Histoire
Un habitat permanent est attesté dans les limites du Paris actuel à partir de la période chasséenne, entre 4 000 et 3 800 avant notre ère, au village de Bercy. Les vestiges de trois pirogues néolithiques sont retrouvés sur la rive gauche d'un ancien bras de la Seine dans le XIIème arrondissement, la présence humaine semble avoir été continue durant cette période.
Les Parisii, l'un des 98 peuples gaulois, vivent dans cette région en 52 avant notre ère, au moment d'être soumis à Rome. La cité gauloise peut être située à l'emplacement des iles actuelles de la Cité ou de Saint-Louis ou d'une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche, voire du site de Nanterre où est découvert en 2003 une importante agglomération ordonnée. La cité romaine s'étend sur la rive gauche et sur l’île de la Cité et prend le nom de Lutetia.
À l'époque gallo-romaine, Lutèce n'est qu'une cité relativement modeste. Elle est christianisée par saint Denis, martyrisé vers 250.
Sa position stratégique face aux grandes invasions en fait un lieu de séjour pour les empereurs romains Julien II dit l'Apostat (331/363, buste de droite) entre 357 et 360, puis Valentinien Ier (321/375) en 365 et 366.
Si ses faubourgs subsistent encore au IVème siècle, la population se replie au Vème siècle dans l'île de la Cité fortifiée avec la récupération de pierres prises aux grands édifices ruinés.
En 451, sainte Geneviève (420/500), future patronne de la ville, parvient à convaincre les habitants de ne pas fuir devant les Huns d'Attila (395/453), qui s'en détournent effectivement sans combat.
En 508, après avoir conquis la majeure partie de la Gaule, mon ancêtre Clovis Ier (466/511, portrait 1 de gauche) fait de Paris sa capitale et y établit sa résidence principale au Palais des Thermes où il fait construire plusieurs édifices religieux, dont la basilique des Saints-Apôtres, où il est enterré.
Tout au long des VIème et VIIème siècles, Paris garde une importance particulière, même si les divisions du royaume de Clovis entre ses héritiers limitent son rayonnement. Childebert Ier (497/558), roi des Francs de Paris, y fait construire la plus grande cathédrale de la Gaule, la cathédrale Saint-Étienne, tandis que Childéric II (655/675), roi des Francs d'Austrasie, fait rénover les arènes gallo-romaines.
L’extension vers l’Est du royaume des Francs sous le règne de mon ancêtre l'empereur Charlemagne (747/814) fait perdre à Paris sa position politique privilégiée.
À partir du milieu du IXème siècle, Paris fait partie du territoire des Robertiens, qui prennent le titre de comte de Paris.
Particulièrement exposée à cause de sa situation sur la Seine, la ville est, en 845, dévastée par les raids des Vikings à plusieurs reprises. En 885, assiégée par les Normands, elle parvient à leur résister en leur barrant l’accès au fleuve.
Sous le règne des premiers Capétiens, la cité est une des principales villes du domaine royal, mais pas une capitale, n’étant pour les rois qu’une résidence parmi d’autres.
Mon ancêtre Robert II dit le Pieux (972/1031, portrait 1 de droite) fait restaurer le Palais de la Cité et plusieurs abbayes, tandis que les rois, mon ancêtre Louis VI dit Le Gros (1081/1137) puis Louis VII dit Le Jeune (1120/1180) y fixent leur Cour et leur chancellerie. La cité prospère, devenant une place importante du commerce du blé, du poisson et du drap, les marchands parisiens s’unissant au sein d'une hanse des marchands de l’eau privilégiée par le roi Louis VII en 1170.
Elle devient également un centre d’enseignement majeur, grâce aux écoles épiscopales dans un premier temps, puis à partir du milieu du XIIème siècle, aux communautés religieuses qui s’établissent sur la rive gauche alors dépeuplée. Sa population augmente à cette époque de façon considérable.
Le roi Philippe II dit Auguste (1165/1223) fait de Paris la capitale incontestée du royaume, sur lequel il est le premier des capétiens à exercer un fort contrôle. Cette position est encore renforcée sous les règnes des rois Louis IX dit Saint-Louis (1214/1270) et de Philippe IV dit le Bel (1268/1314). L’administration royale se développe avec la Chambre des comptes, le Trésor, et les Archives du royaume.
En 1263, une municipalité composée d’un prévôt des marchands et quatre échevins est effective. Les écoles de la rive gauche s’unifient en une universitas reconnue par le pape en 1209, faisant de Paris le plus prestigieux centre d’enseignement d’Europe occidentale pendant au moins un siècle. La cité devient également le symbole du pouvoir royal, qui cherche à lui donner des édifices dignes de son rang : la cathédrale Notre-Dame est achevée vers 1250, la Sainte-Chapelle abritant la couronne d'épine du Christ en 1248, le Palais de la Cité (gravure de gauche début XVème siècle dans Les Très Riches Heures du Duc de Berry(2)) est rénové et étendu, et les halles sont couvertes et emmurées. Philippe II dit Auguste entoure par ailleurs les deux rives de la cité de murailles de pierres, terminées en 1212.
En 1348, la Peste fait son apparition pour la première fois et ravage l’Europe.
Pendant la Guerre de Cent Ans, la ville est exposée aux attaques anglaises, ce qui amène le roi Charles V dit Le Sage (1338/1380) à construire sur la rive droite un nouveau rempart englobant les faubourgs (voir § Chroniques communales, Les enceintes). L’autorité royale est remise en cause, le prévôt des marchands Étienne Marcel (1302/1358) tente de s'emparer du pouvoir en 1357, tandis que les émeutes populaires se multiplient. En réaction, les rois Charles V puis Charles VI dit Le Fol (1368/1422) élisent résidence dans l’Est parisien, moins exposé aux troubles.
Au début du XVème siècle, le conflit entre Armagnacs et Bourguignons occasionne de nombreuses violences dans la capitale. En 1420, Paris tombe aux mains du roi d’Angleterre, Henri V (1386/1422). La cité est reconquise en 1436 par le roi Charles VII dit Le Victorieux (1403/1461), mais il préfère résider près de la Loire, de même que ses successeurs les rois Louis XI dit Le Prudent (1423/1483), Charles VIII dit l'Affable (1470/1498) et Louis XII dit Le Père du Peuple (1462/1515). À l’issue de la guerre, Paris s’est rétractée derrière ses murailles et sa population s'est réduite.
La Renaissance ne bénéficie guère à la capitale, marquée par le roi et sa Cour résidant dans le Val de Loire. Toutefois, le roi François Ier (1494/1547) s’inquiète de l'expansion désordonnée de la cité et fait édicter une première réglementation d’urbanisme vers 1500 à propos du nouveau pont Notre-Dame, bordé de maisons uniformes de brique et de pierre (voir diaporama § Les Ponts). En 1528, il y fixe officiellement sa résidence. Le rayonnement intellectuel s'accroît, à l'enseignement de l'université s'ajoute un enseignement moderne tourné vers l'humanisme et les sciences exactes voulu par le roi, au Collège de France.
Le 24 août 1572, sous le roi Charles IX (1550/1574, portrait 2 de droite), a lieu le Massacre de la Saint-Barthélemy qui fait entre deux mille et dix mille victimes.
La Ligue Catholique, particulièrement puissante dans la capitale, se dresse contre le roi Henri III (155/1589) durant la Journée des Barricades en 1588. Ce dernier s'enfuit avant d'assiéger la ville. Après son assassinat, le siège est maintenu par Henri de Bourbon, roi de Navarre, devenu le roi de France Henri IV dit Le Vert-Galant (1553/1610). La ville, pourtant ruinée et affamée, ne lui ouvre ses portes qu'en 1594 après sa conversion.
La Journée des Barricades de 1648 marque le début de la Fronde qui provoque une importante crise économique et une nouvelle défiance du roi vis-à-vis de sa capitale.
Au XVIIème siècle, Paris est une ville misérable où règne une forte insécurité. La Cour des Miracles est progressivement vidée à partir de 1656 par le lieutenant-général de police Gabriel Nicolas de La Reynie (1625/1709, portrait 2 de gauche) qui fait établir 6 500 lanternes pour éclairer la ville la nuit et rendre les rues plus sûres.
Le roi Louis XIV dit Le Roi-Soleil (1638/1715) choisit Versailles comme résidence en 1677, avant d'y déplacer le siège du gouvernement en 1682. Jean Baptiste Colbert (1619/1683) prend en main la gestion parisienne et fait la navette entre Paris et Versailles. Durant son règne, le roi ne vient que 24 fois à Paris, essentiellement pour des cérémonies officielles, marquant ainsi envers la cité une hostilité que n'apprécient guère les Parisiens.
Au XVIIIème siècle, Versailles ne dépossède pas Paris de son rayonnement intellectuel, mais en fait une puissante frondeuse ouverte aux idées des Lumières.
En 1715, le régent Philippe d'Orléans (1674/1723) quitte Versailles pour le Palais-Royal. Le jeune roi Louis XV dit Le Bien-Aimé (1710/1774, portrait 3 de droite) s'installe au Palais des Tuileries pour un retour, éphémère, de la royauté, mais dès 1722, il retourne au château de Versailles rompant la fragile réconciliation avec le peuple parisien. En 1749, il s'intéresse personnellement à la ville et décide l'aménagement de la place Louis XV, actuelle place de la Concorde, la création de l'école militaire en 1752, et la construction d'une église dédiée à Sainte-Geneviève en 1754, le Panthéon.
En 1783, le premier vol officiel en montgolfière de Jean François Pilâtre de Rozier (1754/1785) et du marquis François Laurent d'Arlandes (1742/1809) atterrit dans le XIIIème arrondissement à l'angle des rues Vandrezanne et Bobillot.
A Paris, la Révolution Française ...
Elle débute à Versailles par la convocation des États Généraux puis le Serment du Jeu de Paume. Mais les Parisiens, atteints par la crise économique, sensibilisés aux problèmes politiques par la philosophie
des Lumières et mus par une rancœur à l'égard du pouvoir royal, lui donnent une nouvelle orientation. La prise de la Bastille le 14 juillet 1789, liée au soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine, en est une première étape.
Le 15 juillet, l'astronome Jean Sylvain Bailly (1736/1793, portrait 3 de gauche) reçoit à l'Hôtel de Ville la charge de premier maire de Paris. Le 5 octobre, l’émeute, déclenchée par les femmes sur les marchés parisiens, atteint Versailles le soir. Le 6 au matin, le château est envahi et le roi doit accepter de venir résider à Paris au Palais des Tuileries et d’y convoquer l’Assemblée Constituante qui s’installe le 19 octobre dans le Manège des Tuileries.
Le département de Paris comprend alors trois districts : Paris, le Franciade et Bourg-de-l'Égalité.
Le 14 juillet 1790 se déroule la fête de la Fédération sur le Champ-de-Mars, lieu qui est le 17 juillet 1791 le théâtre d'une dramatique fusillade.
Dans la nuit du 9 août 1792, une Commune Révolutionnaire prend possession de l'Hôtel de Ville. Le lendemain, la foule assiége le Palais des Tuileries avec le soutien du nouveau gouvernement municipal. Le roi Louis XVI (1754/1793, portrait 4 de droite) et la famille royale sont incarcérés à la Tour du Temple. La monarchie française est abolie.
Les Parisiens vivent alors 2 ans de rationnement. La Terreur règne sous la coupe du Comité de Salut Public. Le Tribunal Révolutionnaire, avec l'aide de la mairie, s'emploie à incarcérer tout ce que la ville compte encore de nobles suspects, de prêtres réfractaires et d'opposants jugés contre-révolutionnaires. Le 21 janvier 1793, le roi Louis XVI est guillotiné sur la Place Louis XV, rebaptisée Place de la Révolution. Il est suivi sur l'échafaud par 1 119 personnes, dont son épouse la reine Marie Antoinette Josèphe Jeanne de Habsbourg-Lorraine (1758/1793), Georges Jacques Danton (1759/1794), Antoine Laurent Lavoisier (17493/1794) et finalement Maximilien de Robespierre (1758/1794) et ses partisans après le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794).
... et après
De nombreux couvents et églises sont rasés et font place à des lotissements édifiés sans plan d'ensemble, d'où une réduction des espaces verts de la ville et à une densification du centre. Sous le Directoire, des immeubles de rapport, de style néo-classique, sont élevés.
Depuis le milieu du XVIIIème siècle, la ville est distancée par Londres en pleine expansion économique et démographique qui atteint 1 096 784 habitants.
Le 2 décembre 1804, Napoléon Ier (1769/1821, portrait 4 de gauche), qui a pris le pouvoir en 1799, est sacré empereur par Barnaba Niccolo Maria Luigi Chiaramonti (1742/1823), pape Pie VII, à la cathédrale Notre-Dame. Il décide d'établir à Paris la capitale de son Empire et ambitionne d'en faire la nouvelle Rome. Il ordonne la construction des arcs de triomphe de l’Étoile et du Carrousel ainsi que celle du Palais Impérial de la Bourse et de la colonne Vendôme. Il soumet également les projets de l'éléphant de la Bastille et l'édification du Palais du Roi de Rome, dont seuls les jardins du Trocadéro et le pont d'Iéna seront terminés. Il fait multiplier les points d'eau, alimentés par un réseau de 50 kms de canaux qui acheminent l'eau de l'Ourcq.
La création de la charge de Préfet de Police ôte à la municipalité tout pouvoir de police judiciaire, de sorte que le maire de Paris est, aujourd'hui encore, le seul de France à en être privé.
En 1814, la Bataille de Paris entraîne la capitulation de la capitale puis conduit à la première abdication de Napoléon Ier et à la Restauration. Les cosaques de l'armée russe occupent certains points de la ville. Les armées alliées quittent la ville après le 3 juin 1814, date du départ d'Alexandre Pavlovitch Romanov, tsar Alexandre Ier (1777/1825).
À la fin des Cent-Jours, la chute de l'Empire en juillet 1815 amène à Paris les armées anglaises et prussiennes, qui vont jusqu'à camper sur les Champs-Élysées. Louis Stanislas Xavier de France, roi Louis XVIII (1755/1824), de retour de son exil à Gand, s'installe à nouveau aux Tuileries.
Les rois Louis XVIII et Charles X (1757/1836), puis la monarchie de Juillet, se préoccupent peu de l'urbanisme parisien. Le prolétariat ouvrier, en forte expansion, s'entasse misérablement dans les quartiers centraux qui, avec plus de 100 000 habitants au km2, constituent d'importants foyers d'épidémie. Le choléra en 1832 fait 32 000 victimes. En 1848, 80 % des morts vont à la fosse commune et les deux tiers des Parisiens sont trop pauvres pour payer des impôts. Les barricades font tomber Charles X lors des Trois Glorieuses puis en 1848 le roi Louis Philippe Ier (1773/1850).
L'empereur Louis Napoléon Bonaparte, Napoléon III (1808/1873) a des idées précises sur l'urbanisme et le logement. Le Paris d'aujourd'hui est celui du baron Georges Eugène Haussmann (1809/1891, portrait 5 de droite). Des milliers de logements disparaissent, sur fond d'une spéculation immobilière, cause d'un krach financier international. Paris, de structure médiévale aux constructions anciennes et insalubres, quasiment dépourvu de grands axes de circulation, devient en moins de 20 ans une ville moderne.
Le 1er janvier 1860, la capitale française intègre les territoires voisins et passe de 12 à 20 arrondissements et de 3 288 à 7 802 ha.
Lors de la Guerre franco-prussienne de 1870, Paris est assiégée pendant plusieurs mois mais n'est pas prise par les armées prussiennes. À cette occasion, est inventée la poste aérienne, grâce aux ballons montés.
Les Parisiens s'insurgent le 18 mars 1871, c'est le début de la Commune de Paris. L'Assemblée monarchiste, installée provisoirement à Versailles, la réprime entre les 22 et 28 mai lors de la Semaine Sanglante qui reste à ce jour la dernière guerre civile qu'ait connue Paris. En mai, les Fédérés de la Butte-aux-Cailles, commandés par Walery Wroblewski (1836/1908), repoussent par quatre fois les troupes versaillaises.
Pendant la Belle Époque, l'expansion économique de Paris est importante. En 1913 la ville possède cent mille entreprises qui emploient un million d'ouvriers. Entre 1900 et 1913, 175 cinémas sont ouverts, de nombreux grands magasins ... Paris devient la deuxième place financière internationale presque à égalité avec Londres. Deux expositions universelles laissent une large empreinte dans la ville.
La tour Eiffel est construite pour l'Exposition de 1889, centenaire de la Révolution Française. La première ligne du métropolitain, le Grand Palais, le Petit Palais et le pont Alexandre-III sont inaugurés à l'occasion de celle de 1900.
De la Belle Époque aux Années Folles, Paris connaît l'apogée de son influence culturelle, notamment autour des quartiers de Montparnasse et de Montmartre.
En 1910, une crue centennale de la Seine provoque l'une des plus graves inondations que Paris ait connu (photo de gauche).
Lors de la Première Guerre Mondiale, Paris, épargnée par les combats, subit des bombardements et des tirs de canons allemands.
L'entre-deux-guerres se déroule sur fond de crise sociale et économique. Les pouvoirs publics, pour répondre à la crise du logement, créent des habitations à bon marché (HBM) érigées à l'emplacement de l'ancienne enceinte de Thiers. Les autres immeubles parisiens sont, pour l'essentiel, délabrés et constituent des foyers de Tuberculose. Des lotissements se développent partout autour de la cité, en banlieue où l'expansion se fait de façon anarchique.
Le 14 juillet 1935, un important défilé en faveur du Front Populaire compte cinq cent mille manifestants.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Paris est occupée par la Wehrmacht le 14 juin 1940. Le gouvernement du maréchal Philippe Pétain (1856/1951) installé à Vichy, Paris cesse d'être la capitale et devient le siège du commandement militaire allemand en France. Le 23 décembre 1940, l'ingénieur Jacques Marie Georges Bonsergent (1912/1940) est le premier résistant fusillé à Paris. Les 16 et 17 juillet 1942, a lieu la rafle du Vel' d'Hiv', 12 884 Juifs sont arrêtés, pour l'essentiel des femmes et des enfants.
À l'approche des troupes alliées, la Résistance Intérieure déclenche un soulèvement armé le 19 août 1944. La Libération de Paris se fait le 25 août avec l'entrée dans Paris de la 2ème Division Blindée du général Philippe
Leclerc de Hauteclocque (1902/1947) et de la 4ème Division d'Infanterie américaine du major-général Raymond O. Barton (1889/1963). La veille, Le Régiment de Marche du Tchad arrive à l'Hôtel de Ville dans la soirée. Le général Dietrich von Choltitz (1894/1966) capitule sans exécuter les ordres d'Adolf 'Hitler (1889/1945) demandant la destruction des principaux monuments de la ville. Paris est l'une des rares communes de France à se voir décerner le titre de Compagnon de la Libération.
Sous les mandats du général Charles de Gaulle (1890/1970, portrait 6 de droite), le 17 octobre 1961, une manifestation en faveur de l'indépendance de l'Algérie est violemment réprimée par la police, alors dirigée par Maurice Papon (1910/2007).
À partir du 22 mars 1968, un important mouvement étudiant démarre à l'université de Nanterre et entraîne dans le Quartier Latin des manifestations qui dégénèrent en émeutes. La contestation se développe très vite en crise politique et sociale nationale. D'immenses défilés rassemblent 800 000 personnes venues protester contre les violences policières. Après 2 mois de désordre et de troubles, les Parisiens votent massivement en faveur du général de Gaulle lors des élections législatives des 22 et 29 juin et le calme revient.
Le président Georges Pompidou (1911/1974) laisse son nom au bâtiment qui abrite le Musée National d'Art Moderne et la Bibliothèque Publique d'Information et à la voie express rive droite.
Valéry Giscard d'Estaing (1926/2020), président à son tour, ne partage pas sa vision d'une modernisation radicale et remet en cause le projet prévu pour les Halles. En 1976, l'État accorde pour la première fois depuis 1871 une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac (1932/2019) est alors élu maire, puis réélu en 1983 et 1989.
Sous le premier mandat du président François Mitterrand (1916/1996, portrait 5 de gauche), une réforme en 1982 dote chaque arrondissement de la capitale d'un maire et d'un conseil municipal propre et non plus désigné par le maire de Paris.
En 1991, les quais de la Seine, du pont de Sully (en amont) au pont d'Iéna (en aval), sont classés sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de remarquable ensemble fluvio-urbain avec ses monuments dont plusieurs constituent des chefs-d'œuvre architecturaux au rayonnement mondial.
Jacques Chirac, élu président de la République en 1995, est remplacé à la mairie par Jean Tiberi (1935/-) dont l'unique mandat est marqué par la mise au jour de plusieurs affaires politico-financières et par la division de la majorité municipale. En 2001, Paris élit le socialiste Bertrand Delanoë (1950/-) qui est réélu en 2008. Il se démarque de ses prédécesseurs par sa volonté de réduire la place de l'automobile dans la ville au profit notamment des piétons et des transports en commun. Il développe l'animation de la vie parisienne par de grandes manifestations culturelles. À l'occasion des élections municipales de 2014, Anne Hidalgo (1959/-), première adjointe de Bertrand Delanoë, devient la première femme maire de Paris.
Depuis 2015, la France subit une vague d'attentats terroristes islamistes. Paris est touchée en janvier 2015 avec la tuerie contre le journal Charlie Hebdo et la prise d'otage de l'Hyper Casher qui fait 17 victimes. Le 13 novembre 2015, des attaques sans précédent frappent la capitale et sa banlieue sous forme d'actions kamikazes aux abords du Stade de France, des tueries de masse dans la salle de spectacle Le Bataclan, dans les terrasses de cafés des Xème et XIème arrondissements, organisées par un commando d'une dizaine d'hommes se réclamant de l'État Islamique qui font 130 morts et des centaines de blessés. Le 20 avril 2017, un terroriste ouvre le feu sur les Champs-Élysées coûtant la vie d'un policier, le 12 mai 2018, un terroriste poignarde des passants dans le IIème arrondissement coûtant la vie d'un passant.
Le 15 avril 2019, la ville est touchée par l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, qui provoque notamment l'effondrement de sa flèche (voir § Notre-Dame).
Les seigneurs et gens de la noblesse
Les comtes de Paris (voir tableau en bas de page)
Le comté de Paris est un comté carolingien ayant Paris et sa cité épiscopale pour chef-lieu. Il est fondé par mon ancêtre l'empereur Charlemagne (747/814), mais le premier comte est Griffon (726/753), fils de mon ancêtre
Charles dit Martel (688/741), maire du Palais. Paris devient le chef-lieu du duché de France, et les Robertiens obtiennent le comté de Paris héréditairement à partir d'Eudes fils de mon ancêtre Robert d'Anjou dit le Fort (815/866), défenseur de la cité contre les Normands.
Après l'accession au trône de mon ancêtre Hugues Ier dit Capet (939/996, portrait de droite) en 987 la nomination du dernier comte de Paris, Bouchard Ier de Vendôme dit le Vénérable (+1007), les rois Capétiens ne nomment plus que des vicomtes à Paris. Plus tard, ils sont remplacés par des prévôts, l'ancien Comté devenant la Prévôté de Paris.
Le titre de comte de Paris est repris au XVIIème siècle et concédé pour la dernière fois par le roi Louis Philippe Ier (1778/1850) en 1838 à son petit-fils aîné, Philippe d'Orléans (1838/1894).
Il est porté depuis 1929 comme titre de courtoisie par l'aîné de la Famille d'Orléans, prétendant au trône de France.
De nombreux comtes de Paris sont rattachés à mon arbre généalogique (voir § Mes ancêtres).