Aux pays de mes ancêtres

Essises

 

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Essises 02 geoEssises est située au Sud de Château-Thierry, dans la région appelée l’Omois, entourée par les communes de Chézy-sur-Marne, La Chapelle-sur-Chézy, Montfaucon, Nesles-la-Montagne.
La commune est proche du Parc Naturel Régional de la Montagne de Reims.

 Toponymie 

Asselum à l'époque gallo-romaine puis Esseces pour devenir enfin Essises.

 Hydrographie 

Le village est situé sur les bords du Dolloir, affluent de la Marne, appelé Dolloger en 1182, qui prend sa source à quelques pas de Viffort.  Autrefois, il faisait tourner trois moulins à grains dans la commune.
Le ruisseau des Norvins est le principal cours d'eau qui traverse la commune.

Drapeau francais fond blanc  Histoire 

Plusieurs personnages importants s'inscrivent dans l'histoire de la commune : le roi Charles VII (1403/1461) et Jeanne d'Arc (1412/1431), tJacques louis david bonaparteraverse le village en 1429, de retour du sacre à Reims ; dans la forêt voisine, les rois François Ier (1515/1547), Charles IX (1550/1574) et Henri IV (1553/1610) chassent ; Le , l'empereur Napoléon Ier (1769/1821), accompagné de ses maréchaux, poursuivant l'ennemi lors de la Bataille de Montmirail, libére le hameau des Caquerêts où l’armée Russo-Prussienne a pris position.
En 1667, Jean Bérard est maire royal et Bertin de la Doultre le dernier seigneur connu.

La Campagne des Six-Jours durant la Campagne de France de 1814
Cette série de quatre batailles a lieu entre le  et le  entre l'armée française de l'empereur Napoléon Ier (1769/1821) et les forces de la Coalition commandées par le prince autrichien Charles Philippe de Schwarzenberg (/ et le feld-maréchal prussien, prince de Wahlstatt, Gebhard Leberecht von Blücher ().
Grandement désavantagé numériquement face aux armées coalisées réunies contre lui, Napoléon réussit à manœuvrer entre la Grande Armée de Bohême de Schwarzenberg et l’Armée de Silésie de Blücher. Les troupes de ce dernier sont alors défaites à quatre reprises lors des batailles de Champaubert, de Montmirail-Marchais, des Caquerets-Château-Thierry et de Vauchamps.

Essises et les TempliersTemplier
Le fief d'Essises est sous la dépendance de la Commanderie de Viffort.
La terre et seigneurie d'Essises sont données au début du XIIIème siècle, aux Chevaliers du Temple, par une noble dame, Mésinde veuve de Gillon de Châlons, qui déclare en 1211 dans une lettre à l'évêque de Soissons, Aymard de Provins, leur faire abandon de toute sa terre d'Essises tant en domaine qu'en droits de justice et de seigneurie.

 Chroniques communales 

En 1719, la sécheresse cause de fréquentes maladies (flux de sang, fièvres pourpreuses, petites véroles, et même, une grande mortalité chez les volailles), l'avoine est brûlée sur pied.
En 1725, le printemps et l'automne sont très pluvieux, le vin mauvais, le Dolloir et les ruisseaux débordent pendant trois semaines.
En 1728, il y a peu de blé et d'avoine, le vin est vert, les fruits mauvais, les vaches donnent peu de lait.
En 1731, l'été est très sec.
En 1736, bénédiction de la grosse cloche refondue au château de Château-Thierry par François Chanez. Elle date comme les deux petites, de 1534. Elle est fêlée par trois enfants qui la tirent pour sonner l’angélus.
En 1740, l'hiver est rigoureux, l'été pluvieux et l'automne très froid. La Marne déborde, de même que toutes les rivières de France et d'Europe.
En 1741, il y a à peine de quoi semer.
En 1788, le terroir de la paroisse est difficile à cultiver : il durcit et s'amollit avec une égale facilité ; il faut quelquefois quatre ou cinq bêtes de trait par charrue.
En 1789, une supplique est adressée à l'Administration pour qu'un pont soit construit sur le ru du Dolloir.

Le Chemin de fer
Train csaEn l'an 1900, le Conseil Municipal, considérant que la construction d'un chemin de fer entre Chézy-sur-Marne et Verdelot a un intérêt considérable pour la région vote, après avoir délibéré, le versement de la somme de 150 Francs au Département, représentant la quote-part du village pour les frais d'études de l'avant-projet de construction de la ligne.
En 1910, sur une voie unique, le petit train du C.S.A. (Compagnie Sud Aisne) circule de village en village. Il comprend deux à trois wagons dont une voiture de voyageurs et le reste en marchandises. Il fait trois allers et retours par jour.​
Malheureusement, l'exploitation de la ligne prend fin à la Seconde Guerre Mondiale. Adolf Hitler (réquisitionne tous les rails des petites lignes françaises pour en faire des bombes. Les lignes ferment en 1938 et 1942 et sont remplacés par de nombreuses compagnies de cars.

Tvphilips tf1446aLe Télé Club
En 1954, Montfaucon, Essises et 7 autres communes voisines sont choisies pour une expérience unique en France : sous l'égide de l'UNESCO 
La télévision dans les écoles pour des émissions scolaires de 2 heures par semaine, et une séance pour adultes avec discussions, commentaires, souhaits et réflexions, présentées et commentées par Roger Louis, un ancien instituteur devenu reporter.
A partir de ces émissions et discussions naissent les émissions agricoles de la télévision.
Le téléviseur est acheté par parts volontaires (chaque habitant contribue selon ses moyens), le poste est placé dans la salle de l'école et toute la population du village s'y retrouve pour y suivre les émissions.

Fouilles archéologiques 
Entre les hameaux de Pompierre et Le Fayet sont découverts vers 1956, des céramiques du Hallstatt et de La Tène (Premier et Second âge du fer, périodes succédant à l'âge du bronze final), couvertes de suie, à proximité d’une fosse remplie de cendres ainsi que des traces gallo-romaines.
La voie romaine Soissons-Troyes traverse la commune et suit l’actuelle limite communale entre Essises et Nesles-la-Montagne.
A l’Ouest des Petites Noues, sur le bord de la voie romaine, des canalisations en ciment rose et une grille de bronze sont observées, peut-être gallo-romaine. Un réservoir reçoit les eaux prises dans le coteau au lieu-dit La Bruyage et la distribution se fait par plusieurs branchements. Les canalisations reposent sur un lit de sable et sont protégées du contact du sol par un lit de pierres posées à plat et bordées de deux rangs debout, le tout recouvert de dalles.

 Patrimoine 

L'église Saint-André
La première église date des XIème et XIIème siècles, elle est remaniée au XVème siècle. ​Construite en pierres de meulière​, de style roman avec un chevet gothique, elle est constituée d’une nef couverte d’une voûte en bois. Le chœur et le transept sont de style gothique, de la fin du XVème siècle.
Les fonts baptismaux des XVème et XVIème siècles, un vitrail du XVIème siècle, une poutre de gloire entre le chœur et la nef d'une rare beauté, des statues de facture champenoise représentant le Christ entouré de la Vierge et de Saint Jean sculptées au XVIème siècle par les lépreux d'une maladrerie voisine ainsi que quelques consoles lui valent son classement aux Monuments Historiques en 1921.

Le vieux Moulin
Il est le plus récent de la vallée, le dernier à écraser du grain pendant la seconde Guerre Mondiale. Entièrement restauré, il conserve à l'intérieur sa roue à godets d’environ 5m de diamètre qui, alimentée par la Royère, transformait et distribuait l’électricité dans le village par un système de dynamo et batterie. Il faisait fonctionner deux meules, un banc de scie, une râpe à fruits, un monte sac, un tour à bois, une perceuse et surtout une batteuse fixe qui rendait grands services à tous les fermiers des alentours.

Le Porche ou La Grande Porte
Une autre porte existe jadis dans le haut du village, elle a été détruite par l’érosion du temps.

Le passage Napoléon
A quelques pas de là, dans une petite ruelle parallèle au porche, l’Empereur Napoléon Ier s’engage pour monter la côte et rejoindre le hameau des Caquerêts pendant la Campagne de France en 1814. On s’est interrogé à l’époque sur la raison pour laquelle l’Empereur n’était pas passé sous le porche... peut-être par peur d’un attentat ou plus simplement par superstition…

La pompe à incendie à bras
Elle est achetée en 1870 au 72 rue de Bondy à Paris. En 1912, lors d’un Concours de Manœuvre de pompes à incendie à Château-Thierry, Essises obtient le second prix.
En l’an 1877, l’effectif du Corps des Sapeurs Pompiers d’Essises se compose d'un officier sous-lieutenant Louis Eugène Alexandre Mahu, un sergent, deux caporaux, un tambour, un clairon et quatorze sapeurs.

Le mini musée, salle 1814
Il est créé en 1978. On peut y voir entre autres un remarquable diorama original représentant la prise du hameau des Caquerêts occupés pas les Prussiens contenant près de 1000 figurines peintes à la main et réalisées par les jeunes de la Batterie Napoléonienne de Charly-sur-Marne.

Les lavoirs d’Essises et des Caquerêts.

Le calvaire, situé sur la route des Caquerêts sur lequel on peut lire, gravé de l'époque, "Aimez-vous les uns les autres". De là, une jolie vue sur la vallée du Dolloir et sur Essises.

 Hameaux, lieux dits, faubourgs et écarts  

La Vacherie, le Fayet, le Point du Jour, les Maisons, les Masures, les Perdreaux, Marlevoux, Pompierre et ....

Les Caquerêts
Il y a un peu plus d'un siècle, le village posséde encore des vignes, les habitants sont fiers de leur cru, un excellent blanc de champagne. Ces vignes sont cultivées au clos des Caquerêts, La Duy, La Marcaude.
Quelques noms de propriétaires récoltants en l'an 1790 ont été trouvés : André Degret, André Mahu et François Lefranc, mon ancêtre.
Malheureusement, en 1870, le phylloxera, détruit toutes les plantations. La vigne n'est plus jamais replanté.
Dans une des plus ancienne ferme du hameau des Caquerêts (une partie de la grille en fer forgé l’entourant a plus de 100 ans) on peut voir, dans la salle de séjour une cheminée à l’âtre rustique très particulière par ses moulures et ornements, il y en a deux autres identiques dans le hameau. Lors de travaux de rénovation d’une cheminée, on y a découvert une pièce de monnaie en argent à l’effigie de Louis XIV, datée de 1677.
Il y a aux Caquerêts plusieurs artisans, un épicier, deux tisserands et un forgeron.
Une autre ferme un peu isolée, entourée de bois, Marlevoux, a appartenu à la Famille Mentel, descendants de Jacques Mentel, médecin de la Cour sous Louis XVI. Sous l’Empire, pendant la Campagne de France, c’est dans cette ferme que loge un officier Russe, le hameau est alors complètement occupé. Monsieur Gaston Dartinet (historien local) avance même que l’Empereur Napoléon Ier, après la prise du hameau, y passe une nuit dans une bergerie… peut-être s’y est-il simplement reposé. 
Pierre Denis, né à Pompière en l’an 1818, se rappelle le père Bruneaux, maire du village d’Essises en 1814, qui aime raconter sa visite à Napoléon déjeunant d’un poulet aux Champs Fleuris, le matin de la bataille.

 Evolution de la population 

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 Nos ancêtres d'Essises … 

Naissances/baptêmes :
FAGOT Marin (sosa 2128G12) le 20 juillet 1603.
FAGOT André (sosa 1064G11) vers 1640.
FAGOT Jacques (sosa 532G10) le 26 février 1680.
FAGOT Antoine (sosa 266G9) le 27 mars 1711.
FOISY Jean (sosa 2086G12) vers 1625.FOISY Anne (sosa 1043G11).
LEFRANC Marie Adélaïde (sosa 65G7) le 2 juillet 1788.
SOUDAN Antoine Prudent (sosa 32G6) le 27 août 1822.

Unions :
BECHARD Pierre (sosa 1076G11) et DELALANDE Claude (sosa 1077G11) le 30 janvier 1668.
FAGOT Jehan (sosa 4256G13) et MERCIER Michelle (sosa 4257G13) vers 1591.
FAGOT Jacques (sosa 532G10), 1er mariage, avec BRUNEAU Marie (hs) le 25 janvier 1701.
FAGOT Jacques (sosa 532G10), 2ème mariage, avec FAUVET Barbe (sosa 533G10) le 6 juin 1705.
SOUDAN Pierre Joseph Sylvestre (sosa 64G7) et LEFRANC Marie Adélaïde (sosa 65G7) le 14 février 1816.
MAZURE Nicolas (hs) et SALMON Anne (sosa 541G10) 2ème mariage, le 11 janvier 1701.

Décès/inhumations :
MERCIER Michelle (sosa 4257G13), épouse FAGOT,  après 1609.
FAGOT Jehan (sosa 4256G13) après 1609.
FAGOT Marin (sosa 2128G12) le 16 septembre 1674.
FAGOT André (sosa 1064G11) le 4 juin 1694. Il était laboureur.
FAUVET Barbe (sosa 533G10), épouse FAGOT, le 22 janvier 1763. Elle était domestique.
FAYET Marie Nicolle (sosa 131G8), épouse LEFRANC, le 6 mai 1821.​Lefranc francois 1784
FOISY Jean (2086G12) le 3 novembre 1680.​
LEFRANC Jean (sosa 1040G11) le 2 octobre 1739. Il était manouvrier puis vigneron.​​
LEFRANC François (sosa 130G8) le 25 juin 1830. Il était propriétaire, vigneron. Ci-contre, sa signature en 1784.
LEFRANC Marie Adélaïde (sosa 65G7), épouse SOUDAN, le 30 septembre 1843.Soudan pierre joseph sylvestre 1847
LONGUET Marie (sosa 1041G11), épouse LEFRANC, le 3 août 1739.​
SOUDAN Pierre Joseph Sylvestre (sosa 64G7) le 18 février 1864. Il était manouvrier, bûcheron. Ci-contre, sa signature en 1847.

Domiciles :
SOUDAN Pierre Joseph Sylvestre (sosa 64G7) et LEFRANC Marie Adélaïde au hameau des Caquerêts.

 Carte de Cassini 

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Sources
Sites, blogs, photos, lectures :
 Wikipedia, 
Les Templiers :  les Commanderies du Grand-Prieuré de France par  Eugène Mannier - Paris, Ed. Aubry et Dumoulin, 1872.
Archéologie :  carte archéologique de la Gaule par Blaise Pichon.

Date de dernière mise à jour : 23/09/2020