Cernay-en-Dormois

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Cernay en dormois 51 geoCette commune rurale à habitat très dispersé est située à 20Kms de Sainte-Ménehould et 45Kms de Châlons-en-Champagne, au milieu d'une plaine fertile, entre la Dormoise et l'Aisne et proche du Parc Naturel Régional de la Montagne de Reims.
Les communes limitrophes sont : Fontaine-en-Dormois, Bouconville, Autry, Condé-lès-Autry, Rouvroy-Ripont, Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus, Massiges, Ville-sur-Tourbe, Servon-Melzicourt.

 Hydrographie 

La rivière La Dormoise, les ruisseaux de Saint-Gilles et des Sugnons sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune.
La Dormoise, d'une longueur de 17 kms, prend sa source dans la commune de Sommepy-Tahure et se jette dans l'Aisne à Autry, après avoir traversé 5 communes.
Le plan d'eau du Bois Petite Foye complète le réseau hydrographique.

 Toponymie 

Surneium au XIème siècle ; Sarneium en 1154 ; Sarnai en 1163 ; Sarnacum en 1176 ; Sarnaium en 1202 ; Sarnayum en 1214 ; Sarnacum in Dormoys en 1244 ; Sernaium, Sarnay vers 1252 ; Sarnai-en-Dormois en 1254 ; Cerneium vers 1260 ; Cernacum in Dormisio en 1303 et 1312 ; Sarnacum in Dormesio en 1336 ; Charny au XIVème siècle ; Sernay-en-Dormois en 1396 ; Cernay-en-Dormoys en 1411.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

La cité est mentionnée en 1154 dans le Polyptyque (1) de saint Rémi (437/533) évêque de Reims.
L'église paroissiale est le siège du doyenné dépendant du diocèse de Reims.
Un château englobe le village à l'intérieur de ses remparts. Il est détruit au XIXème siècle à l’exception du donjon qui subsiste au Nord du village.
L'Hôtel-Dieu est brûlé durant les Guerres de Religion par les Reîtres(2). En 1690 les biens de cet hôpital sont remis à l'Hôtel-Dieu de Reims.
En 1892, une nécropole du haut Moyen Âge est mise au jour dans un champ.
Le village situé sur la ligne de front, à quelques kilomètres au Nord de la Main de Massiges (3) et non loin du village disparu de Ripont (4), est entièrement détruit. Il est reconstruit au même endroit.

Les seigneurs et gens de noblesse

Le territoire appartient successivement aux seigneurs de  :

Louis vi le gros 943 395 188 g30La Famille de Garlande, éteinte aujourd'hui, originaire d'Île-de-France (Brie). Plusieurs de ses membres sont sénéchaux  et chanceliers de France.
Sa filiation remonte au XIème siècle à Gilbert de Garlande (1075/1120), sénéchal de France, qui part pour la 1ère croisade en 1096 avec Gui Ier de Rochefort dit Le Rouge (1055/1108). Ce dernier en revient couvert de gloire et d'honneur en 1104 et fiance sa fille Lucienne de Rochefort-Montlhéry (1088/1137) avec le futur roi, mon ancêtre Louis VI dit Le Gros (1081/1137, portrait de droite). Cette alliance provoque la jalousie des autres Grands du royaume. La Famille de Garlande montent une cabale et persuadent Raniero de Bieda, pape Pascal II (1050/1118) d'annuler l'union. Gui le rouge rompt avec le roi et organise alors les révoltes des petits vassaux, mais Louis VI finit par le mater.

La Famille d'Oiselet, dont le 1er baron est Etienne d'Oiselet (+1270) époux de Clémence de Faucogney.

La Famille de Grandpré, famille féodale du Moyen Âge, originaire du village de Grandpré en Ardennes et vassale des comtes de Champagne.
Son premier comte connu est Hermann de Grandpré (992/1064) au début du XIème siècle.

 Patrimoine 

L’église de la Nativité de la Vierge, dépendant de l'abbaye Saint-Rémi de Reims, est totalement reconstruite après la Première GuerreCernay en dormois 51 soldat du monument aux morts Mondiale de 1914-1918 comme une cathédrale miniature de style Néo-gothique. Elle possède une grande flèche en ardoise.

Le Monument aux morts est commandé en 1926 par la commune. Il se compose d'un socle mouluré de plan carré à emmarchement supportant une statue coulée en bronze représentant un Poilu, intitulée Au mépris du danger (image ci-contre).

 Personnages liés à la commune 

Claude Thierriet (1743/1824), docteur en médecine et chirurgien, député de la Révolution Française de 1789, fils de Richard Thierriet (1712/1758) notaire royal et sergent, est né à Cernay-en-Dormois.

Nicolas Boucher (1528/1593), professeur à l'Université de Reims, chanoine et supérieur au séminaire et abbé de Saint-Vanne, nommé évêque de Verdun en 1588, est né à Cernay-en-Dormois. Il est l'auteur d'une oraison funèbre pour Charles de Lorraine (1561/1587), cardinal de Vaudémont.

 Evolution de la population 

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 Quartiers, faubourgs, hameaux, lieux dits et écarts 

Bayon, Bois-Rivière, Chausson.

 Mes ancêtres de Cernay-en-Dormois ... 

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 Carte de Cassini 

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Notes :

(1) Parmi les sources du Haut Moyen-Age, les polyptiques occupent une place de tout premier plan. Le manuscrit original du polyptique de saint Rémi disparait dans l’incendie de l’abbaye de Saint-Rémi en 1774. Une copie est retrouvée et son contenu imprimé en 1853.
L’allusion la plus ancienne du polyptique de saint Remi est faite dans la correspondance de l’érudit provençal Nicolas Claude Fabri de Peiresc (1580/1637).

(2) Les reîtres sont une cavalerie mercenaire légère d'origine germanique apparue dans les années 1540. Ce type de cavalerie apparait à la suite de l'invention du pistolet à rouet qui permet le tir en selle et l'abandon de la lance.
En France, les reîtres sont attirés par la perspective des profits qu’offrent les Guerres de Religion pour tous les mercenaires d'Europe. Les reîtres servent tout autant les chefs catholiques que les protestants.
Le terme reître est fréquemment pris en mauvaise part, désignant une personne agissant sans manière et brutalement comme ces soldats-là qui n'hésitent pas à piller et à violer.

(3) La Main de Massiges marque la limite Est du front de Champagne à la jonction du front de l’Argonne. C’est une forteresse naturelle dominant la vallée de l’Aisne, colline qui soit son nom aux courbes de niveau qui dessinent une main gauche. Les doigts en sont séparés par de profondes échancrures.

(4) Le village de Ripont compte 84 habitants en 1911. Il était particulièrement connu pour son pèlerinage annuel à saint Christophe. Il est anéanti pendant la Première Guerre Mondiale et ne s'est jamais relevé. La commune est officiellement supprimée en 1950, et son territoire rattaché à la commune voisine de Rouvroy, qui devient Rouvroy-Ripont, pour perpétuer la mémoire du village.

 


 

Sources
Sites, livres et/ou photo : Wikipedia,
Persée.

Date de dernière mise à jour : 24/06/2026