeurs caudrésiens de 1932 à 1934, président de l'œuvre de secours à l'enfance malheureuse et de l'œuvre de la tasse de lait au profit des enfants des écoles maternelles, délégué cantonal pendant 45 ans, président des délégués cantonaux de l'arrondissement de Cambrai, administrateur pendant 42 ans de l'hospice de Caudry, puis de l'hôpital rural, président du Comité d'Administration de la succursale de Caudry, de la Caisse d'Épargne de Saint-Quentin.
Pendant la guerre, il est membre du Comité de Résistance O.M.C. (Organisation Civile et Militaire) dirigée par Gaston Dassonville.
Il est officier de l'Ordre des Palmes Académiques en 1933, Chevalier de la Légion d'Honneur en 1937, Commandeur des Palmes Académiques en 1959.

Lucienne bogaertLucienne Bogaert (1892/1983, portrait de gauche) née Lucienne Jeanne Gabrielle Lefebvre à Caudry, actrice française.
Elle fait l'essentiel de sa carrière au théâtre. Après ses débuts avec Jacques Copeau dans la compagnie du théâtre du Vieux-Colombier, elle travaille avec Louis Jouvet à la Comédie des Champs-Élysées, où elle est très remarquée en 1934 dans le rôle du Sphinx lors de la création de La Machine infernale de Jean Cocteau.
Au cinéma, ses talents de tragédienne et sa diction originale, la font remarquer dans des rôles de mères abusives et inquiétantes, de matrones ou de maquerelles. Trois de ses rôles sont particulièrement notoires : mère maquerelle dans Les Dames du bois de Boulogne de Robert Bresson en 1945, mère droguée machiavélique dans Voici le temps des assassins de Julien Duvivier en 1956 et mère follement possessive dans Maigret tend un piège en 1958.

Lucien Janssoone (1898/1944) prend la direction des cours complémentaires de garçons à Caudry à partir d'octobre 1933. Il est membre de nombreuses sociétés locales, animateur des œuvres scolaires et postscolaires
Il s'engage dans la 
Résistance, dès les premiers jours de l'oOccupation. Au sein de l'O.C.M., dirigée par Gaston Dassonville, il assure dès 1942, l'hébergement et le convoyage des aviateurs alliés abattus, collecte et achemine des renseignements d'ordre militaire, coordonne des parachutages d'armes pour le Réseau Castille, organise des kermesses au profit des prisonniers de guerre et vient au secours des réfractaires au service du travail obligatoire avec l'aide d'André Maillez, Victor Cordonnier, Marcel Drombry, Léonce Bajart, Auguste Lemaire… Il est arrêté le 14 décembre 1943, condamné à mort le 12 mai 1944. Incarcéré à la citadelle de Diez-sur-Lahn (Allemagne) il est fusillé le 23 août 1944.Arthur ramette 1932
À la Libération, l'école Jules Ferry est débaptisée et porte son nom.

Arthur Jean Baptiste Ramette (1897/1988, portrait de droite), militant du Parti Communiste Français, né à Caudry.
Il est conseiller général du Nord de 1945 à 1955, député de la 2ème circonscription de Douai de 1932 à 1940, sénateur du Nord de 1952 à 1956, député de la 2ème circonscription du Nord de 1945 à 1951 et de 1956 à 1958, député de la 15ème circonscritpion du Nord de 1962 à 1973.
Il se retire de la vie publique en 1973 à la suite d'un grave accident automobile.

 Nos ancêtres de Caudry ... 

Caudry 59 ancetres

 Carte de Cassini 

Caudry 59 cassini

 

 


 

Notes :

(1) Le Moustérien fait partie des industries lithiques du Paléolithique Moyen, caractérisées par le développement du débitage laminaire et de l'outillage réalisé sur de petits éclats transformés par retouche. 

 


 

Sources
Sites, blogs, revues, livres, photo... :
Wikipedia ; Dialogue bulletin municipal de Caudry n°37 ; L'éveil du mouvement ouvrier caudrésien par Patrick Raguet ; Caudry, cité de la dentelle 

Date de dernière mise à jour : 27/01/2021