Aux pays de mes ancêtres

Pfettisheim/Truchtersheim/Behlenheim

 

Pfettisheim 67 adm

 

Pfettisheim 67 geo

Ce petit village de l’avant Kochersberg, proche de la frontière Allemande, est réputé pour ses grandes fermes jadis habitées par des paysans aisés qui gèrent de vastes exploitations, vendent leur énormes surplus de grains sur le marché et sert de banquiers auprès des paysans plus modestes et des bourgeois de Strasbourg. Parmi eux mes ancêtres.
Il devient, comme sa voisine Belhenheim, commune rattachée à la nouvelle commune de Truchtersheim en 2016.
La commune de Berstett voisine est la plus grande ville aux alentours.
La commune est proche du Parc Naturel Régional des Vosges du Nord.

 Toponymie 

Pfettisheim
Pfetze = pincer en alsacien.
La première mention du village apparaît en 739 dans un document concernant les biens fonciers de l'abbaye de Wissembourg.
Le nom du village évolue au fil des siècles, passant de Phetenesheim au XIIème siècle à Pfetzenheim en 1529.

Truchtersheim
Nom d’origine Celte = petite demeure. Le nom est germanisé par le rajout du suffixe heim.
Il est évoqué pour la première fois en 900.
Drudersheim est noté en 1178.

Behlenheim
Behlen est cité en 784 dans une dotation à l’abbaye de Wissembourg.

 Hydrographie 

Pfettisheim est traversé par le ruisseau le Kolbsenbach.
Truchtersheim est bordée à l’Ouest par le ruisseau d’Avenheim.

 Héraldique 

Les armes des communes se blasonnent ainsi :  

Pfettisheim 
D'argent à la tenaille de sable, mi-ouverte posée en pal.
Pfetze
signifiant pincer en alsacien, les auteurs du blason retiennent le dessin d’une tenaille.

Truchtersheim 
D'argent au chevron de gueules soutenu d'un soc de charrue de sable la pointe en haut.
Le blason représente un soc de charrue, symbole par excellence de la richesse agricole du Kochersberg.

Behlenheim
D’argent à l’anneau d’azur.

Pfettisheim 67 blason     Truchtersheim 67 blason     Behlenheim 67 blason

Drapeau francais fond blanc Histoire 

Des vestiges du Néolithique (voir lien Echelle des Temps) sont retrouvés sur le territoire prouvant que le site est occupé depuis les périodes gallo-romaine et mérovingienne. 
En 1236, les trois villages de Pfettisheim, Behlenheim et Truchtersheim sont propriété indivise entre le Saint Empire romain germanique et l’évêché de Strasbourg comme 27 autres villages des environs.
En 1335, le comte Louis II de Lichtenberg, vend aux sieurs Baumann le tiers de la dîme de Pfettisheim.
En 1350, à la suite d’accords et d’échanges, la seigneurie de Pfettisheim passe sous l’autorité exclusive du prince-évêque strasbourgeois au sein du bailliage du Kochersberg. Trop éloigné du terrain et de la population, l’autorité seigneuriale confie le pouvoir à des prévôts (Schultheiss). Ils sont recrutés dans les familles aisées du lieu. Dans le même temps, de riches institutions religieuses possèdent une partie du ban communal et une ferme colongère. C’est le cas à Pfettisheim pour le Grand Chapitre de la cathédrale de Strasbourg dont le règlement est renouvelé en 1340.
En 1389, la Guerre des Massues ravage et incendie les villages autour de Strasbourg, puis en 1439 et 1444 ce sont les Armagnacs qui sévissent sur la région.  
En 1455, des valets d’Antoine de Hohenstein tentent d’attaquer les colons de Saint-Thomas à Pfettisheim mais sont repoussés par des paysans armés.
Durant la dernière décennie du XVème siècle, le temps très mauvais entraîne de mauvaises récoltes et la disette dure jusqu’en 1503. A Pfettisheim, la Famille Weinling est en difficulté financière.  
Dès 1525, Strasbourg adopte la réforme protestante. Ce changement affaiblit l’emprise de l’évêque catholique qui déménage alors à Saverne. Cet événement a une influence sur le village catholique de Pfettisheim.
En 1572, la Famille Weinling se saisit de la prévôté, charge qu’elle conserve durant presque tout le XVIIème siècle avec une exception notable en 1637 lorsque le décès prématuré de Sébastien Weinling voit la prévôté revenir à Claus Dossmann. Mais à sa mort en 1669, la charge retourne aux Weinling.
Frederic v de wittelsbach simmernJean t serclaes de tillyDurant la Guerre de Trente Ans, Peter Ernst von Mansfeld (1580/1626) qui a rejoint le camp des protestants en 1610 devient leur principal chef de guerre lorsqu'éclate la révolte de Bohême. En compagnie de l'électeur palatin, Frédéric V de Wittelsbach-Simmern (1596/1632, portrait de gauche)  qui l'a rejoint, il inflige une défaite au comte Jean t'Serclaes de Tilly (1559/1632, portrait de droite) à la bataille de Wiesloch  puis pille l'Alsace et la Hesse. Chef de mercenaires et mercenaire lui-même, il suspend ses campagnes militaires pour trouver des fonds en vendant ses services au plus offrant. A Pfettisheim, le village doit subir dès 1621 le pillage de ses troupes qui volent les cloches de l’église. Le prévôt, Sébastien Weinling, avance la somme pour les remplacer. Les années 1630 sont les plus difficiles avec de nombreux passages de troupes, pillages et destructions.
ATruchtersheim, les maisons cossues témoignent de l’ancienne aristocratie paysanne qui fait graver dans le bois des poutres les noms des bâtisseurs et les symboles de prospérité et de protection divine. 
En 1974, la ville fusionne avec la commune voisine de Behlenheim.
En 2016, elle forme une commune nouvelle, avec Behlenheim et de Pfettisheim, commune qui prend le nom de Truchtersheim.

Seigneurs, bourgeois, notables et gens de noblesse

A Pfettisheim
Ses fermes (voir diaporama en bas de page) sont groupées en un carré parfait dont un côté est constitué par l’église et les bâtiments municipaux. Les fermes sont disposées autour en forme de U. Cet agencement suggère les restes d’une grande ferme agricole romaine (villa rustica). L’emplacement de l’église Saint-Symphorien correspond à l’ancien atrium, où réside le maitre du domaine. Il ne reste de l’époque médiévale que le clocher dont la partie inférieure date du XIIème siècle. Ce domaine est probablement une cour royale unique durant le haut Moyen Age qui est, par la suite, décomposée en plusieurs petite fermes indépendantes.
Mes ancêtres, les Familles Weinling, Dossmann et Kieffer, sont les propriétaires de ces fermes.
La Famille Weinling (Winlin) y est présente depuis le XVème siècle. C’est une des plus importantes Familles du village avec la Famille Dossmann (Dossenheim) qui tient la prévôté pour le compte de l’évêque.
Elles sont mentionnées dans les cartulaires des biens de Pfettisheim et les registres des bourgeois de Strasbourg.

Pfettisheim 67 la ferme s jungclause 14 rue principaleLa ferme s’Jungclause (photo de droite), située au 14 rue principale
Cette ferme est une ancienne cour colongère du Grand Chapitre de Strasbourg, très ancienne et déjà renouvelée en 1340. Elle devient importante à Pfettisheim à partir du XVème siècle avec une croissance constante du domaine jusqu’au XVIIème siècle, principalement aux dépends de la petite noblesse qui a quasiment disparu au XVIème siècle.
En 1497, Conrad Weinling est le tenancier de la Cour Colongère. En 1531, c’est Hans Weinling, probablement lié à l’un des deux moulins restant sur le Kolbsenbach bien qu’il n’en soit pas le meunier.
La liste des fermiers du Grand Chapitre sur le Terrier de 1660 de Pfettisheim fait référence à ce domaine qui compte alors 172 parcelles pour une superficie de 202 arpents et est le second plus grand domaine du village après Saint-Thomas. Il est alors cultivé par trois fermiers : Hans Dossmann (s’Jungclaus) pour 69% du domaine, Hans Kieffer (ferme s’Kuhne et Maison du charron) pour 22% du domaine et Andrès Kieffer (Ferme 8 rue de l’école) pour 9% du domaine.
Veltin Dossmann (1545/1634) épouse Anna Kieffer en secondes noces. Il tient la ferme au début du XVIIème siècle. Puis se succèdent de pères en fils : Hans Dossmann (1631/1703) dont la ferme garde une inscription de ses initiales HD sur une pierre de la clôture ; Anna Dossmann avec son époux Clauss Dossmann (+1744) ; Jacob Dossmann (1708/1779) ; En 1771, Marie Dossmann (1748/1831), héritière de la ferme, épouse en 1771 Michel Riehl (1743/) ; Jacques Riehl (1776/1851) ; le dernier, François Joseph Riehl (1842/1904) épouse Joséphine Dossmann (1848/1912) dont il n’a pas de descendance.
La ferme revient par héritage à Albert Antoine Marie Fix (1872/1947), maire de Pfettisheim, fils d’Antoine Fix et de Madeleine Dossmann ; puis ses descendants.

Pfettisheim 67 la ferme kuhne 12 rue principaleLa ferme s’Kühne (photo de gauche), située 12 rue principale
Voisine de la précédente, elle semble faire partie de la cour colongère originale, tout comme, probablement, la ferme Heimberger.
Au début du XVIIème siècle, la ferme est sous la gestion de Wolfgang Kieffer (1565/1634), puis suivent de pères en fils : Mathias Kieffer (1590/1649) époux en 1615 de Barbara Weinling ; Andrès (1615/1680) époux en 1640 d’Anna Dossmann ; Bastien Kieffer (1656/1726) ; Brigitte Kieffer (1693/1723) et son époux Peter Ulrich (1691/1739) qui reprend la ferme.

Pfettisheim 67 la ferme s schultzehans 13 rue principaleLa ferme s’SchultzeHans (photo de droite), située au 13 rue principale
Wolfgang Dossmann (1600/1634) fils de Veltin Dossmann de s’Jungclause, achète à Jorg Rösch de Hochfelden cette ferme en 1631. Il pense s’y établir étant donné le grand nombre d’enfants et donc d’héritiers potentiels de la ferme s’Jungclause, mais il décède et la ferme est adjugée à son fils Wolfgang Dossmann dit le jeune (1630/1706) échevin, alors que la ferme de Jungclause revient à son frère Hans. Puis suivent de pères en fils : Clauss Dossmann (1665/1710) époux de Brigitte Kieffer ; Eva Dossmann épouse en 1728 de Clauss Dossmann (né en 1707) ; Jean Symphorien Dossmann (né en 1730) ; Jean Symphorien Dossmann dit le jeune (1760/1822) ; Jean Dossmann (né en 1793) ; Marie Dossmann (1818/1852) avec son époux Jacques Schmitt (1820/1896) qui se remarie en 1852 avec sa belle-sœur Marie Salomé Dossmann (1828/1896).  La ferme reste par succession dans la Famille Schmitt.

Pfettisheim 67 la ferme luxLa ferme s’Altschultze (photo de gauche), située au 19 rue principale
Vix Dossmann (né en 1420) y est fermier en 1464, il est cité comme prévôt (schultheiss) en 1509. Puis de pères en fils : Vix Dossmann (né en 1450) lui succède comme prévôt ; Clauss Dossmann (né en 1510) est fondateur d’une aumône en 1599 distribuée chaque année le 4 dimanche de carême par l’administration de la paroisse, de préférence aux pauvres ou aux jeunes, la distribution est faite dans l’église, pour la paix de l’âme de son épouse, en présence du curé et du maître d’école… Cette fondation se maintient jusqu’en 1940 ; Clauss Dossmann (né en 1540) ; Clauss Dossmann (1570/1630) ; Clauss Dossmann (né vers 1600) ; Hans Dossmann (1627/1670) est également noté comme prévôt ; Diebold Dossmann (1668/1743) ; Hans Dossmann (1702/1768) ; Maria Catharina Dossmann (1725/1793) épouse en secondes noces d’Andrès Martin (+1780) ; François Martin (1759/1790) époux d’Anne Dossmann qui se remarie en 1792 avec Conrad Wack (+1810).
La ferme est transmise à Laurent Wack puis par succession aux Familles Grasser et Lux.

Pfettisheim 67 la ferme s schmieds 2 rue de l ecoleLa ferme s’Schmieds (photo de droite), située au 2 rue de l’Ecole
Sébastien Weinling (1595/1637) épouse Marie Dossmann vers 1620 et s’installe dans cette ferme vers 1630. Il est prévôt en 1634 à la mort de son père. Puis suivent de pères en fils : Hans Weinling dit Baschehansel (1620/1688) ; Jean Weinling, époux de Catherine Klein, tient la ferme en 1673 ; Jean (+1730) époux de Catherine Wack (+1735).
La commune rachète la propriété. Les époux Karcher, forgeron, font un échange avec leur maison. Leur gendre, Laurent Dossmann en est propriétaire en 1757.

Pfettisheim 67 la ferme s ruhle 1 rue des rosesLa ferme Rühle (photo de gauche), située au 1 rue des Roses
Bastien Weinling dit le Vieux (1565/1626) est le premier propriétaire connu de cette ferme.
Sur le poteau cormier de la maison d’habitation actuelle une date est partiellement visible, 1586 ou 1596 ainsi que les initiales BW, indiquant l’année de construction et le nom du propriétaire. Marié en premières noces vers 1590, il est probable qu’il débute la construction de la ferme à cette époque avec l’aide de son père, Andrés Weinling qui habite la ferme Heimburger voisine.
Son fils Rudolph Weinling dit Ruhlmann (1617/1682) hérite de la ferme et lui donne son nom. Il épouse Eva Dossmann et leur fils Sébastien Weinling (1660/1711) leur succède. Puis de père en fils, Laurent Weinling (1690/1753) et enfin Antoine Weinling (1730/1753) qui meurt 1 mois après son mariage, sa sœur Marie Weinling tient la ferme jusqu’en 1767.
Il ne reste aujourd’hui de la ferme d’origine que la maison et une petite remise.

La ferme s’Schultze, située au 3 rue des Roses
Le premier propriétaire de cette ferme semble être Diebold Weinling en 1580. Son fils, Sébastien Weinling (1570/1634) est prévôt du village et propriétaire de cette ferme en 1626. Dans son inventaire après décès daté de 1635, il est noté qu’il possède une énorme fortune en rentes, des terres, des chevaux et vaches, une maison à Strasbourg faubourg de Pierre derrière l’église de la Toussaint.
Puis suivent, de pères en fils : Conrad Weinling (1615/1684) ; Hans Weinling (1640/1701) ; Jean Weinling (1671/1736) ; Jean Weinling (1698/1749) ; La veuve de ce dernier, Odile Weckel se remarie en 1750 avec Jean Mandel.
La Famille Mandel, à la suite de revers de fortune, doit quitter la ferme en 1836. Elle est rachetée par Antoine Weinling qui la fait démolir en 1837, les bâtiments agricoles un peu plus tard.

Plan du cadastre de Pfettisheim en 1826 : 

Pfettisheim 67 cadastre de 1826

A Truchtesheim
Au Moyen-Âge, le vlillage est doté d’un château. La seigneurie est entre les mains de la Famille Hohenstein puis revient dans le giron de l’évêché jusqu’à la Révolution Française en 1789.

A Behlenheim
En 1163, le chapitre Saint-Thomas de Strasbourg figure comme propriétaire de Belheim, qui y possède une métairie et a fait construire l’église à ses propres frais. 
Au XVIIème siècle, le village appartient à la Famille de Schoenau ; en 1660 à la Famille Holzapfel ; puis en 1682, à la Famille Falkenhayn qui le vendent en 1727 au Couvent de la Visitation à Strasbourg, installé dans l’ancienne abbaye Saint-Étienne, qui le conserve jusqu’à la Révolution Française.    

 Chroniques communales 

Le tram de Truchtersheim
La modernité fait son apparition dès la fin du XIXème siècle avec la construction d’une ligne de tramway Strasbourg-Truchtersheim.
Inaugurée en 1887, elle est d’abord équipée en locomotives à vapeur, puis en motrices électriques.
Le dernier convoi avec des voyageurs quitte le chef-lieu en 1953.
Le restaurant A la gare et la nouvelle salle des fêtes dénommée Espace Terminus rappellent l’épopée du Drüderscher-Tram.

Une légende locale
Au Moyen Age, un valet de ferme nommé Pfetze Jerri (Georges de Pfettisheim), accroche avec le soc de sa charrue une grosse pierre en labourant la parcelle 52 au lieu-dit Auf den Schtvengel de la section 11 de Friedolsheim. Cette pierre se trouve être un gros cuveau en grès qui contient un trésor de monnaies romaines en or. Son patron, après lui avoir échangé sa ferme contre l'or, se fait anoblir.

 Patrimoine 

A Pfettisheim

L’église Saint-Symphorien
Elle se situe au centre du village. Un premier lieu de culte est construit dans le village au cours du XIIème siècle. Il ne subsiste que la tour-clocher. La nef est rebâtie au XVIIIème siècle et sert aujourd'hui de chœur. L'actuelle nef date du XIXème siècle. La sacristie est ajoutée à l'édifice au cours de la première moitié du XXème siècle.
Les murs de la nef et du chœur sont en moellons de grès enduits. Ceux de la tour en brique, avec chaînes d'angle en pierre de taille de grès.
La tour s'élève sur quatre niveaux. Seul le premier niveau a conservé un décor d'origine. Des pierres de taille de grès rouge dessinent une frise d'arceaux, avec corniche moulurée ornée de motifs en dents de scie, séparés par des lésènes dont certains portent une trace de décor incisé.
Les pierres de taille du socle sont moulurées. Les niveaux sont séparés par un bandeau en pierre.
Quelques pierres tombales de l'ancien cimetière déplacé en 1876, sont conservées.

La chapelle de la Sainte-Trinité
Elle est située dans l’enceinte du cimetière actuel et un chemin de croix de 1775. Elle est mentionnée au terrier de Pfettisheim en 1660, édifiée d'après le vœu fait par un noble blessé lors d'une bataille. Victime des intempéries et de la foudre, elle est reconstruite à l'identique en 1964, sur l'ancien emplacement.
Longtemps lieu de pèlerinage pour les personnes atteintes de maladies de la peau, les pèlerins balayaient la chapelle et faisaient une offrande, la décorant ainsi d'ex-voto désormais disparus.
Endommagées durant la Révolution Française, les armoiries du prince-évêque de Strasbourg figurent à nouveau aujourd’hui au-dessus du porche.

Un cadran solaire
Il est réalisé en 1997 avec le blason et décline le proverbe suivant : Que fais-tu de ton temps ? N’oublie pas qu’une heure écoulée ne reviendra jamais ! Utilise-la à profit. 

L’horloge du clocher
Elle est construite en 1856. En 1957, une nouvelle est installée avec un cadran rénové à deux aiguilles ; en 1967, elle est automatisée ; en 1982, elle est dotée d’un enclencheur à quartz qui évite son dérèglement. 
En 1996, l’ancienne horloge d’origine est démontée, restaurée et exposée à la mairie en parfait état de fonctionnement.

La Maison du Charron et les anciennes fermes de mes ancêtres (voir § Seigneurs, bourgeois...).

A Truchtersheim

L'église Saint-Pierre et Saint-Paul
L’église médiévale n’existe plus. De celle construite en 1749 subsistent une façade et le chœur avec son mobilier baroque.
La nef du XVIIIème siècle est démolie en 1924 et remplacée par une nouvelle construction.
Un nouveau chantier s’ouvre en 1964, la nef de 1924 et le clocher médiéval sont rasés, laissant la place à la seule église moderne du Kochersberg. La nef est éclairée sur ses faces latérales et le chœur par des vitraux. Le clocher est séparé de l'édifice.
Quelques pierres tombales anciennes sont conservées derrière le clocher.

Le château d’eau
Cœur du réseau d’eau potable réalisé en 1933, il surplombe le village par sa hauteur inhabituelle de 38m. Illuminé la nuit, il est appelé le phare du Kochersberg. 

Quelques belles maisons alsaciennes …
Edifiées au centre du village entre 1750 et 1870 pour la plupart, elles comportent de beaux portails et portillons en bois décoré, soutenus de montants en grès, ornés d’emblèmes des métiers, de fleurs solaires, d’inscriptions, d’initiales et de dates.

et des fermes à colombages
Elles portent souvent un patronyme : Hofname, s’Lantzemichels, s’Koorlers, s’Jockels, s’Diewolde ... et se situe rue de l’Église, place du Marché, rue de la Couronne... Les colombages symbolisent l’homme-Mann et le losange la matrice féminine.

Une dizaine de croix rurales en grès, des XVIIème et XVIIIème siècles, sont conservées.

La Maison du Kochersberg ouverte en 1982 dans une maison à colombages de 1817 sur la place du Marché, est agrandie puis intégrée en 2017 à l'EsKapade, bâtiment regroupant le musée, l'Office du Tourisme, un atelier d'artiste et un restaurant italien.

La Maison notariale
Située sur la place du Marché, maison d’habitation de la Famille Lienhart, mais aussi ancien tribunal de bailliage, ancien bureau de l’enregistrement, ancienne mairie, ancienne prison et école primaire, il abrite aujourd’hui le notariat et la mairie.
Un emblème des métiers portant la date de 1762 et les initiales d’un couple d’agriculteurs V L C W y est emmuré ainsi qu’une stèle funéraire de 1738.

L'ancienne mairie (photo dans diaporama) est démolie en 2011.

Le puits
Situé place du marché, son linteau est daté de 1714 avec une auge de 1701. Cet ancien puits à bascule du presbytère est construit par M. Marx maître fontainier de Brumath. Il est transféré place du Marché en 1985 à quelques mètres de l’ancien puits communal. 

L'ancien moulin
Situé au bas du village, sur le lit du ruisseau détourné de son cours initial.

Les grandes fermes
Elle ne sont pas groupées autour de l’église, mais s’étendent sur un axe routier Est-Ouest.
L’une est accessible par un portail cintré du XVIIIème siècle, dont l’encadrement est orné de rinceaux et d’une sculpture représentant la Vierge. Les piétons empruntent un portillon à la clef d’arcade armoriée. La maison d’habitation est parallèle à la rue et la cour est entourée d’anciennes dépendances à colombages. 
L’autre, appelé Durichfuehr, possède une entrée sous forme d’un passage couvert.
Ailleurs encore, l’arc du portail est abattu pour permettre le passage des lourds chariots chargés de gerbes de blé ou de bottes de foin. 

Outre son école primaire construite en 1954 et sa maternelle édifiée en 1974, la commune compte un collège depuis 1966.

 A Behlenheim

L’église Saint-Georges
Elle est construite en 1802. Les bâtisseurs réutilisent une frise romane du début du XIIème siècle, qui porte la marque des membres de la Commanderie Saint-Jean de Dorlisheim. Le mobilier de 1803 de style napoléonien est particulièrement remarquable.

Quelques fermes anciennes témoignent du passé rural de cette petite localité.

Une imposante grotte de Lourdes dans le jardin d’une propriété privée.

 Personnages liés à la nouvelle commune 

Charles Pfleger (1883/1975), prêtre et écrivain. Il est le curé qui veille avec passion et dévouement sur les habitants de la paroisse de Behlenheim de 1937 à 1975. Auteur de nombreux ouvrages tant historiques que théologiques qui font sa notoriété, il est nommé docteur honoris causa par l'Université de Fribourg.
Il est enterré dans sa localité, à l'ombre du clocher. Marie louise beck ritz

Marie Louise Beck (1867/1961, portrait de droite) née à Truchtersheim, se marie en 1888 à Cannes avec César Ritz, un Suisse du Valais. Ensemble, ils fondent le Ritz de la Place Vendôme à Paris.

Joseph Lienhart (1767/1833) maire et juge de paix du canton. Son enthousiasme pour le régime impérial lui valut le sobriquet de Drüderscher Bonapartel (petit Bonaparte de Truchtersheim). C'est grâce à son influence que Truchtesheim devient chef-lieu du canton du Kochersberg.

 Hameaux, faubourgs, lieux dits et écarts 

Le Coteau, Le Club, Les Coquelicots, Sonnenberg, La Sainte-Trinité.
Behlenheim
est commune associée de Truchtersheim de 1974 à 2015, puis rattachée à la ville nouvelle de Truchtersheim comme Pfettisheim.

 Evolution de la population 

Pfettisheim 67 demo

  Nos ancêtres de Pfettisheim, Truchtersheim et Behlenheim … 

Pfettisheim 67 ancetres 8Pfettisheim 67 ancetres 9Pfettisheim 67 ancetres 10Pfettisheim 67 ancetres 11

 Carte de Cassini 

Pfettisheim 67 cassini

 

 


 

Sources
Sites, blogs, photos et lecture : Wikipedia, Communauté de Communes du Kochersberg et de l'Ackerland.
Histoire des grandes fermes de Pfettisheim : http://www.bertrandjost.com/Francais/Pfettisheim/fermes-Pfettisheim.html

 

Date de dernière mise à jour : 10/08/2020