
Ce bourg rural est situé dans l'Est du département, limitrophe de la Lozère. Il est issu du regroupement des 5 communes dont la fusion en 2016 permet à Sévérac d'Aveyron de devenir la 5ème plus grande commune de France métropolitaine :
Buzeins se situe sur un petit plateau à cheval sur la vallée de l’Aveyron et celle de Vimenet. Le village est bâti dans une zone où l’eau coule en abondance.
Lapanouse se situe à 2 Kms de Sévérac au milieu de la riche plaine de l’Aveyron.
Lavernhe est blotti aux pieds des monts boisés du Lévézou, au creux de la vallée naissante de l’Olip.
Recoules-Prévinquières, petit nid de verdure, situé au carrefour des routes qui mènent aux lacs du Lévézou au Sud et à l’Aubrac au Nord, avec de nombreux villages et hameaux qui s'y blottissent, de Sévérac jusqu'aux environs de Laissac.
Sévérac-le-Château est une agglomération double, formée de 2 quartiers bien distincts : un site escarpé, facile à fortifier (le château) et une situation de carrefour favorable aux échanges (la gare).
Les communes limitrophes sont Campagnac, Mostuéjouls, Rivière-sur-Tarn, Verrières, Vézins-de-Lévézou, La Tieule, Le Massegros, Le Recoux, Gaillac-d'Aveyron, Saint-Martin-de-Lenne, Saint-Saturnin-de-Lenne, Ségur, Vimenet.

Hydrographie
La commune est drainée par :
- l'Aveyron qui prend sa source dans la commune de Sévérac d'Aveyron et se jette dans le Tarn au niveau de Lafrançaise, après avoir arrosé 60 communes ;
- le Viaur, qui prend sa source à 1 086 m d’altitude dans la région naturelle du Lévézou, dans la commune de Vézins-de-Lévézou pour confluer avec l'Aveyron en limite de Laguépie (Tarn-et-Garonne) et Saint-Martin-Laguépie (Tarn), après avoir arrosé 30 communes ;
- l'Olip qui prend sa source à Lavernhe à 1 010 m d'altitude. Il traverse Recoules-Prévinquières et conflue en rive gauche de l'Aveyron à l'Est de Gaillac-d'Aveyron.
- le Lumansonesque, qui prend sa source dans la commune de Verrières et se jette dans le Tarn à Aguessac, après avoir arrosé 5 communes ;
- le ruisseau du Bourg, qui prend sa source dans la commune de Sévérac d'Aveyron et se jette dans le Tarn à Rivière-sur-Tarn, après avoir arrosé 3 communes ;
- les ruisseaux de Merdans, du Pas du Loup, de Verlenque, de Verlencuze, de Vironcel, de Destels, de Gaujac ;
- les ravins de Combesourde, de la Croze, de Levers ;
- et par divers petits cours d'eau comme le Tencil, qui traverse la commune de Lavernhe, enjambant de nombreux petits ponts de pierre ou de bois.
Héraldique
Les armes de la commune de Lavernhe se blasonnent ainsi :
Écartelé : au 1er de gueules à la tête de léopard vomissant des ondes, le tout d'argent, au 2e d'azur au heaume de chevalier taré de profil et accompagné de trois croissants, le tout d'argent, au 3e d'azur à la façade de l’église de Saint-Grégoire mouvant de la pointe et accostée de deux crosses épiscopales adossées, le tout d'argent, au 4e de gueules au vernhe terrassé, le tout d'argent, sur le tout de l'écartelé, un besant d'argent chargé d'une croisette pattée de gueules.
Les armes de la commune de Recoulès-Prévinquières se blasonnent ainsi :
Écartelé : aux 1er et 4e de gueules au bourdon de pèlerin d’or posé en barre et accompagné de deux coquilles du même, aux 2e et 3e d’or au lion de gueules, sur le tout d’azur à quatre rocs d’échiquier d’or.
Les armes de la commune de Séverac-le-Château sont dérivées de celles des ducs d'Arpajon et marquis de Sévérac et se blasonnent ainsi :
Ecartelé au 1° de gueules à la croix clêchée, vidée et pommetée de douze pièces d’or, au 2° d'argent aux quatre pals de gueules, au 3° de gueules à la harpe d'or, au 4° d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au bâton de gueules, sur le tout de gueules à la croix d'argent.
Toponymie
Buzeins : Buzingis en 942 ; Busenche en 1383 ; Buzo en germain ; nom du propriétaire du domaine entre les IIIème et Vème siècle qui donne son nom au village.
Lapanouse : Au Moyen Âge, une congrégation de moines panetiers cultive le blé et fabrique du pain, donnant ainsi son nom au village : Panus, puis Panusia et enfin Lapanouse.
Lavernhe : Toponyme d'origine celtique signifiant aulnaie qui atteste une occupation ancienne de la vallée de l'Olip. Au XIème siècle, la ville se nomme villelongue.
Recoulès-Prévinquières : Dès son origine, Grenoble, nom dérivé de Gratien, empereur romain de 375 à 381. Prévinquières = Champ de la victoire dans la Rome antique. Avant les croisades, Pervenchiarum castrum = le château des Pervenches, la pervenche est très répandue à cette époque en ce lieu. Il se nomme aussi Rocolas.
Séverac-le-château : Formation gallo-romaine basée sur l'anthroponyme latin Severus et du suffixe d'origine gauloise -acum = propriété. Durant la Révolution Française, la commune porte le nom de Sévérac-la-Montagne.
Histoire
En mars 1793, la Convention confie aux commissaire Yence le soin d’écraser la rébellion de Sévérac et Lapanouse, les populations s’étant soulevées contre l’arrestation de leur prêtres et l’enrôlement obligatoire des jeunes hommes dans les troupes révolutionnaires.
Le 16 mars 1793, à Lapanouse, les jeunes gens de la région convoqués refusent de participer au tirage au sort. A l’appel du Tocsin plus de 4000 personnes de Sévérac, Lapanouse, Prévinquières, Recoules, Saint-Saturnin, Campagnac et des hameaux alentours se réunissent pour les soutenir. Le commissaire Yence reçoit un renfort de 800 hommes et l’insurrection est écrasée le 21 mars au matin sous le feu de l’artillerie, faisant 18 morts de nombreux blessés et prisonniers, villages et hameaux pillés dont Lapanouse et certains incendiés.
Le 3 mai 1793, Antoine Bernardin Fualdes (4) installe à Séverac le Tribunal Révolutionnaire accompagné de l’échafaud, ils y restent jusqu’au 10 juin.
Le 26 mai, le jeune Jean Pierre Durand, 19 ans, de Campagnac est condamné à mort pour participation à la révolte et guillotiné pour l’exemple devant toute la population de Sévérac rassemblée de force par les commissaires.
Ces événements sont consignés dans le procès-verbal du capitaine de gendarmerie Thibaud de Sévérac, suivi de sa décision : Témoin de tous ces événements, je ne veux plus servir la cause révolutionnaire et je donne ma démission de la gendarmerie. Grâce à lui, le château de Loupiac pillé n'est pas incendié et la troupe révolutionnaire épargne le village de Cornuejouls et le hameau de Bessodes-Le Vielh.
Buzeins
Le Causse, sur lequel se trouve le village est une aire de peuplement très ancienne : les sites mégalithiques et en particulier les dolmens sont très nombreux sur la commune. L’origine du peuplement remonte à la période gallo-romaine, de nombreux vestiges et objets sont découverts et identifiés permettant de dater la création du village.
En 1150, Déodat II de Séverac, de concert avec l'évêque de Rodez, expulse les religieuses de l'Abbaye Saint-Sauveur de Séverac et les fait enfermer dans le village voisin de Bellas, . L'évêque met à leur place les religieux de Saint-Chaffre du Puy et leur donne les églises de Séverac, Gaillac et Saint-Dalmazy.
En 1359, une ordonnance du châtelain et bailli de Sévérac ordonne, sous peine de 100 marcs d'argent, à Déodat d'Hérail, chevalier, de démolir les fortifications faites récemment à sa maison de Buzareingues, lieu dépendant de la baronnie de Sévérac.
En 1366, le seigneur Guy de Séverac, chevalier, reconnait les bons services qu'il a reçus et qu’il espère recevoir de noble Déodat d'Hérail, chevalier, du lieu de Buzareingues, et lui donne la basse et moyenne justice sur le lieu de Buzareingues qui confronte les terres de Buzeins et de Cornuéjouls, les mas de Montels et de Tantayrou et la baillie de La Roque-Valzergues.
En 1372, les Anglais venant de Figeac prennent le château de Buzareingues.
En 1390, Déodat d'Hérail reconnaît tenir de Guy de Sévérac en fief franc, noble, libre, et honoré, le mas de Cornuéjouls, les mas de Buzareingues, du Tantayrou et du Bès, et en général tout ce qu’il possède dans la baronnie de Sévérac.
En 1586, les hommes d'un parti huguenot, aux ordres des capitaines Seguin et Aubin de Marvejols, s'emparent du château et ne l’évacuent plus tard que contre la somme de 350 écus.
Lapanouse (de Séverac)
Vers 1250, les seigneurs de Lapanouse vendent leurs biens à Guy de Sévérac et deviennent seigneurs de Loupiac. Les barons de Sévérac y perçoivent un péage au XVème siècle.
En 1202, Bessodes est Le Vielh et le seigneur y demeure. Sur le Comté, Bessodes-le-Vielh contrôle le passage le plus étroit de la vallée de l'Aveyron cumulant le long des siècles aux travers de ses terres : la rivière, la voie romaine Lyon-Toulouse, le grand chemin de la vallée le long de la rivière, unique voie de liaison durant 1500 ans, la nationale 88 en 1845, le chemin de fer en 1865, la quatre voies Sévérac-Rodez tronçon de la liaison autoroutière Moscou-Vienne-Genève-Lyon-Toulouse-Madrid-Lisbonne, le câble électrique, les conduites de gaz, d’eau et la fibre optique.
Lavernhe
Le plus ancien texte se rapportant à son histoire est une charte rédigée par le comte Raymond de Toulouse en 943 donnant l'église Saint-Hippolyte à Ramnulfe, abbé de Vabres-l'Abbaye. Un prieuré est alors fondé suivant la règle bénédictine.
En 1082, ce prieuré est donné avec les autres biens de Vabres à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille par l'évêque de Rodez, Pons Étienne.
Au XIème siècle, le village, de taille assez importante possède un château et des remparts avec douves et fossés.
En 1317, quand l'évêché de Vabres-l'Abbaye est créé, la collation du prieuré et de la paroisse revient au chapitre de Vabres. La communauté subsiste jusqu'au XVème siècle.
En 1445, le village est occupé par les troupes du roi de France Charles VII (1422/1461).
Lavernhe est le siège d'un paréage royal au XIVème siècle.
L'ancien monastère, comportant une tour forte et une ancienne chapelle avec un choeur roman, est ruiné au début du XXème siècle. La tour devient le clocher de l'église actuelle.
La tradition attribue aux religieux le détournement du cours de l'Olip pour assainir la vallée et créer des prairies.
Recoulès-Prévinquières
La présence de nombreux dolmens aux environs de Recoules prouve que la région est habitée par des communautés pastorales vers 1500 avant J.-C.
Les Romains s’établissent dans la région, nombre de tegulae et vestiges d’habitations sont retrouvés (poteries divers, fragments d’amphores, monnaies, statuettes). Prévinquières est une place forte durant l’occupation romaine. A cette époque, l’enceinte du village a un périmètre de 400m et peut contenir plus de 200 maisons, habitées par 1000 habitants.
En 1095, le bourg de Prévinquières est entouré de murailles et de fossés. L’enceinte est percée de plusieurs portes : Paimbelle, de Tourres, del Four et du portail conduisant à la Font Bordelèze. Prévinquières possède alors deux églises, la chapelle Sainte-Marie et l’église Saint-Jean.
En 1558, la peste fait son apparition au Cayrol, dépendance directe de Recoules. Pour se préserver de la contagion, d’un commun accord, le seigneur et les habitants décident de faire abattre le Pont du Cayrol pour empêcher le passage des habitants du hameau.
En 1794, les habitants de Recoulès, réunis sur la place publique, brûlent tous les actes féodaux.
Au début du XIXème siècle, Prévinquières est le chef-lieu de la commune. L’économie est assurée par les foires et les marchés qui s’y tiennent. Mais, dans les années 1840, avec l’arrivée de la route Rodez-Sévérac, l’exploitation des mines de charbon de Méjanel et des fours à chaux, le centre économique se déplace autour de Recoules et Prévinquières perd sa suprématie.
Vers 1845, le chef-lieu de la commune est transféré de Prévinquières à Recoules. En 1880, l’arrivée du chemin de fer conforte cette situation.
Séverac-le-Château
La butte de Sévérac, qui culmine à 817 m d'altitude, est occupée dès la Préhistoire. L'occupation des lieux est attestée depuis le VIème siècle.
Une borne milliaire est découverte en août 1979 au lieu-dit Larinié près du Villaret. L'inscription sur la borne est tronquée mais indique clairement le nom de l'empereur Philippe l'Arabe et permet sa datation car Marcus Julius Philippus Augustus (204/249) dit Philippe l'Arabe, est empereur romain de 244 à 249.


La borne est mise au jour lors des travaux de voirie.
Les Wisigoths et les Francs occupent la ville jusqu'en 732, date à laquelle les Sarrasins prennent la ville.
Plus tard, mon lointain ancêtre l'empereur Charlemagne (742/814, portrait 1 de gauche) fait de Sévérac le siège d'une viguerie.
En 1214, la ville est assiégée par Simon de Montfort (1164/1218, portrait 2 de gauche) puis en 1444 par le dauphin futur roi Louis XI (1423/1483, portrait de droite).
La ville n'est jamais pillée.
Elle devient chef-lieu du district de Séverac de 1790 à 1800. Entre 1795 et 1800, elle absorbe Altès, puis entre 1820 et 1832, Novis et Saint-Dalmazy.
Seigneurs et gens de la noblesse
Buzeins
Saladin d'Hérail de Lugan (1260/1320), seigneur de Lugan, épouse en 1288 au château de Buzareingues, Marquise de Buzareingues (1265/1320).
Suivent de pères en fils les seigneurs de Buzareingues :
Déodat d'Hérail (1295/1323) épouse en 1318 Arnaude de Lévézou ; Georges d'Hérail, époux de noble Hélix de Jalès. Il fait partie des hommes d’armes rassemblés à Rodez le 3 janvier 1386 par le comte d'Armagnac pour marcher contre les Anglais ; Louis d’Hérail qui posséde également la seigneurie d'Agen près Rodez ; Guy d’Hérail qui épouse Louise de Peyrebesse ; Louis II d’Hérail, qualifié seigneur de Peyrebesse du vivant de son père, qui épouse successivement en 1476, Françoise de Saunhac et en 1495, Blanche de la Panouse ; Pierre d'Hérail épouse en 1508 Anne de Pierre, fille aînée et principale héritière de Jean de Pierre, baron de Pierrefort-Ganges, avec la condition formelle que les enfants issus de ce mariage portent le nom et les armes de Pierrefort.
René d’Hérail de Pierrefort épouse en 1543, Jeanne de Solignac de la Roue, sœur et héritière de Jacques de la Roue, chevalier de l’Ordre du Roi et fille d’Antoine seigneur de la Roue, armé par le roi de France François 1er à la bataille de Marignan (1515), et de Louise de Calvisson; Gaspard d'Hérail de Pierrefort, comte de la Roue, établi en Auvergne ; Marc d'Hérail de Pierrefort (1545/1585), époux en 1572 de Françoise de Chalencon, est fixé lui aussi en Auvergne. Il est chevalier de l’Ordre du Roi, seigneur et baron de Buzareingues. En 1609, il aliène la seigneurie de Buzareingues acquise par la Famille de Roquelaure, déjà possesseurs du château voisin de Loupiac.
Buzareingues devient alors le patrimoine d’Alexandre de Roquelaure, seigneur de la Chassagne, époux de l'héritière d’une branche cadette de la Famille de Bessuéjouls, Gabrielle de Bessuéjouls, qui ne lui donne que des filles.
Les Hérail ont cependant conservé des droits dans la région car Balthazar Hérail de Pierrefort de la Roue, premier baron de la Haute-Auvergne, transige en 1661 avec Claudine de Grégoire de Gardies au sujet de droits seigneuriaux à Cornuéjouls, Tantayrou, etc...
Marie de Roquelaure épouse en 1638 un gentilhomme du Languedoc, Michel d’Alichoux, lui apportant Buzareingues.
Jean François d'Alichoux vend en 1732, un an avant sa mort, les terres et seigneuries de Buzareingues et de Valdraguès à noble Jean Hilarion de Viguier, seigneur de Grun et de Villevayre.
En 1754, Jean Hilarion II de Viguier (1722/11808) seigneur de Grun, Villevayre, Valdraguès, etc., chevalier de Saint-Louis, vend la terre et seigneurie de Buzareingues à Charles Ignace Girou, bourgeois de Galinières, fermier général des terres de l’abbaye de Bonneval: Galinières, Monbez, la Vayssière, Séveyrac, etc..., marié à Isabeau Bessière-Bastide.
Alexandre Girou ( 1728/1811) hérite de Bazareingues, il épouse en 1799 Catherine Séguret de Saint-Geniez.
Louis François Charles Girou de Buzareingues (1773/1856) s'installe sur le domaine en 1798 et se consacre au progrès agricole, transformant son vaste domaine en une ferme modèle. Le premier, il introduit en Rouergue les moutons mérinos, les vaches suisses, les vaches asiatiques sans cornes et aussi le premier étalon arabe. Il est maire de Buzeins de 1802 à 1830 et de Gaillac ensuite.
En 1923, Henry Bédel, par son mariage avec Marie Girou de Buzareingues, petite fille du précédent, reconstitue l’entière terre de Buzareingues et entreprend dans la vieille demeure les réparations nécessaires.
Lapanouse (de Séverac)
Berceau de la Famille de Lapanouse depuis le XIIème siècle, Famille noble française d'extraction chevaleresque, originaire du Rouergue, et qui subsiste de nos jours. Elle compte dans ses rangs un sénéchal de Carcassonne, un sénéchal de Rouergue et deux évêques de Mende.
En 1257, Motet II de Lapanouse (1220/1269) chevalier, s'unit avec d'autres habitants de Lapanouse, tant chevaliers que damoiseaux, pour refuser à Gui V de Séverac (1210/1273) l'hommage qu'ils lui doivent. Pour se mettre hors de la dépendance de ce seigneur en 1259, il lui vend tout ce qu'il possède au château de Lapanouse et devient seigneur de Loupiac.
Sont, de pères en fils, seigneurs de Loupiac :
Motet III de Lapanouse (1250/1307) ; Raoul de Lapanouse (1290/1346) ; Motet V de Lapanouse (1325/1397) époux en 1350 de Miracle d'Hérail de Lugan, fille du seigneur de Buzareingues ; Jean Ier de Lapanouse (1360/1419) époux de Lombarde d'Hérail de Lugan, fille du seigneur de Buzareingues. Il est nommé en 1413 par le roi de France Charles VI (1368/1422) gouverneur du château de Cabrières et sénéchal de Carcassonne. Il posséde la confiance et l'estime de Jean de France, duc de Berry, frère du roi, qui Ie nomme, par son testament en 1416, un des exécuteurs de ses dernières volontés ; Jean II de Lapanouse (°1400) gouverneur du château de Cabrières, sénéchal de Rouergue, rend hommage pour Loupiac à Amalric de Séverac en 1419. Il sert le roi de France Charles VII (1403/1461) dans ses guerres contre les Anglais pour recouvrer sa couronne. Il fait partie d'une ambassade envoyée en 1442 par le comte Jean d'Armagnac (1420/1473) auprès du roi Henri VI d'Angleterre (1421/1471) en vue du mariage, qui finalement n'a pas lieu, d'une de ses filles. Il est l'époux de Marguerite de Dienne ; Philippe de Lapanouse (1425/1478) époux de Bourguine de Peyre ; Jean IV de Lapanouse (1445/1505) époux en 1470 d'Isabelle Rolland de Marcenac ; Charles de Lapanouse (+/1525) époux en 1505 de Françoise de Tourzel d'Alègre ; Jean de Lapanouse (+1548) époux en seconde noces de Antoinette de Montboissier. Il décède sans hoirs. Il teste en 1548 pour moitié de ses biens à sa soeur, Jeanne de Lapanouse épouse de Jourdain Pouzols, seigneur de Fabrègues et pour l'autre moitié en faveur de son cousin Jean 1er de La Panouse (°1510) seigneur de Viescamp, co-seigneur de Pers, qui devient seigneur de Loupiac. Il est l'époux d'Alix de Murat puis de Catherine d’Albret. Son fils, Jean II de la Panouse (+ 1559) est l'époux de Marguerite Fouchier de Sainte-Fortunade.
A Bessodes, les propriétaires successifs du manoir sont :
Du XIIème siècle à 1663, les seigneurs du lieu.
puis suivent : les Familles de Crès (1663-1720) ; Trapes (1720-1757) ; Delzers (1757-1887) entre 1835 et 1840, précurseurs des Ultras Trials, Casimir Delzers et son frère Marin, étudiants en droit à Montpellier, viennent deux fois par an à Bessodes à pied couvrant 160 kms en moins de 48 heures, s'accordant la nuit quelques heures de repos à mi-parcours dans une auberge sous les remparts de la Couvertoirade ; Beaumelou (1887-1968) André Beaumelou (1897/1993) officier artilleur au chemin des Dames à 21 ans, premier vétérinaire des cantons de Séverac-le-Château et de Laissac, maire de Lapanouse, passionné par l’histoire du Rouergue, de son domaine et de sa commune refuse la Légion d'Honneur au président de la République Française, François Mitterrand (1916/1996), promotion du 11 novembre 1988, au motif. : recevoir une décoration de cet individu abject que je déteste serait pour moi un déshonneur ; de Barrau (1968-2017) cette Famille dont les origines Rouergattes remontent au XVéme siècle, restaure et agrandi le domaine acquit en viager en 1968 ; SCI familiale Domaine de Caplongue (2017).
Lavernhe
Le petit château, appartenant à une branche de la Famille de Prévinquières, puis à la Famille de Pégayrolles, est brûlé en 1944 par les Allemands et reconstruit par M. Lescure.
Recoulès-Prévinquières
A Pévinquières : la Famille de Prévinquières, dont Bernard de Prévinquières qui part en croisade et meurt en Terre Sainte en 1095, est seigneur du lieu.
A Recoulès, dès 1216, la Famille de Garceval obtient la seigneurie de Recoules par suite d’une alliance avec les seigneurs de Prévinquières.
Se succèdent alors, de pères en fils :
Radulphe de Garceval (+1216)
Aymeri 1er de Garceval (+1283), marié vers 1250 à Bermonde de Prévinquières ; Raymond de Garceval (+1295/), époux vers 1285 de Marquise de Bussuejouls ; Aymeri II de Garceval (1295/1364), époux vers 1310 de Redesse de La Roque ; Aymeri III de Garceval (1315/1364), époux vers 1336 de Miramans d'Astorg. La place du Couderc est au Moyen Âge le cœur du village, en 1344, il passe un accord avec les habitants au sujet de cette place, leur interdisant d’y entasser bois et fumier, ainsi que d’en extraire la pierre ; Aymeri IV de Garceval, époux en 1366 de Jausion de Caylus ; Aymeri V de Garceval, époux en 1379 de Florence de Siguald ; Aymeri VI de Garceval (11390/1436), époux en 1420 d'Arpajone de Prévinquières ; Aymeri VII de Garceval, époux en 1452 d' Arpajone Ricard ; Aymeri VIII de Garceval (+1515) époux en 1480 de Cébalie de Lagarde ; Guillaume de Garceval, époux en 1514 d'Antoinette d'Apchier ; François 1er de Garceval (+1593), époux en 1547 de Madeleine de Ricard ; François II de Garceval (+1623), époux en 1584 de Françoise de Pelegri ; Jean François de Garceval (+1652), époux en 1638 de Christine Diane de Prévinquières ; Jean François II de Garceval (+1692), époux en 1662 de Françoise de Bessuejouls ; Jean François III de Garceval (°1664), époux en 1694 de Félicie d'Altier du Champ ; Jean Jacques de Garceval, époux en 1728 de Marie Anne de Guérin des Arènes ;
Marie Félicie de Garceval, fille et héritière du précédent, fait entrer Recoules dans la Famille de Lastic Saint-Jal.
Famille de Lastic Saint-Jal :
Philibert Louis de Lastic Saint-Jal (1692/1761) devient seigneur de Recoules par son mariage en 1746 avec Marie Félicie de Garceval, qui précède ;
Marie Claudine de Lastic Saint-Jal, fille et héritière des précédents, fait entrer Recoules dans la Famille de Lévezou de Vézins.
Famille de Lévezou de Vézins :
François III de Lévezou de Vézins (+1816), comte de Vezins, devient seigneur de Recoules par son mariage en 1768 avec Marie Claudine de Lastic, qui précède ; François Aimé Dieudonné de Lévezou de Vézins, neveu du précédent, épouse Mélanie de Sauvan d'Aramon ; Louis Antoine Alexis de Lévezou de Vézins (1814/1878), fils des précédents, épouse en 1846 Angèle Laurent de Villedeuil.
Famille de Gaujal :
En 1853, Marc Antoine François, baron de Gaujal (1772/1856) acquiert la propriété.
Famille Capelle :
Sophie Antoinette Charlotte de Capelle (1844/1895, portrait de droite), petite-fille du baron Guillaume Antoine Benoit de Capelle (1775/1843), achète le château au baron de Gaujal et le revend peu de temps avant sa mort à Louis Marie de Montety (1859/1939).
Dans les actes anciens figure souvent le nom de la Famille Bompards, riches bourgeois de Recoules, notaires de père en fils, dont la maison, véritable petit manoir, avec tour et colombier existe encore, non loin du vieux porche.
A Méjanel :
Le château appartient durant le XVIème siècle et pendant la plus grande partie XVIIème siècle, à la Famille du Claux, seigneurs de Grésière et de Galhac, fixée à Meyrueis (Lozère) dans la vallée de la Jonte et dont les armes figurent sur une cheminée. Le fief du Méjanel, simple seigneurie directe sans justice, relève de la Famille de Garceval en leur qualité de coseigneurs de Prévinquières.
En 1673, Jacques du Claux, sieur de Galhac, habitant le château, institue son héritier universel Charles de Micheau, seigneur de La Coste et de Cabanes, son cousin, auteur de la branche de Micheau de Cabanes près de Ségur.
Le Méjanel reste dans la Famille des Cabanes jusqu'en novembre 1784, date à laquelle Charles Augustin de Micheau de Cabanes, époux en 1788 de Elisabeth Henriette de Mallan, garde du corps du roi, résidant au château de Cabanes, vend le château-repaire et ses dépendances à Jean Pierre Maurel, appartenant à une famille de cultivateurs très anciennement fixée au Méjanel dans la ferme du Vialaret. Le château passe ensuite par héritage à Charles Bonnefous, directeur honoraire des PTT, gendre de la Famille Maurel puis à son fils Jean Bonnefous, ingénieur géologue pétrolier.
Séverac-le-Château
Mes ancêtres : La Famille de Séverac (voir § Nos ancêtres)
Un premier château fortifié est probablement construit sur la butte de Sévérac dès le Xème siècle par les premiers barons.
Cette Famille, la plus puissante du Rouergue, gouverne Sévérac jusqu'au début du XVème siècle.
Sont barons et seigneurs de Séverac :
En 1002, nait Gui Ier de Sévérac, écuyer, il épouse Aldiarde d'Anduze qui lui donne un fils qui suit,
En 1070, Déodat 1er de Séverac figure dans une donation du vicomte Bérenger de Millau à l'abbaye Saint-Victor de Marseille. il est l'époux d'Aldoindie de Séverac (1075/1116). Il a trois fils : Gui II, Déodat II et Raymond.
Gui II de Sévérac, fils du précédent, baron attesté en 1103, fonde l'abbaye Saint-Sauveur de Séverac en 1116, Ordre de Saint-Benoit, dont deux de ses filles sont successivement abbesses.
Déodat II de Séverac (°1095), frère du précédent à qui il succède, épouse en 1119 Ermengarde de Peyrelade.
Le comte de Provence, Gilbert 1er de Gévaudan (1055/1100) consent en 1103, avec son frère Richard de Gévaudan (1060/1132) à l'union de l'abbaye de Saint-Sauveur de Séverac fondée par Gui II de Séverac, à l'abbaye de Saint-Chaffre. L'ordre ne règne pas longtemps dans l'abbaye et Déodat II de Séverac avec l'évèque de Rodez, en expulse les religieuses en 1150 et les fait enfermer dans le hameau de Bellas. L'évèque Adhémar installe à leur place les religieux de Saint Chaffre du Puy et leur donne les églises de Séverac, Gaillac et Saint-Dalmazy.
Gui III de Sévérac (1115/1181), fils du précédent, chevalier, signe en 1167 le Traité entre le comte Hugues II de Rodez (1135/1208) et le roi Alphonse II d'Aragon (1157/1196). Il est l'époux de Sibylle de Gévaudan.
Il signe le Traité entre le comte Hugues II de Rodez (1135/1208) et le roi Alphonse II d'Aragon (1157/1196). En 1172, il est présent lors de la donation du comté de Melgueil par la comtesse Béatrix de Mergueil (1130/1190) au comte Raymond V de Toulouse (1134/1194) ; présent également, en 1176, lors de l'ouverture du testament d'Ermessinde, comtesse de Melgueil. Participant aux Guerres Baussenques, il est tué par vengeance dans une embuscade près de Montpellier le jour de Pâques 1181.
Gui IV de Séverac (1145/1209), chevalier, époux de Béatrix de Canillac. Il vit encore en 1209 car il donne à Déodat 1er de Caylus, son gendre, l'usufruit du château de Saint-Gervais, diocèse de Mende, et de toutes ses dépendances.
Irdoine de Séverac, fille du précédent, est l'héritière de la 1ère Maison de Séverac. Elle se marie deux fois, en 1199 avec Guillaume de Rodez (1170/1208) et vers 1209 avec Déodat de Caylus (1185/1251), qui prend les nom et armes de la première Maison de Séverac et est ainsi appelé à perpétuer la descendance de cette Maison, comme précisé dans le testament d'Irdoine en 1220. Il se convertit et part à la croisade en 1248.
Guy V de Séverac (1210/1273), fils de ce dernier, né au château de Séverac vers 1210, épouse en 1232 Richarde de Panat. Il est armé chevalier en 1244, par le comte Raymond VII de Toulouse 1197/1249). Il est tige de la 2ème Maison de Sévérac. Il décède sur la route de Jérusalem. Son nom et les armes de sa Famille figurent dans la quatrième salles des Croisades du château de Versailles, son père dans le troisième salle.
Gui VI de Séverac (1235/1293), fils du précédent, épouse en 1273 Gaillarde de Bruniquel. En 1282, dans son testament il impose à Gui, son fils et son héritier, l’obligation d’envoyer au secours des Saints Lieux un chevalier de son nom, pour y passer deux ans.
Déodat IV de Séverac (1280/1342/), seigneur et baron de Séverac, fils du précédent, époux en 1310 de Jeanne de Narbonne.
Guy VII de Séverac (1319/1339), baron de Séverac, seigneur de Caylus, fils du précédent, époux en 1338 de Dauphine de Canilhac qui lui donne au moins un fils Guy.
Guy VIII de Séverac (+1399/) dit Le Posthume, fils de Guy, épouse en 1364 Jeanne Dauphine d'Auvergne. Il suit le parti des anglais avant de rallier le roi Charles V (1338/1380). En 1369, il prend la place forte de Compeyre et en est nommé gouverneur. En 1379, il est témoin au mariage d'Aymeric de Garceval, seigneur de Recoulès et de Florence de Siguald. Il teste en 1359, 1360, 1384 et 1390.
Jeanne de Séverac (1365/1462), fille du précédent et héritière de Séverac, le fait passer dans la Famille d'Arpajon en épousant en 1385 Hugues d'Arpajon (qui suit).
Alzias de Séverac (+1370), fils de Déodat, époux en premières noces de Marguerite du Breuil et en seconde noces de Marguerite de Campendu (1345/1407) qui lui donne Amaury de Séverac et Marie de Séverac.
Amaury de Séverac (1360/1427) chevalier, baron de Séverac, seigneur de Beaucaire et d'Espérac, dernier représentant de la lignée.
Dès 1385, il commence une carrière militaire en Flandres sous le commandement de son suzerain le comte Jean III d'Armagnac (1359/1391).
En 1389, il suit ce dernier, prétendant au titre de roi de Majorque en Aragon, il est fait prisonnier à la Bataille de Navata. Après avoir payé sa rançon, libéré, il livre hommage à Jean III d'Armagnac l’année suivante pour ses châteaux de Bertholène et de Saint-Rome-de-Dolan en Gévaudan, aux confins de la baronnie de Sévérac.
En 1390, Jean III d'Armagnac le charge de conduire des colonnes de routiers des Grandes Compagnies de France en Lombardie.
En 1391, après la mort de Jean III d'Armagnac à la Bataille de Castellazzo d'Alessandria, Amaury rentre en France pour prêter allégeance au nouveau comte d'Armagnac Bernard VII d'Armagnac (1360/1418) frère de Jean III.
En 1406, Amaury devient sénéchal royal du Quercy puis du Rouergue en 1415. Bernard VII d'Armagnac lui attribue l’héritage de la baronnie de Sévérac au décès du baron Gui de Sévérac en 1416. Amaury s'efforce de développer l'économie locale, développement de la mine de fer d'Espeyrac, lancement des foires de Laissac et de Sévérac... Cependant, la baronnie de Sévérac lui a été octroyée au détriment d’un autre baron rouergat, Hugues III d’Arpajon (1360/1437), époux de Jeanne de Sévérac (1365/1462) qui proteste.
En 1418, à la mort de Bernard VII d'Armagnac, son successeur et fils aîné, Jean IV d'Armagnac, (1396/1450) n'accorde pas les mêmes grâces que son père à Amaury de Sévérac qui ne lui rend qu’une allégeance partielle et n’entérine pas la décision successorale de Bernard VII d'Armagnac quant à la baronnie de Sévérac.
En 1419, Amaury reçoit le titre de chambellan du Dauphin Charles (1403/1461). Celui-ci, une fois devenu le roi Charles VII en 1422, le met à la tête de l'armée royale qu'il commande à la Bataille de Cravant en 1423. Battu par les Anglo-Bourguignons sans subir de disgrâce, il devient maréchal de France en 1424 avant d'entrer au Conseil royal en 1427. Le différend s’envenime entre d'Arpajon et Amaury qui soutient le frère cadet de Jean IV d'Armagnac, Bernard VIII d'Armagnac (1400/1462), comte de Pardiac, vicomte de Carlat et de Murat, qui s’oppose à son aîné, poussé par leur mère Bonne de Berry (1367/1435). De son côté, Hugues d’Arpajon appuie Jean IV d'Armagnac.
En 1427, au cours d’un séjour en Rouergue, au château de Gages, résidence du comte d’Armagnac, Amaury de Sévérac est retrouvé pendu à une des fenêtres des appartements de Bonne de Berry, impossible de savoir quel clan est à l’origine du meurtre.
La Famille d'Arpajon met 92 ans de procédures diverses pour récupérer définitivement la baronnie de Sévérac après arrêt du Parlement de Paris en 1508.
La Famille d'Arpajon
Hugues d'Arpajon (1360/1437) chevalier banneret, vicomte de Lautrec, en 1410, il fait partie de l'expédition de Louis II d'Anjou (1377/1417, portrait de droite), roi de Jérusalem et c
omte de Provence, pour conquérir le royaume de Naples, il commande la garde du roi de France Charles VI (1368/1422, portrait de gauche) quand celui-ci entre à Paris en 1415. Il est présent à la conférence qui se tient sur le pont de Montereau en 1419, avec les partisans du duc Jean 1er de Bourgogne dit Jean sans Peur (1371/1419). En 1420, il est chargé par Charles VI de gouverner conjointement avec Géraud Dupuy, évêque de Carcassonne, le Languedoc et la partie de la Guyenne comprise entre la Dordogne et la Garonne. Il est en conflit avec la Famille de Sévérac depuis 1416, auquel il revendique la baronnie de Sévérac (que la Famille d'Arpajon n'obtient qu'en 1508 après un procès qui dure 92 ans).
Jean d'Arpajon (1390/1460), qui n'est pas seigneur de Séverac, prend part avec son père à l'expédition du duc d'Anjou en 1410. Il reçoit le roi de France Charles VII (1403/1461, portrait 2 de droite) en 1457 dans son château de Calmont-Plancatge. Il épouse Blanche de Chauvigny en 1453. Il teste en 1460.
Guy d'Arpajon (+1508), ambassadeur auprès du Pape en 1478, chambellan du roi Charles VIII (1470/1498, portrait 2 de gauche) en 1489, vicomte de Lautrec, de Hautes-Rives, baron d'Arpajon, de Calmont-de-Planctage, de Sévérac en 1508 et de Montredon, seigneur d'Elvès. En
1457, il épouse Marie d'Aubusson. En 1484, il représente la noblesse du Rouergue aux Etats Généraux de Tours . Le 14 Août 1508, un arrêt du Parlement de Paris, statuant sur une opposition formée 92 ans auparavant, lui adjuge définitivement les biens de l'ancienne Maison de Sévérac.
Jean III d'Arpajon (+1516), fils du précédent, échanson du roi Charles VIII en 1496, baron d'Arpajon et de Séverac, sénéchal de Rodez, il épouse en 1493 Anne de Bourbon.
Son père lui fait donation de la baronnie de Séverac par acte du 22 février 1504. Il fait partie en 1507 de l'armée du roi Louis XII (1462/1515, portrait 3 de droite) contre les Gênois. Il est fait prisonnier par les Anglais lors de la campagne de 1513 en Picardie. Il quitte le château de Calmont au début du XVIème siècle pour s'installer dans celui de Séverac.
Jacques d'Arpajon (1510/1569), chevalier de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, il épouse en 1526 Charlotte de Castelpers
Jean d'Arpajon (+1569), fils ainé du précédent, meurt sans enfant, son frère Charles lui succède.
Charles d'Arpajon (+1579), frère du précédent, chambellan du duc d'Alençon en 1576, baron d'Arpajon et de Séverac. Il épouse en 1573 Françoise de Montal, fille d'honneur de la reine Catherine de Médicis (1519/1589, portrait 4 de gauche). Le contrat de mariage est passé en présence du roi, de la reine-mère, du roi de Navarre, du cardinal de Bourbon et du prince de Condé. Il se tient presque constamment éloigné de la cour, pour rester dans ses terres. Il teste en 1579 et fait héritier Jean, son fils aîné.
Jean d'Arpajon (+1634/), fils du précédent, baron de Sévérac, de Montal, comte de Mirebeau, vicomte de Lautrec. Il est sénéchal et gouverneur du comté de Rodez de 1592 à 1596. Il épouse en 1589 Jacquette de Castelnau-Caylus. Il fait son testament en 1634 et abjure la religion calviniste avant de mourir.

Louis d'Arpajon (1601/1679, portrait 5 de gauche) dit Louis VI de Séverac, premier duc d'Arpajon, maréchal de France et intime des rois de France Louis XIII (1601/1643) et Louis XIV (1638/1715) au point d'inspirer à l'écrivain Robert Merle (1908/2004) le parcours du personnage de Pierre de Siorac dans sa série Fortune de France. Il épouse en 1622 Gloriande de Lauzières de Themines, qu'il accuse d'adultère et fait assassiner en 1635. En secondes noces, il épouse en 1657 Marie Elisabeth de Simiane qui meurt en accouchant la même année, et en troisième noces en 1659 Catherine Henriette d'Harcourt.
Une de ses descendantes est Anne Claude Louise d'Arpajon (1729/1794, portrait 4 de droite), la duchesse de Noailles, appelée Madame Étiquette, qui est la première dame d'honneur de deux reines de France, les reines Marie Leszczynska (1703/1768) et Marie Antoinette Josèphe Jeanne de Habsbourg-Lorraine (1755/1793).
Une branche de la Famille de La Valette-Parisot semble s'être fixée à Séverac.
Patrimoine
Buzeins
Château de Buzareingues et église fortifiée
Situé à 3Kms à l’Est de Buzeins et à l’origine d’une gorge dévalant vers Cornuéjouls et la vallée de l’Aveyron, il est construit en 1357.