Aux pays de mes ancêtres

Thonne-les-Prés

 

Thonne les pres 55 adm

 

Capture d ecran 273Ce petit village fait partie de la Lorraine Gaumaise, il est situé à 2Kms au Nord-Ouest de Montmédy.

 Hydrographie 

La commune est traversée par la rivière La Thonne.

 Toponymie 

Todenna en 1049, Tonetra en 1239, Thone-les-Preys en 1465, Tone-les-Prez  en 1641, Tonne-le-Prez en 1656, Tonne-les-Prés en 1700.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

Des découvertes faites dans les environs permettent d’affirmer que, dès l’époque gallo-romaine et au moins à l’époque gallo-franque, des habitations importantes existent sur la Thonne.
L'existence du village remonte au XIIIème siècle. Il est probable que le territoire n’est sécularisé qu’après l'acquisition par le comte, Thiebaut II de Bar (1221/1291) de Brouenne et Nepvant en 1247.
Louis xiv jeuneThonne-les-Près dépend de la prévôté de Marville jusqu’en 1603. 
En 1657, le jeune roi Louis XIV (1638/1715, portrait de droite) assiste au siège de Montmédy par les troupes françaises depuis un pré, nommé ensuite Le Pré du Roi.
Le Pays de Montmédy est sous domination espagnole de 1555 à 1659. Un traité, signé en 1660, permet à Thonne-les-Près et à tout le pays de Montmédy, de passer à la France et de demeurer possession française.
De 1659 à 1790, Thonne-les-Près fait partie du Luxembourg Français, dans la prévôté bailliagère de Montmédy, et est rattaché au diocèse de Trèves.
Louis xviLors de la Révolution Française, le roi Louis XVI (1754/1793, portrait de gauche) lors de sa fuite aurait dû faire étape à Thonnelle, village voisin de Thonne-les-Près, juste avant de passer la frontière.
La capitulation de Montmédy en 1815 est signée à Thonne-les-Près le 19 septembre 1815.
Lors de la première Guerre Mondiale, les Allemands installent un atelier de réparation d’avions accidentés, un aérodrome et un quai avec 5 lignes de chemin de fer pour le déchargement des avions et des blessés, entre Thonne-les-Près et la Chiers.
Pendant la seconde Guerre Mondiale, Le village est occupé également.
Lors de ces deux dernières guerres, le château, qui appartient au député de la Meuse Marie Victor Albert de Benoist (1843/1923), est occupé et souvent pillé.

Seigneurs et gens de noblesse

1214, Huart de Tassigny (sous le comte Louis IV de Chiny) ; 1239, Hugo de Tonetra (sous le comte Arnoult III de Looz) ; 1285, Hugues de Harre (Tournoi de Chauvency, sous le comte Louis V) ; 1301, Huon de Theil (sous les comtes Henry II de Luxembourg et Thiebault II de Bar) noble personnage, homme de fief de la châtellenie de Marville, qui chaque année doit trois mois de garde au château de cette ville dans l’intérêt de ses suzerains ; 1337, Hue d’Autel, gouverneur de Montmédy, époux de Jehanne d’Apremont.
Au milieu du XVIIème siècle, la Haute Justice appartient à la Maison de Pouilly (branche des barons  de Quincy-Ginvry) par Aubertin X, chevalier, époux d’Hélène de la Cour de Nepvant.
En 1681, le domaine est démembré au profit de :
Nicolas de Beauclin, écuyer ; Christophe de Brioleux, lieutenant prévôt de Montmédy, époux de Catherine Hazard inhumée dans l’église de Thonne-les-Près en 1719 ; l’abbé Pierre de Brioleux, fils du précédent, inhumé dans l’église de Tonne-les-Près ; Gabriel Jehannot, époux d’Anne Catherine de Brioleux, sœur du précédent inhumée dans l’église de Thonne-les-Près en 1756 ; 1787, Pierre Jehannot de Crochart, écuyer, ancien commandant des guerres de Nancy, seigneur de Thonne-les-Près, décédé en son château de Thonne-les-Près ; Charles Jehannot de Crochart, trésorier principal à Nancy, fils du précédent et père de Frédéric Jehannot de Crochart, chevalier de l’Ordre de Saint-Louis, maire de Thonne-les-Près de 1813 à 1828.

 Patrimoine 

Le château de la seigneurie de Laval date de 1662, il appartient au seigneur foncier Jean de la Falloize, écuyer, seigneur de Pouilly, Luzy, Thonne-les-Près, etc…  Il disparait pendant la tourmente révolutionnaire, un puits est encore témoin de ce lieu.
Le second château est daté du 1er août 1667. Nicolas de Beauclin, chevalier, seigneur de la Grange, en est propriétaire. Sa dernière habitante est Marie Thérèse Jehannot, dame de Thonne-les-Près qui meurt en 1810. Le château  disparaît.
ITulipier de virginiel est reconstruit au début du XIXème siècle par Frédéric de Crochart, intendant de l'empereur Napoléon 1er, et embelli en 1890 sous la direction du baron Albert de Benoist (voir § Personnage lié à la commune). Son architecture est inspirée des constructions italiennes. Le bâtiment face au château était une écurie pour les chevaux de chasse à courre qui fut occupé par les Haras Nationaux pendant plusieurs années. Le long de la Thonne le bâtiment en forme de croix qui s'élève est une chiennerie composée de quatre boxes. Le bâtiment vitré de l’ancienne orangerie est orientée plein Sud pour capter les rayons du soleil.
Le château est vendu en 2004 à une famille Luxembourgeoise.
Il est situé dans un parc de 5ha où se rencontrent les essences d’arbres les plus rares : hêtre pourpre, platanes, ifs… et les dimensions les plus spectaculaires : un noyer noir d'Amérique d'une circonférence de 2,70m, un tulipier de Virginie (photo ci-contre) d'une circonférence de 3,10m, deux platanes, au bord de la Thonne ; l'un à proximité du château, d'une circonférence de 6,40m, et l'autre, à proximité de la grille d'entrée (son jumeau a été abattu) de 4,80m dont il ne reste que le tronc toujours vivant.

L’Eglise Saint Georges. Une première église est construite en 1587. Elle est détruite puis reconstruite en 1723, puis brûlée par les Prussiens en 1871 et reconstruite en 1874 avec l’aide des Compagnons du Devoir et des habitants du village. Les pierres ocre jaune proviennent d’une carrière locale.
A l’intérieur, le mobilier : bancs, confessionnal, meubles de la sacristie, du chœur, chaire à prêcher néo gothique datés de 1890, ont été fabriqués par le menuisier ébéniste Xavier Manceaux habitant la commune, et offerts par la Famille de Benoist.
Un monument aux morts de la guerre 1914-1918 est érigé dans la petite nef de droite sous le vitrail représentant le Sacré Cœur protégeant d’une main un soldat, offert également par la Famille de Benoist.
Une Vierge à l’enfant date du XVIIIème siècle.
En 1916, les Allemands confisquent les cloches de l’église pour les fondre. Les habitants et la famille de Benoist les font remplacer en 1920. Les cloches sont électrifiées en 1929.

Le viaduc  ferroviaire cintré à 16 arches enjambe la vallée de la Thonne et la partie basse du village. C’est un ouvrage monumental de la ligne Mohon/Thionville, suivi d'un tunnel de 756m sous la colline de Montmédy, à 1km de la gare. Sa construction est terminée en 1862. Thonne-les-Près est une des rares localités que le chemin de fer coupe en deux, sans s’y arrêter.
Le Chemin de Fer des Ardennes  est construit en 1860 par les Compagnons du Devoir et électrifié en 1955.

La statue de Jeanne d’Arc,  près du viaduc, est érigée en 1909. En Meuse, le culte de Jeanne d’Arc est assez répandu, car c’est à Vaucouleurs qu’elle débute son épopée. En son honneur, l’abbé Lemoyne fait ériger sa statue, l’inauguration a lieu le 7 novembre 1909.

Le lavoir-fontaine en pierre de taille du pays est construit en 1768. Les lavandières y lavent leur linge, le bac extérieur permet aux vaches de s’abreuver en partant et en rentrant du pâturage.

Le calvaire, près de l’arche du viaduc qui chevauche la Grande Rue, est niché dans le mur de soutènement d’une maison. Son fût mesure 1,40m. Les inscriptions ne sont plus lisibles. Il est édifié en souvenir d’un prêtre, assassiné pendant la Révolution Française.

Le calvaire, situé en bas de la ruelle Bauclin, date de 1765. Il est formé d’un autel incrusté dans le mur d’enceinte d’un jardin. De chaque côté de la croix se trouvent Marie et Marie Madeleine.

La Croix de Mission datée de 1891, se situe le long du viaduc entre la route de Thonnelle et le pont qui enjambe la Thonne. Sur la plaque fixée en-dessous de l’autel, il est écrit  « O crux Ave -Souvenir des Missions - De 1898 et 1899 ».

Beaucoup de constructions datent de la IIIème République : école, presbytère.

L'eau courante arrive en ville le 31 mars 1907 avec la construction d'un réservoir d'eau dans la ruelle qui conduit au cimetière.

L’ancien cimetière jouxtait l’église, le nouveau est situé après la ruelle Bauclin et l’allée aux tilleuls avec une jolie vue sur les méandres de la Thonne, Vigneul-sous-Montmédy et les routes qui mènent à Montmédy et à Stenay. Au fond du cimetière, se trouve  la réplique du clocher de l’ancienne église, détruite par les Prussiens, qui commémore les victimes des 16 novembre et 11 décembre 1870. Le monument aux morts de 1939-1945 se dresse au centre du cimetière.
Au milieu du chemin central, sont enterrés les prêtres Cardon et Lemoine.

En sortant du cimetière, dans la forêt sur le chemin forestier principal, la croix Nicaise (ou Croix Vincent) dont l’histoire est gravée dans la pierre  « Ici fut tué Jean Vincent le 9 novembre 1630 - Priez Dieu pour lui - Ledit trépassé était âgé de 18 ans - N . V. »

 Personnages liés à la commune 

Victor de benoistLe baron Marie Victor Albert de Benoist (1843/1923, portrait de gauche), conseiller municipal, maire de Thonne-les-Près, conseiller général du canton de Montmédy,  député de la Meuse de 1901 à 1906, député au Corps Législatif de 1858 à 1870.
Il est le fils du baron Victor Louis de Benoist (1813/1896) et le petit-fils de Ghislain Adrien Henri de Benoist (1787/1829), connu pour avoir découvert le testament de la reine Marie Antoinette (dernière lettre écrite à sa belle-sœur, Marie Elisabeth, le 16 octobre 1793, 6h avant son exécution).​​
Ses trois frères, Henri, Jules et Paul de Benoist sont tous les trois généraux.
Il se retire et meurt à Thonne-les-Prés.

Maurice careme 1899 1978Maurice Carême (1899/1978, portrait de droite) poête et écrivain belge de langue française, vient souvent à Thonne-les-Prés y trouver l’inspiration. 
Son nom est associé à celui des poètes de l'enfance. Il est élu Prince en poésie au Café Procope à Paris en 1972 (une plaque commémorative est apposée sur la façade). Son œuvre est traduite dans de nombreuses langues. Il est très apprécié pour son amour des enfants, un registre essentiel de son œuvre mais il est aussi un poète de la grandeur et de la misère de l'Homme. Récompensée par de nombreux prix littéraires, illustrée par de grands artistes, son œuvre joint à la simplicité de la forme l'expression d'une joie de vivre qui n'exclut pas une certaine gravité. 
Il a créé, peu avant sa mort, avec ses amis les plus proches, une Fondation pour assurer la promotion de son œuvre et conserver ses archives.

 Hameaux, faubourgs, lieux dits et écarts 

Le Moulin

 Evolution de la population 

En 1738, le village compte 50 habitants. En 1836, 323 habitants…
En 1848, on compte 76 maisons.

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 Notre ancêtre de Thonne-les-Près… 

Naissance/baptême :
NOEL Catherine (sosa 2811G12) vers 1660.

 Carte de Cassini 

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Sources
Sites et photos :
Wikipedia, Office de Tourisme Transfrontalier du Pays de Montmédy, Communauté de Communes du Pays de Montmédy.
Livres : Manuel de la Meuse, histoire de Montmédy et des localités meusiennes de l'ancien comté de Chiny, par Jean François Louis Jeantin, Ed. Imprimerie veuve Raybois, 1863.

 

Date de dernière mise à jour : 27/06/2020