La Chapelle Saint-Léon
D'inspiration traditionnelle et néo-régionaliste, elle est construite en 1936 afin de pourvoir aux besoins spirituels des habitants des nouveaux logements HBM construits au Vert de Maisons.
L'une des cloches rapportée du diocèse d'Alger à la suite de la guerre d'Algérie est fondue en 1860 par la maison Pierre Pierron d'Avignon.
La Chapelle Saint-Gabriel
Edifice d'architecture contemporaine, de plan rectangulaire, construit en pierre et en ciment, sur un seul niveau, sur le domaine de l'ancien château de Charentonneau. Il est couvert d'un toit plat, et ne comporte pas de clocher.
Les industries d'autrefois
L’Usine Mirand & Courtine
Elle est bâtie en 1894, rue du Chemin vert. Cette usine de pâtes, qui importe également du thé et de la vanille, est une entreprise prospère avec une production journalière de 30 000 kilos (voir publicité dans le diaporama d'en-tête).
Sa réussite commerciale est de notoriété publique. L’écrivain André Gide (1869/1951) dans une lettre, adressée à son ami Eugène Rouart, fait mention de M. Courtine dont l’affaire je crois marche admirablement à Maisons-Alfort.
L’usine obtient un diplôme d’honneur à l’Exposition Uuniverselle de Gand en 1913.
La Biscuiterie l'Alsacienne
Cette marque de biscuits français qui a gagné sa notoriété avec les biscuits Chamonix orange, Langues de chat, Résille d'or ou encore Petit-Exquis, Palmito, Choco prince... disparait au fil des ans sous la marque LU. 
En 1904, un fabricant de biscuits parisien, Georges Chauvreau, commercialise ses produits régionaux sous un emballage où figure le portrait d'une jeune Alsacienne Sophie en costume traditionnel. Ce portrait dont la signification particulière rappelle aux Français la province perdue à la suite de la Guerre Franco-Allemande de 1870-1871. Il s'associe en 1907 avec Paul Thèves et René Dupuy-Fromy. La biscuiterie G. Chauvreau et Cie s'installe à Ivry-sur-Seine mais inondée en 1910 par la crue centenale de la Seine, elle est contrainte à fermer et une unité de production la SA Biscuiterie Alsacienne est crée à Maisons-Alfort.
En 1932, les deux frères, Jean et Michel Thèves, rejoignent leur père Paul Thèves, directeur de l'entreprise dpuis 1919. L'ancienne biscuiterie Laporte du Moulmin d'Ars de Bègles est rachetée et les locaux s'aggrandissent en 1936. Une seconde unité de production destinée à la fabrication des gaufrettes s'ouvre en 1956.
Le site de Maisons-Alfort ferme ses portes en 1968. Cette grande usine, située à l'angle des avenues de la République et Léon Blum, est démolie en 2016.
En 1994, L'Alsacienne fusionne avec Belin.
La Distillerie
Le baron autrichien Max von Springer apporte de Vienne l'idée d'extraire la levure des moûts de fermentation des grains. En 1872, il installe la première fabrique française de levure de grains au centre de la ville. L'usine de 15ha existe toujours. La société Fould-Springer est devenue Bio-Springer, filiale du groupe Lesaffre depuis 1972.
Les odeurs dégagées par les fabrications de l'usine, associés à ceux de l'usine l'Alsacienne, marquent plusieurs quartiers comme Charentonneau, Berlioz, Les Juillottes, le Centre et le Vert de Maison, en fonction de la direction des vents. Je me souviens de cette odeur si caractéristique et... désagréable.
Les personnages liés à la commune 
William Frederick Cody dit Buffalo Bill (1846/1917, portrait de droite) est une figure mythique de la Conquête de l'Ouest américain. Il est chasseur de bisons et dirige une troupe théâtrale populaire, le Wild West Show. Il a demeuré à Maisons-Alfort en 1905 pendant deux mois, durant la tournée à Paris de son spectacle, le Buffalo Bill’s Wild West Show.
David Donald Hu
bert Roger Douillet (né en 1969, portrait de gauche) est un judoka français, devenu homme politique et homme d'affaires.
Il est l'un des judokas français les plus titrés de l'histoire dans les catégories poids lourds et toutes catégories. Deux fois champion olympique en 1996 et 2000, quadruple champion du monde, champion d'Europe. Ses performances et son parrainage de l'opération caritative Les Pièces Jaunes en font une personnalité populaire.
Reconverti en homme d'affaires, puis en consultant sportif pour le groupe de télévision Canal+, il se rapproche progressivement du milieu politique. En 2009, il intègre le bureau exécutif de l'UMP, élu député dans la 12ème circonscription des Yvelines. En 2011, il est nommé secrétaire d’État chargé des Français de l'étranger. puis ministre des Sports. Il est réélu député lors des élections législatives de 2012 mais battu à celles de 2017.
Il est licencié au club de judo de la ville.
Christian Mar
in (1929/2012, portrait de droite) acteur de cinéma et de théâtre, avec son physique atypique, visage allongé, oreilles décollées, c'est l'un des seconds rôles populaires du cinéma français d'après-guerre.
Il incarne notamment le maréchal des logis Albert Merlot dans les quatre premières aventures du film Le Gendarme de Saint-Tropez, aux côtés de Louis de Funès. De 1967 à 1969, il est le lieutenant Ernest Laverdure dans la série télévisée Les Chevaliers du ciel dont 39 épisodes sont tournés en 3 ans.
Il tourne dans une cinquantaine de films sous la direction de Claude Autant-Lara, Costa-Gavras et Yves Robert.
A Ermenonville, deux Alpha Jet de la Base aérienne 705 de Tours survolent le cimetière au moment de son inhumation, lui rendant ainsi un dernier hommage.
Il a vécu à la résidence de Château Gaillard, quartier de Charentonneau, dans les années 1960.
Claude M'Barali dit MC Solaar (né en 1969, portrait de gauche) d'origine tchadienne est un rappeur français,
Il est l'un des premiers artistes ayant popularisé le rap en France dès le début des années 1990. Sa musique et la qualité littéraire de ses textes sont le fruit d'inspirations diverses, allant de Serge Gainsbourg, aux musiques africaines (ivoiriennes, maliennes, tchadiennes) en passant par les classiques noirs américains (jazz et rap US).
Il a vécu à Maisons-Alfort et lui a d'ailleurs dédié sa chanson Bouge de là.
et de nombreux autres ...
Quartiers, faubourgs, hameaux, lieux dits et écarts
Charentonneau
Ce quartier se situe entre la Marne et le centre-ville actuel.
Le hameau de Charentonneau est connu depuis 1170 par une charte des archives de Saint Maur. À l'origine, il est composé d'un château détruit en 1950, de fermes, de dépendances et de terres labourables et de remises de chasse. Dès la fin du XIXème siècle, le parc est découpé en lotissement et constitue la plus grande zone pavillonnaire de la ville.
C'est dans ce quartier où je réside avec ma famille à partir de 1962, que je fréquente les école et collège, que je me promène sur les bords de Marne avec mon amoureux, que je fête mes fiançailles le 5 mai 1968 au restaurant de la Tourelle (qui existe toujours), que je commence à travailler en juin 1968 dans la Sté Morari qui fabrique du matériel de boulangerie, avant le mariage le 4 juillet 1970 et l'installation dans les Hauts-de-Seine avec mon époux. Mes parents, quant à eux, quittent la ville pour Saint-Maur-des-Fossés en 1972.
Les Planètes
Ce quartier, situé dans la pointe Nord-Est de la commune, est bordé par la Marne et par la ville de Créteil. Le nom des rues évoque le système solaire.
Tout d’abord utilisé comme champ de manœuvre ou de promenade par les cavaliers du Fort de Charenton ou de l’École Vétérinaire, il sert ensuite de terrain de jeux, de terrain de sport et d’entrainement aux jeunes du quartier, puis, pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est transformé en jardins ouvriers. À la fin des années 1950, des immeubles résidentiels voient le jour.
C'est dans l'église souterraine de ce quartier que je me marie en 1970.
Les Juilliottes
À l'origine champignonnières, terrains vagues et carrières qui servent d’abris durant la Seconde Guerre Mondiale. Ils sont comblés au début des années 1970 pour aménager un ensemble immobilier.
Liberté/Vert-de-Maisons
Au Sud de la ville, ce quartier est composé à l'origine de terrains maraîchers et d'une ferme importante servant au repos des chevaux, des lotissements d'HBM (Habitation à Bon Marché) commencent à s'y construire à la fin des années 1920, 600 logements sociaux avec de grands espaces libres et le Square Dufourmantelle sortent de terre.... À la même époque, le groupe scolaire Jules Ferry est construit, dans le même style et par les mêmes architectes. En 2005, la friche de l'ancienne imprimerie Cino del Duca est transformée en un parc paysager de 2,5ha.
Ce quartier dispose aujourd'hui d’une gare RER.
Berlioz
Quartier laissé à l’abandon durant de longues années, il est aménagé dans les années 1970 par la construction de logements collectifs, d'école, commerces, résidence pour personnes âgées.
Le centre ou le Vieux Maison
Héritier du bourg de Maisons, le centre-ville compte avec le quartier d’Alfort, parmi les deux quartiers historiques de Maisons-Alfort. Il abrite aux XVIIème et XVIIIème siècles des fiefs et châteaux bordés de jardins, de parcs et de terrains fermiers, dont certains datent du Moyen Age. Il garde les traces de son histoire, avec la rue des Bretons, autrefois nommée rue Bretonne, longeant l’église Saint-Rémi, qui est à ce jour la plus ancienne rue encore existante du bourg de Maisons.
L'Hôtel de Ville où je me suis mariée se situe dans ce quartier qui est au centre du quartier industriel de la ville au début du XXème siècle.
Alfort
L’un des plus ancien quartier de la ville avec le précédent, qui doit son nom au château. Il s’étend des bords de Marne au chemin de fer. Il est séparé du quartier de Maison par le Fort de Charenton. Dans ce quartier, l'École Vétérinaire est implantée sur 12ha.
Evolution de la population
De 1262 à 1325, la population, incluant Créteil, est estimée à 715 habitants ne prenant pas en compte les seigneurs, le curé et les serfs soit environ 800 personnes dont 400 pour Maisons.
La commune abrite en 1709, 95 feux ; en 1726, environ 450 habitants ; et en 1745, 92 feux.
En 1900, Maisons-Alfort compte 10 547 habitants.

Carte de Cassini

Sources
Sites, blogs, livres et revues, photographies ... : Wikipedia. Le Blog du CGMA, Histoire de Maison.