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Allaines-Mervilliers

 

Allaines mervilliers eure et loir

 

Allaines mervilliers eure et loir geoEn 1972, les communes d'Allaines et de Mervilliers fusionnent pour devenir Allaines-Merviliers.
Le 1er janvier 2019 Allaines-Mervilliers, Janville et Le Puiset se réunissent pour devenir la commune nouvelle de Janville-en-Beauce.
Les communes limitrophes sont : Guilleville, Le Puiset, Janville, Poinville, Santilly, Bazoches-les-Hautes, Tillay-le-Péneux, Germignonville.
Une borne milliaire gallo-romaine, dressée à un carrefour, atteste que la commune se trouve sur le trajet de la voie romaine entre Chartres et Orléans.

Janville eure et loir blasonLe puiset eure et loir blason Héraldique 

Les armes des communes se blasonnent ainsi : 

JANVILLE, D'azur à la tour d'argent, ajourée et maçonnée de sable, ouverte du champ, accostée de deux gerbes de blé d'or; à la filière cousue de gueules (image de gauche)

LE PUISET, d’argent au lion de gueules armé et lampassé d’or (image de droite)

 Toponymie 

ALLAINES est attesté sous la forme latine Alena en 1130, toponyme dérivant des Alains. Peuple originaire du Nord Caucase qui fonde un éphémère royaume centré sur la ville d'Orléans dontils font leur capitale au milieu du Vème siècle.

MERVILLIERS est attesté sous la forme Marvillare en 1233.

JANVILLE est attesté sous les formes Agenville vers 1065 ; Hiemivilla vers 1120 ; Jonis Villa vers 1130 ; Jerevilla vers 1140 ; Jenvilla en 1141 ; Hienvilla en 1154 ; Yeinvilla en 1189 ; Hyenvilla en 1226 ; Yenvilla en 1299 ; Yenville en Beauce en 1379 ; Yenville en 1381 ; Yenville en 1411 ; Jenville en 1427 ; Jonville en 1475 ; Yenville en 1490 ; Janville au Sel en 1592 ; Yanville en Beauce en 1730 ; Yenville en 1740 ; Yenville au XVIIIème siècle sur la carte de Cassini.

LE PUISET est attesté sous les formes latine Puteolum en 1095 ; Puisat vers 1120 ; Puseatum en 1122 ; Puteacensum castrum en 1129 ; Pusiacum en 1179 ; Puteacum en 1217 ; Puysatum en 1230 ; Pusatum en 1232 ; Puisiolum en 1240 ; Puisatum en 1299.
Du latin puteus = trou, fosse, gouffre, fosse très profonde, puits d’eau vive ou même puits de mine. Son sens s’est étendu au trou creusé pour atteindre une nappe d’eau souterraine. 

Drapeau francais fond blanc Histoire 

La nouvelle commune de Janville-en-Beauce, créée au 1er janvier 2019, hérite du patrimoine historique de Janville et de celui de la place-forte des seigneurs du Puiset, en guerre contre les rois de France.

JANVILLE
La cité fait partie de la cité gauloise des Carnutes. Christianisée, elle est une paroisse du diocèse d'Orléans jusqu'à la Révolution Française de 1789. Dès les Louis vi le gros 943 395 188 g30premiers temps, Janville est un maël secret qui désigne un de ces lieux où se tiennent les assemblées des Druides.
Mon ancêtre le roi Louis VI dit le Gros (1081/1137, portrait de droite) y vient lors de son combat contre le sire du Puiset en 1114-1115 et fait fortifier la ville au XIIème siècle. Elle est close de murailles de 4m d'épaisseur, flanquée de distance en distance de tourelles, pourvue de quatre portes avec pont-levis au dessus des fossés : la porte d'Etampes au Nord, la porte d'Orléans au Sud, la porte de Toury à l'Est et la porte du Puiset à l'Ouest. Puis le roi la concède au seigneur d'Orléans et la ville devient chef-lieu de baillage avec 84 paroisses.
Ville royale, elle sert de pied-à-terre aux souverains quand ils reviennent d'Orléans.
La ville n' échappe pas aux malheurs de la Guerre de Cent ans, assiégée par les Anglais en 1428. Elle propose de capituler mais les termes de cette capitulation sont repoussés, elle est prise d' assaut et ses habitants sont tous massacrés. La ville souffre également des Guerres de Religion. 
La commune est chef-lieu du district de Janville de 1790 à 1795.
Au milieu du XIXème siècle, les fortifications sont encore debout et le château, dont il reste une tourelle convertie en prison, regarde celui du Puiset à 1Km au Nord-Ouest. Francisco franco 1892 1975
Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la République Espagnole devant les troupes du général Francisco Franco Bahamonde (1892/1975, portrait de gauche), arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil, 53 villages sont mis à contribution, dont Janville. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, courrier limité ; le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 personnes préfèrent rester et sont rassemblées à Dreux et Lucé.

LE PUISETHenri 1er 1
Le site est le témoin des luttes incessantes entre les seigneurs locaux, en lutte contre les premiers Capétiens, qui peinent à asseoir leur autorité, et l'église.
Le roi Robert II le Pieux (972/1031) érige sur le site une motte castrale sur laquelle il dresse une tour de bois protégée par une enceinte. A sa mort, son épouse, Constance d'Arles (986/1032), fait construire un château et tente d'imposer son jeune fils Robert (1011/1076) en lieu et place de l’aîné Henri Ier  (1008/1060, enluminure à droite) qui doit en faire le siège, l'emporte d'assaut et le réunit au domaine royal.
Sceau du roi philippe ierProfitant des troubles dus à la minorité de Philippe Ier (1052/1108, son sceau à gauche), un cadet de la Maison de Breteuil, Hugues Ier du Puiset dit Blavons (+1096) s'en empare en 1067. En 1073, Thibaud III de Blois (1019/1089), comte de Blois et de Chartres, le fait vicomte de Chartres.Yves de chartres Il se révéle un vassal indocile qui n'hésite pas à défier l'autorité royale, allant jusqu'à lui livrer bataille en 1079 devant Le Puiset où l'armée royale est mise en déroute. Il n'est pas plus respectueux des autorités religieuses, car il fait prisonnier l'évèque de Chartres, Yves de Chartres (1040/1115, portrait de droite), et le tient emprisonné pendant 2 ans.
Lui et ses successeurs se comportent comme des seigneurs brigands, pillant le pays chartrain. Il épouse Alix de Montlhéry (1040/1097). La Famille de Montlhéry fait également partie de la noblesse turbulente d'Île-de-France que mon ancêtre le roi Louis VI dit le Gros doit mater une génération plus tard.
La Beauce, située à la limite du domaine administré par le roi de France, où mon ancêtre Louis VI dit le Gros affronte à plusieurs reprises en 1111, en 1112 et 1118 son vassal Hugues III du Puiset (1089/1132), petit-fils du précédent, célèbre pour ses exactions sur les populations qui dépendent du domaine de Toury, appartenant aux moines de Saint-Denis. En 1112, le château est assiégé par l'armée royale. Il faut trois sièges pour mettre Hugues du Puiset hors d'état de nuire. Il est enfermé à Château-Landon et doit promettre de ne plus fortifier son château, ce qu'il ne fait pas.

Les seigneurs et gens de la noblesse

LE PUISET
Les vicomtes de Chartres
(fief, vassal du comté du même nom,  avec qui les relations sont très conflictuelles), premiers seigneurs du Puiset :

Hugues Ier dit Blavons (+1096), 3ème fils d'Evrard Ier de Breteuil (1005/1065) et d'Humberge de Sours (1000/1060), il épouse Alix de Montlhéry (1035/1097) fille de Guy Ier de Montlhéry (1015/1095) et d'Hodierne de Gometz (1015/1074).
Évrard III (+1099), seigneur du Puiset, vicomte de Chartres, fils du précédent, épouse Adèle de Corbeil, fille de Bouchard de Corbeil (1040/1076) et d’Isabelle de Crécy (+1104), est tué en Palestine le 21 août 1099.
Hugues III (+1132), seigneur du Puiset, comte de Corbeil, vicomte de Chartres, fils du précédent, époux d'Agnès de Blois (1086/1129), fille du comte d'Étienne II de Blois (1045/1102) et d'Adèle de Normandie (1062/1137). Seigneur pillard et révolté, il est soumis par mon ancêtre le roi Louis VI dit le Gros et ses biens confisqués. Il meurt en Palestine en 1132.
Evrard IV (1115/1190), vicomte de Chartres, épouse Héloïse de Roucy (1120/1150) fille de Hugues Ier de Roucy (1085/1160) et d'Adeline de Pierrefonds (1089/1149). 
Hugues IV (1145/1189), comte de Bar-sur-Seine par son mariage avec Pétronille de Bar-sur-Seine, fille du comte Milon III de Bar-sur-Seine (1127/1151) et d'Agnès de Baudémont (1130/1204).

Les comtes de Jaffa (second port de Terre Sainte)

Hugues Ier (+1118) comte de Jaffa, seigneur du Puiset (sous le nom d'Hugues II et au nom de son neveu Hugues III), vicomte de Chartres, Il administre d'abord la seigneurie du Puiset au nom de son neveu, puis, à la majorité de ce dernier, épouse Mabille de Roucy (1095/1122), fille du comte d'Ebles II de Roucy (+1103) et de Sybille de Hauteville (+1095). Il part ensuite en Terre Sainte, où il reçoit le comté de Jaffa. Il meurt en Palestine en 1118. 
Melisende de jerusalemHugues III (1106/1134), comte de Jaffa, puis comte de Gargan, fils du précédent, lié à la reine Mélisende de Jérusalem (1105/1161, portrait de droite) fille du roi Baudouin II de Jérusalem (1058/1131) et de son épouse Morfia de Malatya (1088/1126) qui épouse en 1129 le comte Foulques V d'Anjou (1091/1142).
A la mort du roi Baudoin II, Foulques et Mélisende sont reconnus souverains par la Haute Cour du royaume et sacrés roi et reine au Saint-Sépulcre le 14 septembre 1131.
Parmi les principaux barons du royaume figure Hugues III du Puiset, cousin et ami d'enfance de la reine que les esprits malveillants accusent d'avoir une liaison. Peu à peu se forment deux camps, les partisans du roi et ceux du comte de Jaffa.
Gautier de Grenier (1101/1155), seigneur de Césarée, beau-fils du comte de Jaffa et hostile à son beau-père, l'accuse de trahison et lui lance un défi. Hugues l'accepte, mais ne se présente pas le jour fixé pour le duel judiciaire et est déclaré coupable. Pris de peur, Hugues se réfugie à Ascalon sous la protection des Égyptiens, mais ses vassaux refusent l'alliance égyptienne et l'abandonnent. Hugues est alors obligé de se soumettre, et est exilé pour une durée de trois ans en Apulée, où son parent Roger II de Sicile le fait comte de Gargan. Au moment de s'embarquer, il est attaqué par un chevalier breton et grièvement blessé.
Voulant couper court aux accusations d'avoir commandité le meurtre et aux risques d'émeutes, Foulques V fait juger le coupable par la Haute Cour des barons et ordonne que l'exécution soit publique mais qu'on ne lui coupe pas la langue pour lui permettre de parler jusqu'au bout. La loyauté du roi dans cette affaire est reconnue par tous.
Hugues du Puiset se rétablit contre toute attente et se rend en Sicile, où il meurt peu après.
Le courroux de Mélisende de Jérusalem s'exerce longtemps sur les protagonistes, au point que certains craignent pour leur vie, avant qu'il ne finisse par s'apaiser.

 Patrimoine 

ALLAINES
L'église Saint-Martin-et-Saint-Phalier 

Elle est située dans l'enceinte du cimetière. Certains offices religieux y sont encore célébrés.

La chapelle du presbytère d'Allaines
La façade et le portail de la chapelle datent de 1777 et sont toujours visibles depuis la rue.
Cette chapelle est aujourd'hui dans l'enceinte d'une propriété privée et n'est donc pas visitable.

MERVILLIERS
L'ancienne église Saint-Fiacre

Elle est aujourd'hui une propriété privée agricole. Ses vestiges, dont le tympan et piédroits de l'ancien portail du XIIème siècle, sont toujours visibles depuis la cour de la ferme, et sont classés aux Monuments Historiques en 1915.

JANVILLE
L'église Saint-Étienne
Elle est rebâtie entre le XIIIème et le XIXème siècle et fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en 1934.
Un ensemble de treize verrières, réalisées par les Ateliers Lorin à Chartres entre 1890 et 1897, puis en 1921 par Jean Baptiste Charles Claude Lorin (1866/1940), figurent à l'Inventaire Général du Patrimoine Culturel.

Allaines mervilliers eure et loir janville bataille de loigny tableauLa chapelle de la Sainte-Trinité de l'ancien Hôtel-Dieu
Elle est dite chapelle de la Sœur Saint-Henri.
Lors de la Bataille de Loigny, en 1870, la soeur Saint-Henri, supérieure de l'Hôtel Dieu, obtient du général prussien Otto Gebhard von Colomb (1815/1891) de laisser entrer dans la ville de nombreux blessés français et allemands, venant des champs de bataille, pour les soigner dans la chapelle.
En 1873, grâce aux dons des familles françaises et de l'Empereur d'Allemagne, reconnaissants pour les soins donnés, la supérieure fait restaurer la chapelle.
Le 12 août 1875, l'évêque de Chartres, Mgr Louis Eugène Regnault (1800/1889), consacre la chapelle restaurée.
Elle est répertoriée dans l'Inventaire Général du Patrimoine Culturel pour des éléments du XIIIème siècle.
Elle est également ornée de vitraux réalisés par les Ateliers Lorin de Chartres.

Allaines mervilliers eure et loir janville 1870 cpa

Le château de Janville
L'ancien château est aujourd'hui converti en maison de retraite.

LE PUISET
Les mottes et le château

Ancien château- fort du XIème siècle dont les ruines se situent au Nord-Ouest de l'église Saint-Étienne-et-Sainte-Madeleine.
De grands fossés sont creusés pour défendre la forteresse et la basse-cour. À l'intérieur de cet espace se situent deux mottes artificielles : sur l'une d'elle est construite la forteresse en bois, sur une motte surhaussée entourée de palissades, le premier étage est accessible par une échelle ; sur la seconde motte au Nord-Est de la première, se trouve la basse cour comprenant le logis du seigneur, les dépendances, les écuries, la salle des gardes, les réserves, la chapelle, ainsi que la tour de Boël, également entourée d'une palissade. Le grand fossé est protégé par un rempart de terre. La grande enceinte ovale mesure 420m de long sur 260m de large et couvre une superficie d'environ 8ha.
Le site a produit de nombreux vestiges archéologiques conservés dans un espace muséal.
Il ne reste aujourd'hui que quelques pans de murs de l'orgueilleuse forteresse des vicomtes de Chartres qui, au XIIème siècle, inspiraient la terreur dans la campagne beauceronne.
Les deux mottes castrales sont encore visibles, ainsi que les fossés de l'enceinte extérieure dans les parties Est, Nord et Ouest du site. La face orientale de la grande motte est aujourd'hui éventrée.

L'église Saint-Etienne-et-Sainte-Madeleine
Elle est classée au titre des Monuments Historiques en 1961 et recensé par l'Inventaire Général du Patrimoine Culturel. Elle comporte notamment une verrière réalisée en 1920 par Jean Baptiste Charles Claude Lorin, en hommage aux morts du Puiset de la guerre de 1914-1918.

 Personnages liés à la commune 

ALLAINES
Marie Anne de Tilly,
religieuse du XVIIème siècle, cofondatrice des Sœurs de Saint-Paul de Chartres, est originaire d’Allaines.

Carmen Clotilde Julienne Tessier (1911/1980, portrait de droite), journaliste française, est née à Allaines, d'Arthur Émile Tessier, cafetier au hameau de Villermon, et de Stéphanie Argentine Arrondeau.
Carmen tessierElle est vendeuse dans une quincaillerie lorsqu'à 21 ans elle tente sa chance à un concours de speakerine à la radio et, choisie par le jury, est embauchée au Poste parisien où elle commence par donner les cours de la Bourse. Elle intègre ensuite l'équipe du Journal Parlé de Maurice Bourdet où elle est chargée de la rubrique judiciaire. Elle s'y fait remarquer par son sens de l'anecdote.
Pendant l'Occupation elle travaille à Paris-Soir, journal devenu collaborationniste. Après la Libération, sa carte de presse lui est retirée puis rendue. Elle devient journaliste à France-Soir, embauchée par son amant Pierre Lazareff (1907/1972). Elle publie plusieurs ouvrages, comprenant les recueils de ses échos, dont la Bibliothèque rosseHistoires de Marie-Chantal et La Commère en dit plus.
Elle égratigne dans sa chronique l'écrivain Roman Kacew dit Romain Gary (1914/1980) qui vient d'obtenir le prix Goncourt en 1956 pour Les racines du ciel, en expliquant qu'ayant vécu à l'étranger, il maîtrise mal le français et suggèrant qu'Albert Camus (1913/1960) et Jacques Lemarchand (1908/1974) ont écrit le livre à sa place.
Philippe Bouvard (1929/-) la remplace à cette rubrique en 1973.
Souffrant d'une dépression nerveuse, elle se suicide en 1980, en se jetant du 9ème étage d'une résidence pour personnes âgées à Neuilly-sur-Seine, où elle vit avec son époux.

JANVILLE
Charles pierre colardeauCharles Pierre Colardeau (1732/1776, portrait de droite), poète et traducteur français, né à Janville.
Ses meilleurs poèmes, l’imitation de la Lettre d’Héloïse à Abailard de Pope, la traduction des deux premières Nuits du poète romantique anglais Edward Young notamment, témoignent de la sensibilité préromantique du XVIIIème siècle. Il a créé le terme héroïde pour désigner les lettres en vers imaginaires de personnages célèbres.
Élu en janvier 1776, à l’Académie Française, au fauteuil de Paul Hippolyte de Beauvilliers (1684/1776), duc de Saint-Aignan, sa mort survenue 3 mois plus tard, à l'âge de 43 ans, l’empêche de prononcer son discours de réception.

Jean Nicolas Marcellin Guérineau de Saint-Péravy (1732/1789), poète, journaliste et économiste, né à Janville.
Son père, Jean Claude Guérineau des Chenardières, est conseiller du roi Louis XV (1710/1774) et du duc Louis d'Orléans (1703/1752), lieutenant-général civil et criminel au bailliage et siège royal, subdélégué de l'intendant de la Généralité d'Orléans, et sa mère est Suzanne Louise Champeaux.
Après avoir suivi ses études en province, il rejoint Paris où il fait carrière dans les lettres et publie des vers dans divers journaux. En 1763, il rejoint le mouvement physiocratique. Membre de la Société Royale d'Agriculture de la Généralité d'Orléans, où il réside, il y rencontre Mirabeau et plusieurs physiocrates.
En 1778, il quitte Paris à la suite d'une affaire d'honneur et se réfugie à Bruxelles, près du prince de Ligne, Charles Joseph Lamoral (1735/1814), puis à Liège où il bénéficie de la protection du prince-évêque François Charles de Velbrück (1719/1784).

Louis Thomas Antoine Amy (1760/1832), homme politique.
Président du Tribunal de Janville, il est député d'Eure-et-Loir de 1791 à 1792. Il est poursuivi pour corruption et emprisonné sous la Terreur. Il devient juge au Tribunal de Première Instance de la Seine en 1800, puis conseiller à la Cour d'Appel de Paris en 1805.

Pierre etienne lazare favrePierre Favre (1812/1887, portrait de gauche), prêtre missionnaire, orientaliste et linguiste français, pionnier des études malaises en France, né à Janville.
Ordonné prêtre à Orléans en 1838, il exerce dans le diocèse, comme vicaire à Montargis, puis comme curé à Noyers et à Thimory, pendant 3 ans. En 1842, il entre au séminaire des Missions Etrangères de Paris, puis embarque pour la Malaisie la même année.
Il enseigne d'abord au Collège Général de Penang, et en 1845 est envoyé à Malacca. En 1846, il fait une expédition dans l'intérieur du pays auprès des tribus aborigènes (les Mantras)En 1849, il est chargé de la construction d'une église Saint-François-Xavier sur la rive Sud de la rivière de Malacca, et part en 1850 pour l'Amérique du Sud afin de collecter des fonds. Il passe alors 4 ans au Pérou et au Brésil, mais en 1854 tombe malade et rentre en France. En 1855, il repart pour Penang, où avec Paul Ambroise Bigandet, évêque titulaire de Rama et coadjuteur du vicaire apostolique dans la presqu'île de Malacca, il entreprend de nouvelles constructions (un couvent, une église). De nouveau malade, il quitte définitivement la Malaisie et rentre en France fin 1857 où il prend un poste de curé dans le diocèse d'Orléans à Aulnay-la-Rivière.
En 1860, il est autorisé à donner un cours de malais à l'École des Langues Orientales de Paris. Il est nommé professeur titulaire en 1864.
En 1866, il réalise une grammaire du javanais ; en 1876, une grammaire du malais ; en 1870, un dictionnaire javanais-français ; en 1875, un dictionnaire malais-français et en 1880, un dictionnaire français-malais. A la fin de sa vie, il est nommé chanoine d'Avignon et rédige un catéchisme en malais.

Maurice viollette 1929Maurice Viollette (1870/1960, portrait de droite), avocat et homme d'État français, né à Janville.
Il est maire de Dreux de 1908 à 1959 (avec interdiction d'exercice de 1940 à la Libération) et député et sénateur d'Eure-et-Loir. Il est ministre du Ravitaillement en 1917. Gouverneur général de l'Algérie de 1925 à 1927, il est à l'initiative d'un projet de loi donnant à certains Algériens musulmans le droit de vote et la nationalité française pendant qu'il est ministre d'État sous le Front populaire de 1936 à 1938.
Sa bravoure en tant que capitaine au front dans l'Oise lors de la Première Guerre Mondiale lui vaut la Croix de Guerre.

Jean René Lefebvre, homme de loi à Janville, vice-président du Directoire du département, député d'Eure-et-Loir à l'Assemblée Nationale Législative de 1791-1792, siégeant à gauche. Son unique intervention à l'Assemblée Nationale Législative est de demander que les châteaux soient rasés.

Jean Louis César Lair dit Lair de Janville (1781/1828), peintre néoclassique né et mort à Janville.
Fils d'un notaire de Janville, il s'installe à Paris à l'âge de 16 ans, intègre les ateliers de Jean Baptiste Regnault (1754/1829) et de Jacques Louis David (1748/1825). Il expose au Salon à partir de 1806, et jusqu'en 1827. Il se spécialise rapidement dans la peinture religieuse, réalisant plusieurs grandes compositions acquises par l'État pour orner églises et cathédrales. Il peint également des scènes mythologiques, plusieurs paysages historiques, des portraits, et expose un Henri IV relevant Sully au Salon de Douai en 1827.

LE PUISET
Jean Ier de Garencières (1371/1415), chevalier, maître d'hôtel du roi Charles VI dit Le Fol (1368/1422), maître des eaux-et-forêts en Picardie. Il est cité le 27 janvier 1405 comme grand chambellan du duc Louis Ier d'Orléans (1372/1407) dans un mandement portant défense de faire des joutes ou faits d'armes. En 1406, il est chevalier banneret au service d'Isabelle de France (1389/1409), fille de Charles VI, veuve du roi Richard II d'Angleterre (1367/1400). Il devient baron du Puiset en 1409, titre qui lui est accordé grâce à la bienveillance du roi.
Il est aussi connu pour ses œuvres de chevalier-poète et est l'auteur d'un recueil de poésies conservé dans un manuscrit de la Bibliothèque Nationale de France.
Il est tué à la Bataille d'Azincourt en 1415.

Félix Clouet (1828/1882), peintre français élève de Emile Vernet-Lecomte (1821/1900), né au Puiset.

 Evolution de la population 

ALLAINES-MERVILLIERS 

Allaines mervilliers eure et loir demo

JANVILLE

Janville eure et loir demo

LE PUISET 

Le puiset eure et loir demo

 Faubourgs, quartiers, hameaux, lieux dits et écarts 

Les hameaux de : Mervilliers situé au Sud ;  Outrouville au Sud-Est ; Villermon à l'Ouest ; Paras, ferme isolée, au Nord-Est de Janville.

 Mes lointains ancêtres de la noblesse d'Allaines-Mervilliers 

Allaines mervilliers eure et loir ancetres 1Allaines mervilliers eure et loir ancetres 2

 Carte de Cassini 

Allaines mervilliers eure et loir cassini

 

 

 


 

 

Sources
Sites, blogs, photographies, revues, livres et journaux :
Wikipedia...

 

 

Date de dernière mise à jour : 02/01/2026