En 1885, le Docteur Maxime Durand-Fardel (1815/1899) écrit : « […] L’établissement d’Andabre est situé dans une vallée fertile assez étendue, au milieu d’une grande prairie qui porte le même nom. Les aménagements en sont confortables et les alentours fournissent des promenades élégantes dans des sites riants et ombragés. Les eaux sont prises en boisson surtout mais aussi en douches et en bains. Il y a plusieurs sources à Andabre dont deux principales : la source de la buvette ou de la fontaine et la source des bains. Toutes ces sources sont froides, environ 10,5°.[…] les eaux d’Andabre transportées sont utilement employées dans tous les cas où leur emploi thermal peut être indiqué. […] ».En 1931, la source est référencée dans “l’annuaire médical de stations hydrominérales, climatiques et balnéaires de France” au grand dam de Vichy.
La réclame publicitaire est alors : “Constipés, ne tournez plus autour du pot, buvez l’eau d’Andabre”. La médication est si efficace qu’il faut éviter d’en boire trop durant les chaleurs de l’été. Comme à Vichy, on y fabrique des pastilles au sel naturel.
En 1985, la SCI Terroir d’Andabre tente vainement de relancer la source.
En 1991, la buvette est à l’abandon : La propriété est vendue en 1989 à une firme norvégienne qui, en voulant obtenir un débit plus puissant afin de rentabiliser son investissement, à force de creuser, a fait se mélanger une autre nappe phréatique qui a souillé la source et l’a tarit.
Patrimoine
Le château de Montaigut, l’un des plus anciens châteaux du Rouergue, la première mention de ce château est de 996. Il est classé aux Monuments Historiques en 1987.
L’église Saint-Jean-Baptiste du château de Montaigut.
Le Centre d'Histoire du Château de Montaigut aménagé au-dessus de l'ancienne forge du château, abrite sous sa vénérable charpente, une riche collection d'archives et d'ouvrages rares qui constituent autant d'éléments du patrimoine historique et littéraire du Sud Aveyron.
Le presbytère, jusqu'en 1914, du village de Montaigut, et sa niche vôtive, à l'ombre du château, a été transformé en gite dans un respect total du bâtiment et de son histoire.
L’église de Saint-Etienne au magnifique pavage et son autel gallo-romain aujourd’hui utilisé comme bénitier.
La maison rurale de 1914 est habitée au XIXème par la Famille Comte, fermiers à Montaigut. La maison est divisée en 3 parties :
- Au rez-de-chaussée, le musée du plâtre qui retrace l'exploitation du plâtre à Montaigut du XVIIème siècle jusqu'en 1914 dans la région.
- Au 1er étage, une cuisine et une chambre en 1914 avec montage audiovisuel.
- Au 2e étage, une exposition "labours et moissons" au temps des bœufs.
La maison familiale de vacances des Comtes de Toulouse-Lautrec (ci-contre à droite et à gauche Henri de Toulouse-Lautrec 1864/1901) à Andabre, aujourd'hui transformée en gite.
Sur le terrain, les ruines d'une petite chapelle.
La source minérale d’Andabre, eau bicarbonatée, sodique et ferrugineuse, a été exploitée très tôt.
Le château de Gissac datant du XIXème siècle.
Des vestiges gallo-romains et des sarcophages wisigoths, dont un dans le cimetière derrière l’église, le mas d’Andrieu, aqueduc et habitat gallo-romain, un ancien moulin à eau qui n’est plus en activité, le lavoir, la chapelle Saint-Jacques, l’ancienne carrière de gypse à ciel ouvert, les croix du cimetière, de la mission 1927, d’Andabre… le monument aux morts.