
Ce bourg rural de l'ancienne province du Barrois, fait partie du département de la Moselle jusqu’en 1871.
Il est situé, dans le secteur dit des trois frontières sur un plateau entaillé par la Vallée de Nanheul, à 9 kms au Sud de Longwy, à 26 kms d'Arlon en Belgique, à 29 kms au Sud-Ouest de Luxembourg (ville), à 45 kms au Nord-Ouest de Metz, à 44 kms au Nord-Est de Verdun et à 15 kms à l'Est de Longuyon.
Les communes limitrophes sont : Bréhain-la-Ville, Fillières, Laix, Baslieux, Ville-au-Montois et Villers-la-Montagne la plus grande ville aux alentours.
Le Parc Naturel Régional de Lorraine se situe à proximité.
La commune est jumelée depuis 1972 avec Saint-Pierre-d'Aurillac (Gironde-France).
Hydrographie
Le ruisseau de Nanheul est le principal cours d’eau qui traverse la commune.
Héraldique
Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Parti au premier fascé d'argent et d'azur de huit pièces à la croix patriarcale de gueules brochant sur le tout, au second fascé d'azur et d'argent de huit pièces à la bordure de gueules chargée de six besants aussi d'argent et brochant sur le tout.
Toponymie
Du nom latin Mortuus-Fons = Fontaines mortes, puis Montana en 1036, elle est nommée Mort-Fontaine sous le comte Henri III de Bar et devient Morfontaine à la fin du XVIIIème siècle.
Dans plusieurs régions de Lorraine, Mortes = Mares qui ne sont alimentées par aucune source visible.
Histoire
Le village se démarque surtout au XXème siècle par l’implantation d’une ligne de défense de la frontière pendant la seconde Guerre Mondiale.
Chronique communale
Entre 1666 et 1906, le village compte : 88 cultivateurs dont 3 cultivatrices, 10 journaliers et 25 journalières, 46 laboureurs, 196 manouvriers de culture dont 4 manouvrières, 22 bûcherons, 18 charrons, 8 gardes forestiers, 30 cordonniers, 23 couturières, 32 maréchal-ferrants, 42 menuisiers et 51 maçons.
Le camp de Morfontaine
Il fait partie de la 2ème vague de construction de camps de sureté lancée en 1934.
Le chantier débute en septembre 1934 par l'achat des terrains qui appartiennent pour la plupart à la commune.
En 1935, le terrain est viabilisé, drainé, équipé de routes et sortent de terre une baraque réfectoire, une baraque bureau, des sanitaires, un hangar à cuisines roulantes.
Les bâtiments sont en bois avec toiture fibrociment. Le camp est progressivement amélioré et équipé de bâtiments définitifs.
En 1936, le premier bâtiment de logements à être bâti abrite la compagnie de sureté. Puis des bâtiments secondaires sont ajoutés autour de la cour d'honneur, hôpital, mess des officiers, mess des sous-officiers, écuries, château d’eau…
A partir de 1940 et jusqu'au départ des allemands en 1944, le camp est occupé par des prisonniers Nord-Africains, des requis Russes, Hongrois, Polonais employés pour le démontage des réseaux de barbelés et dans l'usine souterraine Volkswagen de V1-V2, installée dans la mine de voisine de Thil. Les conditions de vie de ces prisonniers sont très difficiles beaucoup y sont morts. Ce qui explique la présence d’un cimetière Russe en bordure de la route militaire et un autre en plein bois au camp d’Errouville.
En 1944, le camp est occupé par les troupes américaines en préparation de la Bataille des Ardennes. Morfontaine devient un véritable dépôt de munitions stockées en prévision de la contre-offensive américaine pour la reprise de Bastogne.
En 1946, les installations sont louées à la Société des Aciéries de Longwy et à la Société des Hauts Fourneaux de la Chiers avant d'être cédées à la Société Lorraine-Escaut en 1963.
Après le déclin de la sidérurgie, l'ensemble des constructions est cédé pour partie à la Société Batigére et à la commune de Morfontaine.
Patrimoine
L’église paroissiale Notre-Dame-de-l’Assomption
Elle est construite en 1746 et incendiée comme le village durant la Première Guerre Mondiale.
En 1922, elle est restaurée, la nef agrandie et la porte d'entrée est percée dans l'axe.
Elle est décorée de neuf vitraux représentant l’incendie de l’église et des maisons environnantes, le désarroi de la population en fuite le 7 août 1914 et la présence des allemands dans le village.
La Croix de chemin
Dressé en bordure de la route de Villers-la-Montagne, ce calvaire est érigé au début du XIXème siècle. Sous les bras de la croix sont représentés Sainte Catherine et Saint Louis, les patrons des donateurs. Elle est classée au titre des Monuments Historiques en 1930 à la demande du Président de la République Albert Lebrun (1871/1950, portrait de droite), originaire de Mercy-Le-Haut, village voisin.
Le lavoir-tunnel
Il est édifié en 1831. L’herbe qui le surplombe est destinée à protéger la maçonnerie des intempéries et des écarts de température.
Evolution de la population
En 1817, la commune compte 193 habitants répartis dans 31 maisons.
En 1940, le camp et les cités représentent une population supérieure à celle du village.

Quartiers, faubourgs, hameaux, lieux dits et écarts
Le camp de Morfontaine (voir § Chronique communale).
Mes ancêtres de la commune de Morfontaine …


Carte de Cassini

Sources
Sites, livres et/ou photo : Wikipedia.