Aux pays de mes ancêtres

Beaurevoir

 

 

Beaurevoir 02 adm

 

Beaurevoir 02 geoLe pays de Beaurevoir est situé dans la partie de la Gaule devenue la Haute-Picardie, aux confins du Vermandois et du Cambrésis.
Beaurevoir est situé à 20 Kms au Nord de Saint Quentin dans une plaine accidentée et entourée de bois.
Entouré par les communes de Estrées, Gouy-et-Montbrehain, Beaurevoir et Villers-Outréaux la plus grande ville des environs.
La commune est proche du Parc Naturel Régional de l'Avesnois.

Beaurevoir blason Héraldique 

Les armes des communes se blasonnent ainsi : D'or aux trois maillets de sinople.

 Toponymie 

Ancienne dénomination : Bellum videre = Belle vue.
Belvoir et  Biauvoir dans un cartulaire de l'Abbaye du Mont-Saint-Martin du XIIème siècle ; Bellumvisium en 1229 dans un cartulaire de la seigneurie de Guise ;  puis Bemmum Videre, Biauvoer, Belawart, Beauvoir-en-Arrouaise, Biaurevoir, Beauvoir-en-Cambrésis et enfin Beaurevoir apparait au XVIIIème siècle sur la Carte de Cassini.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

Jean de montlucDes vestiges de constructions datant de trois époques différentes existent encore : époques de la pierre, des Gaules et des Comtes du Vermandois. Possession des Luxembourg-Ligny, des Bourbons, puis des Nesles.
Jeanne d'Arc, prisonnière de Jean de Luxembourg en 1430, est transférée du château de Beaulieu au château de Beaurevoir (voir § Les personnages liés à la commune).
 Le maréchal de France, Jean de Montluc de Balagny (1545/1603, portrait de droite), seigneur de Balagny, prince de Cambrai, à la fin de la Ligue, exécute des mutins de la garnison du château de Beaurevoir, coupables d'avoir crié Vive Henri IV ! en les faisant jeter du haut des remparts.

La première Guerre Mondiale 1914-1918
Le 28 août 1914, moins d'un mois après la déclaration de guerre, le village de Lanchy voit l’arrivée des premiers Allemands après la retraite de l'armée française.
Pendant toute la guerre, le village se trouve en arrière du front, stabilisé à une vingtaine de kilomètres à l'Ouest, vers Péronne. Des arrêtés de la kommandantur obligent, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, la population à fournir sous peine de sanctions : blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats. Toutes les personnes valides doivent effectuer des travaux agricoles ou d'entretien.
Le 4 octobre 1918, Beaurevoir est repris par les troupes britannique et australiennes après de violents combats et bombardements qui occasionnent de nombreux dégâts aux bâtiments.
Après l'armistice, nombre d'habitants ne reviennent pas s'installer dans la commune. Pour ceux qui restent, débute une longue période de plus de 10 ans de reconstruction des maisons, des fermes, des bâtiments publics, des routes. De 2300 habitants en 1911, Beaurevoir n'en compte plus que 1691 en 1921.
La commune se voit décerner la Croix de guerre 1914-1918.

Seigneurs et gens de noblesse

La ville dépend  du diocèse de Cambrai et la plupart des seigneurs de Beaurevoir se font inhumer dans la cathédrale.
Différents écrits font mention des seigneurs de Beaurevoir :
En 1058, Alielme de Beauvoir,  cité dans un diplôme du roi des Francs Henri Ier (1008/1060) ; en 1087, Hugues de Beauvoir ; Baudouin de Beaurevoir ; en 1161, Aldo de Beaurevoir, chevalier ; en 1178, Mathieu de Beauvoir ; de 1178 à 1202, Baudoin de Beaurevoir, seigneur de Beaurevoir et Wailaincourt ; en 1202, Baudoin de Beaurevoir dit Buridan ; en 1217, Manassès de Beaurevoir ;  1227/1262, Riboald de Beaurevoir ; en 1231, Mathieu de Wallaincourt Pierre de Tombes ; 1243, Pierre II de Tombes ; en 1274, Jean de Beaurevoir ; en 1293, Jacques de Beaurevoir, chevalier.
Le domaine devient, dans la seconde moitié du XIIIème siècle, la possession de la branche française de la Maison de Luxembourg.
Vers 1270, Jeanne de Beaurevoir, épouse du comte Waléran Ier de Luxembourg (1245/1288) qui devient par mariage, le premier Luxembourg, seigneur de Beaurevoir. Résidant souvent à Cambrai et fort occupé par la guerre, il n'a pas la possibilité de fortifier Beaurevoir. Il meurt au combat de Woringen près de Cologne. Le château entre alors dans la maison des Luxembourg-Limbourg. Son fils Waléran II, comte de Luxembourg (1275/1354) est seigneur de Ligny, Roussy et de Beauvoir de 1288 à 1354, il s’occupe activement de Beaurevoir et y réside en permanence. Un édifice assez puissamment fortifié existe au tout début du XIVème siècle. Il est vraisemblablement le constructeur de l'enceinte fortifiée, première ébauche du futur château fort. En 1310, il cède la gouvernance et la capitainerie de son castel en échange de quelques terres. En 1314, à 40 ans, il fonde avec son épouse Guyotte, quatre chapelles à Beaurevoir. En 1348, la branche aînée de la Maison de Limbourg, représentée par les comtes de Berg s'éteint, et Waléran II obtient de son cousin, l'empereur du Saint-Empire Germanique, Charles IV de Luxembourg (1316/1378) le droit de reprendre leurs armoiries.
En 1330, Jean 1er de Luxembourg (1300/1364) succède à son père Waléran II, il est châtelain de Lille, seigneur de Ligny, de Beauvoir et Roussy de 1354 à 1364 ; en 1364, Guy de Luxembourg (1340/1371), comte de Ligny et de Saint-Pol, seigneur de Roussy et de Beaurevoir de 1364 à 1371, époux de Mahaut de Châtillon (1335/1378).
De 1371 à 1415,  Waléran III de Luxembourg (1355/1415) entre au service du roi Charles V dit Le Sage (1338/1380), tombe entre les mains des Anglais et, pendant sa captivité, épouse en 1380 Mathilde de Holland, puis veuf, il se remarie en 1393 avec Bonne de Bar.  En 1396, le roi Charles VI le charge de négocier la paix à Londres et le nomme gouverneur de Gênes en 1397. Pendant la démence du roi, le duc de Bourgogne, dont il est un partisan dévoué, lui fait donner la grande maîtrise des eaux et forêts, puis en 1410 le gouvernement de Paris et en 1412 la place de connétable. Il établit à Paris la milice des Écorcheurs, et bat plusieurs fois les Armagnacs en Normandie. Il doit quitter Paris avec le Parti Bourguignon en 1413 et meurt peu après.
De 1415 à 1441, Jean II de Luxembourg (1392/1441) comte de Guise de 1425 à 1441 et de Ligny-en-Barrois de 1430 à 1441. Au service du duc, Philippe III de Bourgogne​ dit le Bon (1396/1467), il est nommé gouverneur d’Arras en 1414. En 1418, il délivre Senlis assiégé par les Armagnacs. Il est gouverneur de Paris de 1418 à 1420. Puis il se tourne vers la terre de Jean de lancastre 1389 1435Guise, seigneurie autrefois tenue par la Famille de Châtillon, comtes de Saint-Pol, dont Jean, descendant de cette Maison, revendique la possession. Il se fait confirmer ses droits par le duc de Bedford, Jean de Lancastre (1389/1435, portrait de gauche), régent de France au nom de son neveu le roi Henri VI d’Angleterre (1421/1471), et prend le château en 1425. En 1430, il défend Compiègne que Jeanne d’Arc tente de prendre et la fait prisonnière avant de la livrer aux Anglais pour la somme de 10000 livres tournois. En 1435, il refuse de signer le traité d’Arras qui met fin au conflit franco bourguignon. Il meurt alors que le roi Charles VII (1403/1461), est sur le point de le mettre au pas en lui confisquant ses possessions, qui sont rendues à titre viager à son neveu et héritier Louis qui suit.
Louis de luxembourg saint polEn 1441,  Louis de Luxembourg-Saint-Pol (1418/1475, portrait de droite) comte de Brienne, de Conversano et de Saint-Pol de 1433 à 1475, de Ligny, de Guise, de Marle et de Soissons, devient l'ami du dauphin, le futur roi Louis XI (1423/1483) et combat les Anglais en Flandre et en Normandie. Il entre dans la Ligue du Bien Public en 1465 et commande l'avant-garde du comte de Charollais, Charles de Valois-Bourgogne dit plus tard Charles le Téméraire (3/  à la bataille de Montlhéry, obtient au Traité de Conflans le titre de connétable, épouse Louise de Savoie, et se fait donner le comté de Guînes et la seigneurie de Novions. Le roi d'Angleterre, Édouard IV (1442/1483) livre à Louis XI la correspondance du connétable. Il est condamné à mort par le Parlement de Paris et décapité sur la place de l'Hôtel de Ville à Paris. Ses biens sont confisqués et certaines seigneuries, comme Beaurevoir et Ham, sont données par le roi à la Famille Rohan. Pourtant après de nombreuses disputes, Marie de Luxembourg (1472/1547) héritière et petite-fille de Louis, rentre en possession de Beaurevoir et de Ham, où elle habite.
A la fin du XVème siècle, on trouve encore ; Jean IV de Luxembourg ;  Jacques de Longeval, grand bailli du Vermandois. Puis suit de 1503 à 1515, Philippe de Longeval, grand bailli de Vermandois.
Jeanne d albretLa terre de Beaurevoir revient enfin entre les mains de Marie de Luxembourg, épouse en 1ères noces de son oncle Jacques de Savoie (1450/1486) et en secondes noces de François de Bourbon (1470/1495), comte de Vendôme, devenant ainsi l'arrière grand-mère du roi Henri IV. Par ce mariage la forteresse passe à la Maison des Bourbon, c'est-à-dire à la Maison de France. A la mort de son second mari, elle prend la tutelle de ses enfants et gouverne le comté de Vendôme, dont elle a l'usufruit, jusqu'à sa mort. En 1539, elle donne les terres de Beaurevoir à son fils Charles de Bourbon-Vendôme.
Au XVIème siècle, la terre appartient à Jeanne III de Navarre dite Jeanne d’Albret (1528/1572, portrait de gauche) reine de Navarre et mère du roi Henri IV ; en 1594, le roi Henri IV en hérite et la vend  au maréchal Jean de Monluc de Balagny (1545/1603) ; Ensuite, René IV de Mailly (1610/1695) marquis de Nesle, achète la terre.
En 1720, le marquis François Armand de Caulaincourt (1690/1734) achète la terre et agrandit le domaine.

 Personnalités liées à la commune 

Jeanne d’Arc (1412/1431)
JJeanne arc prison cauchonean de Luxembourg, transfert à Beaurevoir Jeanne d'Arc qu'il a fait prisonnière en 1430, Il l'amène à sa tante Jeanne de Luxembourg-Saint-Pol dite La Demoiselle de Luxembourg qui à cette époque vit au château.  Cette dernière tente de dissuader son neveu de ne pas la vendre aux Anglais et montre de la bonté envers elle tout comme l'épouse de Jean, Jeanne de Béthune. Elle est traitée avec douceur par les deux femmes à qui elle fait grande impression, elles lui offrent une robe, mais Jeanne refuse de quitter sa vêture masculine.
Jeanne reçoit des visites, notamment celle d'Aymon de Macy (1) et est tenue au courant de la situation critique de Compiègne et des pourparlers pour la vendre aux Anglais. Elle prend la résolution de tenter une nouvelle évasion, malgré ses voix (selon ses déclarations) qui lui conseillent la prudence.
Elle est claustrée au dernier étage d'une tour d'angle, haute d'environ 30 mètres, la muraille y est à pic et s'achevedans un fossé à sec. L'étroite fenêtre de la geôle n'est pas grillagée, Jeanne s'y glisse et, selon ses déclarations, se recommande à sainte Catherine. Elle tombe lourdement dans le fossé, à moitié évanouie, elle entend des gens crier : elle est morte !. Des gardes accourent, elle reprend conscience. Dans leur saisissement de la trouver encore en vie, l'un ne peut que dire : Vous avez sauté ? On la porte dans sa cellule, où, courbatue, elle reste étendue sur un grabat, incapable de boire et de manger durant 3 jours.
Les juges de Rouen profitent de cette évasion manquée pour l'accuser d'avoir voulu se suicider. Cependant, le réquisitoire définitif ne fait pas allusion au suicide. (Ci-contre, Jeanne d'Arc interrogée par Pierre Cauchon, gravure issue de l'ouvrage Cassell's history of England, 1902).

Gabriel Albert Auguste Hanotaux (1853/1944, portrait ci-contre) diplomate, historien et homme politique né à Beaurevoir (voir sa maison natale dans le diaporama).
En 1879, il intégre les cadres du Ministère des Affaires Etrangères comme secrétaire-adjoint et gravit un à un les échelons de la carrière diplomatique. Il sert notamment comme secrétaire d'ambassade à Constantinople. Il s'intéresse très tôt aux questions coloniales au contact de Jules Ferry (1832/1893). Il est élu député de l'Aisne en 1886 mais est battu en 1889. Il milite dans le camp républicain aux côtés de Léon Gambetta (1838/1882) et de Jules Ferry, dont il est le chef de cabinet en 1883. Gabriel hanotaux 2Le 31 mai 1894, il devient ministre des Affaires Etrangères dans le gouvernement de Charles Dupuy (1851/1923). Il le demeure jusqu'en 1898 avec toutefois une interruption durant le Gouvernement Léon Bourgeois (1851/1925). Il est à nouveau ministre des Affaires étrangères de 1896 à 1898 dans le gouvernement Jules Méline (1838/1925) et accompagne le président Félix Faure (1841/1899) en visite officielle à Saint-Pétersbourg. Il fréquente le salon de Léontine Lippmann (1844/1910) épouse d'Armand de Caillavet, maîtresse et égérie d'Anatole France (1844/1924). En 1909, il est le président-fondateur du Comité France-Amérique et l'instigateur de plusieurs missions dont la Mission Champlain en 1912, la Mission Fayolle en 1921 et la Mission Jacques Cartier. Il est également délégué de la France à la Société des Nations.
Il posséde une résidence à Pargnan (Aisne) où il aime passer l'été.
Gabriel Hanotaux publie divers ouvrages historiques dont le plus connu et le plus important est l'Histoire du cardinal de Richelieu
Il est élu à l'Académie Française au fauteuil 29 en 1897 et à l'Académie de Rouen en 1901.Josquin desprez

Josquin Lebloitte dit Josquin des Prés  (1450/1521, portrait ci-contrené à Beaurevoir, est un compositeur franco-flamand de la Renaissance. Il est le compositeur européen le plus célèbre entre Guillaume Dufay et Palestrina et est habituellement considéré comme la figure centrale de l'école franco-flamande. Josquin est largement considéré par les spécialistes comme le premier grand maître dans le domaine de la polyphonie vocale des débuts de la Renaissance.​

Christophe Marichelle (1869/1929) missionnaire et dialecticien, il est né à Beaurevoir.
Orphelin à l'âge d'un an, il est recueilli par son oncle maternel, prêtre à la cathédrale de Laon. Il suit ses études théologiques au petit séminaire de Liesse, est ordonné prêtre des missions étrangères et part en mission au Royaume de Loango au Congo pour évangéliser les populations locales de la tribu Vili. Durant son sacerdoce, il apprend leur dialecte et en publie une grammaire et un dictionnaire français-vili unique encore à ce jour.

Alfred Marichelle, organiste, compositeur et professeur d'harmonie, de fugue et de contrepoint à l'école Niedermeyer.​
Il est né en 1866 à Beaurevoir. Il a formé quelques uns des plus grands organistes français. Son fils Léon est lui aussi organiste.

François Molet (1905/1942) cultivateur, appelé sous les drapeaux le 15 mai 1925, il rejoint Mayence ou il est promu brigadier. Un an plus tard, brillamment reçu à l’examen, il est nommé maréchal des logis, excellemment noté par ses supérieurs dans ses fonctions, pour sa droiture, sa gentillesse et son sens social. Libéré de ses obligations molotaires en 1926, il retrouve son pays et ses occupations professionnelles. Il obtient dans la réserve le grade de sergent chef. Après avoir épousé à Levergies en 1932, Paule Boulanger, dont il aura quatre enfants, il exploite la ferme familiale.
1364027335 fmoletEn 1938, les prémices de la Seconde Guerre Mondiale lui valent d'être affecté à une unité sur la ligne Maginot. Puis, en septembre 1939, à la mobilisation générale, il est affecté à la 101ème batterie du 2ème dépôt d'artillerie à Abbeville, puis au 28ème régiment de la garde, Ier bataillon, 5ème compagnie, dernière unité.
En 1940, il se trouve mêlé, malgré lui, à l’affaire des 21 fusillés du kiosque d’Abbeville : le 15 mai, l’administration pénitentiaire de la prison de Bruges, submergée par l’incarcération de suspects, décide d’en transférer une partie vers la France. Un groupe de 78 suspects est extrait de la prison belge, remis à la Sûreté puis conduit en France (20 Belges, 18 Juifs de nationalité inconnue, 14 Allemands, 6 Néerlandais, 3 Luxembourgeois, 9 Italiens, 2 Suisses, 1 Français alsacien, 1 Espagnol, 1 Danois, 1 Autrichien, 1 Tchèque, 1 Canadien ainsi que Léon Degrelle, fondateur du mouvement fasciste Rex, Robert Bell, entraîneur de l’équipe nationale allemande de hockey sur glace, incarcéré en mars 1940 pour manque de papiers en règle et suspecté d’être un espion, tous ne sont pas innocents). Le convoi arrive à Abbeville dans la nuit du 19 au 20 mai. Ne sachant où loger les prisonniers, on les enferme dans la cave du kiosque à musique. Les Allemands sont aux portes de la ville. Les militaires français doivent décrocher. Mais que faire des prisonniers ? 21 d’entre eux vont être passés par les armes, sans autre forme de procès. Quelques mois plus tard, l’affaire est jugée par un tribunal allemand.
François Molet, sergent chef de réserve, ainsi que son chef direct, le lieutenant Caron, sont condamnés à mort et fusillés le 7 avril 1942 au mont Valérien.
Une rue de Beaurevoir porte son nom.

 Patrimoine 

Le château-fort
Son existence est attestée dès le XIIème siècle. Une source fixe la date de construction du premier château, bâti par Philippe Ier d'Alsace (1143/1191), comte de Flandre, en 1167. Ce château est la possession des comtes de Luxembourg-Ligny.
Il s'agit d'une forteresse massive et bien tourellée qui reprend des proncipes d'architecture philipienne et anglaise avec mâchicoulis à console. Le donjon cylindrique relié aux courtines se dresse sur une motte. Le tracé général, y compris les ouvrages secondaires, la porte existant sur le mur du ravelin Sud et le pont-levis à bascule qui la domine, remontent au moins à Waleran II au début du XIVème siècle.
Le château reconstruit de 1424 à 1430 est la résidence principale de Jean II de Luxembourg, allié fidèle du duc de Bourgogne. Les murailles de la forteresse sont très élevées et surmontées d'un chemin de ronde crénelé. Une chapelle est egalement présente. 
Jean II de Luxembourg emprisonne Jeanne d'Arc en 1430 dans le donjon du château avant de la vendre aux anglais. Haimond de Macy, qui témoigne au procès en réhabilitation, participe à la garde du château, peut-être en tant que capitaine de la garde. 
Passé à la couronne de France, le château est disputé entre catholiques et protestants au XVIème siècle, puis convoité par les espagnols au siècle suivant, avant d'être démantelé en 1674 sur ordre du roi Louis XIV (1638/1715) à l'exception du donjon.
Propriétés du marquis de Mailly-Nesle au XVIIIème siècle, le donjon où Jeanne d'Arc a été retenue captive ainsi qu'une partie des remparts restés debout, est confisqué comme bien d'émigré. Ils sont mis en vente et adjugés au citoyen Aimé Manteux pour le compte de Rémy Nicolas Paris, habitant de Beaurevoir. qui fait démolir le donjon pour récupérer et vendre les pierres.
Du château il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges visibles dont la tour Jeanne d'Arc, dressée sur une motte, des restes de logis ainsi que des fossés large de 40m et de 10m de profondeur.

Le moulin à vent
A environ 500m de la forteresse, une tour de garde pour surveiller les abords du château, est encore visible aujourd’hui au milieu des champs. Cette tour est devenue depuis longtemps un moulin à vent. Le nom de Moulin de pierres qui lui est donné est devenu un lieu-dit. On l’appelle aussi parfois, improprement, la Tour Jeanne d’Arc mais Jeanne est emprisonnée dans le donjon du château, jamais dans cette tour.
Elle est classée aux Monuments Historiques en 1920.

La demeure seigneuriale
Elle est éfendue par 11 tours et construite sur une superficie de moins d’un hectare.
L’emplacement du donjon est identifié, mais le soulèvement de terre, qui le fait émerger du fossé voisin, est de plus en plus recouvert par une végétation désordonnée. En 1898, on distingueencore un pan de muraille.
Quant aux galeries souterraines, elles sont parfaitement conservées dans leur état d’origine. Ol faut autrefois s’éclairer d’une bougie pour y descendre, maintenant un éclairage électrique jalonne le parcours.

L’église Sainte Jeanne d’Arc
Jadis Beaurevoir compte 7 chapelles. Celle-ci est construite sur l’emplacement de la chapelle du château. 

 Hameaux, Lieux-dits, faubourgs et écarts  

Somescault
Le moulin à vent en bois ainsi que la ferme et la chapelle ont disparus. Somescault ou Fontaine de Somescault dont le nom apparaît en 1531 vient d'anciennes sources de l'Escaut dont les eaux se jettent dans le Canal des Torrents.

Les hameaux de Ponchaux et Vaux-le-Prêtre ainsi que les fermes de La Sablonnière et La Motte qui figurent sur la carte de Cassini existent encore de nos jours.

 Evolution de la population 

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 Nos ancêtres de Beaurevoir … 

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 Carte de Cassini 

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Sources
Sites, blogs, photos et lecture :
Wikipedia.

Date de dernière mise à jour : 08/09/2020