Aux pays de mes ancêtres

Stenay

 

Stenay 55 adm 1

 

Stenay 55 geoAvec ses maisons bourgeoises, son kiosque à musique… Stenay, porte d’entrée au Nord du département et de la plaine de la Woëvre, est une charmante bourgade de la Vallée de la Meuse, proche des abbayes belges comme Orval.

 Toponymie 

SathanagiumSathonagium en 714,  Astenidum en 877,  Astanid en 888, Satenaium, Sathaniacum au Xème siècle, Setunia au XIème siècle, Sathinidium en 1036, Sathanacum en 1069, Sathanacum villam en 1079, SatiniacumSathiniacum en 1086, Sathanaco en 1108, Sathanacensi en 1157, Sathaniaco en 1159, Sathanai en 1173, Sethenac en 1208, Settenai  en 1243, Sethenai en 1264, Sathenay en 1276, 1399, 1463, 1483, 1549, 1558, 1585,  Sathanay en 1284, Satenay en 1399,  Astenæum en 1580, Satanagus en 1630, SatanaySthenay  en 1643, Stenay en 1793.
Stenay = Villa de Setinius, personnage du Ier  siècle, originaire de la cité de Setia (Sezze aujourd’hui) à 80 Kms de Rome.

Stenay 55 blason Héraldique 

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : D'argent au chevron d'azur accompagné en pointe d'un lion d'or armé et lampassé de gueules.

 Hydrographie 

La rivière Wiseppe s'y jette dans la Meuse. Le canal de la Meuse.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

La présence gallo-romaine est avérée depuis le 1er siècle par l’installation d’une villa, la Villa de Setinus, qui est détruite en 275 lors des invasions franques et alamanes.
La ville existe à l’époque gauloise sur deux axes de circulation gallo-romains : l'axe Nord-Sud de Lyon à la Gaule Belgique et l’axe Est-Ouest de Reims à Trèves.
En 486, Stenay devient propriété de mon ancêtre Clovis Ier (466/511), roi des Francs Saliens puis roi de tous les Francs en 479.Thierri ier
En 511, Stenay passe aux mains du fils aîné de Clovis, mon ancêtre Théodoric ou Thierry Ier (485/534, portrait de droite)  avec le royaume de l’Est, l’Austrasie. En 530, il fonde la chapelle castrale Saint-Rémi de Stenay.
En 676, dDagobert iie retour d’exil, Dagobert II (652/679, portrait de gauche) devient roi d’Austrasie et  fait de Stenay sa résidence royale.(1) En 679, le 23 décembre, il est assassiné en forêt de Woëvre à la fontaine d’Arphays, près de Mouzay. Il est inhumé dans la chapelle Saint-Rémi de Stenay. Ce meurtre mène à l'unité symbolique de tous les territoires Francs sous l'autorité nominale de Théodoric ou Thierry III (657/691).
En 715, mon ancêtre Charles de Herstal dit Charles Martel (686/741), duc de Mosellane, maire du Palais d'Austrasie, fils de Pépin II de Herstal dit Le Jeune (645/714) et d'Alpaïde des Bruyères, guerroie pour affirmer sa domination sur les rives de la Meuse. Battu près de Saulmory, il se réfugie à Stenay où il fait dresser les premières fortifications partant du château. En 716, Il nomme un capitaine-prévôt  pour le représenter à Stenay, origine de la future prévôté. 
CharlemagneEn 751, son fils mon ancêtre Pépin III de Herstal dit le Bref (715/768), père de Charlemagne, devient roi des Francs et débute la dynastie Carolingienne.
En 843, le Traité de Verdun règle la division de l’Empire de mon ancêtre Charlemagne (747/814, portrait de droite) entre ses trois petits-fils : Lothaire Ier (795/855) Louis dit Le Germanique (806/876) et Charles II dit Le Chauve (823/877) tous les trois fils de Louis Ier dit Le Pieux (778/840) et mes ancêtres.
Stenay est situé dans le royaume central, la Lotharingie. En 870, la ville passe aux mains du roi Charles II dit le Chauve.
En 882, Le comte du Hainaut et du Massgau, Régnier Ier dit au Long Col (850/915) défend Stenay et les environs des envahisseurs scandinaves remontant la Meuse. Charles iii le grosEn 886, le roi de Francie Occidentale et empereur d'Occident, Charles III dit le Gros (839/888, portrait de gauche) concède Stenay en toute propriété au comte Régnier Ier. En 916, les funérailles de ce dernier ont lieu à Stenay en présence de mon ancêtre le  roi Charles III dit le Simple (879/929) et de la cour.
En 963, les passages de mercenaires hongrois ravagent le pays.
En 984, la peste sévit.
De 987 à 991, une famine terrible s’installe.
En 1035, la peste des ardents fait de nombreuses victimes.
En 1023, les comtes d'Ardenne, propriétaires de Stenay, perdent leurs possessions au profit de la comtesse, Béatrice de Bar (1017/1076).
Godefroy de bouillonEn 1076, Stenay passe aux mains de Godefroy de Bouillon  (1058/1100portrait de droite), chevalier Franc puis duc de Basse-Lotharingie qui délivre en 1088, la ville assiégée par le comte-évêque de Verdun au cours d'une sanglante bataille dont le lieu-dit Champ des Morts, entre Bronelle et Nepvant, garde le souvenir (voir § ci-après). Il relève les anciennes fortifications. En 1096, avant son départ pour la première croisade et pour financer son expédition, il vend Stenay et son château au prince-évêque de Verdun.
En 1109, l’évêque de Verdun engage Stenay au comte Guillaume Ier de Luxembourg (1081/1131).
En 1114, le comte de Champagne, Erard Ier de Brienne (1070/1125) occupant Mouzon et Yvois (Carignan), soutenu par le roi de France, souhaite faire main basse sur Stenay. Des guerres qui dévastent la région s'ensuivent. Stenay est tiraillée entre Luxembourg et Champagne.
Vers 1124, Stenay retourne durablement à la Maison des comtes de Bar sous la suzeraineté des empereurs germaniques.
De 1240 à 1291, sous le règne du comte Thiebaut II de Bar (1221/1291) la ville connaît une période de répit.
Sceau edouard ier de barEn 1243, Stenay est affranchi à la Loi de Beaumont (2).
En 1246-1247, de nouveau une terrible famine, due aux inondations répétées de la Meuse, s’abat sur la population.
En 1323, le comte Edouard Ier de Bar (1295/1336, son sceau à gauche) renouvelle la charte d’affranchissement de Stenay. Elle mentionne l’émergence de faubourgs hors des remparts, Cervisy mais aussi jusqu’à la Meuse sur la chaussée de Laneuville. Cette subite augmentation de la population souligne l’attractivité et la croissance de la ville. Dès 1320, la présence des banquiers lombards  confirme cette prospérité.
En 1355, une Maison-Dieu est fondée par un riche bourgeois de la ville, Jehan Ancel, destinée à accueillir les pauvres, les pèlerins et les malades des environs.
En  1354, Le comté de Bar, auquel appartient Stenay, est érigé en duché.
De 1366 à 1380, durant la Guerre de Cent Ans, mercenaires et autres brigands ravagent à plusieurs reprises le Nord du Barrois.
En 1415, durant la Bataille d’Azincourt, le duc Edouard III de Bar (1377/1415), rangé du côté des Français, meurt au combat. S’ensuit alors une véritable querelle de succession pour le Barrois qui touche aussi Stenay.
Rene 1er d anjouEn 1430, René Ier d’Anjou  dit Le Bon roi René (1409/1480, portrait de gauche) devient duc de Bar puis duc consort de Lorraine en 1431.
En  1442, malgré ses fortifications, Stenay est prise par des bandes d’écorcheurs. L’église Saint-Grégoire est incendiée et nécessite d’être partiellement rebâtie.
En 1542, un magasin aux vivres est construit par le roi de France, François Ier (1494/1547) qui, en 1541, force le duc Antoine de Lorraine dit Le Bon (1489/1544), à lui céder Stenay et sa prévôté. L’ensemble est notifié en 1544 par le Traité de Crépy-en-Laonnois.
En 1552, la ville est occupée par les Impériaux dans le cadre de la reprise des hostilités entre la France et les Habsbourg et en réponse à la conquête des Trois Evêchés (Verdun, Toul et Metz) par le roi de France, Henri II (1519/1559).
En 1591, Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne, prend Stenay par surprise. Les protestants alors maîtres de la ville, commettent de nombreuses exactions notamment la profanation des églises et la destruction d’une partie des reliques de Saint-Dagobert. Une fois la paix signée  par le Traité de Folembray en janvier 1596, la ville est restituée aux Lorrains.Henri ii de lorraine
En 1602, a lieu une nouvelle phase d’embellie économique et démographique sur Stenay.
En 1609,  les travaux de modernisation de la citadelle et le remaniement des remparts de la ville débutent,  sous l’impulsion du duc, Henri II de Lorraine (1566/1624, portrait de droite).
En 1632, lors de la Guerre de Trente Ans, le Traité de Liverdun signé entre le roi de France, Louis XIII (1601/1643) et le duc de Lorraine, Charles IV de Lorraine-Vaudémont (1604/1675) oblige ce dernier à remettre au roi pour quatre ans, la ville et le château de Stenay avec les munitions et l’artillerie qui s’y trouvent.
En 1636, les chroniques mentionnent plus de 10 000 victimes de la peste en cinq mois dans les régions de Dun et Stenay. Tous les fléaux de la Guerre de Trente Ans s’abattent sur le Nord meusien : passages de mercenaires (croates, polonais, suédois, hongrois) dévastant les cultures et les villages, pillant à outrance tout en assassinant quantité de civils sans défense. De ce fait la famine s’installe et les maladies comme la peste se propagent rapidement.Conde
En 1641, Charles IV de Lorraine-Vaudémont cède définitivement Stenay à la France par le Traité de Saint-Germain-en-Laye.
En 1648, Louis II de Bourbon-Condé dit Le Grand Condé (1621/1686, portrait de droite), reçoit en apanage durant le mois de décembre les villes de Stenay, Dun, Jametz, Clermont soit le Clermontois.
En 1650, Condé prend la tête de la Fronde des Princes. Après son arrestation et son incarcération au château de Vincennes, Stenay devient l’épicentre d’un mouvement contestataire jusqu’en 1654. Tous les grands acteurs de cette rébellion se rencontrent et fréquentent Stenay régulièrement, ils s’allient à la couronne d’Espagne ce qui génère l’occupation d’un détachement de ces derniers sur Stenay. Le souverain Philippe IV d’Espagne (1605/1665) est issu de la Maison de Habsbourg qui domine l’Europe.
Louis xiv jeuneEn 1654, le jeune roi Louis XIV (1638/1715, portrait de gauche) se fait sacrer à Reims et décide de mettre le siège devant Stenay pour affirmer son pouvoir et sa mainmise effective sur ses états. Le siège de Stenay débute le 20 juin et se termine le 7 août. Du côté des assiégés : Nicolas Bouuton (1598/1662) comte de Chamilly gouverneur pour Condé et le colonel Colbrand, capitaine allemand de la garnison espagnole qui disposent de 1800 hommes. FabertPour les assiégeants : le marquis Abraham Fabert d'Esternay (1599/1662, portrait de droite), gouverneur de Sedan, qui s’installe au château de Cervisy récemment construit, et 4 700 hommes. Un jeune ingénieur militaire, non encore diplômé, commence sa glorieuse carrière à Stenay, Sébastien le Prestre de Vauban qui est blessé par deux fois durant le siège. L’église Saint-Grégoire reçoit en un seul jour près de 150 boulets d’artillerie, la grande halle de la place centrale aux arcades est démantelée pour récupérer les matériaux nécessaires à l’effort de guerre, 35 maisons de la cité sont détruites après la signature de la reddition. Après 47 jours de siège, la capitulation de Stenay est fêtée à Paris avec fêtes et feux de joie pendant deux jours. Une médaille commémorative est frappée à cette occasion.Le roi Louis XIV qui n’a que 16 ans, venant de Laneuville avec Jules Raymond Mazarin (1602/1661) et 300 gentilhommes, passe la Meuse au pont de Cervisy. Pendant les 4 semaines de son séjour, il fait beau et sec, il profite plusieurs fois de l’eau claire, à l’abri des feuillages, du lieu de baignade préféré de la population de Stenay le gué des canons. Le souverain dort à l’hôtel du Gouverneur et Mazarin dans la maison du lieutenant du Roi.
En 1659, la signature du Traité des Pyrénées met fin à la guerre contre l’Espagne et accorde le pardon  à Condé. Stenay repasse donc entre ses mains.
En 1689, le démantèlement de la citadelle et des fortifications débute sous le contrôle de Vauban.
En 1709, le Grand hiver provoque une famine généralisée d’ampleur sur tout le royaume de France y compris pour Stenay. Après cette date, la ville connaît un redressement démographique et un essor économique fleurissant sous la gestion des princes de Condé.
En 1729,  les religieuses de Saint Charles de Nancy s’installent dans l’hôpital Saint-Antoine et  ouvrent une école primaire pour les filles.
Conde louis joseph deEn 1766, le prince Louis Joseph de Bourbon-Condé (1736/1818, portrait de gauchecrée un atelier d’imprimerie qui se maintient jusqu’à la fin du XXème  siècle.
En 1774, il signe un contrat avec Alphonse Boudet, maître de forge à Beauclair, pour l’installation d’une forge sur la rive droite de la Meuse sous l’ancienne citadelle, début d’une longue tradition industrielle qui se maintient 230 ans.
En 1787-1788, une nouvelle disette s’installe suite à une grande sécheresse et à un hiver rappelant 1709 provoquant de médiocres récoltes.
En 1789, Stenay constitue sa milice bourgeoise ou  garde citoyenne  le 1er août. En septembre, la crise s’installe.
En  1790, le 26 février, le département de la Meuse est créé, Stenay est un des huit chefs lieux de district.
En 1791, l’Assemblée Générale Constituante révoque la donation du Clermontois à la Maison de Condé abolissant pour Stenay toute redevance d’allure féodale. Cette décision est pour Stenay le moment clé de la Révolution Française.
 Le 21 juin 1791, le roi Louis XVI (1754/1793) et sa famille quittent discrètement Paris pour rallier Montmédy avant de fuir à l’étranger. Stenay est une étape de ce périple mais le roi est interpellé à Varennes-en-Argonne.
En 1792, la guerre est déclarée à l’Autriche en avril (voir § suivant).
L’année 1804 est marquée par le début du Premier Empire. Napoléon Bonaparte, devenu empereur des Français le 18 mai, passe une nuit à Stenay, le 10 octobre, chez le général d’Elbée.
L’abbé Maudru, nommé curé en 1803, fonde plusieurs filatures.
En 1814, la Restauration  marque le retour de la monarchie (Bourbon) jusqu’en 1830.
La lyre stenaisienne cpaEn 1854, une épidémie de choléra entraîne la mort de 95 personnes.
En 1866, la société musicale Le Réveil est créée. C’est le début de la longue tradition musicale de Stenay. Bien d’autres sociétés suivent jusqu’à nos jours : en 1911 le Groupe Symphonique avec fanfare, puis en  1927 la Lyre Stenaisienne (CPA de droite) et en 2012 l’Harmonie Stenaisienne.
De 1870 à 1873, durant la guerre franco-prussienne, opposant la France et les États allemands coalisés sous l’égide de la Prusse,  la ville est occupée.
En 1876, le chemin de fer est inauguré.
En 1877, débute l’aménagement du canal et l’élargissement du port. Le creusement du canal de l’Est se termine en 1884.
En 1880, la lumière  éclaire Stenay à l’aide de becs de gaz. En 1908, on dénombre 77 lanternes dans la ville.
En 1891, quatre stenaisiens fondent la  Société anonyme des Eaux de Stenay.
En 1895, une seconde forge est créée, Les Aciéries de Sambre-et-Meuse.
En 1914, la première salle de cinéma  est installée. La déclaration de guerre intervient le 3 août (voir § suivant).
En 1927, La papeterie est inaugurée, c’est la dernière grande industrie encore en activité à la fin du XXème siècle.
En 1934, les aciéries de Sambre-et-Meuse  ferment.
En  1971, les Gardes Mobiles qui occupent les baraquements de la caserne Chanzy Nouvelle partent.
En 1972, le portail de la chapelle Saint-Dagobert est découvert, près de l’ancienne porte d’accès de la citadelle, par le Groupement Archéologique sur des indications du chanoine Vigneron.

Vers 1086, Le combat du Champ des Morts près de Bronel
Godefroid III d'Ardenne dit le Bossu (+1076), duc de Basse-Lotharingie, administre le comté de Stenay. Par testament et malgré l'opposition de son épouse Mathilde de Toscane San gregorio vii f 1dite la comtesse Mathilde (1045/1115), il institue en 1086 pour son héritier universel, son neveu, Godefroy de Bouillon (1058/1100). La comtesse Mathilde (1045/1115) soutient le pape Grégoire VII, Ildebrando de Soana (1015/1085, portrait de gauche) alors que Godefroy de Bouillon soutient l'empereur Henri IV du Saint-Empire (1084/1105).Eustache iii
En 1085, à la mort de Grégoire VII, Godefroy de Bouillon revient en Lorraine et veut s'emparer de Verdun, qu'il prétend être un bien de famille. La ville, défendue par son évêque Thierry et par  le comte Albert III de Namur (1027/1102), résiste et il rentre à Stenay où il rassemble des troupes qui pillent les terres de l'évêché. Usant de représailles, l'évêque et Albert III de Namur assiègent Stenay. Godefroy de Bouillon, à la tête d'une forte armée, défend la ville. Lc combat, qui  a lieu tout près de Bronel, est très sanglant de part et d’autre, les chefs sont obligés de faire sonner la retraite et chacun se retire dans son camp. Le nombre des morts restés sur le champ de bataille est si grand que le chemin de Kévant (Nepvant) en conserve encore aujourd'hui le nom de Champ-des-Morts. L'indécision du combat et l'arrivée des troupes que le comte Eustache III de Boulogne (1060/1125, portrait de droite) amène au secours de son frère Godefroy, entraînent l'évêque à lever le siège.

1792, la guerre avec l’Autriche
L’inquiétude de la population grandit devant le nombre toujours plus important de garnisons cantonnant à Stenay, la guerre est officiellement déclarée le 20 avril. Le 31 août, après des combats à Baâlon, Stenay est occupée et en partie pillée par 7000 Autrichiens.
La proclamation de la République du 21 septembre passe inaperçue car la ville n’est libérée que le 11 octobre. Après la libération, les changements initiés par la République se mettent en place : l’état civil qui quitte la sacristie pour la mairie, la surveillance se renforce contre la  menace intérieure et les ennemis de la liberté, la déchristianisation s’affirme  avec l'interdiction de signes extérieurs de culte, des sonneries de cloche, la fermeture au culte de l’église Saint-Grégoire et la mise en place du calendrier républicain le 19 octobre 1793.
L’effort de guerre se multiplie avec réquisitions, levée d’hommes… Ces mesures constituent le début de la Terreur à Stenay, sans guillotine mais dont la rigueur (épuration sociale et manque cruel de vivres) met en détresse la population de Stenay.

La Grande Guerre, 1914-1918 
Après les combats du 26 et 27 août 1914, les Allemands arrivent à Stenay. Albert Toussaint (directeur de l’école primaire) et Monseigneur Mangin (curé de Stenay) sont les premières victimes civiles. L’occupation allemande dure quelques 50 mois et a pour méthode de saisir toutes les ressources et les contrôler dans le but de servir au maximum à l’effort de guerre tout en limitant à l’extrême la part laissée à la population civile. Les multiples ordres, réquisitions, travaux et autres vexations représentent un véritable asservissement. La ville est marquée par la présence du Kronprinz au château des Tilleuls (voir § suivant).
La Bataille de la Meuse, août 1914
La 4ème division qui tient le secteur Château de Bronnelle, Nepvant, Martincourt et Brouennes se replie par le pont de bateau de Cervisy, pour l’infanterie, et par le pont de pierre de Stenay, pour l’artillerie et les trains. Elle se porte dans la clairière de Beaufort, tenant la lisère Nord-Est de la forêt de Dieulet en liaison à Maison Blanche avec le corps colonial qui occupe la forêt de Jaulnay. (Voir page Cesse § "Les combats de Cesse et Luzy-Saint-Martin")
À midi, le pont de Stenay est détruit et le pont de bateaux de Cervisy est replié. 
La vie des Stenaisiens sous l’occupation allemande
Après août 1914, très rapidement, dans les villages occupés, les Allemands mettent en place un système autarcique et répressif. Les communes sont délimitées par une frontière virtuelle qu’il est formellement interdit de franchir sous peine de lourdes sanctions. Toute communication avec les habitants des bourgs voisins est interdite,  tout contact avec des membres de la famille habitant un village proche ou en zone non occupée, est interrompu pendant plus de 4 ans.  L’occupant prend à son compte l’administration des Soldat allemand en 1914communes. Dans chaque village est installée une Ortskommandantur chargée de l’administrer, un maire et un conseil municipal sont désignés, ils n’ont aucun pouvoir que de relayer les exigences des Allemands et cautionner les éventuels manquements. L’occupant met en place un service d’otages qui répondent du bon fonctionnement de la commune et un service de travail obligatoire à leur service. Dès le début de l’occupation, la population assiste à la germanisation des territoires occupés. La monnaie n’est plus le Franc mais le Mark. Les rues sont rebaptisées en allemand. L’heure légale passe à l’heure allemande. Tout ce qui n’est pas indispensable à la vie de la commune est taxé. La correspondance avec les prisonniers de guerre se durcit. Le couvre-feu est décrété.
A leur arrivée, les Allemands découvrent des villages dans un état d’insalubrité extrême. Des kilomètres de fumier s’étalent, exhalant leur odeur nauséabonde et déversant le purin dans les caniveaux. Les chemins sont encombrés de détritus en tout genre et les rues, parsemées de débris. Les abords des maisons ressemblent à de véritables décharges à ordures. Les fosses d’aisances débordent sans que personne ne s’en soucie. L’occupant va mettre de l’ordre. En quelques jours, les tas de fumier, signe ostentatoire de richesse des paysans meusiens, disparaissent du paysage. L’autorité militaire impose le nettoyage des chemins qui mènent aux jardins et interdit d’y jeter les ordures sous peine de forte amende.
Chaque habitant est sommé de nettoyer devant chez lui. Les abords des maisons et les places sont aménagés et embellis. L’occupant s’installe dans la durée.
L’alimentation est la principale préoccupation de la population. Pour subvenir à ses besoins, la population est autorisée à cultiver ses légumes et à élever quelques animaux de basse-cour. En fin d’occupation, toute la production de lait est livrée aux Allemands, seuls les vieillards, les enfants en bas-âge et les malades peuvent en bénéficier après avis médical.
Tous les fruits et baies sont réquisitionnés par l’occupant. Avec la pénurie, la mendicité se développe. Les enfants font la manche ce qui agace profondément l’autorité allemande qui en interdit la pratique. Une cuisine collective est créée et la municipalité attribue des terrains communaux pour en faire des jardins familiaux.
Le braconnage est couramment pratiqué bien que sévèrement réprimé.
Courant octobre 1914, un organisme américain crée, en Belgique, une commission de soulagement des populations civiles et distribue des produits de première nécessité en provenance des États-Unis. Ils constituent un apport non négligeable de nourriture qui permet d’éviter la famine.
Situé à l’arrière-front allemand, Stenay et sa région sont le centre d’une importante structure hospitalière.
Le Kronprinz au château des Tilleuls
À partir de septembre 1914, Guillaume de Hohenzollern (1882/1951, portrait de gauche), Kronprinz Impérial, fils du kaiser, Frédéric Guillaume Victor Albert de Hohenzollern (1859/1941), chef de la Vème armée allemande, s’établit au château des Tilleuls où il organise des fêtes et des réceptions.Komprinz Son Quartier Général  s’installe à l’école des garçons. Les nombreux officiers généraux et supérieurs occupent le château de Cervisy, les villas bourgeoises et les maisons de maître de la région. Le Kronprinz n’a pas vraiment de rôle opérationnel au commandement de son armée. Il passe le plus clair de son temps à se promener à cheval ou en voiture, à organiser des fêtes et à parader. Il rend visite à ses troupes quand le front est calme et distribue même des décorations. Il vit dans la hantise des bombardements aériens dont Stenay est régulièrement la cible. Il se fait construire un blockhaus au château des Tilleuls et fait poser un grillage pare-bombes sur les bâtiments voisins. Il mène une vie dissolue et reçoit de nombreuses maîtresses, dont certaines Stenaisiennes. Il réside à Stenay jusqu’au début 1918, puis prend le commandement du groupe d’armée centre et établit son Q.G. à Charleville.
La Libération
Le 7 novembre 1918, la population des communes situées sur la ligne de front est évacuée vers la Belgique. Dans certains villages, les habitants sont retenus en otages par l’occupant. Les négociations de l’armistice sont en cours mais chaque armée se tient prête à en découdre, si elles n’aboutissent pas. Les Américains pilonnent les positions allemandes jusqu’au 11 novembre à 11h, pendant que l’ennemi rase tous les bâtiments de la rive gauche de la Meuse, détruit tous les ponts et se positionne sur les hauteurs de la rive droite pour en interdire le débouché aux Alliés.
La ville de Stenay est libérée par la 2e Division du 5e Corps Américain le 9 novembre. Le retour des habitants dans leur village respectif s’étale sur plusieurs mois.
Le monument aux morts est inauguré avec faste en août 1923.

La Seconde Guerre Mondiale, 1939-1945
La mobilisation générale a lieu le 1er septembre 1939. De nombreuses troupes sont dépêchées sur Stenay et attendent… C’est la Drôle de Guerre. Les combats débutent le 10 mai 1940. L’évacuation et l’exode des civils débutent le 12 mai, pour la plupart vers le département de la Charente. Mais Stenay est rapidement occupée, avec les mêmes conséquences qu’en 1914-1918.
La Résistance
Jusqu’à l’été 1943, faute d’armes, la Résistance en Meuse consiste surtout à montrer son refus de l’occupation en distribuant des tracts, commémorant les fêtes nationales, dénonçant les collaborateurs… MaquisardsCes actes de résistance font l’objet d’enquêtes et peuvent coûter cher à leurs auteurs.
Les Alliés débarquent en Normandie le 6 juin 1944. Afin d’empêcher les ennemis de se défendre, les sabotages et actes de guérilla se multiplient et donnent lieu à une très forte répression. Les maquisards sont de plus en plus nombreux, mais les arrestations, déportations et exécutions sommaires se renforcent et visent également les civils. La Meuse compte 10 principaux maquis en août 1944, certains sont liés aux Résistants des départements limitrophes.
On estime entre 3000 et 3500 le nombre de résistants en Meuse : hommes ou femmes, français ou étrangers, des personnes jeunes ou moins jeunes, libres ou clandestins, toutes classes sociales et de toutes opinions politiques confondues…
Durant l’été 1944, un groupe de la Gestapo du Mans en retraite réquisitionne le pensionnat Sainte-Marie. Le 28 août, ils arrêtent l’abbé Laurent, vicaire de Stenay, et l’abbé Millier, curé de Mouzay, qu’ils soupçonnent d’espionnage et d’acte de résistance. Ils ne reviennent pas et c’est seulement le 24 décembre 1944 que leurs corps sont reconnus parmi bien d’autres, dans le charnier du fort de Tavannes.
Les Américains libèrent une grande partie du département les 31 août et 1er septembre 1944, cependant, certaines localisations dans le Nord de la Meuse, comme Stenay et Montmédy, ne sont libres que le 4 septembre avec l’arrivée du 20e Corps Américain.
Avant leur fuite, les Allemands dynamitent la porte de la Citadelle, dernière porte d’enceinte fortifiée de la ville.

 Chroniques communales 

Le diable de stenayStenay et le Diable
Stenay se voit affublé d'un surnom légèrement angoissant la ville du Diable.
Jamais personne avant 1850 n'a sérieusement pensé à loger Satan dans le nom de Stenay. A l'origine, Stenay est appelée Satanacum et un certain Jeantin, auteur du Manuel de la Meuse en 1860, y trouve l'empreinte de Satan.
Dès 1885, le papier à entête de la mairie porte cette nouveauté héraldique et, lorsqu'en 1925 l'Hôtel de Ville actuel remplace la vieille maison commune de la Porte de Bourgogne, l'architecte fait sculpter au fronton la célèbre face du Diable. Il apparaît presque à chaque coin de rue, on en remarque surtout trois : tantôt jovial sur la mairie, démoniaque sur la Salle des Fêtes ou plus attristé sur celui du Monument aux Morts.
On aperçoit Satan également dans les armoiries officielles de la ville.

Esothérisme, affabulation, romance ?...
Le triangle mythique : Stenay/Gisors/Rennes-le-Château

Ces lieux, éloignés de plusieurs centaines de kilomètres, peuvent-ils être détenteurs des secrets d'une histoire européenne inconnue ? Le romancier Gérard de Sède, à travers trois ouvrages
Les Templiers sont parmi nous !, Le trésor maudit de Rennes-Le-Château et La race fabuleuse - Extra-terrestre et mythologie mérovingienne lève un coin du voile. Roman ?Nostradamus
Le triangle ardennais : Stenay/Orval/Bouillon
Trois lieux situés à cheval entre la Belgique et la France, tous liés à l'histoire mérovingienne. Stenay est la ville où s'éteint la dynastie mérovingienne avec l'assassinat de Dagobert II qui, selon la légende, laisse un fils, Sigebert IV, caché à Rhedae (Rennes-le-Château) après sa mort.
Orval, village de la Belgique Ardennaise, un des hauts lieux de la spiritualité du Moyen Age ou une abbaye est fondée sous l'impulsion de Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux (1090/1153), le protecteur des Templiers et rédacteur de leur règle. Michel de Nostredame dit Nostradamus (1503/1566, portrait de droitey séjourne et avant lui un autre grand voyant, Malachie d'Armagh, Saint-Malachie (1094/1148)  qui y rédige la prophétie des Papes (3).
Bouillon, ville de Belgique, voit naître le grand conquérant de la terre Sainte en 1099, Godefroy de Bouillon. En ses veines coule le sang mérovingien. 

La pierre mystérieuse
Des pierres sculptées sont trouvées dans les fondations de la basilique Saint-Rémi de Stenay, antérieure à l’église Saint-Dagobert qui l’a remplacée au IXème siècle. Ces pierres sont des stèles funéraires, mais une est particulière...
Carre satorPierre Athanase Marie Plantard (1920/2000), surtout connu pour avoir longtemps tenté de démontrer sa descendance de la lignée mérovingienne, en travaillant sur l’histoire de Stenay, estime que les lettres gravées à gauche et le chevron tracé à droite de ces lettres sont la clé permettant à des initiés de se reporter au fameux Carré Sator (ci-contre).
Le Carré Sator est composé de 5 lignes portant chacune un mot de 5 lettres : SATOR, AREPO, TENET, OPERA , ROTAS. Chaque mot se lit 4 fois. Le mot TENET forme une croix parfaite. Les 25 lettres fournissent de quoi former 2 fois les premiers mots de PATER NOSTER et il reste 2 fois « A » et « O », Alpha et Oméga, première et dernière lettre de l’alphabet grec, qui sont présentées dans l’apocalypse comme un symbole du Christ : principe et fin de toute chose. Au temps des persécutions, le carré magique est, entre chrétiens, un signe secret d’appartenance au christianisme. Il signifie le semeur tient la charrue ce qui se traduit par le créateur surveille le Monde.
Pour faire simple, cette pierre mystérieuse peut s’expliquer comme un geste de chrétien en un temps où les chrétiens ne sont qu’un petit nombre à Stenay. Le plus ancien carré connu se trouve dans les ruines de Pompéi où il est enfoui en 79. 
La pierre de Stenay date de la fin du Vème ou du début du VIème siècle.
Malheureusement, cette pierre, déposée vers 1910 chez Mgr Mangin, curé de Stenay, est enlevée par le Komprinz en 1917 qui l’a fait briser. La pierre est retrouvée, reconstituée et exposée dans la crypte de Saint Dagobert.

La fête de la Saint Lambert au Faubourg de Cervisy
Depuis un millier d’années, Cervisy reçoit le dimanche de la mi-carême de nombreux visiteurs et surtout des amoureux. Des sifflets et des rubans verts et bleus sont vendus. Nos grands parents propriétaire du  café-épicerie du faubourg de Cervisy sont de la fête et grand-mère Georgette n'est pas la dernière (ci-dessous article de presse et sa photo de l'époque). 

Stenay 55 le sifflet des amoureux et meme georgette


 Personnages liés à la commune 

Godefroy de Bouillon (1058/1100), est un chevalier franc. Premier souverain du royaume de Jérusalem au terme de la première croisade, il refuse le titre de roi pour celui, plus humble, d'avoué du Saint-Sépulcre. Il possède le château de Stenay qu'il vend à l'évêque de Verdun.

Francois nouviaireFrançois Nouviaire (1805/1837portrait de gauche), artiste peintre né à Stenay, élève d'Ingres. Il a peint un tableau pour l'église de Stenay  "Saint Grégoire le Grand donnant ses dernières instructions à saint Augustin de Cantorbery, chef d'une mission envoyée en Angleterre".

Françoise Mauretour, femme de Nicolas Blanchart, bourgeois de Stenay, s’illustre par une résistance désespérée aux côtés des bourgeois pour défendre la ville contre les troupes du duc de Bouillon, Henri de la Tour d'Auvergne dit Turenne (1555/1623) en 1591 qui veut prendre Stenay en pleine nuit. Elle s’arme comme un soldat et combat avec les troupes de la garnison qui s’efforcent de repousser les assaillants. Presque tous ceux qui refusent de déposer les armes sont tués.

General etienne radetÉtienne Radet (1762/1825, portrait de droite), général de l'empereur Napoléon Ier, né à Stenay, se rend célèbre dans l’Europe entière en recevant l’ordre d’arrêter le pape Pie VII dans son palais du Vatican le 6 juillet 1809. Ce dernier venait de lancer une bulle d’excommunication contre l’Empereur.

Grégoire Denain (1723/1811) écrit en 1788 un  manuscrit Essai d’histoire de la ville de Stenay, ville capitale du Barrois français et de ses environs par un citoyen qui reste l’ouvrage de référence sur l’histoire de Stenay. Il est maire de la ville entre 1778 et 1785.

Louis Paul de Beffroy (1737/1802) page de la chambre du Roi en 1747, puis lieutenant au régiment de cavalerie de Fleury en 1753, il sert durant la Guerre de Sept Ans en Allemagne de 1757 à 1763, aide-major en 1770, capitaine en 1771, il sert au régiment Condé-Dragons 2e régiment en 1783. Il prend sa retraite en 1785 avec le grade de capitaine. Il vit en couple à Stenay avec sa cuisinière, Marie Claude Percebois, avec laquelle il a plusieurs enfants. Il décède à Stenay.

Anne Gédéon de La Fitte (1754/1807) marquis de Pelleport, né à Stenay, est un libelliste, homme de lettres et aventurier français. Après avoir renoncé à la carrière des armes, il mène en Europe une existence d'aventurier littéraire et de journaliste frondeur. Ses écrits témoignent d'une pensée libre et d'un épicurisme teinté de nihilisme.

Vallet jacquesJacques Vallet (1939/-, portraits de gauche), écrivain, journaliste, critique littéraire et de théâtre, auteur de romans, nouvelles, poèmes, fils d’un horticulteur de Stenay, notre cousin sur la branche Duncourt, Jean Vallet (1899/1979, portrait de droite) et d’Andrée Clarac (1905/1979) originaire de la Martinique.
À 20 ans, il participe à la création d’une Compagnie de Théâtre à Avignon puis à Paris.
À son arrivée à Paris, dans les années 1960, il publie un premier recueil de poèmes Les Chiens de la nuit et participe à la revue de poésie Strophes.Vallet jean 2 Après quelques années dans l’enseignement, il se consacre au journalisme et travaille dans différents journaux, notamment Val-de-Marne Industries et Libération. Il est critique littéraire aux Inrockuptibles.
Il  écrit des ouvrages sur des peintres de sa génération, et leur consacre de nombreux articles.
Il participe à la série Le Poulpe, avec un roman, L’amour tarde à Dijon, adapté également en bande dessinée. En 1977, il crée et anime la revue Le Fou parle qui réunit,  jusqu’en 1984, plus de 600 artistes graphiques et écrivains.
Pendant 3 ans, il anime, avec le peintre Christian Zeimert (1934/-), une émission artistique sur Radio Libertaire. Il collabore également au Monde Libertaire.
Il reçoit en 1979 le Grand Prix de l’Humour noir pour Le Fou parle.                          

 Patrimoine 

Stenay possède un riche patrimoine avec notamment de beaux hôtels particuliers construits entre 1760 et 1785. Elle garde son aspect d’ancienne ville fortifiée, les rues et les quartiers s’organisent dans les limites des anciens remparts encore visibles par endroits.

Une porte du XVIIIème siècle, rue du Général de Gaulle est richement décorée.

L’Hôtel de ville est installé jadis dans la porte de Bourgogne. Son état de délabrement et le fait qu’elle gêne le développement du trafic automobile entraîne sa destruction en 1926. La construction du nouvel hôtel débute et se termine en 1927. Il est situé au centre de la place aux arcades, à la place de l’ancien auditoire de 1636, trop étroit pour l’accueillir. Au-dessus des grandes baies de la salle des mariages, le blason de la ville est surmonté d’une tête de diable (voir § précédent).

Le kiosque, surmonté d’une lyre, est construit en 1894 à la place du four banal, de la halle et du gibet du Moyen âge.

L’hôpital, ancienne Maison Dieu,  fondée en 1356, est entièrement rebâtie et dotée d’une pharmacie au XVIIIème siècle. La chapelle et le campanile sont ajoutés au XIXème siècle. 

L'ancien magasin aux vivres ou magasin aux blés, est  inscrit au titre des Monuments Historiques en 1986. le roi François Ier  (1494/1547) le fait construire vers 1540 dans la citadelle, pour la conservation des grains et des eaux de vie de la garnison. Au XIXème siècle, il est doté de tourailles et en 1879 transformé en malterie.
Il accueille aujourd'hui le musée européen de la Bière (voir vidéo en bas de page) qui est inauguré en 1986, un jardin de la Bière y est intégré depuis 2004. Ce musée, unique en Europe par l'ampleur de ses collections riches de 45 000 pièces, retrace l'histoire des techniques et des traditions brassicoles, de ses origines au Néolithique à nos jours (voir  Echelle des Temps ).

La poste aux chevaux sur la place aux arcades est crée officiellement en 1695 par  le roi Louis XIV (1638/1715), pour l’envoi et la réception de courriers officiels, ancêtre de notre Poste moderne. Le relais de poste, lieu où sont tenus prêts des chevaux frais pour les cavaliers chargés de transmettre les courriers afin de permettre une vitesse maximale, se maintient jusqu’en 1868, supplanté avec l’arrivée du chemin de fer, igne Paris-Montmédy.

L’Hôtel du gouverneur construit au XVIème siècle pour y héberger le gouverneur de la cité, il sert aujourd’hui d’annexe au Musée de la Bière.

Le Grand Quartier de la Cavalerie, ou le Quartier du roy, le bâtiment en 1750 permet de loger un régiment de cavalerie avec les montures. Il accueille 320 chevaux au rez-de-chaussée et dispose de 400 lits au 1er étage. Les greniers sont utilisés pour stocker du foin et pour faire sécher du tabac. Ils sont occupés par les Allemands durant la Première Guerre mondiale et servent alors d'hôpital pour les épidémies. Transformés en logements populaires après 1954, ils sont restaurés après l'incendie de 1988, aujourd'hui quartier Vauban.

La caserne Chanzy est terminée en 1893, le 18ème Bataillon de Chasseurs à pied s’installe. Cette période marque l’apogée de la présence militaire à Stenay avec plus de 1 200 soldats stationnés. En 1913, une nouvelle caserne voit le jour.
Les arcades, ou galeries marchandes, servent d'abri aux échoppes du centre-ville. Construites sur de superbes caves gothiques à plusieurs niveaux, ces galeries remaniées au cours des XVIème et XVIIème siècles supportent des immeubles transformés au fil des XVIIIème et XIXème siècles.

L’atelier monétaire, nouvelle et éphémère fabrique de monnaie, s’installe de 1633 à 1642. Elle frappe les doubles tournois lorrains.

L’église Saint-Grégoire-le-Grand  
Une première chapelle Saint-Rémi est fondée en 530 par le roi des Francs de Metz, mon ancêtre Thierry Ier (485/534) fils ainé du roi Clovis.
En 679, le roi d’Austrasie, Dagobert II, assassiné dans la forêt de Woëvre, y est inhumé.
En 872, une nouvelle église est créée sous le vocable de Saint-Dagobert par mon ancêtre, le roi Charles II dit le Chauve (823/877).
En 1716, l’orgue est construite et installée sur la tribune.
Menaçant de s’écrouler depuis le dernier quart du XVIIIème siècle, elle est détruite et remplacée par un nouvel édifice, consacré en 1833.
Sur la façade principale, avec avant-corps à colonnes cannelées et chapiteaux ioniques, se trouvent les statues de Saint-Pierre et Saint-Paul (sculptées par Schmidlin en 1854) et les médaillons circulaires représentant les quatre Évangélistes. La porte d’entrée est surmontée de l’inscription Venite adoremus dominum. La plus grande partie du mobilier provient de l’ancienne église.
A l’intérieur : une Vierge de douleur en bois polychrome est classée aux Monuments Historiques en 1980, le buffet d’orgue en bois est classé en 1981, une huile sur toile représentant la multiplication des pains est classé en 1907, la chaire en bois est classée en 1913.

La chapelle du Sacré-Cœur, aujourd’hui inutilisée, fait  face du cimetière de Stenay.
En 1907, Mgr Mangin, curé-doyen de Stenay, est momentanément expulsé de l’église paroissiale Saint-Grégoire. On est en pleine crise politique et religieuse et le maire de l’époque, se basant sur la loi de Séparation entre les Églises et l’Etat de 1905,  interdit au curé d’y célébrer la messe. Mgr Mangin officie de la fenêtre du presbytère et décide de faire construire un nouveau lieu de culte sur la route de Verdun malgré sa réintégration dans l’église paroissiale quelques temps après.
Le 12 avril 1908, la première pierre est posée et  la chapelle  peut sortir de terre grâce aux dons d’Ernest Bourgeois, le bienfaiteur de nombreuses paroisses des environs. Elle est bénie le 25 octobre 1908 par Mgr Dubois, évêque de Verdun.
De style roman, précédée d’un clocheton, elle reçoit un peu plus tard des vitraux. Elle porte sur sa façade plusieurs inscriptions dont un chronogramme original, écrit par l’abbé Nicolas, alors curé de Laneuville. Ce texte permet de lire la date de sa  construction en additionnant les lettres majuscules qui servent de chiffres romains.

Le château des Tilleuls, construit en 1876/1877, partiellement détruit en 1940, rasé au lendemain de la Libération et reconstruit plus modestement.

La maison-refuge des moines de Belval ou s’installent les sœurs de l’Annonciade Céleste de Saint-Mihiel qui fondent une communauté à Stenay en 1634. La maison est agrandie et dotée d’une chapelle. Les sœurs offre une scolarité aux jeunes filles (d’origine noble ou de la riche bourgeoisie uniquement), laissées à l’écart de l’instruction des Minimes. Le bâtiment existe toujours.

Le port de plaisance est situé sur un bras de la Meuse et en aval du bief du moulin. Il est port de commerce avant d’être port de plaisance, on y charge les péniches de petits gabarits : produits de la forge, foin, bois … pendant que d’autres apportent grain, charbon, poissons de la mer du Nord, ces derniers sont salés sur l’île de la Sorerie.

La canalisation de la Meuse  débute vers 1874 à partir de la frontière belge et son raccordement au canal de la Marne au Rhin. Le ministère des travaux publics procède à des expropriations sur les territoires des communes traversées (voir l'expropriation de 1877 pour Cervisy dans le diaporama ci-dessous).

Le moulin à aube est situé sur le chenal menant au port. Un premier moulin est signalé à Stenay dès 1239, mais son emplacement n’est certifié qu’en 1421. Ce grand moulin construit au XVIIIème siècle possède plusieurs roues et sert pour les grains et l’huile. Le moulin à grain fonctionne jusqu’en 1914 pour transformer le blé en farine. De temps en temps, la gestion du canal actionne la grande roue et réanime la poésie du vieux bâtiment.
Aujourd'hui le moulin est un hôtel-restaurant.

Le lavoir des Minimes du XVIIème siècle, vraisemblablement transformé en lavoir par les religieux de l’ordre des Minimes. L’eau est évacuée par un canal qui passe sous l’ancien rempart. Le lavoir était utilisé par la population du quartier depuis la Révolution.

Le couvent des Minimes fondé en 1609 par le duc de Lorraine pour accueillir un collège de garçons, il abritait l’ordre religieux de Saint François de Paul, connu pour sa vigueur à défendre la foi catholique, qui encadre et maintient la religion face à la montée du protestantisme (Jametz, Sedan). Les religieux, 4 à 5 frères Minimes, créent le premier collège de la ville pour l’enseignement des jeunes garçons. En 1790, il ne trouve pas preneur lors de la vente des biens de l’église par l’Etat. Il est déclassé en 1833 et vendu en 5 lots achetés par la commune. Aujourd’hui, c’est une école.

Le parc de la Forge occupe l’emplacement des anciennes fortifications de la citadelle. Il est aménagé en parc à l’anglaise après 1835 par le maître de forge en prolongement de sa demeure. L’imposante bâtisse sépare le jardin privatif de l’usine qui fonctionne de 1779 jusqu’en 2005. Une belle serre est encadrée par deux escaliers menant à un belvédère. Dans ce parc, des arbres remarquables dont un Ginkgo-biloba et trois tulipiers.

Autres arbres remarquables, un séquoia visible de la route Carignan-Vouziers.

 Hameaux,  faubourgs, lieux dits et écarts 

Outre La ferme Heurtebise, La Bécasse, La Jardinette, le Pont de la Redoute, il y a en premier et cher à mon coeur …

Capture d ecran 254 Le Faubourg de Cervisy
Situé au Nord de Stenay, ce petit faubourg s’étire tout au long de la route départementale 964 et gravit gaillardement les côteaux menant au plateau de Lamouilly. Il est bordé à l’Ouest par le canal de l’Est et la Meuse. La rive droite offre un vaste panorama sur la vallée et la forêt de Dieulet. L’avenue des Tilleuls qui relie Stenay à Cervisy, est créée sous le règne du roi Louis XIV (1638/1715) et les tilleuls qui la jalonnent jusqu’en 1985 datent pour la plupart de cette époque.

Souvenir : C'est dans ce faubourg que la jeunesse de mon époux, Alain, et de son frère Hervé est bercée. Le café-épicerie (photo 1 et 2 ci-dessous en 1960 et en 2011) puis la maison (photo 3 en 1964 et 1982) où les grands parents habitent ensuite accueillent toute la famille chaque petite ou grande vacances, chaque week-end prolongé, chaque fête ou anniversaire... où les rejoignent cousins et cousines, voisins et amis... Plus tard, les familles élargies perpétuent ces retrouvailles dans la grande maison familiale. Puis, les petits enfants à leur tour profitent des joies de la campagne, de la pèche au bord du canal ou des baignades dans la Meuse à la Barraque d'Aquin...
Pour ma part, intégrée dès 1964, année de ma rencontre avec Alain (nous avions 14 ans), dans cette famille unie et heureuse, je garde dans un coin particulier de ma mémoire ces moments magnifiques de partages dans ce lieu magique avec un époux merveilleux et regretté. La vente de la maison en 1990 par les parents vieillissants et malades donne fin à cette époque. De temps à autre, nous y revenons... nostalgiques de ce qui fut et n'est plus....

Stenay meuse cervisy le cafe mayer de 1920 a 1963Stenay meuse cervisy le cafe en 2011

Stenay meuse cervisy la maison 1964Stenay meuse cervisy la maison en 1982

La source, les fontaines, les puits, les abreuvoirs  et le lavoir
Le village est alimenté par une source qui prend naissance dans le domaine du château. Elle s’écoule d’une fontaine alimentant un lavoir, au centre du village, puis poursuit son cours dans le village en direction du canal sous forme d’un ruisseau aujourd’hui canalisé et recouvert. En 1970, on peut encore le voir franchir allègrement le village avec ses eaux claires et rapides. Ce ruisseau protége alors l’abord des habitations. Chaque demeure, comme celle de la famille, posséde son petit pont constitué généralement d’une énorme pierre usée en son centre. Aujourd’hui, on peut le voir à la sortie de son tunnel, sur le chemin du canal. Encore endigué ou à l’air libre, il file en direction de Martincourt pour rejoindre la Meuse.
Trois fontaines viennent alimentés le ruisseau avant le canal : la fontaine du château, la fontaine au chat, la fontaine Saint Lambert.
Les habitations en bordure de la route dite du bas, ou avenue des Tilleuls, possédaient des puits alimentés par une nappe aquifère en provenance de la vallée. Certains sont encore ouverts et servent à l’arrosage des jardins. 10 puits sont alimentés par la nappe d’eau du plateau, 13 puits le sont par la nappe d’eau de la vallée.
La source alimente également deux abreuvoirs. Son eau est renommée pour sa pureté et en 1988 n’est pas encore touchée par la pollution.
Le lavoir public sert encore en 1990. Il est construit dans les années 1800 et doit être à l’origine bâti de pierre et de bois. Il est restauré dans son ensemble et recouvert de ciment en 1940 pendant l’Occupation. Il est alimenté par des conduits qui amènent l’eau de la source. Une fontaine et un abreuvoir sont ajoutés devant. En 1988, certaines personnes utilisent encore ce lavoir pour rincer le linge malgré l’usage courant des machines à laver.

Le château
Il est situé  près d’une forêt de sapins et surplombe le faubourg et la vallée. Sa façade exposée au Sud comprend 35 fenêtres et une grande baie vitrée.
A l’origine, le château est un couvent formant un carré de quatre ailes. Sa construction date du début du  XVIIème siècle et du règne du roi Louis XIII (1601/1643).
C’est le cadre choisi par le marquis Abraham de Fabert d'Esternay (1599/1662), qui dirige le siège de Stenay en 1654, pour le compte du roi Louis XIV (1638/1715), pour y installer son quartier général. Le roi y vient en personne encourager les assiégeants et établit sa cour à Cervisy avant de la mener à Mouzay.
BernardindestpierreA la Révolution Française, le château appartient au marquis Anne Gédéon de Lapisse de Pelleport (1754/1807), inquiété par les révolutionnaires en 1791 lors de la fuite du roi Louis XVI (1754/1793). Ces ennuis n’empêchent pas Jacques Henri Bernardin de Saint Pierre (1737/1814, portrait de gauche), à l’âge de 68 ans, d’épouser en seconde noces la fille du marquis, Désirée, âgée de 22 ans, c’est à Cervisy qu’il commence la rédaction de son roman Paul et Virginie.
Les grands châtelains de Cervisy sont la Famille La Pisse de la Mothe, originaires du Limousin. Militaires de père en fils, beaucoup d’entre eux connaissent la gloire avant de s’installer au faubourg. Anne Pierre de La Pisse de la Mothe (1773/1850), baron d’Empire, aide de camp de l'empereur Napoléon Ier (1769/1821), a son nom gravé sur l’Arc de Triomphe de Paris. Vers 1840, le colonel Charles Alexandre de La Pisse de la Mothe (1807/1881) achète le château, le rénove et fait construire une petite chapelle dont il ne reste en 1988 que les fenêtres en ogive. Vers 1890, un des gendres de ce dernier, Jean Albert du Ba (1832/1912), protestant, transforme la chapelle en théâtre et offre une aide financière et un terrain à la commune pour la construction d’une église.
De 1914 à 1918, le château est occupé par le Komprinz (voir § plus haut).
En 1919, Paul Albert Charles Alexandre Joseph de La Pisse de la Mothe (1874/1946), maire de Montigny et ancien légionnaire, revient provisoirement au château où il décède

L’église Saint-Joseph est construite en 1891, grâce à de généreux donateurs dont Chrles Alexandre de la Pisse de la Mothe et son gendre Jean Albert du Bas notamment. Elle est de style gothique, sa haute flèche ajourée domine le faubourg. Elle est placée sous la protection de Saint Joseph, patron de Cervisy qui  y est fêté le 19 mars.

La chapelle Saint-Lambert, léproserie et ermitage des XIIème et XIIIème siècles, située au lieu-dit le fond de Saint Lambert. Les bâtiments font l’objet d’une inscription aux Monuments Historiques en 1991.

Capture d ecran 254 Le domaine de Bronelle
Situé à 4Kms au Nord-Est de Stenay et à 2Kms à l'Ouest de Brouennes, dans un vallon arrosé par le ruisseau de Baâlon et et dominé par des sommets boisés. 

Le château de Bronelle est construit au XVIIIème siècle. Anciennement, dépendant de la paroisse de Brouennes, il est rattaché à la commune  la paroisse de Stenay depuis 1790. Il possède une chapelle familiale et une ferme attenante.
Au mois d'octobre 1782, des gardes nationaux armés et des habitants des communes voisines pénètrent dans le château de Bronel appartenant au seigneur Maret de la Logele pillent, emportant tout ce qui peut l’être et saccageant le reste (Source : Archives départementales).

La chapelle Saint-Nicolas de Bronelle
Elle donne lieu à bien des contestations et à des procès entre les curés de Brouennes, Jean Christophe Rouyer et Nicolas de Margny (1671/1739) et les seigneurs de Chamisso et  de Fénerolles, qui veulent leur enlever le droit curial au profit du curé de Stenay.
Au commencement du XVIIème siècle, elle est abandonnée. En 1666, après sa visite à la paroisse, le doyen de Juvigny rend un décret contre les habitants de Bronelle, pour les contraindre de payer leurs parts des ouvrages et rétablissements de l'église et du cimetière. Malgré les réparations faites vers 1630, la chapelle est  de nouveau ruinée un siècle plus tard. Vers 1720, Jean Baptiste Fénerolles la fait réédifiée sur un lieu proche, bénie et consacrée par l’archevêque de Trèves en1747. Un chapelain y est attaché.

Les seigneurs de Bronelle
Certains seigneurs de Brouennes, et de Ginvry sont aussi seigneurs de Bronelle puisque avant 1790, Bronelle appartient à Brouennes et non à Stenay.
- Jehan du Chaufour (1247/1272), premier seigneur de la cense qui, par la suite, devient le fief de Bronelle, époux de Ermangarde de Flaix.
-  Jean Tency dit Contaul, est cité dans le dénombrement de 1456.
- François d'Ornes et ses successeurs (voir § la seigneurie de Brouennes).
- Nicaise de Tige de Montquintin  (1575/1598), écuyer, seigneur de Bronel, épouse Henriette de Wales.
- Jacques de Chamisso, seigneur de La Chapelle, Andevanne et la Grange-aux-Bois épouse en 1612 Nicole de Tige, fille du précédent. Les seigneuries de Brouennes et Bronellle entrent dans la famille des de Chamisso, alliée aux de Pouilly.
- Jacques Philippe de Chamisso, fils du précédent, seigneur de La Chapelle, Andevanne et Bronelle, épouse en 1ères noces Hélène de Huchet en 1693 et en seconde noces Marie Louise de la Vaulx. Il meurt en 1685 et est inhumé dans le cœur de la chapelle de Bronelle.
- Jacques de Chamisso, fils du précédent est seigneur de Bronelle.
- Jean Nicolas de Chamisso (1685/1725), frère du précédent, épouse en 1ères noces Anne de Bauclain qui meurt en 1688 et inhumée dans la chapelle de Bronelle, en seconde noces Elisabeth Le Gros en 1696. Anne, fille de son second mariage est baptisée le 9 mars 1697.
- Jean Baptiste Fénerolles (1702/1728), seigneur de Bronelle et de Baâlon, intendant du prince de Condé, commissaire ordinaire des guerres en 1713.
La chapelle castrale étant en mauvais état, il la fait réédifier non sur l'emplacement de l'ancienne chapelle mais dans une aysance de la commune de Bronelle, entourée de terres payant la dime à Stenay.  La chapelle Saint-Nicolas est bénie et consacrée par l'archevêque de Trèves. Il  modifie le cours du ruisseau de Bronelle qui sert de séparation entre les dîmages de Brouenne et de Stenay dans le but de retirer le droit curial que le curé de Brouenne possède sur Bronelle, au profit du curé de Stenay.
- Marie Françoise Christine Fénerolles, fille du précédent,  épouse  en 1ères noces François Guillaume Dagobert de Maret de la Loge (+1749) et en seconde noces Jean Augustin de Montdésir (1684/1749, voir lien).

 Evolution de la population 

En 1321, La population de Stenay est estimée à environ 2900 habitants.
En 1437, elle tombe à 550 habitants environ.
En 1917, on compte 824 habitants suite à la désertion de la ville et aux hommes mobilisés par la Première Guerre Mondiale.

Stenay 55 demo

 Nos ancêtres de Stenay et Cervisy… 

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Mayer henri soldatMayer barranger georgette 1919 copie

Divers :
PONSIN Nicollas (sosa 672G10) et sa famille réside au faubourg de Cervisy en 1711.
PONSIN François (sosa 84G7) et sa famille réside toute leur vie au faubourg de Cervisy.
PONSIN Nicolas (sosa 42G6) et son épouse DUNCOURT Marguerite (sosa 43G6) achètent en 1868 le café-épicerie de Cervisy où ils habitent avec leur famille.
Un acte de donation pardevant Maître Cissey, notaire à Stenay, est établi le 6 mars 1868.
Un acte d'expropriation, en date du 7 juin 1877 est fait pour la parcelle cadastrée 131/1028 dont il est propriétaire, pour les travaux de construction du canal de la Meuse.
​MAYER Henri Jean Baptiste (sosa 10G4) et son épouse BARRANGER Georgette Aimable Joséphine (sosa 11G4) de 1920 à 1963 au café Mayer et ensuite à la maison rue du Canal de Cervisy (ci-contre tous les deux) ou elle demeure seule de 1965 à 1980, ensuite elle réside à la Résidence de retraite de Stenay durant 5 ans jusque son décès. La maison est reprise par les enfants, Denise et André jusqu'en 1990.
LAPIERRE Evrard (sosa 174G8) réside à la ferme de la Jardinette au faubourg de Cervisy avec ses enfants en 1818.
LAPIERRE Marie Catherine (sosa 87G7) réside à la ferme de la Jardinette au faubourg de Cervisy avec sa famille et son père en 1818.
MAYER Denise Simone (sosa 5G3) fait sa communion solennelle le 24 mai 1931 au faubourg de Cervisy. Ellehérite de la maison de ses parents, qui devient la maison de campagne de la famille SOUDAN jusqu’en 1990, date à laquelle elle est vendue. 
SOUDAN Karine (hs) est baptisée en l'église de Cervisy le 2 avril 1972.

 

 Carte de Cassini 

Stenay 55 cassini

 

 


 

Notes :
(1) Dagobert II - Vers 650, le roi d'Austrasie Sigebert III (630/656) alors sans enfant, adopte le fils de son maire du palais Grimoald Ier (615/657), Childebert (650/662) et en fait l'héritier de son royaume. Vers 652, nait Dagobert, le roi casse son testament et institue son fils légitime comme son seul héritier.
Le roi meurt en 656, le maire du palais, Grimoald Ier, fait tonsurer le jeune Dagobert, le privant ainsi de ses droits à la succession royale puis, il charge l'évêque Didon de Poitiers de l'emmener dans un cloitre en Irlande. Grimoald répand alors le bruit de la mort de Dagobert et fait monter son fils Childebert sur le trône.
Après 17 ans d'exil, Dagobert revient en Gaule et règne en Austrasie de 676 à 679. Selon la Vita Dagoberti écrite à la fin du IXème siècle, il meurt assassiné en forêt de Woëvre.
Une tradition locale rapporte qu’en 872, un enfant découvre dans l’intérieur de l’autel de l’église Saint-Rémi de Stenay l’épigramme funéraire du roi Dagobert. Mon ancêtre le roi Charles II dit Le Chauve (823/877) en est informé. Il fait alors lever de terre le corps se trouvant près de l’inscription et l’expose à la vénération des fidèles sur l’autel de l’oratoire du palais de Douzy. Le , en présence du roi, les archevêques Hincmar de Reims, Bernard de Verdun et d’autres évêques procèdent à la canonisation de Dagobert. L’église de Stenay est rebaptisée église Saint-Dagobert. Il fait partie des Saints de l'Eglise et est célébré le 23 décembre.

(2) La loi de Beaumont - charte qui régit l'affranchissement de nombreuses communes dans le Nord-Est de la France, une partie du Sud de la Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg. Elle est promulguée pour la première fois en 1182 par Guillaume aux Blanches Mains (1135/1202), archevêque de Sens puis de Reims, et est invoquée jusqu'à la Révolution Française en 1789 en France et abrogée en Belgique en 1775 par l'impératrice Marie Thérèse d'Autriche (1717/1780). Cette loi affranchit les habitants des localités de toute servilité envers le seigneur. Elle permet l'élection des gestionnaires de la ville par le peuple, chaque année le jour la Pentecôte et fixe les redevances vis-à-vis de celui de qui dépende les terres.

(3) La prophétie des papes de Saint-Malachie - Apocryphe en latin, ésotérique de type prophétique et eschatologique, attribué à Malachie d'Armagh (1094/1148), évêque d'Irlande. Elle énumère 111 brèves devises décrivant Guido di Città di Castello, pape Célestin II en 1143 (+1144) et ses successeurs, ainsi que deux paragraphes prophétiques sur Pierre le Romain, dernier à siéger avant la destruction de Rome et le jugement dernier. Ce texte de cinq pages est publié pour la première fois en 1595 à Venise par le bénédictin flamand Arnold Wion (1554/1610) dans son ouvrage Lignum vitae où il affirme avoir découvert en 1590 une prophétie écrite par saint Malachie. Chaque devise de pape jusqu'à Giovanni Battista Castagna (1521/1590), pape Urbain VII en1590, y est accompagnée d'un commentaire attribué à Alphonsus Ciacconius (1540/1598). Du fait de sa précision pour les papes antérieurs à 1590, au contraire des suivants, il est généralement admis que cette prophétie est créée de toutes pièces au XVIème siècle. Ni reconnue ni condamnée par l'Église Catholique, elle refait régulièrement surface lors de chaque conclave et donne lieu à des spéculations variées notamment à propos de la fin de la papauté ou de la fin du monde.

 


 

Sources,
Sites, blogs  et photo
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StenayGallicaOffice de TourismeWikipedia1914-1918Fondation du PatrimoineLe cimetière de l’Histoire, le triangle mythique.
Livres ou revues : En Stenay devenu Français de Jean Mourroux (1661/1791) ,
Promenade dans Stenay d’Hélène et Philippe Voluer, 1975
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Nos ancêtres en images

Date de dernière mise à jour : 26/06/2020