Semur-en-Brionnais

 

Ce petit village rural à habitat dispersé se situe en Bourgogne du Sud. Il se distingue par les labels : Plus beaux villages de France, Villes et Villages Fleuris, et appartient aux sites clunisiens de France.
Au moment des invasions normandes du IXème siècle, la ville commence vraiment à jouer son rôle, d'abord de défenseur puis de capitale du Brionnais. 
Les communes limitrophes sont : Anzy-le-Duc, Sarry, Baugy, Marcigny, Saint-Martin-du-Lac, Saint-Julien-de-Jonzy, Sainte-Foy.

Blason semur brionnais svg Héraldique 

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'argent à trois bandes de gueules, qui sont celles de la Maison de Semur.

 Toponymie 

Attestée sous les formes Senmurus en 879, du latin sine muro  = sans mur d'enceinte et Senumurium = vieilles pierres, ou Murus, à cause de la roche sur laquelle le château est situé.

 Hydrographie 

Ce sont essentiellement au Nord le Murdin  long d'un peu moins de 10 kms, tributaire direct de la Loire, il prend sa source sur les confins orientaux de la commune.  Il reçoit sur sa rive gauche à Semur un petit affluent, le ruisseau de l'étang d'Epsy.
Au Sud le Merdasson long de 10,6 kms, né à Saint-Julien-de-Jonzy, il baigne ensuite la commune de Marcigny où il se jette dans la Loire. Son étroite vallée est à Semur encaissée. Il est sujet à des crues qui occasionnellement provoquent des inondations plus en aval.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

Les hauteurs de Semur, d'un assez facile accès pour les peuples de la contrée comme pour les négociants étrangers qui vont et reviennent du Midi au Nord par la vallée de la Loire, conservent leur caractère de centre de réunions religieuses et mercantiles pendant toute la durée de l'indépendance gauloise. Semur garde le même caractère sous la domination romaine.
407-534 : L'invasion des Bourguignons vient mettre fin à la domination romaine en envahissant tout le territoire éduen et s'y fixant à jamais.
Semur demeure sans grande notoriété et sans histoire connue jusque vers l'an 890. La plus ancienne mention est sur une charte du cartulaire de Marcigny : Freelannus de Camiliaco, senior castri de Sinemuro (Froilan de Chambilly, seigneur du château-fort de Semur).
En 925, toute une partie de la Bourgogne subit une famine extraordinaire obligeant à l'affreuse nécessité de répandre le sang humain et de se manger les uns les autres. (Paradin [Annales, livre I, p. 148]).
Charles vi de franceEn 978, Les Auvergnats voyant le duc de Bourgogne engagé dans de sanglants démêlés avec le roi des Francs, Lothaire (941/986), envahissent le paisible Brionnais. 2 ans de suite ils le pillent et le dévastent. Une 3ème invasion se prépare. Lambert de Chalon et ses alliés accourent au secours de Geoffroy de Semur. La rencontre en 980 est un vrai désastre pour les Auvergnats.
Louis xi le prudent 1423 1483Tout au long de son histoire, Semur est dévastée à de nombreuses reprises : Au Xème siècle par les Normands ; Jean casimir du palatinaten 1364 par les Anglais ; sous le règne du roi Charles VI (1368/1422, portrait 1 de gauche) lors des conflits entre la Maison d'Orléans et celle de Bourgogne ; en 1467 la ville est brûlée par les armées du roi  Louis XI (1423/1483, portrait de droite) ; elle est à nouveau saccagée et brûlée le 10 octobre 1576 par les reîtres du prince Jean Casimir du Palatinat (1543/1592, portrait  2 de gauche).
Sous l'Ancien Régime, Semur appartient à l'ancien diocèse d'Autun et dépend de la lieutenance générale de l'Autunois.
Au cours de la Révolution Française, la commune porte provisoirement le nom de Semur-la-Montagne.
La ville est chef-lieu de district le 6 février 1790, mais celui-ci est transféré à Marcigny le 22 avril 1790.
L'ancienne paroisse de Montmegin est réunie à celle de Semur en 1791. La commune de Saint-Martin lui est annexée par ordonnance royale en 1825. Lors de cette annexion, Saint-Martin compte 687 habitants et Semur 607. Le maire de Saint-Martin, le baron du Puy, devient maire de la nouvelle commune.

Les seigneurs et gens de la noblesse

Semur au IXème siècle est une châtellenie qui relève des comtes de Chalon. La baronnie de Charolles relève également de Chalon : le Brionnais forme une petite souveraineté indépendante.
Ensuite, les barons de Semur, souverains de tout le Brionnais, constituent une très noble et très illustre Maison. Le grand nombre d'historiens et de généalogistes s'accordent ce sont de très grands princes par la naissance aussi bien que par leur action civilisatrice sur leur pays.

Mes ancêtres les barons de Semur de pères en fils : 

Guillaume d'Auvergne (841/890), 1er baron de Semur, fils de Théodoric de Chalon (820/885) chambellan du roi Louis II et de Bertrane de Metz,
Froilan de Semur dit de Chambilly (875/925).
Jocerand Bers de Semur (900/993) époux de Ricoaire, de laquelle il est fait mention dans une charte concernant la donation de la seigneurie de la Roche-Millay en faveur du prieuré de Marcigny. Il fait bâtir le donjon du château qui dépend sur le plan religieux de la paroisse de Saint-Martin-la-Vallée.
Geoffroy Ier de Semur (955/1015) est un très brave et très puissant seigneur, lequel vit dans l'intimité du  comte Lambert de Chalon (930/978). Il épouse en premières noces la fille de Dalmace de Brioude.
Lambert de Chalon marie sa fille, Mahaut de Chalon, en 970 au fils ainé et futur héritier, Geoffroy II de Semur. Ce mariage apporte la terre de Donzy à Geofffroy II.
Lambert  meurt 8 ans plus tard, son épouse Adélaïde de Vermandois, héritière du comté de Chalon, épouse Geoffroy Ier de Semur qui abdique sa baronnie en faveur de son fils, gendre de la comtesse de Chalon. Geoffroy Ier quitte Semur pour habiter Chalon dont il devient comte au même titre, avec les mêmes prérogatives et honneurs que antérieurement le comte Lambert. 
Geoffroy II de Semur (955/990)époux en 979 de Mahaut de Chalon, justifié par une charte de l'abbaye de Cluny en 1019, par laquelle le comte Hugues de Chalon, évêque d'Auxerre, donne à cette abbaye, pour l'âme du comte Lambert, son père, et de la comtesse Adélaïde, sa mère, la moitié du village de Gevrey, situé dans le comté de Dijon, et confirme le don de l'autre moitié fait au même monastère par Mahaud sa sœur, et par son mari Geoffroy II, seigneur de Semur.
La Maison de Semur a grandi et est arrivée à sa plus haute gloire et puissance, au moment où Dalmace est appelé à régner.
Dalmace Ier de Semur (980/1048) surnommé le Grand par ses contemporains, grand surtout par ses qualités et ses vertus, son amour de la justice et de la religion. Dès le début de son règne, il refuse de s'associer aux déprédations dont Cluny est victime de la part des seigneurs du voisinage contre lesquelles s'élève avec force Teofilatto dei conti di Tuscolo, pape Benoît VIII (970/1024) qui lance les foudres de l'excommunication.
Dalmace épouse vers 1013 Aremburge de Vergy (995/1028). 
Robert ii le pieux 60 377 287 612 g36Sa fille ainée, Helie de Semur (1016/1055), épouse son cousin au 2e degré, le jeune prince Robert de Bourgogne (1011/1076), fils du bon roi Robert II dit le Pieux (972/1031, portrait de qauche). Depuis cette alliance le comte Dalmace et les siens ont leurs entrées familières à la Cour de France et le fils du roi fréquente la résidence féodale de son beau-père.
En 1032, Robert, gendre de Dalmace, devient le premier duc héréditaire de Bourgogne. Il est d'un caractère violent et farouche et tend des pièges à son beau-frère, Josseran de Semur, qu'il fait traîtreusement assassiner. Quand le comte Dalmace lui adresse les reproches qu'il mérite, Robert poignarde son beau-père de sa propre main, à table et au milieu d'un festin.

Mes ancêtres de la branche de Semur s'arrête à Hélie de Semur, ma généalogie se poursuit ensuite par son fils Henri de Bourgogne (1035/1070) héritier du duché de Bourgogne.

Suite des barons de Semur-en-Brionnais :
Geoffroy III de Semur, frère de saint Hugues de Semur (1024/1109), est le 7ème baron. Il est l'époux d'Adélaïde de Guignes.
Il ceint sa couronne dans de douloureuses circonstances ayant perdu à la fois un père et un frère de la main de son beau-frère, alors que sa sœur voit son sort enchaîné pour la vie aux brutalités de son époux. La santé de Geoffroy III est compromise,  il se voit atteint de douleurs de tête qui ne lui laissent point de répit, ni le jour ni la nuit au point qu'il perd entièrement la mémoire et sa raison commence à faiblir. C'est un grand malheur pour son entourage et pour tout le peuple dont il est le père plutôt que le prince. Il s'installe, avec sa suite, à l'hôtellerie proche du prieuré de Perrecy où il passe trois semaines entières, en pénitence et en supplications, et obtient sa guérison. Tout entier au bonheur de son petit peuple, il se plait en toute occasion à témoigner sa reconnaissance à saint Benoît, qui l'a sauvé, et sous la protection duquel il voit grandir dans la sainteté son saint frère l'abbé de Cluny. Perrecy jouit de sa munificence. En 1056, il fonde avec saint Hugues le prieuré de Marcigny et figure honorablement avec son jeune fils dans la charte de fondation de l'abbaye de Saint-Rigaud, en 1060.
Vers 1075, il termine sa vie par une retraite dans le monastère de Cluny où il prend l'habit de l'Ordre des mains de son frère. Il meurt le jour de la fête de la Purification, au moment où les religieux commencent la procession des cierges. 
Adélaïde de Guines, son épouse, se retire de son côté au prieuré de Marcigny.
Geoffroy IV de Semur est encore jeune quand son père lui céde la baronnie pour se faire moine. Il est l'époux de sa cousine germaine, Hermengarde de Semur, dame d'Oyé, fille de Dalmace dit le jeune, frère de saint Hugues, et tige des seigneurs de Montaigu, d'Oyé et de Trémont, une femme d'une piété éminente, qui entre en religion avec ses filles.
Geoffroy IV est l'un des plus vaillants chevaliers de toute la Bourgogne. En 1076, il assiste à l'assemblée générale des seigneurs de la province, convoqués par le duc Hugues Ier de Bourgogne (1056/1093). Il fait de grands biens au prieuré de Marcigny. En mémoire de sa mère, il donne la dixième partie de la forêt de Semur. Son frère Hugues-Dalmace assiste à cet acte et le signe.  Il vit en grand seigneur et la noblesse voisine lui fait sa Cour.
Dans une charte de 1088, il déclare sa résolution, fait des royales largesses à Cluny et aux prieurés de Marcigny et de Luzy, et après avoir laissé Geoffroy (son fils aîné), sous la tutelle de Hugues-Dalmace (son frère), il se retire à Cluny, avec Rainald de Semur, son second fils. Il ne sort pas de ce monastère avant la mort de saint Hugues, son oncle en 1109. L'abbé Ponce, successeur de saint Hugues, le fait prieur de Marcigny. Il l'est durant 12 ans ... Les chroniques rapportent qu'il gouverne cette maison, si chère à celle de Semur, avec autant de douceur que de charité... 
Le 24 mai 1123, il meurt, comblé de mérites, le jour de l'Ascension et est inhumé dans l'église du monastère. 
Geoffroy V de Semur est mineur quand son père entre à Cluny. Mais celui-ci lui donne un tuteur, son frère puîné, Hugues-Dalmace, qui, en sa qualité de tuteur, s'installe au château de Semur. Quand son neveu atteint sa majorité, il lui remet les rênes de son gouvernement vers 1100, se croise et fait le pèlerinage de Jérusalem avec son parent Girard de Semur, vers l'an 1118, où ils trouvent vraisemblablement la mort. 
Il épouse Mathilde de Luzy (1106/1142), laquelle lui apporte en dot la riche et illustre baronnie de Luzy.
Geoffroy V se montre peu fidèle aux exemples et aux leçons de son tuteur, comme aux traditions de sa famille. Ses agissements sont violents, surtout envers le prieuré de Marcigny déjà florissant. Il en regrette les biens et en trouble souvent la paix. 
Il fait enlever Ulric, un grand et savant religieux d'origine allemande, auteur du livre intitulé : "Antiquiores consuetudines Cluniacensis monasteriiun", l'emprisonne au château de Semur, et se fait payer une rançon. Ulric est venu à Cluny, attiré comme tant d'autres étrangers par la réputation de science et de sainteté du grand monastère bourguignon, arrivée à son apogée sous le gouvernement de saint Hugues. Ulric, rendu à la liberté, proteste contre ces violences et réclame la restitution de ses deniers. Saint Hugues, touché vivement, éclate en reproches contre son petit-neveu, le menace des malédictions dont l'Église charge l'injuste ravisseur de ses biens, et le défére au légat du saint-siège. Geoffroy fait ses soumissions à son oncle, jure une paix constante avec le prieuré de Marcigny et fait restituer ses deniers à Ulric. Il garde religieusement, jusqu'à la fin, la parole donnée, et il ne cesse d'ajouter de nouveaux bienfaits aux anciens, qu'en cessant de vivre. 
L'état de la Maison souveraine de Semur s'accroît sensiblement par l'annexion de l'ancienne baronnie de Luzy. 
Geoffroy VI de Semur est jeune quand il succéde à son père. Il épouse Gemme.
En 1150, Geoffroy VI voit sa patrie en proie aux malheurs de la guerre civile. Le comte Guillaume de Chalon, ennemi des moines et du clergé dont il envie les richesses, aidé des Barbansons, fait une violente irruption dans le Mâconnais. Le Brionnais voisin en éprouve les terribles effets, Marcigny et Semur s'en ressentissent longtemps. Il n'est arrêté que par l'excommunication lancée par les évêques d'Autun, de Chalon et de Clermont, sur l'ordre du pape Innocent II. 
En 1156, il recommence ses vexations et force le roi Louis VII (1120/1180) à le réduire par la prise de Chalon et du Mont-Saint-Vincent.
Le baron Geoffroy ne vit pas bien longtemps après ces déplorables événements. Il meurt sans postérité et laisse la baronnie à son frère puîné.
Pape eugene iiiDalmace II de Semur (1130/1190) figure dans deux bulles de Bernardo Paganelli di Montemagno, pape Eugène III (1080/1153, portrait de gauche) et Corrado del Suburra, pape Anastase IV (1073/1154, portrait de droite). Eugène III recommande à Dalmace, l'abbaye de Vézelay contre les entreprises de Guillaume de Chalon. Anastase IV écrit, en 1154, en faveur du même monastère.Anastase iv pape
Il est cité en 1162 dans une charte du prieuré de Marcigny, où il fait quelques bienfaits du consentement de sa femme, dame de Bourbon-Lancy et héritière de Bourbon. 
Simon Ier de Semur (1165/1219), 12ème baron de Semur, mais aussi de Luzy et de Bourbon-Lancy. Il est l'époux en 1196 de Marie de Bourgogne, fille du duc Hugues III, et d'Alix de Lorraine, sa seconde femme.
Simon, bien que profondément religieux, a de vives contestations avec le prieur de Mesvres, au sujet de certains droits de garde et de justice qu'il prétend avoir sur les biens de ce prieuré. L'évêque d'Autun termine ce différend par un traité en 1168. Il a aussi de violents démélés d'intérêt avec le prieur de Marcigny.
En 1219, il fait de grands biens à l'abbaye de Septfons, dans sa baronnie de Bourbon-Lancy. 
Il meurt vers 1223. 
Dalmace III de Semur ne fait qu'apparaître sur la scène du monde. En 1226 il la quitte, à peine âgé de 30 ans, ne laissant qu'un fils encore enfant, aux soins et sous la tutelle d'une mère inconnue et de son aïeule Marie de Bourgogne, veuve de Simon Ier.
Une charte de 1223, du plus haut intérêt pour la géographie provinciale du moyen âge, confirme : que la garde de Saint-Julien-de-Jonzy, commise au comte de Forez par l'abbé de Saint-Rigaud, fait retour au baron de Semur ; que Saint-Bonnet-des-Quarts, Saint-Forgeux-l'Espinasse et Mably, restent au baron de Semur, sans qu'il lui soit permis de s'étendre davantage du côté de Mably. Par compensation, le baron de Semur renonce, à perpétuité, à ses prétentions sur la maison de Bageaux et ses dépendances, et sur tout le territoire de Roanne, de Saint-Haon et de Crozet ; que la grande route appartient au comte de Forez, jusqu'à Vivant. Par conséquent la suite de cette route, en allant au Nord, par Avrilly, jusqu'à Cée et au-delà de Digoin, demeure dans le domaine du baron de Semur.
Simon II de Semur arrive à sa majorité vers 1231 car il rend foi et hommage de son château de Semur à Hugues IV, duc de Bourgogne.
Vers  1244, il épouse Isabeau de Beaujeu (1226/1297), fille et héritière d'Humbert V de Beaujeu, connétable de France, et de Marguerite de Bagé, dame de Miribelle. La seigneurie de Beaujeu vient encore s'ajouter à celles qui ornent la couronne des barons de Semur.
La jeune veuve de Simon, renommée pour sa beauté et pour son riche héritage, se voit recherchée par les prétendants les plus nobles et les plus riches de France, et se remarie en 1247 au comte Rainaud Ier de Forez (1226/1270), qui devient ainsi sire de Beaujeu. Cependant la triple baronnie de Semur, Luzy et Bourbon-Lancy passe à Henry de Semur, oncle du dernier baron et second fils de Simon Ier.
Henry de Semur (1205/1257) époux d'Alix de Brancion, fille de Jocerand II et de Marguerite de Vienne. Ce règne est court. Ce bon seigneur ne laisse qu'une  fille nommée Helvis de Semur, laquelle prend la qualité de dame de Semur, Luzy et Bourbon-Lancy, et suit vraisemblablement la voie sanctifiée par les illustres dames de sa Famille, en se donnant à Dieu et au prieuré de Marcigny. Son nom apparait dans la donation qu'elle fait de ses titres et terres à sa tante Alix de Semur (1200/1240), fille de Simon Ier de Semur et épouse de Simon de Broyes-Châteauvillain (1185/1259), laquelle les transmet à son fils, Jean de Châteauvillain (1240/1313).

Ainsi se termine la première, la plus illustre et la plus puissante dynastie des barons de Semur, après avoir duré quatre siècles, de l'an 858 jusque vers l'an 1260. Charles viii 1470 1498Ensuite la baronnie de Semur est transmise à la Maison de Châteauvillain, puis aux Maisons d'Albon rameau de Beaujeu, de Bourbon et de La Trémoille...

Louis ii de la tremoilleEn 1485, Gabrielle de Bourbon (1447/1516), fille de Louis Ier de Bourbon-Montpensier et de Gabrielle de La Tour d'Auvergne, apporte la baronnie en dot à Louis II de La Trémoille (1460/1525, portrait de droite), vicomte de Thouars. La terre est vendue au roi Charles VIII (1470/1498, portrait de gauche) peu de temps après ce mariage et est confiée à des seigneurs engagistes qui ne la conservent jamais longtemps. Le donjon carré et les deux tours circulaires qui le précèdent restent seuls à la charge du seigneur, qui doit y entretenir les prisons du bailliage créées en 1560, en même temps qu'il subvient à tous les frais de justice. 
Les seigneurs engagés sont : Jacques de Chabannes (1470/1525), seigneur de La Palice ; la Famille Coligny, dont Gaspard Alexandre de Coligny (1662/1694) ; Jean du Puy, à qui le précédent aliène le château ; Jacques Nicolas du Puy (1705/1785), fils du précédent, qui a fait bâtir, vers 1760, la Maison du geôlier et en 1775, l'Auditoire du bailliage. En 1793, il est en partie dépossédé de ses biens, la baronnie étant restituée à l'Etat comme bien engagé.

 Légendes et chroniques communales 

Une apparition du baron Geoffroy IV de Semur
Après sa mort, il apparait à une religieuse de l'abbaye de Marcigny, nommée Albérée (fille de Thibaud III, comte de Champagne et de Blois). Il lui fait connaître les assauts intérieurs qu'il eut à subir de la part du démon, à ses derniers moments. Saint Pierre vient l'assister et répond à toutes les accusations du Diable. Confondu sur tous les points, celui-ci s'écrie : "Eh bien ! voici un article sur lequel vous ne pourrez point apporter d'excuse. Il a établi de nouvelles exactions sur la blanchisserie de Semur, où l'on apporte de toute part les étoffes et les toiles à blanchir. Ni lui ni personne ne les a retirées. Le corps du délit subsistant, nécessairement le châtiment doit aussi avoir son effet". À quoi saint Pierre répondit : "II n'y a point de réserve à faire ; il s'est fait moine pour l'expiation de tous ses péchés, il a donc droit indubitablement au salut".
Adele de blois ou de normandieC'est ainsi, dit Geoffroy à Albérée, que l'apôtre m'a délivré de toutes mes terreurs. Mais, ajouta-t-il, fais savoir toutes ces choses à mon fils Geoffroy, qui m'a succédé dans mon héritage terrestre ; et dis-lui, de ma part, de supprimer les exactions que j'ai établies, et de réduire les droits de blanchisserie à l'ancien usage. Puis il disparut.
La sœur susnommée va trouver de suite Adèle de Normandie (1067/1137, portrait de gauche), sœur du roi d'Angleterre, précédemment comtesse de Blois, à présent humble servante de Jésus-Christ au Prieuré de Marcigny, et lui rend compte de tout. Adèle prie Geoffroy V de venir la trouver, s'informe de lui s'il est vrai que son père ait innové en quelque chose, et établi de nouvelles impositions sur le blanchissage des toiles et étoffes, sous les murs du château de Semur. Geoffroy, déclarant que la chose était vraie, reconnut sans peine qu'il n'était point en présence d'une hallucination, mais que l'apparition était véritable.  Elle avait deux témoins, celle qui ne sachant rien avait appris la chose vraie ; et celle qui l'ayant apprise de la première la confirmait par son témoignage. 

Site clunisien
La Fédération Européenne des sites clunisiens a pour objectif de rassembler les lieux qui, en Europe, ont contribué à l’extraordinaire rayonnement de l’abbaye de Cluny (Bourgogne du Sud), du Xème au XVIIIème siècle : rayonnement spirituel, artistique, économique, politique et social. Les moines de Cluny sont à l’origine de l’émergence de centaines de bourgs et de villes. Chacun d’entre eux est détenteur d’une parcelle de cet héritage culturel européen unique.
Le réseau des sites clunisiens est un grand itinéraire culturel du Conseil de l’Europe, dont fait partie Semur-en-Brionnais depuis des années.

 Patrimoine 

L'association Les Vieilles Pierres, créée en octobre 1971, s’est donné pour mission de valoriser et de restaurer le patrimoine architectural de Semur-en-Brionnais.

Le château Saint-Hugues
Situé au point le plus étroit d'un éperon rocheux dominant la Loire, il est l'un des châteaux forts les plus anciens de Bourgogne. Il sert d'observatoire et de poste fortifié défensif contre les invasions normandes et hongroises.
Aujourd'hui, de l'ensemble fortifié qui occupe la totalité de l'éperon rocheux, il ne subsiste que les restes d'une poterne et, sur une terrasse, une haute tour de plan rectangulaire. Ce donjon roman est bâti en premier par Jocerand de Semur, il mesure 22m et comporte trois étages, mais présente les trous des poutres de quatre niveaux de plancher. L'étage bas du Xème siècle ne comporte pas de fenêtre. Le deuxième étage est modifié au XIVème siècle, une fenêtre y est ouverte et une cheminée est créée. Le troisième étage, réservé aux enfants et aux soldats, date des XIème et XIIème siècles.
Deux tours circulaires du XIIème siècle, à bases légèrement talutées, percées de très rares archères à embrasures plongeantes, protègent l'ancienne porte principale. La porte est bouchée et des escaliers sont construits à son emplacement pour donner accès au premier étage des tours. En 1788, elles sont converties en prison. La tour Nord comporte une citerne et la tour Ouest, un escalier aménagé dans l'épaisseur du mur.
La poterne, totalement modifiée par des travaux entrepris en 1760, consiste en une porte située à l'étage, défendue par une herse et par un mâchicoulis sur arcade lancé entre les deux tours rondes.
Si les premiers niveaux de fondations du donjon semblent dater de la fin du Xème siècle, la majeure partie de la construction est le résultat de remaniements successifs du XIème siècle au XVème siècle. Entre 1397 et 1477,  le château est à l'abandon, le duc de Bourgogne y installe des capitaines. Le donjon est fortifié, le mobilier et l'artillerie soigneusement entretenus. Dans les murailles, des ouvertures en plein cintre sont obturées. L'encadrement rectangulaire de la petite porte du premier étage paraît indiquer qu'une passerelle la fermait. Enfin, au Sud et à l'Ouest, deux fenêtres à meneau et croisillon dont les embrasures sont munies de coussièges sont sans doute contemporaines d'une vaste cheminée dont seuls subsistent les piédroits.
Au début XIXème siècle, des brèches sont pratiquées à la base du donjon pour tenter de l'abattre.
A partir de 1968, des travaux de mise en valeur sont menés.
Ce château, qui se visite, est classé aux Monuments Historiques depuis 1971.

Le Grenier à sel
Ce bâtiment du XVIIème siècle sert autrefois à collecter le sel, denrée rare et précieuse au Moyen-Age, qui fait l’objet d’un impôt royal appelé gabelle, dont le montant varie d’une région à l’autre, et qui est souvent la source de conflits.
De nos jours, le bâtiment, qui comporte de belles peintures murales du XVIème siècle, sert de salle d’exposition et accueille tout l’été de nombreux artistes. 

La Poterne
Petite porte ancienne percée dans les remparts, côté Sud, elle constitue à l'époque une entrée secondaire dans le bourg castral. Plus anonyme que la porte principale, elle permet des entrées et sorties discrètes, et donne directement sur le cœur du bourg (ville haute) et sur le quartier des Clercs. Elle se situe juste en face du chemin qui mène à la basse ville et qui rejoint la porte principale avant la construction du Petit Séminaire.
Les maisons qui entourent la poterne sont construites sur les anciennes fortifications.

Le chemin de ronde
Sentier longeant les remparts utilisé par les gardes pour surveiller la campagne environnante, il sert principalement de chemin d’accès au bourg haut pour la population qui transite chaque jour.

La Traversée
Passage étroit caché entre les maisons reliant le chemin de la Perrière et le chemin de la Chapelle qui suitles limites du bourg médiéval et permet de relier les différents quartiers.

Le chemin des pierres
Ancien chemin menant aux prés et rejoignant le quartier de la Perrière, lieu où se trouvent les tailleurs de pierre, et le chemin de la Madeleine, menant à la chapelle puis au lavoir du même nom.

Le lavoir de La Madeleine et l'église Sainte-Madeleine
Il est situé en dehors des remparts, à proximité directe de la Porte au Vau. Il est construit au XVIIIème siècle à l’emplacement de l’église Sainte-Madeleine.
Cette église, mentionnée au XIème siècle, est donnée au prieuré de Marcigny par les seigneurs de Semur. De par sa position, elle sert vraisemblablement d’annexe à l’église paroissiale de l’époque, Saint-Martin-la-Vallée, et permet aux habitants du bourg castral un accès plus facile aux offices, via la Porte au Vau.
En 1274, lorsque l’église Saint-Hilaire devient le centre de la paroisse et concentre le culte, l’église Sainte-Madeleine perd son statut d’annexe, et est rattachée au Chapître de chanoines.
Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, elle est dite presque ruinée. Lorsque le cadastre est dressé, en 1825, la chapelle est déjà remplacée par le lavoir que l’on peut encore voir aujourd’hui, et qui a visiblement été construit avec des pierres de la chapelle, en ré-emploi.

La Porte de Vau
C'est l’entrée principale du village, par laquelle la vaste majorité des arrivants passent avant de pouvoir accéder au bourg. Fortifiée, elle permet de filtrer les entrées. Elle mène vers la Basse Ville, secteur qui concentre toutes les activités économiques du village : artisanat (tisserands, blanchisseurs, menuisiers…), commerces, échoppes etc... 

La Collégiale Saint Hilaire 
Joyau de l’art roman du Brionnais, elle se situe à l’Ouest du château Saint-Hugues et est construite en deux phases : deuxième moitié du XIIème siècle pour les parties orientales (chevet), et première moitié du XIIIème siècle pour les parties occidentales (nef).
Elle est bâtie à l’emplacement d’une chapelle castrale primitive, vraisemblablement donnée au Prieuré de Marcigny par les seigneurs.
Au milieu du XIIème siècle, la chapelle échappe au Prieuré et devient propriété de l’évêque d’Autun. C’est probablement à cette époque qu’elle acquiert le statut d’église paroissiale à la place de l’église de Saint-Martin-la-Vallée, le centre de peuplement s’étant peu à peu concentré dans le bourg castral. Ce changement de statut explique la reconstruction de l’édifice à partir de la seconde moitié du XIIème siècle.
En 1274, l’église Saint-Hilaire accède au statut de collégiale. Un Chapître collégial de 13 chanoines est fondé à la suite d’un accord entre le seigneur de Semur-en-Brionnais, Jean de Châteauvillain, et Girard de Beauvoir (+1282), évêque d’Autun.
Au niveau architectural, l’église Saint-Hilaire est à la jonction entre l’art roman et l’art gothique, qui commence à apparaître au XIIIème siècle. 
Elle illustre la puissance de la seigneurie de Semur, ainsi que ses liens étroits avec l’abbaye de Cluny, dont l’abbé le plus illustre, Hugues, estt né au château en 1024. L’église n’a jamais appartenu à Cluny mais de nombreuses références architecturales et sculpturales y font directement référence : nef à trois vaisseaux, usage des arcs et du berceau brisés, tribune à encorbellement, pilastres cannelés, iconographie du portail principal, sculpture à l’influence byzantine, etc... 
Au cours des siècles, la collégiale est incendiée, pillée et dégradée. Néanmoins, elle n’a jamais été remaniée en profondeur et a donc gardé ses caractéristiques architecturales d’origine.
Elle est classée aux Monuments Historiques depuis 1862.

La chapelle Saint-Martin
Elle est l'église paroissiale jusqu'en 1274.

La chapelle de La Perrière
Construite en 1536, dédiée à la Vierge Marie, elle est située au lieu-dit La Perrière, qui lui a donné son nom.
Pape clement xiv 1C’est un petit édifice à une voûte, dont la clef est ornée du monogramme du Christ, ainsi que de la date  de sa construction.
A l’époque, le quartier de la basse ville, hors du bourg castral, est celui des tailleurs de pierre, qui travaillent le calcaire jaune caractéristique de la région.
La chapelle est restaurée à la fin du XVIIIème siècle par un prêtre Jésuite, le Père Geoffroi, retiré en 1774 à Semur après la suppression de son Ordre par Giovanni Vincenzo Antonio Ganganelli, pape Clément XIV (1705/1774, portrait de droite).
Elle est vraisemblablement restaurée au XIXème siècle, comme le suggèrent les décors peints encore visibles aujourd’hui.

La chapelle de Montmégin
Elle est située dans le hameau de Montmegin, au cœur de la forêt domaniale des Charmays. Avant la Révolution Française, Montgevin est une paroisse indépendante­. L'église paroissiale n'est attestée dans les textes qu'à partir du XVIIème siècle, une chapelle est conservée et, bien qu'elle ait connu d'importantes dégradations et une lourde restauration, elle est manifestement romane.
C'est un petit édifice très simple à nef unique ouvrant sur une travée de chœur terminée par une abside et dépourvu de décor sculpté. La façade présente un portail rectangulaire couvert par un linteau en bâtière. Au-dessus du portail, une baie en plein-cintre est percée, très étroite à l'extérieur et ébrasée vers l’intérieur qui est remplacée par une ouverture plus grande vers 2005. Le clocher actuel date de 2002 mais il prend pour modèle le clocher d'origine
L'hypothèse d'un chantier du premier quart du XIIème siècle est valable.
En 1956, l'église est encore debout, mais en 1998 elle est très endommagée. Elle est très fortement restaurée au début du XXIème siècle et placée sous le vocable de Saint-Fiacre.

La Maison du Chapître
Les chanoines de Semur-en-Brionnais impactent grandement l’aspect du bourg et des alentours de l’église, en construisant leurs demeures de caractère à l’extrémité occidentale de l’enceinte castrale. Ils sont membres du Clergé séculier, ils vivent dans le siècle, au contraire des moines qui vivent en communauté dans le respect d’une règle monastique. Ils n’ont donc ni monastère ni cloître. Néanmoins, ils disposent d’un bâtiment pour se retrouver, la Maison du Chapître (1).
Ce bâtiment date du XVIème siècle, il est de plan rectangulaire, d’un seul étage surmonté par des combles et comporte quelques détails architecturaux et sculpturaux remarquables : une porte principale à fronton triangulaire où l’on distingue les traces d’un blason, un vaste escalier de pierre reliant les niveaux, une grande salle d’apparat avec cheminée monumentale et plafond à la française décorés et peints.
Après avoir servi à l’usage des chanoines, il sert d’école communale. Aujourd’hui, il abrite au rez-de-chaussée des logements communaux, la bibliothèque municipale, ainsi que l’atelier-boutique d’un artisan. Au premier étage, l’ancienne salle d’apparat accueille une exposition consacrée à l’architecture romane des environs. Les décors peints du XVIIème siècle sont mis au jour et restaurés après la fermeture de l’école.

Le Prieuré Saint-Hugues
Imposant bâtiment construit entre 1815 et 1828, alors qu’une Ordonnance Royale de 1822 autorise officiellement l’évêque à ouvrir une école écclésiastique à Semur-en-Brionnais. Le prieuré est fondé par le Père François Bonnardel pour accueillir un Petit Séminaire, c’est-à-dire une école catholique fréquentée par les jeunes garçons se destinant à la prêtrise (et plus tard, par les garçons dont les familles souhaitent un enseignement catholique rigoureux).
En 1905, après la Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, les bâtiments deviennent propriété de l’Etat, et le Petit Séminaire est expulsé par les forces de l’ordre en 1907.
En 1911, il devient une annexe de l’asile départemental d’aliénés, dont le siège est à Mâcon, et accueille près de 300 patients.
En 1944, le diocèse rachète les bâtiments et y réinstalle le Petit séminaire, qui fonctionne jusqu’en 1968.
Dans les années 1980, une Maison familiale rurale est hébergée dans les locaux.
En 1992, les Soeurs Apostoliques de Saint-Jean prennent possession des locaux pour y installer la Maison-Mère et le noviciat de leur congrégation.
Les Sœurs ont également une boutique de produits d’artisanat monastique dans le bâtiment moderne de la cour.
 La chapelle du prieuré  du XIXème siècle ainsi que le cloître sont accessibles au public. 

La Maison des Clercs
Cette belle bâtisse de caractère, fait partie du cœur du bourg ancien. L’édifice est en grande partie restauré au début du XVIIème siècle, comme le suggère l’inscription 1612 visible sur la façade. Un premier édifice, connu sous le nom Maison des gens d’armes est déjà présent au Moyen-Age.

La Maison Beurrier
Belle demeure de notable, constituée d’un corps principal flanqué de deux tourelles, vraisemblablement construite par les chanoines du Chapître, qui ont eu l’autorisation de bâtir leurs résidences à l’extrémité occidentale du bourg ancien, contre les remparts et directement en face de leur collégiale.
Au début du XIXème siècle, la Maison Beurrier est une propriété privée, puis elle est adjointe aux bâtiments du Petit Séminaire.
Dans la première moitié du XXème siècle, lorsque le séminaire devient une annexe de l’asile départemental d’aliénés, elle accueille les chambres d’isolement destinés aux patients.
En 1970, à la fermeture du Petit Séminaire, elle est vendue à un propriétaire privé.

L'Hôtel Bouthier de Rochefort
Jean baptiste bouthier de rochefortDans cet hôtel particulier a vécu Jean Baptiste Augustin Bouthier de Rochefort (1814/1891, portrait de gauche), descendant d’une longue lignée d’officiers du baillage, ancien député et fondateur de la Société d’Agriculture de Charolles en 1880, précurseur des GAEC (groupements d'agriculteurs) et du herd-book de la race charolaise pure en 1887.
Il fonde une maison de retraite pour les salariés et les métayers du monde agricole et légue sa fortune à la commune.

Louis francois perrin de precyL'Hôtel de Précis
Hôtel particulier de Louis François Perrin de Précy (1742/1820, portrait de droite), général français ayant résidé à Semur ainsi qu'à Marcigny. Il a commandé les Lyonnais lors du siège de Lyon par l'Armée de la Convention.

L'Office du Tourisme
Il est situé au pied du château, dans le centre historique du village, et sert d'entrée au château. 

L'Hôtel de Ville
Centre administratif de la commune, ce bâtiment rectiligne est autrefois l’ancien Auditoire de Justice construit entre 1781 et 1788.
La porte principale est surmontée d’un linteau sculpté où les attributs de la justice : la balance, l’épée, et une main dans l’attitude du serment, sont encore visibles.
Il est largement rénové au début du XXème siècle, puis inscrit au titre des Monuments Historiques en 1984.

 Les personnages liés à la commune 

Hugues de Semur ou Hugues de Cluny ou Saint Hugues (1024/1109)
Issu de la Famille des Barons de Semur (voir § Les seigneurs et gens de la noblesse), liée aux Mérovingiens, aux Carolingiens et aux Capétiens, il est le fils de  Dalmace Ier de Semur dit le Grand  (980/1048) et d'Aremburge de Vergy (995/1028). Il nait au château de Semur-en-Brionnais.
Saint hugues de clunyEntré au monastère à l'âge de 15 ans, il est nommé à 20 ans prieur, puis abbé de l'abbaye Saint-Pierre de Nantua. Formé par son parent, Odilon, abbé de Cluny, il lui succède en 1049 et dirige l'abbaye pendant 60 ans jusqu'à sa mort.
En 1054, avec son frère Geoffroy, il fonde le premier prieuré de bénédictines dit Prieuré de la Sainte-Trinité de Marcigny, dépendant de Cluny, dont sa sœur Ermengarde de Semur est la première prieure et leur mère moniale.
Sous son abbatiat, l'Ordre de Cluny s'étend à toute l'Europe, de l'Angleterre à la Pologne et de l'Allemagne à l'Italie et l'Espagne.
Il met en chantier la 3ème abbatiale de Cluny, détruite à la suite de la Révolution Française, qui est jusqu'à la construction du nouveau Saint-Pierre de Rome, la plus grande église de la Chrétienté.
Hugues est le principal artisan du mouvement monastique clunisien pendant le dernier quart du XIème siècle.
Pape leon ixIl est l'une des plus puissantes et influentes figures de la fin du XIème siècle. Excellent diplomate, il est le conseiller écouté de tous les papes qui se succédent durant son abbatiat. Bruno von Eguisheim-Dagsburg (1002/1049, portrait de gauche), le pape Léon IX, le reçoit à Rome en 1049 et l'envoie en mission en Hongrie. Ildebrando de Soana (1020/1085) le pape Grégoire VII est près de lui quand, en 1077, l'empereur du Saint-Empire Henri IV (1050/1106) dont il est le parrain, vient solliciter son pardon à Canossa. En 1095, il assiste au Concile de Clermont, Pape urbain iioù Eudes de Chatillon (1035/1099), le pape Urbain II, prêche la 1ère croisade. Quand l'évêque de Mâcon essaye de reprendre autorité sur Cluny, il en appelle au pape qui lui accorde l'exemption et l'autorisation d'user des ornements pontificaux à l'instar des évêques.
Hugues parcourt l'Europe pour maintenir l'union de son Ordre, l'accroître et le défendre.
L'âge n'arrête pas son activité. Hugues meurt à Cluny à 85 ans. Il est canonisé en 1120.

 Evolution de la population 

De 714 habitants en 1793, la commune atteint son pic démographique en 1861 avec 1638 habitants. Une longue phase de déclin de la population commence, l'exode rural s'étale sur un siècle et demi. Le phénomène est induit par la révolution industrielle, les pertes humaines dues à la Première Guerre Mondiale et la forte baisse de la natalité au XXème siècle et, malgré un bref sursaut au cours de l'entre-deux-guerres, la commune se vide progressivement de ses habitants. Il ne reste que 622 personnes à Semur en 2008.

Semur en brionnais saone et loire demo

 Faubourgs, quartiers, lieux-dits, hameaux et écarts 

Plus de 20 écarts dans la commune et les fermes isolées. 
Hameaux : 
- Montmégin, est isolé dans une clairière. Le plus ancien document connu relatif à la paroisse de Montmegin est un procès­ verbal de visite pastorale datant de 1666. La commune de Montmegin est rattachée à celle de Semur-en-Brionnais en 1791 . Etymologiquement, Montmegin vient de Mons = la montage du milieu.
Saint-Martin (paroisse autrefois)
Lieux-dits  : la Touche, les Baudins, la Craye, le Domaine de la Fay, la Fay, les Igaux, la Maison Neuve, Balmont, la Vallée, le Domaine de l'Île, les Barras, En Corneloup, En Chères, les Fugaux, Saint-Martin, la Croix aux Bœufs, Vernay, la Frédelière, le Domaine de Sellée, le Bois Dieu.
Quartiers : Les lieux-dits les Pions et la Basse Ville constituent les quartiers du bourg.
3 lotissements sont contigus au bourg construits au cours des dernières décennies : les Croix le plus ancien, la Fay et les Moines Blancs.
Certaines dénominations s'appliquent à des lieux non habités, garennes herbeuses ou boisées : l'Argolay, la Brosse Maty, le Portusal, Fond Salé, les Serves, Mont Jomez, les Raveries, les Vignes des Côtes, Pré de Verdale, Pré de la Ménagerie.

 Mes lointains ancêtres de la noblesse de Semur 

Voir précédemment § "Les seigneurs et gens de la noblesse - Les barons de Semur-en-Brionnais".

  Carte de Cassini 

Semur en brionnais saone et loire cassini

 


 

Notes
(1) Le Chapître :  désigne le collège de clercs associé à une collégiale ou une cathédrale.

 


 

Sources
Sites, blogs, photographies, livres, revues et journaux : Wikipedia ;  brionnais.fr ;   Mairie de Semur-en-Brionnais ; Les chemins du roman en Bourgogne du Sud.

 

Date de dernière mise à jour : 01/05/2026