Aux pays de mes ancêtres

Crusnes

 

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Capture d ecran 135Le village est érigé en commune en 1833.
Village-frontière avec l'Allemagne entre 1871 et 1918, la commune est située à une dizaine de kilomètres du Luxembourg.
Entouré par les communes d’Errouville, Bréhain-la-Ville et Aumetz, la plus grande ville aux alentours et proche du Parc Naturel Régional de Lorraine.

 Hydrographie 

La rivière la Crusnes traverse la commune.

Crusnes 54 blason Héraldique 

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Ecartelé au 1er et 4ème d’argent à un trèfle de sinople, aux 2ème et 3ème de gueules à un pic de mineur d’argent, à la fasce ondée d’azur brochant sur le tout.

 Toponymie 

En 636, Cruna Fluviolu ; en 1254, Crusna et Crune ; en 1341, Crusne ; en 1654, Cruine ; en 1793, Crunes ; en 1801, Crune. 

Drapeau francais fond blanc Histoire 

En 1254, le village dépend de l'Abbaye cistercienne de Villers-Bettnach (Moselle) et fait partie du Diocèse de Trèves (Allemagne) comme cure du doyenné de Luxembourg.
En 1871, durant la Guerre franco-allemande de 1870, après les préliminaires de paix signés à Versailles le 26 février, les communes de Rédange,  Aumetz, Boulange, Lommerange, Sainte-Marie-aux-Chênes et Vionville, correspondant à une grande partie du département de la Moselle, sont annexées par l’Empire allemand. Carte ligne maginotL’arrondissement de Briey, dont Crusnes, reste français et est rattaché au département de la Meurthe pour former le nouveau département de la Meurthe-et-Moselle.
Le Traité de Versailles de 1920 restitue à la France les territoires annexés, mais le nouveau département reste inchangé.
En 1910, Crusnes-Cités prend naissance en bordure de la route allant de Metz à Longwy selon un plan en grille à l’américaine. La place centrale est dominée par l’église Sainte-Barbe.
Crusnes est associée à la Ligne Maginot (1). Le village est entouré de nombreux blockhaus et ouvrages du Secteur fortifié de la Crusnes.

 Chroniques communales 

Les mines de fer de Lorraine
Le minerai de fer de Lorraine plus communément appelé minette tire son nom du fait qu’il est relativement faible en fer. C'est un minerai pauvre et peu intéressant qui contient beaucoup de phosphore donnant un acier cassant. Il est malgré tout exploité tout simplement parce qu'il n'est pas profond, voire affleurant aux côteaux, et le gisement est le plus important de France représentant 85% de la production française. Au début la minette n’est exploitée qu’en fonderie.
A la fin du XIXème siècle, le Procédé Thomas permettant la déphosphorisation de la fonte à travers un convertisseur, permet un véritable démarrage de l’exploitation, provoquant une ruée sur les mines de fer. Les usines sidérurgiques se rassemblent au plus près des mines et pousse comme des champignons, les hauts fourneaux s'érigent, les mines deviennent en peu de temps le centre de toute la région.
Vers 1945, la complète mécanisation des outils de travail permet une productivité importante et une baisse significative des accidents.
Le déclin s’amorce vers1960, le marché devient mondial et non plus régional avec une compétitivité agressive, puis vers 1974 la diminution des besoins en acier, principalement à cause de la crise, décime la plupart des hauts fourneaux lorrains.
De 1912 à 1980, 1100 hommes, des Polonais et des Italiens en majorité, travaillent au fond de la mine de fer d’Errouville à Crusnes, créé par la Famille de Wendel.
Une haute cheminée de 45m en est le dernier vestige en 1980.

Au cinéma
Une scène du film de Mathieu Kassovitz Les Rivières pourpres 2 - Les anges de l'apocalypse, sorti en 2004, est tournée devant l'église Sainte-Barbe. Un jeu d'éclairage blafard et lugubre rend la scène du film relativement glauque et pesante.

 Patrimoine 

L’église Sainte-Barbe, commandée par la Famille de Wendel, propriétaire de la Société des Mines de Fer de Crusnes, pour ses ouvriers en majorité polonais et italiens, elle est dédiée à Sainte Barbe, patronne des mineurs. Elle est construite en 10 mois de 1938 à 1939, entièrement en métal et sans un seul boulon. à partir de 1937, est l'une des seules églises entièrement construites en fer en Europe. Cette construction est conçue comme un prototype d’église Leonore scherrerpréfabriquée pouvant être montée par une main d’œuvre non qualifiée, exportable dans le Monde et destinées aux pays de mission.
A partir des années 1970, les altérations consécutives à la corrosion deviennent préoccupantes, puis elle subit en novembre 1977 l'affaissement du sol, comme l’ensemble du village, lors de l’effondrement de l’ancienne mine de fer.
Elle fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en 1990 et est restaurée de 1997 à 2006.
Laissée à l’abandon et mise en vente, elle est achetée en 2015, par l’artiste et mannequin Léonore Scherrer (portrait de droite), fille du couturier Jean-Louis Scherrer, qui y installe un studio d’enregistrement de musique.

L’église paroissiale Saint-Léger à Crusnes-Village est reconstruite en 1736 puis en 1860.

Le calvaire dit Croix Boulanger est élevé en 1714, aux frais de Jacques Goeury (1648/1731) et Catherine Mengin (+1724) son épouse, habitants de la commune.

Le chevalement du puits de mine Errouville.

 Evolution de la population 

En 1817, la commune compte 193 habitants répartis dans 31 maisons.

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 Hameaux, lieux dits, faubourgs et écarts 

Crusnes-Cités et Crunes-Village.
Bernique, La Fondation, La Dame, Keurtange, Bourig Loch, La Schleide, Haut de Neygroudt, La Truie, Pièce de huit jours, Pièce de onze jours, Le Choque, Aux Oies, Au chemin D'Hirps, Le Haut Chemin, La Fosse Baslieux, Anne Berre, La Croix Bailly, Trou de Butte.

 Nos ancêtres de la commune de Crusnes … 

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 Carte de Cassini 

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Notes :
(1) La Ligne Maginot, du nom du ministre de la Guerre, André Maginot (1877/1922), est une ligne de fortifications construite par la France le long de sa frontière avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie de 1928 à 1940.
Bien qu'utilisées pendant les combats de mai-juin 1940, ces fortifications n'empêchent pas la défaite française, à tel point que l'expression ligne Maginot devient synonyme d'une défense qu'on croit inviolable, mais qui se révèle inefficace.
Partiellement réutilisés par l'occupant allemand, notamment lors des combats de 1944-1945, plusieurs ouvrages sont remis en état en 1947 dans le contexte du début de la Guerre Froide.

 



Sources
Sites, livres et/ou photo :
Wikipedia...

Date de dernière mise à jour : 25/04/2020