Carlepont

 

Carlepont 60 adm

 

Carlepont 60 geoLe village domine la Vallée de l’Oise et est bordée par la forêt d’Ourscamp-Carlepont.
Au centre de ce large cirque de coteaux boisés, le village déroule son long ruban presque rectiligne ; il est net, clair et gai, tout bâti avec des pierres extraites de son sol.
Les communes limitrophes sont : Sempigny, Pontoise-les-Noyon, Caisnes, Chiry-Ourscamp, Bailly, Moulin-sous-Touvent, Tracy-le-Val, Nampcel.
La commune est proche du Parc Naturel Régional Oise-Pays de France.

 Toponymie 

Charles le chauveCharlemagnePour certains historiens, mon ancêtre l'empereur Charlemagne (747/814, portrait de droite) y serait né et aurait donné son nom à la cité. Pour d'autres, le nom viendrait d'un pont que mon autre ancêtre le roi Charles II dit le Chauve (823/877, portrait de gauche), petit-fils du précédent, aurait construit près de ce qui est maintenant la Belle Hourde...

Drapeau francais fond blanc Histoire 

Carlepont est habité dès l'Age de pierre. Le site est occupé par les Gaulois. Des vestiges d'un aqueduc gallo-romain ainsi que les fondations d'une villa mérovingienne y sont découverts. A cette époque Carlepont est situé près d'une voie, reliant Compiègne à Noyon, empruntée par les chefs mérovingiens pour aller vers le Nord.
La véritable histoire de la ville commence avec les comtes-évêques de Noyon. Dès 814, les paroisses de la rive gauche de l'Oise sont rattachées au Diocèse de Noyon. Carlepont fait donc historiquement partie du Noyonnais.
L'empereur Charlemagne passe par Carlepont en 768 pour aller de ses villas de Montmacq et Choisy-au-Bac à Noyon où il est couronné roi de Neustrie.
Sous la protection des évêques de Noyon, la commune devient prospère. La vie du village s'organise autour du château, du moulin et du four banal. Les prélats sont des seigneurs et vivent sur un grand pied. Le château est l'endroit où ils vivent et reçoivent dans un décor convenant à leur rang. De nombreux habitants du village travaillent au château.
Le château et la chapelle dédiée à Notre Dame, construite par Etienne de Villebéon ou de Nemours (1160/1221, voir § suivant) sont à l'origine de plusieurs évènements religieux : lorsqu'un nouvel évêque vient prendre possession du siège épiscopal de Noyon, le maire, les échevins et les officiers de la ville de Noyon viennent lui faire allégeance au château de Carlepont, avant de l'emmener et de procéder à son installation à Noyon.

La charte d’Etienne Ier de Nemours
Les premiers évêques de Noyon ont une résidence de campagne à Carlepont. En 1200, sous le règne du roi Philippe II dit Auguste (1165/1223), l'évêque Etienne 1er de Nemours  fait construire un château pour sa résidence d'été et édicte une charte fixant les charges et les privilèges des carlipontois, appliquée jusqu'à la Révolution Française en 1789. La charte dit  :
"Chaque hôte pour sa demeure donnera par an un setier d'avoine, 12 deniers et 2 chapons, à la Saint Rémi, son avoine et 6 deniers, à Noël un chapon et six deniers, par chaque charretée un setier de vin, pour la roage 2 deniers, pour chaque faux de pré 12 deniers, à la Saint Martin de chaque porc mâle d'un an et au-dessus 2 deniers... Tous devront moudre et cuire au moulin et four du seigneur jusqu'au seizième boisseau et trentième pain ; le fournier pour sa part portera ou fera porter de la pâte et du pain. Moyennant ces redevances, la ville de Carlepont est donnée à ses habitants libre et ses libres coutumes, à savoir qu'ils ne devront ni impôt, ni taille, ni corvée, ni vinage, ni tonlieu, ni service militaire, ni chevauchée, si ce n'est à Noyon pour défendre la terre de l'évêque. Ils auront dans la forêt de l'évêque le bois mort pour brûler et faire des clôtures... deux faux de pré chacun et un muid de terre ; s'ils ont besoin de bois pour construire dans la ville de Carlepont, ils le recevront par les sergents de l'évêque... les échevins ayant pouvoir judiciaire seront institués de commun accord par l'évêque et les habitants... tous les ans le mercredi, dans l'octave de Pâques, les échevins mettront leur charge au maire de l'évêque et aux habitants... si les échevins et habitants se plaignent d'une rébellion du maire contre eux et que le fait est prouvé, l'évêque fera faire réparation au maire."
Même si les habitants doivent payer des redevances importantes à l'évêque, les avantages ne sont pas négligeables : ils ne sont pas corvéables leur évitant d'être réquisitionnés aux moments importants des récoltes et des moissons, ils ont de la terre et des droits sur le bois, ils ne vont pas guerroyer avec le seigneur et, enfin, ils disposent de leurs propres représentants, des échevins élus, pour régler leurs litiges. La charte donne à cette commune rurale, une structure politique que connaissent seulement les villes.
Au temps des évêques de Noyon, la prospérité de Carlepont est davantage liée à de petites industries qu'à l'agriculture car les terres sont pauvres, sableuses ou humides. Même si la Charte permet aux habitants du village d'avoir leurs propres terres, celles-ci sont surtout consacrées aux potagers et aux petits élevages. Le lin et le chanvre y sont cultivés, un cidre de bonne qualité est fabriqué. L'élevage et la pèche du poisson pour la table des évêques et des bourgeois sont pratiqués dans les nombreux étangs.

Carlepont oise charte etienne 1er

En 1312, un hôpital est fondé.
En 1791, au moment de la fuite du roi Louis XVI (1754/1793) à Varesnes, la région connait une grande effervescence : un bataillon de la Garde Nationale se forme à Carlepont, d'environ 50 à 60 hommes, qui se rend à Noyon et vient se ranger en bataille sur la grande place. Un certain nombre d'hommes sont arrêté et des fusils saisis. Puis tout rentre dans l'ordre mais la Garde Nationale ne désarme pas. Le 10 germinal de l'An IX de la République Française, la proclamation de la paix (de Lunéville) se fait en grande pompe et solennité, un cortège formé du maire du village, du conseil municipal, du juge de paix et de ses assesseurs, de 50 fusiliers de la Garde Nationale et de presque tous les habitants de Carlepont se rend dans les rues et les carrefours, puis le cortège se rend à l'édifice servant au culte où un Te deum est chanté, avant de participer à une grande fête pour la paix et la conservation des jours du Premier Consul,
Le 1er Empire est pour Carlepont une époque de prospérité. Les filatures retrouvent leur activité qui s'accompagne d'une activité commerciale, 4 foires par an sont créées par décret impérial et connaissent beaucoup de succès. On y vend la production locale, ainsi que celle des communes avoisinantes. Carlepont est alors chef-lieu de canton.
Pendant le Second Empire et la IIIème République, c’est une vie modeste de commune rurale qui s’installe.
En 1814, les troupes alliées occupent le village.
En 1914-1918, Carlepont qui avait échappé à toutes sortes d'invasions, de guerres et de pillage, connait les heures les plus sombres de son histoire.
En 1942, durant la Seconde Guerre Mondiale de 1939-1945, 20 otages communistes ou juifs sont fusillés à Carlepont par l'occupant Allemand, au titre de représailles des attentats et sabotages.

La Grande Guerre 1914-1918 et les Zouaves

Zouaves

Carlepont et Cuts sont le théâtre de violents affrontements et conservent des traces de l’implication des troupes d’Afrique dans les combats. Les troupes occupent la commune de 1914 à 1917 puis en 1918.
Le 2ème régiment de marche de Zouaves…
Il est transporté vers Compiègne et reçoit Noyon comme objectif, mais il ne peut s'en emparer. La guerre de tranchées commence déjà. Il traverse Carlepont, attaque Mont-Choisy, Laigle. Trois cents hommes, zouaves, tirailleurs, fantassins, se groupent autour du commandant Fabre et ne peuvent s'emparer que de quelques maisons. Ils ont eu affaire à toute une division allemande. Le lendemain, 17 septembre 1914, on se bat à Cuts, et Carlepont, derrière la division tombe. La 3ème brigade marocaine dégage la 37ème division, pénètre dans Carlepont, y livre un sanglant combat de rues et permet aux zouaves de se replier sur Tracy-le-Mont et Tracy-le-Val. Mais laroute de Paris a été barrée. .. Pendant les mois qui suivent, le 2ème régiment de marche de zouaves occupera le secteur de Quennevières et du bois Saint-Mard.
Les combats du 6 au 16 juin vaudront à ses 1er et 11ème bataillons une citation à l'ordre de l'armée. Le régiment sera relevé le 8 juillet 1915 ayant laissé dans le petit triangle formé par Tracy-le-Mont, le bois Saint-Mard et Quennevières un millier d'hommes et 1 500 blessés.

Le 3ème régiment de marche de Zouaves…
Après la bataille de la Marne où il avait mené une attaque, le 8 septembre, sur le plateau au sud du Petit-Morin, le régiment fut transporté dans le Soissonnais et la division se porta vers Carlepont. Il atteignit Caisnes et marcha vers Bellefontaine et Lombraye le 16 septembre. La division, trop en pointe fut isolé, les Allemands débouchaient en masse du bois de Carlepont, on pouvait redouter une catastrophe, mais la 3ème brigade du Maroc, commandée par le colonel Cherrier attaqua héroïquement à l'arme blanche et les bataillons gagnèrent Tracy-le-Val, le 18. Dans la nuit du 18 au 19, l'ennemi chercha à surprendre nos avant-postes, mais échoua. Au petit jour, le 19, une patrouille découvrit sous un monceau de cadavres le drapeau du 2ème bataillon du 85ème régiment d'infanterie de réserve allemand, que le zouave Laroche arracha aux mains crispées de l'officier qui l'avait porté.» (Source : http://mascara.p-rubira.com/les_regiments_de_zouaves_1914_19.htm).
Le 4ème régiment de marche de Zouaves...
L'Oise que l'on atteignait le 9 mai aux environs de Sempigny et aux abords d'Ourscamp se présentait alors comme un secteur calme…. De la filature d'Ourscamp, où se trouve le PC du colonel, jusqu'aux premières lignes, à travers la forêt, presque joyeuse en cette fin de printemps, la route est facile et la vie s'écoule assez douce malgré le tir intermittent des canons ennemis. Les Zouaves arborent fièrement jusque sous les yeux du Boche la fourragère rouge que le Président de la République vient de leur remettre tout près du front, à 1500 mètres au Sud de Carlepont.
A partir du 16 mai le régiment passe en réserve de corps d'armée et va cantonner à Tracy-le-Mont. Ce n'est pas le repos. Les hommes vont travailler chaque jour à la construction d'une deuxième position de soutien à l'Est et à l'
Ouest de Carlepont. Et il en va ainsi jusqu'au 23 mai.A la date du 9 Juin, nous tenons toujours Caisnes, Laigle, le bois Sud de la ferme Le Meriquin et nous avons dans la forêt d'Ourscamp une fenêtre sur l'Oise…
Les Allemands ayant réussi à refouler les unités qui par-dessus l'Oise continuent notre ligne de résistance, s'avancent sur la rive droite et descendent au-delà de Ribécourt-Bethancourt, jusque vers Montmacq. Au matin du 10, notre situation devient périlleuse…
Le 1er août 1918, le 4ème régiment de marche de Zouaves rece
vait mission de défendre éventuellement les passages de l'Aisne, entre Attichy et Vic-sur-Aisne…

 Chroniques communales 

Les reliques de Sainte Anne
Vierge a l enfant et sainte anneAu XVème siècle, le comte Mathieu de Roye rapporte de Hongrie une précieuse relique du chef de sainte Anne, mère de la Vierge Marie.
A sa mort, il en fait don à l'Abbaye d'Ourscamp. Son fils, Jean, ne voulant pas s'en dessaisir, les religieux d'Ourscamp saisissent la justice qui ordonne que la relique soit remise à l'évêque de Noyon. Celui-ci la garde en sa chapelle de Carlepont. A la suite d'un arrêt du Parlement, Jean de Roye doit se soumettre et la relique est remise en grande pompe à l'abbaye d'Ourscamp le 26 mai 1490. Le jour de la cérémonie, l'abbé d'Ourscamp et ses religieux, accompagnés des curés des paroisses avoisinantes, revêtus de leurs plus riches ornements, se présentent au château de Carlepont où l'évêque les attend dans la chapelle, tenant entre ses mains le précieux reliquaire qu'il remet à l'abbé. Puis il accompagne la procession. Derrière les religieux marche Jean de Roye et de nombreux seigneurs du voisinage, puis les gens de justice de Noyon et la population des villages environnants, environ 4000 personnes. La procession est rejointe dans le bois par une autre procession menée par les abbés de Saint Eloi et de Saint Barthélémy de Noyon, revêtus de chappes, munis de leurs crosses, accompagnés de religieux. Ils chantent une antienne et une oraison à sainte Anne puis reprennent leur chemin vers l'abbaye d'Ourscamp (peinture de droite représentant un détail du tableau de Léonard de Vinci La Vierge à l'enfant et Sainte Anne).

La Compagnie d’Arc
Inscrite depuis 1908 mais crée vers 1600, elle perd, durant la Première Guerre Mondiale en 1914, ses registres ainsi que le drapeau offert par le maréchal de France et duc Claude Louis Hector de Villars (1653/1734) datant de 1728. La compagnie organise les bouquets en : 1880, 1902,1939 et 1969.
Au XIXème siècle, la tenue des archers est la suivante : Tricorne avec plumet vert et jaune, habit noir, gilet et pantalon blancs, écharpe de soie verte avec franges jaunes.

Obus 1914Trouvailles dans un jardin en 2013
84 obus de la Première Guerre Mondiale sont trouvés dans le jardin d'un habitant de Carlepont. J'espère que ça n'arrivera plus… Ça commence à faire beaucoup, témoigne Jérôme. En réalisant les fondations de son garage, il tombe sur un premier obus. J'ai tout de suite appelé le policier rural qui a géré la prise de contact avec les services de déminage.  Les démineurs en déterrent 84. Il y avait aussi des propulseurs, cette poudre explosive qui permet d'envoyer les obus…il y avait bien plus d'engins explosifs que prévu..., détaille le policier rural.

Quelques coutumes locales
On marque d'un chemin de paille le trajet entre les demeures de personnes que l'on soupçonne d'une relation amoureuse.
On brûle un mannequin de paille représentant une personne dont on croit avoir à se plaindre, après l'avoir promené dans le village.
Le fiancé apporte la nuit des branches de bouleau et des fleurs devant la porte de sa promise.
Le jour de la mi-carême, filles et garçons se réunissent sur la place publique devant l'église. Quelques vieilles femmes, circulant dans la foule, enlevent par surprise à chaque garçon son chapeau et  le pose sur la tête d'une fille. Le garçon et la fille sont, par le chapeau, mariés jusqu'à minuit.
Les carlipontois n'ont pas toujours bonne réputation, comme le prouve les vieux dictons : Chés vanteux d'carl'pont, tous minteux et fripons. Carl'pont, Carl'pongnis, maqueux d'pan mal gaugni. Ces dictons visent-ils le marchand ambulant dit la poêle due dron qui attire les clients en tapant sur une poêle et propose toutes sortes d'articles, du piège à moineaux à la lessiveuse ?

 Commerces, industries et agriculture 

Au XIVème siècle, l'évêque fonde une verrerie, appelée four à verre. La fabrication du verre demande beaucoup de bois, et le possesseur du four à verre a le droit de prendre dans les bois de l'évêque tout le combustible dont il a besoin.
La Famille de Brossard, vient au début du XVIème siècle de Normandie pour travailler aux verreries de Carlepont. En 1599, mention est faite de la demeure des héritiers d'Henry de Brossart, écuyer, parmi ces héritiers, Madeleine de Brossart, femme du verrier Esmond de Brossart, que plusieurs documents qualifient de seigneur de la Fosse en 1603. Le savoir-faire de cette Famille de gentilshommes verriers, est à l'origine des verreries de Saint-Gobain.

Les carrières de calcaire
Leur exploitation permet la construction du château et du village.

La fabrication de tissus
Ressource importante pour les Carlipontois. A la veille de la Révolution Française, on compte une quinzaine de fabricants de diverses sortes de toiles. En 1809, une filature de coton est crée, une deuxième en 1815. sept fabricants de bonneterie s'installent et deux fabriques de lainages ainsi qu'un lavoir à laine à la Belle Hourde. Malheureusement, l'éloignement des grandes voies de communication, canal et voie ferrée, ainsi que la concurrence de la filature d'Ourscamps, provoque la décroissance de toutes ces activités dès le milieu du XIXème siècle.
La Première Guerre Mondiale sonne la fin de la prospérité de Carlepont.

 Personnages liées à la commune 

Henriette Rose Péronne de Sercey (1772/1849, portrait 1 ci-dessous) nièce de la romancière, comtesse de Genlis, Stéphanie Félicité du Crest (1746/1830, portrait 2 ci-dessous), est propriétaire du château de Carlepont avec son second époux en 1801, le baron suisse Gaspard Henri de Finguerlin de Bischingen (1776/1856) maire de Carlepont.
Leur fille Gasparine Ursule Ida de Finguerlin de Bischingen (1805/1846, portrait 3 ci-dessous) épouse à Carlepont en 1830, Thomas Strickland Standish de Sizergh (1792/1835) puis en secondes noces le duc de Fezensac Roger Aimery de Montesquiou (1809/1864).

Henriette rose peronne de sercey  Madame de genlis  Gasparine ursule ida de finguerlin de bischingen

René Gaston Marie Dorme (1894/1917, portrait de gauche), aviateur, 9ème as français dans les communiqués officiels de la Première Guerre Mondiale, pendant laquelle il est maréchal des logis dans l'artillerie.Dorme rene
Voulant devenir aviateur, il passe par l'Ecole de Pau où il reçoit son brevet de pilote en avril 1915. Sa première affectation est l'escadrille C94 basée à Villacoublay au sein de laquelle il remporte sa première victoire en 1916, en compagnie du soldat Huillet, au-dessus de Carlepont.
Il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur en 1916.
A sa mort, il a à son actif : 23 victoires homologuées, 29 non homologuées et 17 citations à l’Ordre de l’Armée.
Son avion est abattu le 26 mai 1917, dans le secteur des forts de la Pompelle de Nogent l'Abbesse.

 Patrimoine 

L’église Saint Eloi
Elle est construite au XVème siècle ett en partie détruite en 1917, seul subsiste le transept Sud.
Rebâtie à partir de 1928 sur le même emplacement, elle est bénie en mars 1932.
Sa partie ancienne est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques en 1928.

Le château
Il est construit par l'évêque Etienne Ier de Nemours vers 1213. En 1520, l'évêque Charles 1er de Hangest (1461/1528) le fait reconstruire. Il lui donne une silhouette plus élégante que l'ancien château médiéval, résidence ordinaire des évêques de Noyon. Il possède un grand escalier menant vers les étangs.
En 1589, le château est pris par Charles de Humières (1567/1595), gouverneur de Compiègne, en pleine guerre entre Ligueurs et Royalistes.
Au cours du XVIIème siècle, l'évêque Henri de Baradat (1598/1660) fait graver un poème sur le fronton vantant l'agrément du séjour en ce lieu : Le Ciel témoin de mes malheurs M'a yeu languir sous mes ruynes Et mourir dans un lit d'épines Pour renaître parmy les fleurs Qui sont ici toujours escloses Afin que la ville et les chams Adorent sans cesse les roses Dans un agréable printemps.
En 1762, l'évêque Jean François de la Cropte de Bourzac (1696/1766) fait construire un nouveau château, avec un parc magnifique.
A la Révolution Française, en juin 1791, le château est décrété Bien National et vendu, ainsi que les biens du domaine, le moulin à eau et les étangs.
Il est totalement ruiné lors de la Première Guerre Mondiale de 1914-1918.

La forêt domaniale d’Ourscamp-Carlepont
Elle s'étend sur les communes de Chiry-Ourscamp, de Carlepont et dans une moindre mesure de Pontoise-lès-Noyon. Elle résulte de la réunion, à la RévolutionFrançaise, de la forêt de l'abbaye cistercienne d'Ourscamp et de la forêt de Carlepont, propriété partagée entre l'évêque de Noyon et le Chapître de la cathédrale.
La forêt subit de lourds dommages au cours de la Première Guerre Mondiale et est partiellement replantée de résineux.

Le chêne Louise
Planté vers 1580, ce chêne pédonculé a plus de 430 ans d’existence. Il mesure 34m de hauteur pour une circonférence du tronc de près de 6m. Il a résisté à la guerre malgré sa proximité avec les nombreux combats qui s’y déroulent.

 Hameaux, lieux-dits, faubourgs, quartiers ou écarts 

Les Cloyes, le Maupas, le Huleux, la Belhourde, la Motte, le Frémont…

 Evolution de la population 

 Carlepont 60 demo

 Nos ancêtres de Carlepont ... 

Naissance/baptême :
ROSELET Alexis (sosa 478G9) vers 1738.

 Carte de Cassini 

Carlepont 60 cassini

 

 


 

Sources
Sites, blogs, livres et revues, photo... :
Wikipedia ; Introduction, extraite du livre Essai sur l’histoire de Carlepont , de Gaston Fleury et Robert Capelle, 1923  rééd.  2005) ; Les zouaves, extrait de l’historique du 4ème régiment de marche de Zouaves ; Les 84 obus, Le Journal le Parisien/Oise ; Photo René Dorme, SHD section Air de Vincennes- n° B 87/282- Merilhou.​​​

Date de dernière mise à jour : 27/03/2021