Aux pays de mes ancêtres

Wasselonne

 

Wasselonne 67 adm

 

Wasselonne 67 geoAncien chef-lieu du canton au cœur de la vallée de la Mossig, sur la colline de Durenberg, Wasselonne bénéficie d’une situation privilégiée dans les collines du Piémont des Vosges.
C’est une des communes du Bas-Rhin les plus peuplées.
La ville située entre Strasbourg à 25 Kms et Sarrebourg à 40 Kms.
Les villages les plus proches sont : Wangen, Crastatt, Romanswiller, Hohengœft et Cosswiller.
La ville conclut un accord de jumelage avec Dahn (Palatinat) en 1971, pour commémorer les liens anciens qui unissent les deux cités.
Wasselonne possède 1 fleur au concours des Villes et villages fleuris.
La commune est proche du Parc Naturel Régional des Vosges du Nord.

 Héraldique 

Les armes des communes se blasonnent ainsi :

De gauche à droite :
1- Porte d’azur à un saint Laurent, martyr, vêtu en diacre tenant un gril de sa dextre abaissée, et une palme de sa senestre, le tout d’or. (Armorial du roi Louis XIV, 1696).
2- D’or au gril de sable posé en barre (1849).
3- Armoiries de Wasselnheim (période de la première annexion, 1871).
4- D’azur au gril d’or posé en barre (1909).
Saint Laurent est le patron de la cité, de la paroisse catholique et le titulaire de l’église protestante de Wasselonne.

Wasselonne 67 blasons

  Toponymie  

Attesté sous les formes Wazzeleneheim en 754, Wazelnheim en 1221, Wazzelenheim et Wasslenheim en 1851.
Le nom allemand de Wasselonne est Wasselnheim

 Hydrographie 

La partie basse de la commune est traversée par la rivière la Mossig, qui chemine pour se jeter dans la Bruche à hauteur d’Avolsheim.
Les ruisseaux le Wiedgraben, le Heiligenbach traversent la commune.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

Des recherches archéologiques effectuées en 1990 au lieu-dit Wiedbield mettent à jour des vestiges d’occupation humaine remontant au Néolithique, au Rubané, au Poinçonné, à la civilisation de Michelberg, à la période de Hallstatt, et aux ères gallo-romaine et mérovingienne (voir Echelle des Temps).
Le peuplement humain de Wasselonne serait vieux de 20 000 ans. Du mobilier retrouvé dans une glaisière atteste d’une occupation permanente à l’âge du bronze et à l’âge du fer. Des pièces de bronze retrouvées montrent que Wasselonne était d’abord celtique.
À l’époque romaine, Wasselonne est un vicus peuplé par les Triboques. Le village est un point de passage sur la ligne secondaire Dabo-Kuttolsheim.
Wasselonne est mentionné pour la première fois dans un document de 754 sous le nom de Wasselnheim par la comtesse Adala, descendante des ducs d’Alsace.
En 1308, la moitié du ban communal de Wasselonne est inclus dans une transaction entre l’empereur Henri VII du Saint-Empire (1262/1313) et les évêques de Strasbourg pour les faire renoncer à leurs prétentions sur Mulhouse.
En 1447, La Guerre de Wasselonne oppose le Grand Chapitre de Strasbourg à Guillaume, comte de Fénétrange et Walther von Dahn possesseur du fief impérial de Wasselonne. Wasselonne est assiégée et prise par ces derniers puis reprise par les troupes strasbourgeoises qui incendient le château en 1448.Maximilien ier du saint empire
En 1496, Walther von Dahn vend à la ville de Strasbourg, le château et le village de Wasselnheim, avec toutes les munitions de guerre, vente à laquelle l’empereur Maximilien Ier du Saint-Empire (1459/1519, portrait de droite) donne son consentement.
Edmund grindalEn 1525, Andreas Keller-Cellarius (1503/1562) est le premier pasteur de Wasselonne, qui passe à la Réforme.
De 1554 à 1559, l’évêque de Londres et primat d’Angleterre, Edmund Grindal (1519/1583, portrait de gauche) se réfugie à Wasselonne pour se soustraire aux persécutions que sa volonté de réforme lui attire sous le règne de la reine Mary Ière Tudor (1516/1558).
De 1592 à 1604, la Guerre des Evêques met l’Alsace rurale à feu et à sang. Wasselonne est occupée par les troupes du cardinal de Lorraine.
En 1648, à l’issue de la Guerre de Trente Ans, l’Alsace exsangue est rattachée à la France du roi Louis XIV (1638/1715).
De 1672 à 1678,
le château est l’objet d’un litige, au cours de la Guerre de Hollande, qui oppose la France et ses alliés (Angleterre, Münster, Liège, Bavière, Suède) à la Quadruple-Alliance (Provinces-Unies, le Saint-Empire, le Brandebourg et l'Espagne), entre Henri de La Tour d'Auvergne dit le maréchal de Turenne (1611/1675) et les Brandebourg. Il est occupé successivement par les troupes de Turenne et celles du marquis de Louvois, François Michel Le Tellier (1641/1691).
En 1686,
après l’annexion au royaume de France, l’église devient simultanée.
Au XVIIIème siècle, la majorité de la population parle alsacien, à l’exception des élites, qui parlent allemand.
En 1757, l’ancienne église Saint-Laurent est démolie et reconstruite par les deux cultes en style baroque. La même année, le roi Louis XV permet la cession d’un terrain sur lequel est érigé un hospice à la fin de l’année suivante. 5 capucins et 1 domestique y demeurent. En 1791, les scellés sont apposés sur l’église et la sacristie. En 1792, les capucins sont expulsés à l’abbaye d’Altorf et l’église et la maison d’habitation sont vendues à Xavier Klein, l’aubergiste de Wasselonne.
En 1790, Strasbourg perd son statut de capitale de l’Alsace et son territoire rural. Wasselonne devient alors une commune égale et libre au sein du département. Pendant la Révolution, le pouvoir reste aux mains des anciens baillis et de la bourgeoisie locale.
La langue française commence à s’implanter profondément et durablement à Wasselonne, les actes officiels sont rédigés dans un françois d’abord approximatif, puis s’affinant sous le Directoire puis l’Empire.
Charles philippe de france ou charles xAu XIXème siècle, le territoire, dont une très petite partie est en plaine, est assez fertile, malgré son sol aride et pierreux. Il s’y trouve de nombreuses fabriques de bas et chaussons, de chaux, de plâtre, de produits chimiques, de savon et chandelles ; douze moulins, onze brasseries, dix tanneries, quatre filatures de laine, blanchisserie de toiles, tissage de calicots. On y fait commerce en grains et en vins et on exploite la houille. Entre 1811 et 1919, Wasselonne est le second centre de tannage du Bas-Rhin, juste après Strasbourg.Louis philippe ier
En 1828, le roi Charles X (1757/1836, portrait de gauche), en visite officielle en Alsace, passe à Wasselonne.
En 1831, le roi Louis Philippe Ier (1773/1850, portrait de droite) y est accueilli. En 1838, un ouvrier-tourneur anarchiste originaire de Wasselonne, Louis Huber dit Aloysius (1815/1865), tente de l’assassiner à Paris.
En 1863, le don d’un médecin, propriétaire de la ville, d’une maison d’habitation sur cave avec étage et grenier, un hangar de tuilerie, un four à chaux, une cour et un jardin, permet de créer un asile de bienfaisance pour les indigents.
En 1871, l’Alsace est annexée au Reich allemand. La langue allemande est imposée et il est interdit de parler français.
A partir de 1864, la ville est reliée à Molsheim et à Saverne par le chemin de fer.
Lorsque la Première Guerre Mondiale débute en août 1914, l’Alsace-Lorraine est un Reichsland sous domination allemande. N’étant pas sur la ligne de front, Wasselonne n’est pas directement touchée par les combats. Les hommes sont, tout au long du conflit, légalement enrôlés dans l’armée impériale allemande. Le Landsturm Bataillon Friedberg est stationné à Wasselonne dès le début du conflit. En 1918, l’Allemagne crée un camp de prisonniers dans les bâtiments de l’ancienne tannerie Loew. À la fin de la guerre, Wasselonne déplore la mort de 80 de ses habitants morts au combat et redevient officiellement française le 28 juin 1919.
Lors de l’annexion de l’Alsace, l’administration municipale est nazifiée. L’instituteur germanophile, Émile Bapst, est nommé maire par les autorités. Pendant son mandat, il dénonce de nombreux Wasselonnais pour différents motifs. Lors de l’épuration, il échappe aux représailles du groupe local des FFI.
Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, la ville paye un lourd tribut : 13 réfractaires morts avant l’annexion, 62 incorporés de force sont morts au combat et 28 sont encore portés disparus, 11 juifs sont déportés et ne reviennent pas des camps d’extermination. Le 23 novembre 1944, Philippe François Marie de Hauteclocque le général Leclerc (1902/1947) libère la ville à la tête de la 2nd Division Blindée. Trois combattants de la Division tombent au champ d’honneur pour la libération de Wasselonne et de l’Alsace dans le défilé du Kronthal, une stèle est érigée à cet endroit.
Durant les Trente Glorieuses, de nombreuses entreprises ferment.
la famille Lux de Wasselonne ouvre une vaste salle de cinéma au-dessus de son restaurant À l’Étoile, sur la place de la Mairie. La population de Wasselonne est peu francophone, on projette exclusivement des films en version allemande sous-titrés en français. Le cinéma ferme définitivement en 1988.
En 1967, l’abattoir municipal est fermé.
La voie ferrée réduit puis cesse son activité voyageurs en 1969. Déclassée en 1993 et déposée en totalité, les bâtiments et les halles de marchandises sont vendus et l’ancienne plate-forme est transformée en piste cyclable reliant Molsheim à Romanswiller.
L’allemand reste enseigné comme première langue de manière quasi obligatoire jusqu’à fin 1970. De nos jours, l’alsacien est, comme partout en Alsace, en nette régression et l’allemand est enseigné comme langue étrangère de manière facultative.

Seigneurs et gens de noblesse

Un mariage princier a lieu en 1425 entre Friedrich von Dahn, fils de Walther von Dahn, bailli de Basse-Alsace, descendant d’une famille de nobles palatins dont le château ancestral Altdahn se trouve près de l’actuelle ville de Dahn (Palatinat) et Eda von Waszelnheim, fille de Hans von Waszelnheim, bailli du fief impérial de Wasselonne.
Les nobles de Lutzelburg ont un droit d’habitation dans le château de Wasselonne, ils vendent ce droit avec d’autres biens à la ville de Strasbourg, en 1506.

 Chroniques communales 

Les carrières de calcaire
Située près du quartier de l’Osterfeld, une carrière de calcaire sert à la fabrication de la chaux, réputée pour son pouvoir de rénovation de pierre de taille. D’autres se trouvent dans la vallée du Kronthal et fournissent des pierres de taille et des meules de grès très recherchées.
La cathédrale de Strasbourg est en grande partie construite avec les pierres de Wasselonne.

Les boulangers
Les Grecs ont, les premiers, possédé des moulins et des fours. Ils sont à la base, avec les Phéniciens, de la colonisation de la boulangerie moderne du bassin méditerranéen vers l’Europe. Elle apparait pour les Romains vers le VIème siècle de la fondation de Rome. Ils développent plusieurs variétés, dont le pain de gruau pour les riches et le travail du beurre, du lait, des œufs avec la farine donne naissance aux gâteaux et à la pâtisserie.
Pain rondEn 1558, les boulangers sont à l’origine d’une des premières corporations.
Assurer l’approvisionnement en pain… cette préoccupation constante pendant la Révolution Française, reste d’actualité au début du XIXème siècle. A la fin du siècle, le pain français se distingue. C’est en France que le pain, exclusivement fait avec de la farine de froment, est le plus blanc. Mais les critiques affirment aussi que dans notre estomac, il se réduit en bouillie semblable à l’empois des blanchisseuses ou à la colle des afficheurs.
Dans la campagne alsacienne, le paysan dispose de son propre four. Le boulanger urbain vend le pain qu’il a mitonné lui-même mais plus généralement cuit celui que lui apporte la clientèle.
Le plat traditionnel strasbourgeois le Baeckeoffe est cuit dans le four du boulanger les jours de lessive.
En 1788, Wasselonne compte 15 boulangers.
Mon arrière-grand-père, Michel Guth (voir tableau en bas de page), est garçon-boulanger dans une boulangerie de Wasselonne entre 1870 et 1881.

Les Établissements René Neymann 
La Famille Neymann, la plus ancienne famille juive de Wasselonne, est à l'origine de la plus ancienne et une des dernières fabriques de pain azyme de France. Cette entreprise familiale est fondée en 1850.
Les pains azymes, de type ashkénaze, consommés en particulier lors de la Pâque juive, sont fabriqués par deux sociétés en Alsace : René Neymann de Wasselonne et Paul Heumann de Soultz-sous-Forêts, et une à Paris.
En 2015, l’entreprise est récompensée par l'attribution du label d'Etat Entreprise du Patrimoine Vivant et en 2016 par la remise de la Légion d’Honneur à son dirigeant, Jean Claude Neymann, arrière petit-fils du fondateur.

 Patrimoine 

Le château
Aucun texte n’évoque l’existence du château avant le XIVème siècle. S’il existe avant le Xème siècle, il doit être de proportions plus modestes.
Au début du XVème siècle, c’est l’une des forteresses les plus importantes de la Basse Alsace. Il possède 27 tours, 5 énormes et 22 plus petites. De tracé presque circulaire, se succèdent trois murs d’enceintes avec deux fossés sans eau. Une quinzaine de tours flanquent les deux premières enceintes. Au centre, une haute tour carrée, ancien clocher d’église, fait office de tour de guet.
Il est le siège du bailliage de Wasselonne. Les pierres utilisées pour sa construction sont extraites des carrières de grès rose du Kronthal, identiques à celles qui servent à la construction de la cathédrale de Strasbourg
En 1448, durant la Guerre de Wasselonne il est incendié par les troupes strasbourgeoises, mais rapidement reconstruit.
Wasselonne 67 gravure de 1674En 1674 (gravure ci-contre), pendant la campagne de Turenne en Alsace, la cité est prise par les troupes françaises qui tombent sur la garnison de 140 hommes, prennent possession du château et de la ville où ils trouvent des approvisionnements considérables. Ils sont expulsés par les troupes brandebourgeoises. Après un bombardement de trois jours, les lieux sont partiellement détruits.
La porte flanquée de deux tourelles rondes est surélevée en 1789 par une tour carrée, afin de remplacer la tour de guet se trouvant au centre du château et détruite en 1674. La partie inférieure comporte le logement du gardien et des cellules pour prisonniers. Une meurtrière au-dessus de la voûte de la porte d’entrée est fermée par une pierre de taille cylindrique que l’on peut faire pivoter facilement. En dessous, un cadre comporte les armoiries du seigneur, martelées lors de la Révolution Française.
La tour comporte une cloche de 760 Kgs datée de 1818 et un mécanisme d’horlogerie daté de 1881.
La tour ronde, restes de l’ancien donjon, partiellement démantelée, avec ses 12m de diamètre se distinguait par une imposante hauteur de 20m. Elle renfermait plusieurs casemates et une salle de batterie équipée de trois canons dont le tir pouvait s’orienter dans trois directions différentes. Devant la tour, est érigé le monument aux morts des deux dernières Guerres Mondiales, de l’incorporation de force, de la Guerre d'Indochine et de la Guerre d'Algérie.
La demeure du Bailli est agrandie en 1876 et restaurée en 2011. Elle possède une belle cave ainsi qu’une petite chapelle. Elle sert désormais de Salle prévôtale.
Le bâtiment du Tribunal cantonal est construit en 1880.
Dans la cour, le Groupe scolaire Marcel Jost est construit entre 1950 et 1953 et regroupe deux écoles maternelles et une école primaire.
Les anciens murs d’enceinte sont restaurés en 2011 et un petit jardin médiéval est installé sur les remparts. Le château est inscrit au titre des Monuments Historiques en 1931 et 1932.

L’église catholique Saint-Jean-Bosco 
La construction débute en 1897 mais elle est interrompue par la Première Guerre Mondiale puis par manque de crédits suffisants. En 1937, décision est prise de reprendre les travaux. La première pierre est bénite en juin 1938. L’inauguration a lieu en 1941 par Mgr Théodore Douvier, vicaire général du diocèse, et un pèlerinage à saint Jean Bosco est ouvert. C’est la fin de 190 ans de simultanéum. En raison de l’Occupation, la consécration n’a lieu qu’en 1947 par Mgr Jean Julien Weber, évêque de Strasbourg. 
L'église est typique de l'art sacré en vogue dans les années 1940. L'orgue construit en 1933 est installé en 1940.
Elle est édifiée en béton recouvert d’un parement en grès rose en façade, au niveau des entrées et à la base du clocher. Un grand bas-relief représentant saint Jean Bosco surmonte le grand porche central.
En 2011, la communauté catholique est estimée par son curé à 3 500 âmes environ.
Elle fait l’objet d’importants travaux de ravalement et la toiture est remplacée en 2010.
En 2019, une restauration intérieure est effectuée.

L'église luthérienne Saint-Laurent
En 1525,  Wasselonne passe à la Réforme et l’ancienne église devient simultanée en 1686.
En 1757, après la démolition et la reconstruction, la nouvelle église Saint-Laurent est construite de concert par les deux cultes en style baroque.
En 2011, Le pasteur estime en 2011 sa communauté à 1 000 paroissiens.

L’oratoire israélite
La communauté israélite est formée dans la seconde moitié du XIXème siècle. En 1910, elle compte 67 membres.
Après la Première Guerre Mondiale. l’oratoire, installé dans le bâtiment de l’actuelle Caisse d’Epargne, est devenu trop exigu, un nouvel est aménagé dans l’immeuble de l’ancien Café Best, et inauguré en 1924.
En 1936, on recense 79 membres et en 1945 une cinquantaine.
En 1960, une petite synagogue est construite sur un terrain cédé par la ville, rue de la Poste. Elle est décorée d’une grande verrière du maître-verrier Tristan Ruhlmann. Elle n’est aujourd’hui plus utilisée que pour certaines fêtes lorsqu’il est possible de réunir le quorum de 10 hommes nécessaire aux célébrations.

La gare
Elle est construite sous le régime Allemand et aujourd’hui reconvertie en logements privés. Sa tour a perdu son toit haut. A sa gauche une ancienne petite gare portant un panneau à moitié effacé Wasselenheim.
Le bâtiment qui lui fait face est autrefois l’hôtel-restaurant de la gare.

La villa des Sapins
Villa Hoffmannn, elle est également appelée Bandeschlessel. Restaurant un temps, elle devient Maison des Jeunes vers 1960 et abrite aujourd’hui l’Association Générale des Familles.

Le Moulin Oelmühle 
Il appartient autrefois à la Famille Reichardt. Ce moulin, mû par une roue à aubes, permet la fabrication d’huiles.

Les lavoirs
La commune compte de nombreux lavoirs le long de la Mossig, de Brechlingen au Kronthal.

 Personnages liés à la commune 

Charles emile koppCharles Emile Émile Kopp (1817/1875, portrait de droite), chimiste et homme politique, député du Bas-Rhin, il est né à Wasselonne.
Diplômé en 1835, il devient assistant de chimie à l'Université de Strasbourg, puis enseignant en 1839 et docteur ès sciences en 1842. Chef de travaux en chimie à la Faculté de Médecine en 1844, il est diplômé d'État en pharmacie en 1847 et devient enseignant à l'Ecole de Pharmacie de Strasbourg.
Il est élu député du Bas-Rhin en 1849, siégeant au groupe d'extrême gauche de la Montagne. Compromis la même année, il est déchu de son mandat et exilé en Suisse où il exerce comme professeur de chimie à l'Académie de Lausanne, puis il s'installe à Manchester de 1852 à 1855.
De retour en France, il travaille avec son beau-père, l’industriel Gustave Goldenberg, et se rallie au Second Empire. Professeur à Turin en 1868, puis professeur de chimie technique à l'École Polytechnique Fédérale de Zurich en 1871, il travaille sur l'action des acides et découvre le phosphore rouge et améliore la fabrication de l'acier et de l'acide arsénique.

Ferdinand Edouard Dollinger (1862/1936) écrivain, médecin et cofondateur avec son frère cadet, Léon, du Musée Alsacien. Il est né à Wasselonne.
Il joue un rôle majeur dans la défense de la tradition culturelle française en Alsace. Membre du cercle de Saint-Léonard, il devient le rédacteur en chef de la Revue alsacienne illustrée, publie de nombreux articles donde le Musée alsacien.
Après 1920, il est administrateur de la Société des Amis des Universités de l'Académie de Strasbourg, puis secrétaire général par intérim en 1921.

Henri Streicher (1863/1952), né à Wasselonne, est un évêque missionnaire français qui œuvre en Afrique comme vicaire apostolique d'Ouganda où il décède à la Villa Maria au Nord de Masaka.

Robert Minder (1902/1980), germaniste, professeur au Collège de France, titulaire de la Chaire de Langues et littératures d’origine germaniques. Il est né à Wasselonne, dans une famille d’artisans commerçants suisse, établie en Alsace depuis 1647.
Entre 1919 et 1921, il suit des cours de piano et de philosophie donnés par Albert Schweitzer (1875/1965), avec lequel il reste ami jusqu’à la mort de ce dernier. Il est admis en 1921 à l'École Normale Supérieure de Paris. Avec un groupe d’élèves, il fonde le Groupe d’information internationale, montrant sa volonté de rapprochement entre la France et l’Allemagne. En 1925, il rencontre Alfred Adler (1870/1937) avec lequel il s’occupe de psychologie individuelle. En 1926, il obtient son agrégation d’allemand et travaille jusqu’en 1933 comme professeur de lycée à Grenoble, puis comme lecteur d’allemand à l’Université de Strasbourg. En 1933, il est professeur à Nancy, au lycée puis à l’université. En 1936, il passe un doctorat à Strasbourg avec comme thèse principale Un poète allemand : Ludwig Tieck (1773/1853).
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il travaille à Paris au Commissariat Général de l'Information qui a pour rôle de contrer la propagande allemande durant la Drôle de Guerre. En 1940, il est évacué à Cahors. En 1943, alors qu’il est professeur à Grenoble, il entre dans la clandestinité, fuyant la Gestapo. En 1945, il reprend son poste à Nancy.
En 1948, il cofonde le Comité français d’échanges avec l’Allemagne nouvelle à Paris et sort le premier volume de sa monographie Allemagnes et Allemands. En 1949, il est fait chevalier de la Légion d'honneur. En 1950, il devient membre de l’Académie des Sciences et des Lettres de Mayence et obtient une chaire germaniste à la Sorbonne. Directeur littéraire du journal Allemagne d’aujourd’hui en 1956, il est nommé un an plus tard à la chaire de Langues et littératures d’origine germanique au Collège de France.
Il meurt d’une défaillance cardiaque dans le train Paris/Ventimille (Italie) alors qu’il part en vacances.

Jean michel truongJean Michel Truong Ngoc (1950/- portrait de gauche), consultant et écrivain, Grand prix de l'Imaginaire en 2000, est né à Wasselonne d’un père d'origine vietnamienne et d’une mère alsacienne.
Il fait des études de psychologie et de philosophie à l’Université Louis Pasteur et l’Université Marc Bloch de Strasbourg. Enseignant et chercheur au Groupe d’Études et de Recherches sur la Science de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, il est cogniticien, expert en intelligence artificielle et enseigne jusqu’en 2007 à l’École Centrale de Paris. En 1983, il dépose le mot cognitique(1) à l’INPI(2). Il décrit le métier de spécialiste de la cognitique pour la première fois en 1988 dans un article du Monde Informatique. Travaillant en Chine depuis 1991, il conseille des entreprises européennes de haute technologie (télécommunications, aérospatiale) désireuses d’investir dans le pays. En marge de son activité, il est romancier et essayiste.

Andreas Keller-Cellarius (1503/1562), pasteur et théologien luthérien, vit à Wasselonne de 1525 à 1536.
Partisan des idées de Martin Luther (1483/1546), et pasteur à Rottenburg, il est probablement formé au couvent et fait des études à Vienne. Il prêche en 1524, dans sa ville natale de Rottenburg am Neckar, contre le pape et devient rapidement l'un des premiers théologiens protestants de la Renaissance et en dehors de ce royaume.
Obligé de quitter sa ville, il se réfugie à Strasbourg en 1524 et 1525, il s’engage dans la guerre des pamphlets. Il est nommé pasteur de Wasselonne début 1525 et y reste jusqu’en 1536. Puis, il continue son ministère à Wildberg, dans la Forêt-Noire et devient superintendant des églises réformées.

Alfred oberkirch en 1928Alfred Oberkirch (1867/1947, portrait de droite), médecin et homme politique français.
Il est maire de Wasselonne, député de la Fédération Républicaine puis du Mouvement Républicain Populaire du Bas-Rhin de 1919 à 1940 et de 1945 à 1946. Il est également membre de l'Union Populaire Républicaine, parti démocrate-chrétien alsacien de l'entre-deux-guerres, avant de fonder l'Action Populaire Nationale d'Alsace avec d'autres dissidents anti-autonomistes du parti. Il est sous-secrétaire d'État au Travail, à l'Hygiène, à l'Assistance et à la Prévoyance Sociales de 1928 à 1930, sous-secrétaire d'État au Commerce et à l'Industrie en 1930, puis sénateur sous la IVème République en 1946 et 1947.
Son vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain signe la fin de sa carrière politique.

Louis huber en 1849Louis Huber dit Aloysius Huber (1815/1865, portrait de gauche) conspirateur, agitateur politique (peut-être provocateur de la police), qui apprend à Wasselonne le métier de corroyeur qu'il exerce à Paris.
Il participe à un complot contre la vie du roi Louis Philippe Ier (1773/1850), arrêté et condamné à la déportation en 1838, il est remis en liberté par la révolution de 1848, où il joue un rôle équivoque dans la manifestation du 15 mai, dont l'échec décapite le Mouvement Républicain Progressiste. Réfugié à Londres, il est condamné par contumace par la Haute cour de justice de Bourges, à la déportation.
Il est l'auteur d'un livre : Nuit de veille d'un prisonnier d'État.

Jean Muller (1874/1957), organiste, pasteur, compositeur.
Natif d'une famille trés aisée de Wasselonne, il effectue ses études de théologie protestante à Strasbourg, Organiste, il est l'élève d'Ernest Münch (1859/1928). Après un doctorat de Musicologie à l'Université de Bâle en 1921, il poursuit ses études à Leipzig, et à l'Académie de Musique de Berlin, jusqu'en 1924.
Revenu en Alsace, il est pasteur de plusieurs communes, parallèlement à ses activités de concertiste et de compositeur et donne des cours d'harmonie au Conservatoire de Strasbourg.
Il est pasteur et organiste à Wangen de 1930 à 1956. Il s’inspire pour écrire des préludes de chorals luthériens des compositeurs allemands de la fin du XIXème siècle qu’il affectionne particulièrement.

 Hameaux, faubourgs, lieux dits et écarts 

Les différents quartiers et lotissements de Wasselonne sont la Blanchisserie, le Bubenstein, l’Osterfeld, la Papeterie et Brechlingen, autrefois une annexe rurale du bourg.

Le Kronthal
Etroit passage naturel reliant les massifs de Marlenberg et de Wangenberg, traversé par la rivière Mossig sur le ban communal des villes de Wasselonne et de Marlenheim.
Son incontournable falaise de grès rose est un spot d’escalade mythique pour les grimpeurs.
Etymologiquement, le nom dérive de deux mots allemands : Kron pour couronne, et Thal pour vallée. Le Kronthal est donc la vallée de la couronne.

 Evolution de la population 

La commune passe de 319 maisons en 1732 à 552 en 1819.

Wasselonne 67 demo

 Nos ancêtres de Wasselonne … 

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 Carte de Cassini 

Wasselonne 67 cassini

 

 


 

Notes :

(1) Discipline scientifique et pratique technique, branche de l’informatique, qui a pour objet l’acquisition et la représentation formelle des connaissances et des modes de raisonnement, en vue de leur simulation à l’aide d’ordinateurs.

(2) INPI = Institut national de la propriété industrielle.

 


 

Sources
Sites, blogs, photos et lecture : Wikipedia, 
le châteauHistoire de la boulangerie.

Date de dernière mise à jour : 24/08/2020