Haravilliers

Commune rurale située sur le plateau du Vexin ayant la partivularité, dans cette région composée majoritairement de villages groupées, d'être composé de 9 hameaux. 
Point le plus élevé de la région parisienne, le sommet du massif des Buttes de Rosne culmine à 216m.
La commune est limitrophe de Berville, Arronville, Theuville, Bréançon, Le Heaulme et Neuilly-en-Vexin dans le département du Val-d'Oise; Chavençon et Neuville-Bosc dans le département voisin de l'Oise.
J'habite cette commune avec mon époux et mes enfants, Karine et Axel, de 1980 à 2000.

 Toponymie 

Haradvilerio en 1099, Haravilet.
Haravilliers provient du germanique Harad et du bas latin Villare =  ferme ou domaine.

 Histoire 

Le lieu est occupé dès la Préhistoire, comme l'atteste la découverte de nombreux silex taillés et pierres polies sur le territoire de la commune.
Les véliocasses, peuple gaulois de la région, se sédentarisent et développent l’agriculture. Puis les romains occupent le territoire. Deux sites d'habitat et un atelier de potier de l'époque gallo-romaine datant du IIème siècle sontdécouverts.
Les Francs, entre le Vème et le VIIème siècle, envahissent le Vexin et s’y fixent, accaparant les domaines gallo-romains. 
Les Normands, pillent la région à plusieurs reprises, jusqu'à ce que la paix soit conclue en 911par le  Traité de Saint-Clair sur Epte.

 


Les populations qui avaient été chassées dans les forêts par les envahisseurs, reviennent construire leurs habitations et Haravilliers, comme tout le Vexin, connaît alors une ère de paix et de prospérité qui dure jusqu'à la guerre de Cent Ans. C'était une population agricole sans histoire. On cultivait des céréales, blé, orge et avoine, fourrages pour l’élevage et aussi des plantes textiles. Grâce à des documents provenant de l’abbaye de Saint Martin de Pontoise, nous savons aussi qu’on y cultivait aussi la vigne, au Ruel comme à Haravilliers, et des légumineuses, vesces, pois et fèves.
La dimension de l'église indique l'importance de la paroisse au Moyen Âge.
Au milieu du XVIème siècle, les ruines laissées par la guerre de cent ans sont réparées. On embellit les églises et on reconstruit. La population retrouve le niveau atteint au XIVème siècle. Dans son « recueil des Antiquités et singularités de la ville de Pontoise », le moine Noël Taillepied précise que: « le pays de Velquecin a chair et poisson, terre et eau, bleds et vignes, bois et prés, étangs et rivières, petites montages et doulces vallées, chaux et plastre, pierres et briques, villes et châteaux, nobles et paysans, hommes en grand nombre et plusieurs espèces d’animaux ; bref, il n’y a pays au monde plus commode à l’entretennement de la vie humaine, tant pour la sérénité de l’air que pour l’abondance des vivres qui y sont quand il court bon temps ».
Cette période faste fût interrompue par les guerres de religion qui semèrent à nouveau la terreur et la désolation.
Du XVIème siècle au XVIIIème siècle, après la victoire d’Henri IV, le Vexin se reconstruit. Les villages sont rebâtis, malgré les épidémies successives de peste, et les mauvaises récoltes dues aux catastrophes naturelles.
En 1717, des commissaires furent envoyés dans les paroisses du Vexin, pour dresser avec les experts choisis par les habitants, un état exact des noms, professions, commerces et industries de chaque contribuable ainsi que tous les biens, fonds et héritages quelconques.
La population est répartie dans de nombreux hameaux, et la situation pose problème, à cause de l'éloignement des paroissiens, et surtout pour la collecte des deniers royaux. Un arrêt du parlement de Paris, le 17 août 1739, décrête donc la séparation de plusieurs hameaux de la paroisse principale: Theuville, Le Ruel, Le Quoniam, Saussette et Drumal. Ces hameaux ne seront de nouveau rassemblés qu'en 1790 à la création de la Commune, à l'exception de Theuville qui deviendra une commune indépendante.
Durant tout le XVIIIème et le XIXème siècle, Haravilliers mène une vie essentiellement rurale et agricole, sans grand fait marquant jusqu'à la première guerre mondiale où Haravilliers connût aussi le départ et la disparition des hommes de la commune.
Après 1914, on y vit apparaître quelques maisons secondaires.
La deuxième guerre mondiale a également laissé quelques traces.
Après 1962, la population d’Haravilliers, qui avait considérablement baissée, commence à remonter, notablement à partir de 1975 grâce à l’arrivée de «néo-ruraux».

 

Un morceau de canalisation, retrouvé avec d’autres lors du creusement de fondations, était un élément de l’ancien système d’adduction qui alimentait Haravilliers en eau. Celle-ci était acheminée depuis les sources présentes sur le hameau de Rayon jusqu’à l’ancienne demeure seigneuriale. La poterie était entourée d’un mortier de 45 centimètres environ. L’ensemble devait former un dispositif cohérent, grâce à un système d’emboîtement.

Date de dernière mise à jour : 02/08/2021