Autun

Autun adm

 

Autun geoLa ville d’Autun est une des capitales chrétiennes romaines. Elle est située au pied de plusieurs monts assez élevés qui la dominent du côté du Midi, les montagnes de Montjeu, de mont Jovis à cause d’un ancien temple dédié à Jupiter qui jadis était construit sur leur sommet.
Avec ses 2000 ans d'histoire, cette cité, incontournable de Bourgogne, a conservé de nombreuses traces antiques ou médiévales et bénéficie d'un environnement préservé et d'une situation exceptionnelle au centre de la Bourgogne.
Elle s'adosse sur le rebord Sud d'une dépression nommée bassin d'Autin daté du Permien (voir Echelle des Temps) qui comprend le stratotype Autunien formant l'Autunois et domine la vallée de l’Arroux. Elle est cernée au Nord de prairies bocagères, à l'Ouest par le massif du Morvan et au Sud de forêts de feuillus (forêt domaniale de Planoise) couvrant un plateau gréseux.

Autun blason Héraldique 

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : d'or au lion de gueules; au chef bandé d'or et d'azur de six pièces, à la bordure de gueules.

La devise est : Roma celtica, soror et aemula Romae = Rome celtique, sœur et émule de Rome.

Auguste Toponymie 

Attestée sous la forme Augustodunum au Ier siècle, du nom de l'empereur romain Gaius Octavius Thurinus dit Augustus (-63/14, statue de droite), associé au gaulois dunon = forteresse, la forteresse d'Auguste.

 Hydrographie 

Le Ternin, affluent de l'Arroux, lui-même affluent de la Loire, traverse une partie de l'agglomération,
La Celle
, ruisseau se jetant dans l'Arroux en aval d'Autun, dont les eaux partiellement détournées alimentent la ville,
de nombreux ruisseaux et sources intra-muros :
Le Mugne ou ruisseau des Tanneries se jette dans l'Arroux en aval du pont Saint-Andoche,
Le ruisseau La Fée, venant du plateau de Planoise, grossi vers le pont Saint-Pierre par le ruisseau La Croix des Châtaigniers,
L'Acaron, venant des hauteurs de Montjeu, plonge dans l'Arroux au pied de l'enceinte,
Le Saint-Pierre est formé par la réunion des ruisseaux de la Chapelle et de la Papeterie,
et quelques retenues  :
La cascade de Brisecou,
Le plan d'eau du Vallon, formé par une retenue artificielle,
L'étang Saint-Georges de 14 ha.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

La cité d’Autun, Augustodunum, est fondée sous le règne de l'empereur romain Auguste qui souhaite créer une grande cité en Gaule montrant la puissance romaine. La ville s’équipe rapidement d’une enceinte longue d'environ 6 Kms comportant de nombreuses tours ; d’un théâtre romain pouvant contenir jusqu'à 20 000 personnes ; d’un amphithéâtre, aujourd'hui disparu, situé à côté du théâtre ; d’un temple à l'extérieur des remparts ; d’une pyramide... (voir § Patrimoine).
La création d'Autun attire les populations environnantes et notamment les habitants de Bibracte, l'oppidum éduen, qui tombe peu à peu dans l'oubli.
Constantin ier 272 337En l’an 21, la cité est prise par le chef Eduen Julius Sacrovir (+21). Battu par les Légions romaines, il se suicide dans l'une de ses villas aux environs de la ville.
En 107, l’Ecole de Philosophie et de Rhétorique d'Autun attire des étudiants de tout l'Empire.
En 270, la cité est assiégée pendant 7 mois, prise et détruite par  Marcus Piavonius Victorinus dit l'usurpateur (+271), officier militaire romain dLeger d autun 616 678evenu un temps empereur des gaules, puis rebâtie au siècle suivant par  Flavius Valerius Aurelius Constantinus, l’empereur Constantin Ier (272/337 portrait 1 de gauche).
Vers 670, l’évêque Léger d’Autun (616/678 gravure de droite), qui a fait restaurer les remparts de la ville gallo-romaine, préside le deuxième concile d’Autun. Il est torturé et assassiné sur ordre du maire du palais Ébroïn (+681).
En 725, la ville est saccagée par les Sarrasins du général arabe Anbasa ibn Suhaym al-Kalbi dit Ambiza (+726). Charles martel 61 826 342 514 816 g46En 733, mon ancêtre Charles Martel (688/741 portrait 2 de gauche), duc des Francs et maire du Palais, la confie à Théodoric (708/755), fils de Bernarius d'Autun (680/739), fondateur de la lignée des Thierry, comtes d'Autun.
En 852, la ville et la région sont saccagées par les Normands.
En 879, le comté d'Autun est annexé par le roi Boson (844/887) à son royaume de Provence.
Au Xème siècle, elle devient le chef-lieu d'un comté dépendant du duché de Bourgogne.
Au XIIème siècle, la cathédrale Saint-Lazare est construite. Les reliques de saint Lazare (+441), évêque d’Aix-en-Provence du Vème siècle y sont vénérées.
De 1359 à 1364, les Grandes Compagnies campent sous les murs de la ville. La ville d'Autun est régie par les officiers du Chapitre des abbayes représentant le duc de Bourgogne.
En 1369, durant la Guerre de Cent Ans, la ville et les faubourgs sont incendiés par les Anglais.Jean vi d aumont 1522 1595
En 1463, les habitants de Saint-Martin et de Saint-Pantaléon sont affranchis.
Le 18 mai 1591, le sang coule dans la ville quand le maréchal Jean VI d'Aumont (1522/1595 portrait de droite) investit la cité à la tête de l'armée du roi Henri IV (1553/1610).
L'année 1628 est marquée par une épidémie de Peste dans toute la région.
En 1788, Charles Maurice de Talleyrand-Périgord dit Talleyrand (1754/1838) devient évêque d'Autun. Il est élu député du clergé pour les Etats Généraux de 1789.
En 1790, Autun est retenu pour être le chef-lieu de l'un des 7 districts du tout nouveau département de Saône-et-Loire.
Au XVIIIème siècle, Napoléon Bonaparte (1769/1821), est admis au collège d'Autun le 1er janvier 1779, ou il retrouve ses frères Lucien (1775/1840) et Joseph (1768/1844). Ce lycée est actuellement toujours en fonctionnement sous le nom de lycée Bonaparte. Ses grilles en fer forgé sont érigées en 1772.
Garibaldi 1807 1882En 1782, l’Hôtel du marquis de Fussey est construit rue de l’Arquebuse. Il devient en 1820 le siège de la Sous-Préfecture, puis fin 1870, quartier général durant la guerre Franco-Prussienne, du général italien Guiseppe Garibaldi (1807/1882 portrait de gauche).
En 1792, la commune de Saint-Pantaléon est créée par regroupement de trois paroisses, Saint-Pierre, Saint-Martin et Saint-Symphorien, rassemblées sous le nom révolutionnaire Les Communes réunies.
En 1906, le 29e régiment d’infanterie de l'Armée de Terre française créé sous la Révolution à partir du régiment du Dauphin, tient garnison à Autun.
Le 9 septembre 1944, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Autun est libérée par les troupes françaises débarquées en Provence.
En 1992, lors des Jeux Olympiques d'hiver d'Albertville, la flamme olympique passe par Autun.
Début 2010, des travaux près de la porte d'Arroux, permettent de découvrir un quartier antique ainsi que plus de 100 000 pièces de monnaie en bronze datant du IIIème siècle.

Les seigneurs et gens de la noblesse

Plusieurs comte d’Autun sont présents dans mon arbre généalogique du VIIIème au Xème siècle ensuite le comté d’Autun est rattaché au duché de Bourgogne (voir § nos ancêtres d’Autun en bas de page).

Bien avant le XIVème siècle, il y a dans la partie Sud de la ville, hors les remparts, une seigneurie qui couvre les actuels faubourgs Saint-Blaise et Saint-Pancrace et se nomme Montjeu-en-Autun.
Guy de Riveau (+1253) chevalier, est seigneur de Montjeu et de Riveau, citadelle ducale dominant Autun.
Sa fille, Béatrix de Riveau, apporte Montjeu à son époux, Guillaume d'Ostun (+1297), seigneur d'Aisey et de Ravelon.
Vers 1307, leur fils, Perrin d'Ostun (+1338), époux d’Isabeau d'Antilly, féal du duc de Bourgogne, achète le Petit Montjeu et le tiers du château de Riveau et devient seigneur du lieu.
En 1556, Hugues III de Montjeu, dernier représentant de la Famille, meurt. Sa fille Jeanne de Montjeu (1528/1583) épouse en 1550 Claude de Villers La Faye (1530/1571), seigneur de Gerland qui fait tant de dettes qu'après sa mort, Montjeu est saisi, mis en vente et adjugé en 1585 à Pierre Jeannin (1540/1623, voir § personnalités liées à la commune), président à la Cour du Parlement de Dijon et conseiller du roi Henri IV (1553/1610). En 1596, il en devient seigneur et abandonne la vieille demeure féodale des de Riveau pour bâtir Louis michel lepeletier de saint fargeau 1760 1793le château du Petit-Montjeu achevé en 1620, et achète toutes les terres voisines. Sa fille, Charlotte Jeannin (1583/1640) épouse en 1603 Pierre de Castille (1575/1629).
En 1665, le fils de ces derniers, Nicolas Jeannin de Castille (1605/1692) fait élever la baronnie en marquisat.
En 1784, Louis Michel Le Peletier de Saint-Fargeau (1760/1793 portrait de gauche), propriétaire des deux châteaux de Montjeu, vend le Petit-Montjeu à Gilbert Louis Dechamps de Saint-Léger. Obligé d’émigrer, ses biens sont confisqués.Joseph souberbielle 1754 1846
En 1793, le citoyen Aubert, beau-père de Joseph Souberbielle (1754/1846 portrait de droite), docteur personnel de Maximilien de Robespierre (1758/1794), acquiert le château comme Bien National et le revend l’année suivante au citoyen Boyer.
Gilbert Louis Dechamps de Saint-Léger, rentré d’émigration, mais non encore amnistié, rachète le Petit Montjeu en 1801 par un intermédiaire.
Puis, le château change plusieurs fois de propriétaires : Lazare Chopin (né en 1777), son épouse Françoise  Septier de Rigny (née en 1786), sa nièce Mme Orcel. En 1838, cette dernière vend le château du Petit Montjeu à Claude Nectoux, à la mort duquel le château est adjugé en 1858 au comte Marie Edmé Eugène de Mac Mahon (1810/1866) qui fait modifier la construction en 1866 mais meurt la même année.
Le château et le mobilier passent à sa veuve Nathalie de Champeaux (1826/1885) qui l’habite avec sa mère, Laure Duchemains (1801/1887) et y meurent.
En 1885, le Petit Montjeu est légué à son neveu Louis de Champeaux (1870/1946).

 Chronique communale  Le tacot ddu morvan

Le tacot du Morvan
Au début du XXème siècle, la commune est desservie par une des lignes du tacot du Morvan, d'Autun à Château-Chinon.
Après avoir traversé un pont métallique, dont il ne subsiste de nos jours que la pile de la rive droite, au-dessus de l'Arroux, la ligne dispose de deux haltes facultatives au carrefour de la Folie (carrefour de la Légion) et au hameau les Moreaux.
Le trafic Voyageurs stoppe en 1931, remplacé par un service d'autocars. La ligne, fermée définitivement en 1936, est démontée entièrement en 1939.

 Art et Culture 

Autun est le décor du roman Un sport et un passe-temps de l'Américain James Salter, publié en 1967.

En 2018, le journal New-York Times consacre un article à Autun, sur les traces du livre, en évoquant l'Hôtel Les Ursulines, le Grand Hôtel Saint-Louis, la rue Dufraigne, la rue du Faubourg Saint-Blaise, la Place du Carrouge, la place d’Hallencourt, le cimetière ou encore le Champ de Mars.

La commune sert de décor aux films Hiroshima mon amour d'Alain Resnais en 1959 et Bon voyage de Jean Paul Rappeneau en 2003.

 Patrimoine 
Le 11 février 1992, la ville d'Autun reçoit le label Ville d'Art et d'Histoire.

Les alignements mégalithiques du Camp de la Justice
Ils sont situés dans l'ancienne commune de Saint-Pantaléon et découverts en 1872 avec de nombreux objets préhistoriques. Ils datent du Néolithique moyen (voir Echelle des Temps). Ils sont redressés en 1882.
Des 30 menhirs, ils n’en restent plus que 5 visibles dont un a été déplacé. Trois d’entre eux sont classés en 1921.

Les Porte Saint-André et d’Arroux
Ce sont deux des quatre portes d'entrée dans la muraille d'Augustodunum.
La porte d'Arroux se trouve sur la voie d'Agrippa (route de Boulogne-sur-Mer) conduisant à Autessiodurum (Auxerre) et un embranchement allant vers Avaricum (Bourges).
Datées du IIIème siècle, elles sont classées au titre des Monuments Historiques en 1846.

Le Théâtre romain
Il est construit dans la seconde moitié du Ier siècle. Avec ses 148m de diamètre, il peut accueillir 14 000 personnes, c’est le plus grand théâtre de toute la Gaule. Abandonné à partir du Moyen Âge, il est, dès 1909, rendu à sa vocation première et des spectacles y sont organisés.
Son hémicycle, la cavea, est composée de trois séries de gradins, la plus proche de l'orchestra étant établie sur le sol naturel de la colline qui porte le théâtre, tandis que les deux autres sont construites sur des murs rayonnants, un portique régnant tout en haut de la cavea. Un palier annulaire de circulation, précinction, sépare le premier groupe de gradins des deux autres. Deux couloirs latéraux, ornés de niches, de part et d'autre de l'orchestra, permettent aux spectateurs d'accéder à la base de la cavea.  là, ils gagnent les gradins par une série de quinze escaliers rayonnants. Huit de ces escaliers ne partent pas de la base de la cavea ; ils relient le palier intermédiaire au sommet des gradins. À l'avant de la scène, une fosse dans laquelle le rideau est replié pendant les représentations. La scène devait occuper toute la largeur de l’orchestra.
Il est inscrit sur la première liste des Monuments Historiques en 1840.

Le Temple de Janus
Anciennement nommé tour de la Grenetoie, est un édifice cultuel d'inspiration celto-romaine situé au Nord-Ouest de la cité antique d'Augustodunum.
Il s'inscrit au sein d'un vaste sanctuaire dont les fouilles, de 2013 et à 2016, dévoilent l'étendue et la complexité, dans un secteur dont l'occupation remonte au Néolithique et qui a connu une phase importante de constructions monumentales au Ier siècle.
Il est abandonné au tout-début du haut Moyen Âge, mais ses structures sont réutilisées pour la confection d'un ouvrage défensif médiéval. Deux pans de sa cella carrée sont conservés ainsi que des vestiges des fondations de son péribole et de ses constructions annexes. La dédicace du temple à la divinité romaine Janus ne repose sur aucun fait archéologique ou historique et la divinité vénérée dans ce temple est inconnue.
Il est inscrit sur la première liste des Monuments Historiques en 1840.

La pyramide ou pierre de Couhard
Elle surplombe la ville et se dresse depuis le Ier siècle dans une des grandes nécropoles de la cité romaine d’Augustodunum,  le Champ des Urnes au hameau de Couhard, : les cimetières de toutes les villes romaines se situant toujours en dehors des murailles.,
La pyramide est donc très probablement un monument funéraire, tombeau recouvrant les restes d’un défunt, ou un cénotaphe célébrant sa mémoire. Elle a jadis été recouverte d’un parement de marbre blanc.
Elle apparaît aujourd’hui percée d’un orifice, dû à des fouilles effectuées en 1640 par l’abbé de Castille. Ce dernier, qui espére tomber sur une salle interne, ne trouve rien, l’édifice étant comblé.
La pyramide est classée sur la première liste des Monuments Historiques en 1840.

Les remparts du Ier siècle ceinturent la vieille ville.

L’ancienne tour Saint-Léger vestige d'un ancien donjon du IXème siècle.

La tour des Ursulines
Hisao takahashiCe donjon octogonal, situé sur les hauteurs de la ville, entouré des remparts romains,  date du XIIème siècle. C'est le seul vestige du château-fort des de Riveau, seigneurs du lieu, citadelle de la ville haute, construite dans l'angle Sud-Ouest de l’enceinte gallo-romaine. Ce château, appartenant au Duc de Bourgogne au XIVème siècle, est démantelé vers 1600, à l’exception du donjon.
Cette haute tour, couronnée par une statue moderne de la Vierge en 1862 classée, présente des baies géminées romanes avec pilastres cannelés et chapiteaux. La base circulaire de la tour est la fondation d'une tour ronde de l’enceinte gallo-romaine.
Elle est la propriété depuis 1997 du restaurateur d'art et peintre japonais Hisao Takahashi (1936/2024, portrait de droite).

La Halle aux marchands forains et le passage couvert Balthus
L’ancienne halle, édifiée de 1742 à 1746 sur des plans de l'architecte François Franque (1710/1793) devenue insalubre, est transformée en passage couvert en 1848.
Il conserve aujourd’hui sa verrière d’origine et son décor néo-renaissance du XIXème siècle...

Le Théâtre municipal
Ce petit théâtre à l’italienne, est situé à côté de l’Hôtel de ville et date de la fin du XIXème siècle.
La salle, aux harmonies rouge et or, est ornée de peintures en trompe-l’œil et de cartouches avec des noms d’auteurs et de compositeurs.

L'actuel Hôtel de Ville
Un premier édifice bâti en 1832, se compose d’un rez-de-chaussée, d'un étage et de combles.
A la fin du XIXème siècle, un second étage est ajouté et lui donne son aspect définitif.

L'ancienne Prison cellulaire
Jeremy benthamSamuel benthamElle est construite en 1854 et est l’une des premières prisons françaises à adopter le mode de détention cellulaire, le panoptique, type d'architecture carcérale imaginée par le philosophe utilitariste Jérémy Bentham (1748/1832, portrait de gauche) et son frère, Samuel (1757/1831, portrait de droite), à la fin du XVIIIème siècle. L'objectif de la structure panoptique est de permettre à un gardien, logé dans une tour centrale, d'observer tous les prisonniers, enfermés dans des cellules individuelles autour de la tour, sans que ceux-ci puissent savoir s'ils sont observés.
On trouve au centre un espace cylindrique où s'élevait la chapelle aujourd'hui disparue, l'ensemble était surmonté d'une coupole de verre. Les cellules rayonnent sur trois niveaux permettant une surveillance aisée. Devant la prison, le bâtiment rectangulaire contenait le greffe et le logement des gardiens.
Désaffectée depuis 1955, elle est maintenant protégée par les Monuments Historiques.

Le Lycée militaire
Cet ancien Grand Séminaire, construit au XVIIème siècle, comprend depuis 1884 une école militaire préparatoire, puis un collège et enfin, depuis 1981, un lycée militaire.
Il accueille des élèves originaires de toutes les régions françaises, dont les parents sont au service de l'État. La construction de nouveaux bâtiments a récemment permis la découverte de vestiges romains importants.

Les Hôtels Particuliers

L'Hôtel du Chancelier Rolin : est transformé en musée. Il est classé au titre des Monuments Historiques en 1877, il accueille depuis 1880 le siège de la Société Eduenne des Lettres, Sciences et Arts et le Musée Rolin.

L'Hôtel de Millery : érigé en 1680, à l'emplacement d'un groupe de maisons des XVème et XVIème siècles.
L'intérieur est constitué d'une série de pièces, dont une possède des lambris d'appui peints, ainsi qu'un couloir orné de quelques solives peintes datant de la fin du XVIIème siècle.

L'Hôtel de Laplanche ou de Thy : édifié par le géomètre du roi, Claude Roidot, dans un style Louis XVI bien proportionné. Il se situe à l’emplacement de l’ancien Hôpital du Saint-Esprit, fondé sous le roi Louis IX dit Saint-Louis (1214/1270), dont il reste des vestiges d’inscription latine encastrés dans le pavé des écuries. Les Familles qui l'occupent jouent un rôle dans la vie culturelle d’Autun, comme l’historien César Lavirotte (1773/1859) fondateur en 1836 de la Société Eduenne, une des premières sociétés savantes de France. La Famille de Thy, en est propriétaire et y fait réaménager le jardin d’où sont exhumées des colonnes romaines. La Famille d’Henri Coujard de Laplanche (1809/1882), conseiller général de la Nièvre, achète l’Hôtel sous la Restauration.

L'Hôtel Saint-Louis et de la Poste : est attesté au XVIIème siècle. Propriété d'un avocat de la ville, qui en 1655 la vend à des religieuses du Prieuré de Saint-Julien-sur-Dheune. L'Hôtel est alors connu sous le nom de Maison des Dames de Saint-Julien. Elles partent en 1673 et louent le bâtiment. Alors qu'il tombe en ruine, il est acheté et rebâti par la ville d'Autun en 1732, qui le transforme en écuries. En 1744, il devient un hôtel, l'un des plus importants de la ville au XIXème siècle, qui accueille l'empereur Napoléon (1769/1821) plusieurs fois de 1802 à 1807, en 1832, le duc Ferdinand Philippe d'Orléans (1810/1842), puis en 1836 George Sand (1804/1876). L'établissement est maintenu pendant plus de 250 ans, avant sa fermeture en 2013. La chambre dans laquelle Napoléon Ier et Joséphine de Beauharnais (1763/1814) ont séjourné est maintenue dans son mobilier d'époque.

L'Hôtel de Clugny : du XVème siècle. La tour Marchaux, beffroi qui renferme des cloches datées de 1587 et 1641, est le seul vestige de cet Hôtel Particulier ayant appartenu à la Maison de Clugny. Sont issus de cette Famille, des ecclésiastiques, dont trois évêques, ainsi que des dignitaires de l'entourage des ducs de Bourgogne. Guillaume de Clugny (+1508) est le conseiller du duc Charles de Bourgogne dit Le Téméraire (1433/1477) et Maître des requêtes du roi Louis XI (1423/1483).

... D'autres encore : l'Hôtel Arbelet, élevé en 1840, inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1973 ; l'Hôtel de Fontenay ; L'Hôtel de la Sous-Préfecture installé dans ce qui est en 1782, l'Hôtel du marquis de Fussey, et en 1870, la résidence de Garibaldi; l'Hôtel de Damas ; l'Hôtel de la Tête Noire ; l'actuel Hôtel des Impôts situé dans le parc du pavillon du général Nicolas Changarnier (1793/1877), acteur de la conquête de l'Algérie ...

... et des maisons à colombages des XVème et XVIème siècles.

​​​​​La Cathédrale Saint-Lazare
Une première cathédrale est construite à Autun au Vème siècle, consacrée plus tardivement à saint Nazaire, il en reste aujourd’hui une chapelle du XIVème siècle.
La construction de l’église Saint Lazare, en remplacement de la cathédrale Saint-Nazaire, est commencée par l’évêque d’Autun, Etienne Ier de Baugé (+1139), en 1120 et achevée en 1146, le porche l’est quelques années plus tard. Elle est bâtie sur le modèle de l'abbatiale de Paray-le-Monial et possède, tout comme à Cluny et à Paray, une voûte en berceau brisé. Jean rolin 1408 1483Une flèche est construite en 1469 par le cardinal Jean Rolin (1408/1483 portrait de gauche), au-dessus de la croisée du transept, à la place d'un clocher roman détruit par la foudre. En 1476, ce dernier offre la cloche Marthe et le bourdon qui sonne toujours aux côtés de trois autres cloches datant de 1854.
En 1766, l’édifice subit quelques dommages des chanoines du chapitre de la cathédrale qui, appréciant peu l’art médiéval, veulent renouveler l'aspect de la cathédrale dans un style plus baroque. Le portail latéral et son tympan sont détruits et les pierres réemployées pour la construction des maisons voisines. La Tentation d'Ève est incluse dans un mur. Le jubé et le monumental Tombeau de saint Lazare qui se trouvait derrière l'espace du chœur sont également démantelés. Tout l'espace du chœur est détruit, y compris la mosaïque du XIIème siècle, remplacée par un pavé neuf. Le tympan du Jugement Dernier du sculpteur du XIIème siècle  Gislebert, est recouvert de plâtre, ce qui lui vaut d'être préservé du vandalisme durant la période révolutionnaire. Il est redécouvert en 1837 et restauré. La tête du Christ, sectionnée au cours du premier plâtrage et conservée est remise en place en 1948.  Le portail est l'élément le plus remarquable de la cathédrale.
Le chœur est refait au XVème siècle en style gothique et les vitraux datent des XIXème et XXème siècles.
Les vitraux de 1868 représentent la vie de saint Léger, évêque martyr d'Autun.
Pierre jeannin 1540 1623Peu avant l'entrée de la salle capitulaire, se trouvent les statues funéraires de Pierre Jeannin (1540/1623 portrait de droite) baron de Montjeu et d'Anne Guéniot qui sauvent de nombreuses vies lors du massacre de la Saint-Barthélemy. Le tombeau de l'ancien président du Parlement de Bourgogne, décédé en 1623, et de son épouse est détruit lors de la Révolution Française, mais leurs statues, transférées hors de la cathédrale, y sont replacées en 1807.
Le tympan est restauré de juin à octobre 2009.
La cathédrale est classée sur la première liste des Monuments Historiques en 1840 par Prosper Mérimée (1803/1870).

La Fontaine Saint-Lazare
Sa construction débute en 1450 par décision du chapitre de la cathédrale et est achevé en 1543 par le sculpteur Jean Goujon (1510/1567). Elle est reconstruite entre 1890 et 1893.
Du monument d'origine subsiste essentiellement la coupole, en calcaire pisolithique.
Elle est classée aux Monuments Historiques en 1862.

L'Eglise Saint-Pierre-l'Estrier
Robert ii le pieux 60 377 287 612 g36Située au Nord de la ville sur l’ancienne commune de Saint-Pantaléon, cette importante basilique funéraire du Haut Moyen Âge, est fondée vers le IVème siècle sur un le site d’une villa gallo-romaine, près d’un cimetière paléochrétien servant de nécropole aux premiers évêques de la ville.
Le bâtiment actuel, vendu et désaffecté à la Révolution et utilisé comme grange, date en majeure partie d’une reconstruction faite  au début du XIème siècle par mon ancêtre Robert II dit le Pieux (972/1031 portrait de gauche).
On y trouve un arc muré à double rouleau sous cinq petites arcatures avec colonnettes antiques. Leurs chapiteaux sculptés de feuillages à boutons floraux sont typiques du premier art roman de la région. La nef, totalement défigurée, montre encore des arcs murés et une façade romane avec baie et frise.
Elle est classée au titre des Monuments Historiques en 1979.

La Chapelle Saint-Nicolas
Située dans la ville basse près des remparts des Marchaux, elle abrite le Musée lapidaire de la ville depuis 1861.
Elle dépendait d’un hôpital médiéval supprimé en 1668. La partie la plus ancienne en est la petite nef unique du XIème siècle. La façade, du siècle suivant, possède un portail avec voussure à perles et deux chapiteaux à décor végétal. La partie la plus intéressante est l’abside, du deuxième quart du XIIème siècle, avec son décor roman d’arcatures sur colonnettes et son arc triomphal brisé. Les chapiteaux aux décors végétaux et animaliers rappellent les sculptures de la Cathédrale.
Dans la chapelle sont exposés des objets romains et médiévaux provenant de la ville : des chapiteaux antiques et romans, des corniches, des dalles et des mosaïques. Autour de la chapelle, dans les galeries modernes du cloître, se trouvent des sarcophages et d’autres chapiteaux romans provenant des édifices disparus d’Autun et également les vestiges d’une fresque du XIIème siècle du Christ en Majesté.

L’Abbaye Saint-Andoche d'Autun et sa crypte carolingienne
BrunehautCette abbaye royale de moniales bénédictines est fondée en 592 par la reine des Francs, Brunehaut (547/613 portrait de droite) sur la recommandation de l'évêque Syagrius d’Autun (+600). Primitivement dédiée à Sainte-Marie, elle est construite à côté de la porte romaine qui porte son nom et remplace un temple de Diane.
Le monastère de femmes moniales est dédié au IXème siècle à Saint-Andoche (+177), l’apôtre de Saulieu. L’abbatiale, reconstruite au XVème siècle, est détruite après la Révolution.
Quelques bâtiments du XVIIème siècle et l’église moderne du XIXème siècle appartiennent actuellement au Couvent du Saint-Sacrement et à l’Ensemble Scolaire Catholique d’Autun.
Seule la crypte du Haut Moyen-âge est conservée. Ce monument austère et mystérieux peut être attribué à la dernière partie du IXème siècle.
L’espace irrégulier, dont le sol est rehaussé, est divisé en quatre nefs de quatre travées. L’accès, actuellement au Nord, se trouvait à l’Ouest, on peut y voir encore les vestiges de marches. Les baies et portes ont été murées ou refaites. Les voûtes d’arêtes sur doubleaux en plein cintre sont supportées par des piliers carrés en grand appareil et par des pilastres des murs latéraux. Quelques piliers ont des tailloirs dont certains sont décorés de zigzags.
Quelques fragments provenant de Saint-Andoche sont conservés : une plaque de chancel du IXème siècle au décor végétal et des chapiteaux romans.

L’ancien Couvent de la Visitation
Sainte jeanne de chantal 1572 1641Ce couvent est fondé en 1626 par sainte Jeanne Françoise Freymiot, baronne de Chantal (1572/1641 médaillon de gauche).
Il est utilisé comme prison durant la Révolution Française, puis comme caserne en 1810, après qu’il eût été donné à la commune.
Il est cédé à l'Institution Saint Lazare à la fin du XIXème siècle fortement remanié.
Il  est inscrit au titre des Monuments Historiques en 1994.

La Cathédrale Saint-Nazaire, l’église Saint Jean de la Grotte et la chapelle Saint-Aubain
Première cathédrale de la ville, elle est bâtie au Vème siècle mais inachevée, embellit par l’évêque Syagrius d’Autun à la fin du VIème siècle, puis par saint Léger d’Autun vers 670. Elle est, à l’époque, dépositaire du trône épiscopal.
En 731, les Sarrazins la brûlent.
En 1195, les offices religieux se partagent avec la cathédrale Saint-Lazare. Toujours inachevée au XIIIème siècle, le cardinal Rolin y met son écot mais en vain.
En 1287, Robert II de Bourgogne (1248/1306), confirme au chapitre de Saint-Nazaire le droit de battre monnaie.
En son sous-sol, elle renferme l'Église paroissiale souterraine Saint-Jean-de-la-Grotte qui est profanée le 15 mai 1541, par l'ouverture du tabernacle et la dispersion des hosties sur le sol par Pierre Moreau, pratricien et Nicolas Charbonnier. Ils sont arrêtés, amenés à Autun et brûlés en place publique sur le Champ Saint-Ladre, le 4 juin 1541.
En 1699, une partie de la voûte s’effondre.
À partir de 1770, elle devient un dépôt puis est démolie en 1783, opération qui cause la mort d’ouvriers.
Il ne subsiste aujourd’hui que la chapelle Saint-Aubain située dans la cour de la Maîtrise de la cathédrale Saint-Lazare.

La Basilique Sainte-Croix
Une charte de 853 la situe le long d’une voie publique près des remparts de la ville ce qui laisse supposer qu’elle était bâtie hors les murs de l’enceinte fortifiée. A cette époque, elle déjà en ruine et a, aujourd’hui, complètement disparu.

L’Abbaye Saint-Jean-le-Grand
Gregoire de toursElle est élevée en 592, par la reine Brunehaut (543/613) et l’évêque Syagrius d’Autun (+ vers 600) sur les ruines d'un temple situé près des murs d’enceinte et consacrée à Sainte Marie. Cependant Grégoire de Tours (538/594 statue de gauche) historien de l’église, cite déjà une abbaye de femmes à Autun en 589.
En 602, le pape Grégoire Ier dit le Grand (540/604) confirme les privilèges octroyés à cette abbaye par lettre  ...monastère Sainte-Marie où s'est constitué un groupe de servantes de Dieu, monastère établi dans la ville d'Autun par Syagre, évêque de bonne mémoire... Cette lettre laisse entendre que seul l'évêque est fondateur de l’établissement, puisque Brunehaut ne devient reine qu'en 593 et que l'épiscopat de Syagre d’Autun commence vers 560.
Ce monastère est pillé et détruit par les Sarrasins en 732, puis en 765 par Waïfre (+768), duc d'Aquitaine. Charlemagne (742/814) le fait rebâtir et lui donne le nom de Saint-Jean, avec celui de Sainte-Marie.
En 1770, c'est une abbaye de bénédictines réformées.
Les bâtiments conventuels appartiennent à la commune.
Il ne reste que les façades et toitures, inscrites au titre des Monuments Historiques en 1944. Le portail est inscrit en 1942.

Le Prieuré Saint-Racho-lez-Autun
Il est situé hors les murs de la ville, à droite de la porte Saint-André.
A l’origine un temple païen que l’empereur Flavius Honorius (384/423) autorise les chrétiens à utiliser pour leur religion. L'église est dédiée à saint Simon et saint Jude.Gaspard ii de coligny 1519 1574
Saint-Racho d'Autun (+659) est évêque d’Autun. Il est inhumé en 659 dans l'église de Saint-Simon et Saint-Jude qui, dès lors, est désignée sous le vocable de Saint-Racho.
En 1570, les troupes de l’amiral Gaspard II de Coligny (1519/1574 portrait de droite) désolent la région, pillent et incendient l'Abbaye de Saint-Symphorien ou le prieur de Saint-Racho avait mis les archives de son prieuré, les archives partent en fumée.
Au XVIIIème siècle, les Jésuites, tentent de réunir les revenus du prieuré Saint-Racho à ceux du Collège d'Autun qu'ils dirigent, mais l’entreprise échoue. Le prieuré en ruines sert de carrière.
En 1760, l’édifice est démoli et est remplacé par une petite chapelle sans caractère.
A la fin du XIXème siècle subsistent les bâtiments et le clos attenant devenus propriété privée.
Rien aujourd'hui ne rappelle qu'il y avait là autrefois un très bel édifice et un des premiers sanctuaires de l'Église éduenne.

L’Abbaye Saint-Martin d'Autun
Elle se situe sur la commune de Pantaléon au Nord-Est et hors des fortifications de la ville, sur la rive droite de l'Arroux et construite à l'endroit d'un temple païen que saint Martin, évêque de Tours, détruisit. C’est encore la reine Brunehaut et l’évêque Syagrius d’Autun qui fonde cette église devant héberger 300 moines. Brunehaut la fait décorer de mosaïques et de colonnes de marbre qui devaient provenir probablement du sanctuaire païen.
Elle est saccagée par les raids des Sarrasins en 731 et par les Aquitains vers 760.
Elle  connaît un regain d'activité par le développement de la ville et la création du duché de Bourgogne à la fin du IXème siècle et par l'arrivée des reliques de saint Lazare dans la cité épiscopale au début du XIIème siècle.
Jean sans peurEn décembre 1058, le pape Nicolas II, venant d'être élu, donne par une bulle, le privilège à l'abbaye de ne dépendre que du Saint-Siège.
En 1191, Eudes III de Bourgogne (1166/1218) qui est duc l’année suivante, prend sous sa protection les hommes, terres et animaux de l'abbaye.
En 1236 l'abbaye décide de clore de murs le monastère.
En 1406, le duc Jean de Bourgogne dit Jean Sans Peur (1371/1420 portrait de gauche) prend sous sa protection l'abbaye et ses biens et constitue un corps de six gardiens spéciaux chargés de veiller à tous les intérêts de l'abbaye.
En 1570, l’abbaye est en parte détruite par l'amiral Gaspard II de Coligny. Alors que les religieux prennent  la fuite, Guillaume de Tintry, ancien grand-prieur d’âge fort vénérable, reste dans l’abbaye et est martyrisé sur place par les fanatiques huguenots.
En 1724, l’édifice comporte encore ses 44 colonnes de marbre et ses mosaïques. Le maître-autel est en marbre et le retable comporte un bas-relief représentant Jésus-Christ reconnu par les deux disciples d'Emmaüs. Au milieu de l'église, un crucifix en pierre sur une croix de bois, au-dessus de la tête du Christ une main sort d'un nuage, tenant une couronne garnie de pierreries. La légende rapporte qu’Odon de Cluny (879/942) priant devant celui-ci, entra en extase et lévita de 3 coudées de haut pendant une heure et que la tête du Christ se pencha vers lui. L'histoire attira moult pèlerins jusqu'à la Révolution française de 1789. Mutilé par les Calvinistes, elle est réparée en 1640. Puis reconstruite vers 1740 à l'exception des fortifications, les deux tours carrées qui encadrent la grande entrée sont conservées ainsi que les murs d'origine et les parties basses.
En 1793, elle est adjugée comme Bien National au citoyen Philibert Poillot, entrepreneur d'une fonderie de canons qui la transforme en fabrique d'affûts de canons puis elle est revendue et démolie. Les bâtiments annexes sont rachetés par la municipalité qui les restaure de 1976 à 1977.

La Chapelle Notre-Dame
Elle est aux XVIème et XVIIème siècles connue sous le vocable de Saint-Eutrope et possède une petite crypte funéraire sous le vocable de Notre-Dame-sous-Terre destinée à recevoir la dépouille de la reine Brunehaut, fondatrice des lieux. Elle y est inhumée dans un tombeau de marbre gris, creusé en forme d'auge, recouvert d'un couvercle de marbre noir, marqueté de blanc sur lequel est gravée une épitaphe.
A la fin du XVème siècle, le Cardinal Jean V Rollin, y fait faire des travaux.
Gabriel courtois de quincey 1714 1791En 1632, son tombeau est ouvert au milieu d'une foule de personnages. Dans le cercueil de plomb, on trouve quelques ossements, un peu de cendre et de charbon, et une molette d'éperon, confirmant son supplice et la crémation de sa dépouille.
En 1767, l'évêque de Belley, Gabriel Cortois de Quincey (1714/1791 portrait de gauche) fait replacer le tombeau dans l'église reconstruite, près de la chapelle dédiée à saint Martin, à côté du chœur où une nouvelle épitaphe remplace celle du Moyen Âge.
En 1793, la tombe est brisée et ses ossements disparaissent dans la tourmente révolutionnaire. Les restes de son tombeau sont exposés au musée Rolin.

L’Abbaye Saint-Symphorien
Elle se situe hors les murs  dans la partie de l'ancienne commune de Saint-Pantaléon et doit son nom à Symphorien d'Autun, martyr du IIème siècle. Elle abrite des moines bénédictins.
Elle est érigée par Euphrône d'Autun au Vème siècle (attestée en 452), rattaché à l'abbaye de Saint-Martin en 910 et devient par la suite un prieuré.
L'abbaye est reconstruite au XVIIème siècle et est actuellement une propriété privée, inscrite aux Monuments Historiques en 1993 pour ses bâtiments et classée en 1994 pour son mur de clôture.

Le château du Petit Montjeu
Plutôt grand manoir de plaisance que château, il est situé au Faubourg Saint-Blaise au Sud de la ville, aux pieds des montagnes qui la surplombent.
À l'origine au XVIIème siècle, c'est un corps de logis rectangulaire. La façade Sud possède un escalier dual à balustres, donnant sur un perron cantonné entre deux colonnes surmontées d'un dôme. Une aile est ajoutée plus tard.
En 1866, il est dénaturé par l'adjonction d'un pavillon avec échauguette et tour d'inspiration gothique.
Rénové en totalité au milieu des années 2000, c'est à présent un immeuble locatif de standing.
Les façades et toitures du château et des communs, ainsi que le porche avec son escalier font l’objet d’une inscription au titre des Monuments Historiques en 1994.

Le château du Grand Montjeu
Il se situe un peu plus loin entre Autun et la commune de Broye à laquelle il est rattaché (photo ci-dessous).
En 1586, la baronnie de Montjeu-en Montagne est acquise par Pierre Jeannin de Chagny dit Président Jeannin (1540/1623) baron de Montjeu, avocat à la Cour, président à mortier du Parlement de Bourgogne, ambassadeur de France aux Provinces-Unies, conseiller des rois Henri III, Henri IV et Louis XIII, surintendant des Finances qui fait édifié le château en 1606 sur l'emplacement d’une antique maison-forte, probablement ruinée. 
Mme de sevigne 1626 1696À partir de 1623, Pierre de Castille de Blanc-Buisson (1575/1629) gendre du précédent, baron de Mongin et seigneur de Blanc-Buisson, avocat à la Cour, conseiller au Grand Conseil, maître des requêtes, ambassadeur en Suisse, intendant et contrôleur général des Finances, conseiller d’État, fait construire les grands escaliers du parc et exécuter le décor de la chapelle. En 1665, la baronnie est élevée en marquisat.
Durant la seconde moitié du XVIIème siècle, Nicolas Jeannin de Castille, fils du précédent, fait bâtir les communs au Sud du château et réalise les jardins à la française.
Louis francois armand de vignerot du plessis de richelieuFrançoise de Rabutin-Chantal (1599/1684) fréquente le château, lieu de sa première rencontre en juillet 1656 avec sa nièce Marie de Rabutin-Chantal dite Madame de Sévigné (1626/1696 portrait de droite).
En 1734, François Marie Arouet dit Voltaire (1694/1778) assiste dans la chapelle du château au mariage de Sophie Elisabeth Marie Louise de Lorraine-Harcourt (1710/1740) princesse de Guise, avec le maréchal Louis François Armand de Vignerot du Plessis (1696/1788 portrait de gauche), duc de Fronsac et de Richelieu, petit-neveu du cardinal de Richelieu.
En 1735, un incendie endommage le corps de logis central. La veuve du président d'Aligre fait alors l'acquisition du château et remplace les ponts-levis devant et derrière le château par des ponts dormants et supprime le mur percé d'un portail monumental qui ferme la cour.
Durant la seconde moitié du XVIIIème siècle, le domaine passe à Louis Michel Lepeletier (1760/1793) marquis de Saint-Fargeau.
Au cours du XIXème siècle, un mariage apporte la propriété aux Talleyrand.
En 1893, le domaine de Montjeu échoit à la princesse de Ligne 
Legion d honneur commandeurMerite agricolePalme academiqueEn 1939, il est acheté par M. Roger Louis Demon, industriel du bois, qui pense y trouver de très belles ressources. Lui-même et sa femme, née Anne-Marie Lyon, se prennent d’une vraie passion pour cette propriété alors en très piètre état. Le château est alors flanqué de deux corps de bâtiment importants, les communs avec écuries, pigeonnier et logements et une ferme. Un grand chantier de restauration s’ouvre alors. Le travail de renaissance de Montjeu est reconnu : Mme Demon reçoit les Palmes Académiques (image 1 à droite) et le Mérite Agricole (image 2 à droite), M. Demon, gueule cassée de la guerre 1914-1918 est fait commandeur de la Légion d’Honneur (image 3 à droite). En 1944, le couple cache une famille juive poursuivie par les nazis, l’institut Yad Vachem lui décerne le titre de Juste parmi les Nations.
Le domaine obtient l'inscription aux Monuments Historiques après la dernière guerre.
À partir de 1963 un incendie détruit l'intérieur du corps de logis central et endommage l'aile Nord, le propriétaire, alors le docteur Willy de Manchot, fait réparer le château.
À la fin des années 1980, il est racheté par le milliardaire franco-britannique, Sir Jimmy Goldsmith. La propriété est fermée au public.
Il se dit qu'il s'agit du plus grand parc clos privé d'Europe (704 ha enserrés par 10,6 kms de murs).

Le chateau de montjeu a broyeLe chateau de montjeu a broye cpa

De nombreux musées : Le muséum d'Histoire Naturelle, le musée Rolin, le musée lapidaire Saint-Nicolas, Le musée national des anciens enfants de troupe, le mini-musée de la vigne et du vin, le musée Verger-Tarin.

 Personnages liés à la commune 

Pierre Jeannin (1540/1623) né à Autun, premier président au Parlement de Bourgogne, ambassadeur de France en Hollande, surintendant des finances, conseiller du roi Henri IV, écrivain, inhumé dans la cathédrale Saint-Lazare d'Autun.
Ernest Pinard (1822/1909 portrait 1 ci-dessous), né à Autun, homme politique, ministre de l'Intérieur.
Jean Nicolas de Monard (1750/1831), général des armées de la République et de l'Empire, mort à Autun.
Nicolas Changarnier (1793/1877 portrait 2 ci-dessous) né à Autun, général et homme politique, gouverneur de l'Algérie en 1848.
Barthélemy de Chasseneuz (1480/1541 portrait 3 ci-dessous) a demeuré longtemps à Autun. Docteur en droit, avocat à Autun, conseiller au Parlement de Paris, premier président du Parlement de Provence, il publie des Commentaires sur la Coutume en 5 éditions, Catalogus Gloriæ Mundi en 1531.
Pierre d'Ailleboust (1490/1531) médecin de la faculté de Montpellier, il enseigne et exerce à Autun, médecin ordinaire du roi François Ier, il décède au château de Fontainebleau et son cœur est enterré dans la chapelle Saint-Côme-et-Saint-Damien de l'église Saint-Jean-de-la-Grotte à Autun.
Bonaventure Des Périers (1510/1543 portrait 4 ci-dessous) fait ses études à Autun, auteur de contes.
Jean Meusnier (1557/1637) né et mort à Autun, conseiller et avocat du roi au bailliage et siège présidial d'Autun et écrivain.
François Perrin (1533/1606) chanoine, poète et moraliste né à Autun.
Marcel Barbotte (1903/1998) installé et mort à Autun,  journaliste, écrivain et romancier.
Anatole de Charmasse (1835/1932 portrait 5 ci-dessous) mort à Autun, historien d'Autun, président de la Société éduenne.
Laurence Côte (1966/- portrait 6 ci-dessous) a grandi à Autun, actrice française.

Ernest pinard 1822 1909Nicolas changarnier 1793 1877Barthelemy de chasseneuz 1480 1541Bonaventure des periers 1510 1543Anatole de charmasse 1835 1932Laurence cote 1966

et de nombreux autres.

 Quartiers, faubourgs, hameaux, lieux dits et écarts 

Saint-Blaise ; Saint André ; Saint Andoche ; Corberon ; Couhard ; Talus ; Filhouse ; Le Foulon ; Les Bruyères-aux-mâles ; Le Pavillon ; Les Blanchots ; La Folie ; L'Orme ; La Barre ; Fragny ; La Bondelue ...

Saint-Pantaléon
Cette commune a changé près de 20 fois de nom à travers les siècles. En 1164, son territoire est nommé Ecclesiam Sancti-Pantheleonis, puis en 1197, Ecclesia Sancti-Pantaleonis. Le premier nom de Saint-Pantaléon apparaît en 1414 mais change de nouveau pour finalement réapparaître en 1760.
L’histoire de son territoire est mouvementée. En 1789, la commune dépend des bailliages et recette d’Autun. Son église, sous le vocable de Saint-Pantaléon, relève du diocèse et de l’archiprêtré d’Autun, et à la collation de l’abbaye de Saint-Martin d’Autun. Pendant la période intermédiaire, la commune fait partie du canton de Monthelon. Les communes de Saint-Pierre-l’Estrier et de Saint-Symphorien lui sont rattachées en 1793, d’où son nom de Communes réunies.
Rattaché à Autun comme commune associée en 1973 par arrêté préfectoral, son ancien territoire est placé dans le canton d’Autun-Nord.
La commune est définitivement supprimée par arrêté du préfet de Saône-et-Loire le 15 novembre 2012 et devient un simple quartier de la ville.

 Evolution de la population 

Autun demo

 Mes lointains ancêtres les comtes d’Autun...  

Liste non exhaustive ...

Autun saone et loire ancetres 1Autun saone et loire ancetres 2Autun saone et loire ancetres 3Autun saone et loire ancetres 4Autun saone et loire ancetres 5Autun saone et loire ancetres 6Autun saone et loire ancetres 7Autun saone et loire ancetres 8Autun saone et loire ancetres 9Autun saone et loire ancetres 10

 Carte de Cassini 

Autun cassini

 

 


 

 

Sources
Sites, blogs, journaux et revues, livres et photographies ...  : Wikipedia, L’art roman en Bourgogne, Histoire de la ville d’Autun par Joseph Rosny, 1802. 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2026