Aux pays de mes ancêtres

Condé-en-Brie

 

Conde en brie 02 adm

 

Conde en brie 02 geoAncienne bourgade gallo-romaine, située dans le Sud du département et de la région, à 63 Kms de Laon, à 13 Kms de Château-Thierry et à 91 Kms de Paris.
Condé mérite bien son nom qui signifie confluent puisque plusieurs vallées fortement encaissées s'y rencontrent.
La ville est traversée par la route touristique du champagne et limitrophe des communes de : Celles-lès-Condé, Montigny-lès-Condé, Monthurel, Saint-Eugène, Vallées-en-Champagne  et Courboin.

Conde en brie 02 blason Héraldique 

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'azur à trois fleurs de lys d'or, celle du chef dextre brochant sur une cotice alésée de gueules. 

 Hydrographie 

La Dhuys et la Verdonnelle y rejoignent le Surmelin qui se déverse dans la Marne à Mézy-Moulins.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

​Habité depuis les temps les plus reculés, ce lieu sert de théâtre en 500 après Jésus-Christ à un combat opposant les Senones(1) aux Condrusis(2). D'importants vestiges de cette époque subsistent dans les fondations du château probablement ceux d'une villa gallo-romaine.
Pendant la Révolution Française, Condé-en-Brie et Celles-les-Condé ne forment qu'une seule commune sous le nom de Vallon Libre.
En 1921, la commune est décorée de la Croix de Guerre 1914-1918.

Seigneurs et gens de noblesse

Les seigneurs de Condé

-Jean de montmirail 1183 La Famille de Montmirail
Jusqu'en 1217, la seigneurie, qui n’est qu’un fief noble, appartient au Bienheureux Jean de Montmirail (1165/1217, portrait de droite). Puis ses enfants en héritent.
De 1217 à 1240, Jean II de Montmirail (+1240) ; de 1240 à 1262, Mathieu de Montmirail (+1262) ; de 1262 à 1264, Marie de Montmirail (1192/1273) l’apporte en dot à son époux Enguerrand III de Coucy (1182/1242) qui y fait construire le premier château.
- La Famille de Coucy
De 1264 à 1311, le fils des précédents, Enguerrand IV de Coucy (1228/1310), en hérite ; de 1311 à 1321, Enguerrand V de Coucy (1243/1321), neveu du précédent ; de 1321 à 1344, Enguerrand de Coucy-Meaux (1295/1344), fils du précédent ; de 1344 à 1350, Philippe de Coucy-Meaux (+1350), fils du précédent ; de 1350 à 1371,  Isabeau (+1368) et sa sœur Eléonore de Coucy-Meaux (+ 1371), filles du précédent, et peut-être leur tante Marie de Coucy dite de Condé ; de 1371 à 1408, Robert VIII de Béthune-Locres, fils de Jeanne de Coucy-Meaux (+1363) sœur de Philippe et Marie.
- La Famille des comtes de Bar
Louis de luxembourg saint pol 1De 1408 à 1450, la fille de Robert VIII, Jeanne de Béthune (1397/1450), avec son époux et cousin Robert de Bar (1390/1415 à Azincourt) ; De 1450 à 1462, Jeanne de Bar (1415/1462), fille des précédents et épouse de Louis de Luxembourg-Saint-Pol (1418/1475, portrait 1 de gauche) à qui elle transmet la seigneurie.
- La Famille de Luxembourg
De 1462 à 1476, Jean de Luxembourg-Soissons (1437/1476), fils des précédents ; de 1476 à 1482 : Pierre II de Luxembourg-Saint-Pol, frère du précédent ; de 1482 à 1546, Marie de Luxembourg, fille du précédent et épouse de François de Bourbon-Vendôme (1470/1495) à qui elle transmet la seigneurie.
Louis ier de bourbon conde 1530 1569- La Famille de Bourbon
De 1546 à 1556, Louis de Bourbon-Vendôme dit le cardinal de Bourbon-Vendôme (1493/1557), fils de la précédente, abbé de Saint-Denis, archevêque de Sens, évêque de Laon et de Luçon ; De 1556 à 1569,  Louis Ier de Bourbon-Condé (1530/1569, portrait 1 de droite), neveu du précédent, premier prince de Condé (voir § suivant les princes de Condé) ; de 1569 à 1615, Charles de Bourbon-Soissons (1566/1612), fils du précédent ; de 1615 à 1641, Louis de Bourbon-Soissons (1604/1641), fils du précédent ; de 1641 à 1656, Marie de Bourbon-Soissons (1606/1692), sœur du précédent et épouse Thomas de Savoie-Carignan (1596/1656) fait passer la principauté dans cette Famille.
- La Famille de Savoie-Carignan
Emmanuel philibert de savoie carignanDe 1650 à 1656, Louis Thomas de Savoie-Carignan (1657/1702), petit-fils de la précédente ; de 1656 à 1673, Emmanuel Philibert de Savoie-Carignan (1628/1709, portrait 2 de gauche), oncle du précédent ; de 1673 à 1711, Victor Amédée Ier de Savoie-Carignan (1690/1741), fils du précédent.
Jean francois ii leriget de la fayeEn 1711, le roi Louis XIV (1638/1715) confisque la principauté et met le château sous séquestre. Il est occupé militairement de 1711 à 1719 et se trouve en fort mauvais état quand il est acheté par Jean François Lériget de la Faye (1674/1738, portrait 2 de droite) administrateur de la Compagnie des Indes, membre de l'Académie Française, chef du Cabinet Royal et conseiller particulier du roi Louis XV (1710/1774), restaure le château et lui donne son aspect actuel.
- Jusqu’à la Révolution Française en 1789
De 1731 à 1747, Jean François II Lériget, marquis de la Faye (1674/1731) neveu du précédent qui poursuit son œuvre ; de 1747 à 1789, Françoise Hyppolite Leriget de La Faye (1742/1814), fille du précédent et épouse du marquis Charles François Lucretius de la Tour du Pin-Lachaux (1738/1814), hérite du château et des terres de Condé.
En 1789, abolition des privilèges, la principauté est supprimée. La marquise, dernière dame de la principauté, demeure propriétaire du château jusqu'à sa mort, date à laquelle, par héritage, la comtesse Laure de Sade (1772/1849), belle fille du célèbre marquis Donatien de Sade (1740/1814), en hérite. 
- La Famille de Sade possède les lieux jusqu'en 1983. Après les deux guerres qui endommagent gravement le château, elle commence l'œuvre de restauration en cours.
Au XXème siècle, le propriétaire du château, Alain Paul Marie Pasté de Rochefort (1930/1993), est un descendant du capitaine Pasté de Rochefort, l'un des deux capitaines de la garde privée du premier Prince de Condé au XVIème.

La Maison de Bourbon-Condé

De 1546 à 1569 : Louis de Bourbon (1530/1569, voir portrait § précédent) passe son enfance à Condé. Il est le premier prince de Condé et accole Condé à son nom. En 1551, il épouse en premières noces Eléonore de Roye (1535/1564) puis en 1565, en secondes noces Françoise de Longueville-Rothelin (1544/1601). La Maison de Bourbon-Condé est née, elle s'éteint en 1830.
De père en fils, le titre se transmet :​
Henri ii de bourbon condeHenri ier de bourbon condeDe 1569 à 1588 : Henri Ier de Bourbon-Condé (1552/1588, portrait 1 de droite). En 1572, il épouse en premières noces Marie de Kleve-Nevers (1553/1574) puis en 1586, en secondes noces Charlotte de la Tremouille (1568/1629).
De 1588 à 1646 : Henri II de Bourbon-Condé (1588/1646, portrait 1 de gauche). En 1609, il épouse Charlotte de Montmorency (1594/1650.)
De 1646 à 1686 : Louis II de Bourbon-Condé (1621/1686, portrait 2 de droite) dit le Grand Condé. En 1641, il épouse Claire Clémence de Maille-Breze (1628/1694).
De 1686 à 1709 : Henri Jules de Bourbon-Condé (1643/1709, portrait 2 de gauche). En 1663, il épouse Anne Henriette de Pfalz-Simmern (1648/1723).​​
De 1709 à 1710 : Louis III de Bourbon-Condé (1668/1710, portrait 1 ci-dessous). En 1685, il épouse la princesse Louise Françoise de Bourbon dite Mademoiselle de Nantes (1673/1743).Henri jules de bourbon condeLouis ii de bourbon conde 1621 1686
De 1710 à 1740 : Louis Henri 1er de Bourbon-Condé (1692/1740, portrait 2 ci-dessous). En 1713, il épouse en premières noces la princesse Marie Anne de Bourbon-Conti (1689/1720) et en 1728, en secondes noces, la princesse Karoline de Henssen-Rheinfels (1714/1741).
De 1740 à 1818 : Louis Joseph de Bourbon-Condé (1736/1818, portrait 3 ci-dessous). En 1753, il épouse en premières noces Charlotte de Rohan-Soubise (1737/1760) et en 1808, en secondes noces Catherine Brignole, princesse de Monaco (1737/1813).
De 1818 à 1830 : Louis Henri de Bourbon-Condé (1756/1830, portrait 4 ci-dessous). En 1770, il épouse Marie Louise Bathilde, princesse de Bourbon-Orléans (1756/1822).

Louis iii de bourbon condeLouis henri de bourbon condeLouis joseph de bourbon condeLouis iv de bourbon conde

 Patrimoine 

Le château
Il est construit en 1200 par Enguerrand III de Coucy sur l’emplacement d’une ancienne villa gallo-romaine. Les murs ont deux mètres d'épaisseur et de  larges archères.
Louis dit le cardinal de Bourbon-Vendôme transforme le château des Coucy en un très grand rendez-vous de chasse de style Renaissance dont l'édifice actuel ne représente plus qu'environ les deux tiers de la surface initiale. Ses armes surmontées du chapeau de cardinal, figurent encore au fronton d'une porte et d'une cheminée.
Le château, encore fermé autour d'une cour carrée, est entouré de murs qui s'étendent jusqu'à deux bâtiments la porterie à l'Ouest et la capitainerie à l'Est, ancien logement du capitaine des gardes sous lequel sont situées les prisons dont il subsiste encore la lourde porte et les verrous impressionnants. De nombreux souterrains relient entre eux les différents bâtiments au bord de la rivière. 
Jean François Leriget de La Faye fait transformé le château par Servandoni, l'un des architectes du Palais Farnèse de Rome, maître du trompe-l'œil et spécialiste du décor de théâtre mobile. Celui-ci donne au château son aspect actuel. Il ne conserve que les trois bâtiments entourant la cour d'honneur. En supprimant la quatrième aile qui ferme la cour, il y fait entrer le soleil. Il refait les toitures et donne à la façade l'aspect symétrique au goût du jour, mais il se heurte à la partie du  XIIIème siècle, l'épaisseur des murs l'oblige à créer des fausses fenêtres sur une partie de la façade. A l'intérieur, il remplace l'escalier de pierre Renaissance par un vaste escalier d'honneur. Le grand salon central est consacré au théâtre et à la musique. Des toiles peintes à la manière des décors de théâtre sont tendues sur les quatre murs, reproduisant en trompe-l'œil des statues de Girardon exécutées pour le parc de Versailles et des scènes mythologiques, copies des fresques du palais Farnèse.
Grand collectionneur de tableaux, le marquis de la Faye obtient le concours de peintres célèbres de l'époque, Jean Baptiste Oudry (1686/1755), Antoine Watteau (1684/1721), Nicolas Lancret (1690/1749) et leurs élèves.
Le travail de décoration est poursuivi par son neveu et héritier, Jean François II Lériget de la Faye.
Malgré les destructions de la guerre de 1914, de nombreuses peintures sont restées en bon état de conservation, d'autres ont été restaurées avec soin. Deux peintures murales du XVIIème siècle, illustrent les fables de La Fontaine Le Villageois qui a perdu son veau et La fiancée du Roi de Garbe.
​Il est classé aux Monuments Historiques avec toutes ses dépendances en 1979.

L'église Saint-Rémi
Elle est construite au XIIIème siècle sur un plan de croix latine, son portail occidental a une tour unique au Sud. Elle abrite une Annonciation du XVIIIème siècle.
Elle est classée aux Monuments Historiques en 1920.

Le Couvent de Picpus et le Petit Collège
Peu avant 1655, Maître Chevallier, Intendant du château de Condé, légue en mourant des biens importants aux habitants de Condé pour leur permettre de fonder un collège d'enseignement secondaire.
En 1657, la gestion de cette œuvre est confiée à l'Ordre Franciscain de Picpus qui la dirige jusqu'à la Révolution Française.
Le lieu est depuis fortement dénaturé et il faut de l'imagination pour reconstituer le cloître et les jardins entourés par les bâtiments du XVIIème siècle.
Deux vieux porches d'entrée et l'ancienne chapelle présentent encore des vestiges assez remarquables.

Les halles construites au XVème siècle à la demande de Marie de Luxembourg, en charpente sur piliers d'ordre dorique.

L'ancienne mairie, tout comme les halles, est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques en 1979.

Le lavoir central est décoré sur le thème d'une fable de Jean de La Fontaine Les Animaux malades de la peste.

La place des rétifs ou des Reitres et plusieurs maisons du XVIème siècle
Elle évoque, par son nom et son aspect, l'époque où Condé appartient au premier prince de Condé qui a en 1568 de nombreux reitres ou cavaliers à sa solde. Ceux-ci sont logés et fréquentent les auberges de cette place.
Plusieurs maisons anciennes, en particulier la maison Thévenot où existent plusieurs étages de caves superposées, dites caves des Princesses, parce qu'elles communiquent avec le château et que les filles du prince de Condé s'y sont un jour réfugiées. Cette maison est autrefois le siège de la justice seigneuriale et le gibet est dressé dans la cour. La maison voisine abrite la police seigneuriale.Cette petite place est jadis avec la halle, le centre du bourg fortifié dont les maisons servent de murailles.

La maladrerie est rattachée en 1698 à l’Hôtel-Dieu de Château-Thierry.

 Evolution de la population 

Conde en brie 02 demo

 Personnages liés à la commune 

Charles Sanson de Longval (1641/1707) engagé dans la marine, il parcourt le monde avant de revenir en France où il rencontre et épouse Marguerite Jouenne, fille de l'éxécuteur des hautes ouevres de Rouen et de Dieppe, dont il devient (peut-être contre sa volonté) l'aide bourreau. Veuf, il quitte la Normandie pour Paris où il devient le bourreau de Paris, en remplacement de Nicolas Levasseur destitué. En 1696, son fils l'assiste comme aide bourreau. En 1699, il démissionne pour épouser Jeanne Renée Dubus, soeur du bourreau de Melun. 
En 1703, le couple se retire à Condé-en-Brie ou Charles décède.Bicyclette systeme gerard

La Famille des comtes de Sade reposent au cimetière de la ville.

Henri Gérard (1859/1908), capitaine, né à Condé-en-Brie, fait une partie de sa carrière au 147ème de ligne entre 1900 et 1906 où il monte un peloton cycliste. Il est chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'Ordre du Dragon d'Annam, chevalier de l'Ordre de Léopold, titulaire de la médaille commémorative de l'expédition du Tonkin, officier des Palmes académiques. Ingénieux militaire, il est l’inventeur de la bicyclette pliante qui porte son nom, bicyclette pliante système Gérard transformée en 1912 pour l’armée.

 Hameaux, lieux dits, faubourgs et écarts 

Courtigny, L’Arquebuse, la Côte dorée, la Goberge, la Gravière, le Bouvier, le Cornicant, le Haut de Maurepas, le Regard, le Saut du Lièvre, les Pentes de Buire, les Pentes de Mozencelle, les Usages, Mont Royer.

 Nos ancêtres de Condé-en-Brie... 

Unions :
Maillard charles 1687MAILLARD Charles (sosa 1086G11) et  Marguerite GAUDIS le 3 mai 1687. Ci-contre sa signature sur son acte de mariage.
Les cinq premiers enfants de ce couple naissent à Condé-en-Brie de 1688 à 1693 (Marguerite, Louis, Charles 1, Charlotte et Charles 2), les deux derniers en 1697 et 1707 (mon ancêtre Marie Magdeleine, et Marie Marguerite) à Montlévon.
Charles est notaire et garde des plaisirs de Michel François Le Tellier de Louvois, marquis de Louvois et de Courtanvaux (1663/1721) qui occupe le château de Montmirail (Marne).

 Carte Cassini 

Conde en brie 02 cassini

 

 


 

Notes :

(1) Les Senones sont un des peuples les plus puissants de la Gaule celtique, mentionnée par Jules César. Leur capitale est l'oppidum d'Agedincum (Sens) et ceux de Vellaunodunum (entre Sens et Orléans) et Melodunum (Melun) leur appartient. D'abord alliés et fidèles auxiliaires de César qui leur impose un roi du nom de Cavarinus, ils se révoltent et demande la mort de Cavarinus mais celui-ci s'étant enfui, ils prononcent sa déchéance, le bannissent et le poursuivent jusqu'aux limites de leur territoire. Ils cherchent ensuite à se justifier auprès de César qui leur intime l'ordre de lui envoyer tous leurs sénateurs. Après avoir refusé tout d'abord par crainte du châtiment, ils décident de faire leur soumission. Sous la domination romaine, ils ne participent à aucun soulèvement. 

(2) Les Condrusis sont un peuple belge celto-germanique de la Gaule belgique, dont le territoire se situe au Sud de la Meuse, le Condroz dans la forêt des Ardennes. Ils ont pour principaux voisins les Éburons et les Trévires, dont ils sont les clients. 

 


 

Sources
Sites, blogs, photos et lecture :
Wikipedia.

Date de dernière mise à jour : 17/09/2020