Le Logis royal
Il est bâti sur la pointe de l’éperon rocheux dominant la vallée de l’Indre. C'est l'une des résidences favorites des Valois pendant la Guerre de Cent Ans (de 1337 à 1453).
Le roi Charles VII érige un premier corps de logis inspiré de l’architecture militaire, à la fin du XIVème siècle. Ses successeurs le prolongent d’un deuxième bâtiment dont la façade reçoit un décor de style gothique flamboyant.
Trois femmes illustres marquent l’histoire du Logis royal : Jeanne d’Arc, Agnès Sorel et Anne de Bretagne (1477/1514, portrait de gauche) épouse des rois Charles VIII (1470/1498) et Louis XII (1462/1515).
La Porte Royale ou Portal du chastel, place au milieu du front Ouest, est l'unique entrée de la cité fortifiée.Une première porte est élevée au XIIIème siècle, il n'en reste qu'un piédroit roman et les massifs des tours. Elle est très profondément remaniée au milieu du XVème siècle. Les parements de maçonnerie, l'escalier, le corps central, la terrasse à canon, lui donnant sa physionomie actuelle, datent de cette époque. Cet accès au château n'a pas changé depuis la construction de la première enceinte qui couronne les escarpements naturels. La porte actuelle est flanquée de deux tours et munie de mâchicoulis. Les traces d'un double pont-levis et d'une herse ainsi que les gonds de la porte, sont encore visibles.
Cette porte a connu trois campagnes de construction :
- La porte romane de la seconde moitié du XIème siècle, sans tour, comporte deux vantaux en bois ; 
- La seconde porte, date du début du XIIIème siècle, elle comporte deux tours de flanquement circulaires percées d'archères sur plusieurs niveaux conçue comme un châtelet d'entrée. La tour à gauche de la porte est reliée à la courtine par un bout de mur de la porte romane. Elle doit être munie, comme toutes les portes du XIIème siècle, d'un assommoir, d'une herse et de vantaux. Les deux tours cylindriques comportent trois niveaux de chambres de défense avec archères ;
- La troisième porte, date du XVème siècle. Après la démolition de la partie centrale du châtelet en conservant les tours, le pont-levis est modifié par un pont-levis à flèches pour la porte charretière et un guichet pour les piétons, avec l'ajout de mâchicoulis et d'une plateforme. Les clefs de voûte du passage d'entrée timbrées aux armes de France et du Dauphiné permettent de dater cette reprise du châtelet au règne de Charles VII, après le réconciliation du roi avec son fils, le Dauphin, futur Louis XI, soit entre 1450 et 1455. La plateforme située au sommet de l'aménagement de la porte est alors le principal niveau de défense. Les archères-canonnières du rez-de-chaussée permettent de se servir de couleuvrine. Pour assurer la défense de l'entrée, la porte est précédée d'une barbacane, démolie en 1699.
La caponnière, située juste à l'Est du donjon, est une casemate construite vers 1539 pendant les Guerres de Religion, pour moderniser le château et défendre les fossés.
L'église Saint-Ours
Ancienne collégiale, sous le vocable de Notre-Dame, dont l'architecture est marquée par deux tourelles pyramidales à 8 faces, les dubes, élevées vers 1165, ainsi que par son portail polychrome sculpté de personnages et d’animaux tirés du bestiaire du Moyen Âge.
Collégiale puis, après la Révolution Française, le Chapitre étant dispersé, elle devient église paroissiale dédiée à saint-Ours, abbé de la fin du Vème siècle.
Elle renferme, depuis avril 2005, le tombeau de marbre d'Agnès Sorel.
D'après Grégoire de Tours, la première église est construite au Vème siècle par saint-Eustache, évêque de Tours.
Selon la légende, mon ancêtre le comte Geoffroi Ier d'Anjou dit Grisegonelle fonde la collégiale entre 963 et 985 pour servir d'écrin à la relique d'une moitié de la ceinture de la Vierge apportée de Constantinople au Xème siècle.
La nef et le transept s'effondrant entre 1030 et 1050, Thomas Pactius, notaire et chapelain du comte d'Anjou Foulques V d'Anjou dit le Jeune (1092/1143), prieur de la collégiale Notre-Dame, la fait reconstruire au milieu du XIIème siècle.
La nef conserve des maçonneries du XIème siècle, en particulier la première travée. La tour occidentale est édifiée vers 1160. Le voûtement en pierre, remplaçant une couverture charpentée, entraîne la reprise des murs de la nef et l'ajout de fortes piles. La fin du XIIème siècle voit la reconstruction complète du chœur et des transepts à absidioles.
La relique, exposée à la vénération populaire trois fois par an, est protégée par un reliquaire en or et en agate offert par Agnès Sorel, il disparaît à la Révolution Française.
L'église prend sa forme actuelle à la fin du XVIIIème siècle, suite à la destruction de l'ancienne église paroissiale. La Collégiale Notre-Dame devient l'église paroissiale Saint-Ours, ainsi baptisée en l'honneur d'Ursus de Cahors, abbé-fondateur du monastère à la fin du Vème siècle.
Elle connait d'importantes modifications au XIXème siècle : de 1844 à 1854, Alexandre Vestier reconstruit presque entièrement la tour de la croisée et les voûtes de la nef et en 1855, de larges arcades sont percées dans les murs de la nef pour ouvrir les bas-côtés..
Ludovic Sforza serait enterré dans la collégiale : des fouilles archéologiques effectuées en 2019 mettent au jour de nombreuses sépultures. Parmi celles-ci, 5 corps de religieux et de nobles du château de Loches, datant du XIVème au XVIIIème siècles, sont identifiés. Une dernière dépouille nécessite la poursuite des fouilles et une nouvelle campagne en 2020.
L'église est classée au titre des Monuments Historiques en 1840.
Le prieuré Saint-Ours
Ancien prieuré construit au XIème siècle mais presque totalement détruit sous la Révolution Française. Il se situe à l'intérieur du fort auquel il donne son nom, à l'Est de l'enceinte principale et en contrebas de l'église Saint-Ours.
Des fouilles en 1971 révèlent l'existence, sur le site de l'église priorale, d'un édifice mérovingien construit sur des bases gallo-romaines.
L'église du prieuré-cure est la seule église paroissiale de Loches jusqu'à la Révolution Française, époque à laquelle elle est démolie après avoir été fermée pour cause de délabrement quelques années plus tôt.
La crypte se compose d'une abside principale flanquée de deux absidioles, le tout voûté en berceau et terminé par un cul-de-four et relié à un transept. Cet ensemble communique par deux escaliers latéraux avec l'église haute. Il ne subsiste de cette dernière que l'absidiole Nord du chœur voûtée en cul-de-four, dont les murs portent quelques peintures et qui est nommée chapelle Saint-Blaise. L'église à son complet développement au XVème siècle comporte, outre le chœur, une nef principale et une nef secondaire accolée au Sud.
Les vestiges de la crypte et d'une absidiole supérieure font l'objet d'une inscription aux Monuments Historiques en 1939.
La tour Saint-Antoine
Elle est construite au XVIème siècle, en limite de la ville médiévale, près de sa pointe septentrionale et sert de beffroi à la ville après la Révolution Française.
La construction débute en 1529 et s'achève probablement dans le troisième quart du XVIème siècle. Elle sert de clocher à une chapelle contiguë aujourd'hui disparue.
A la Révolution Française, elle est classée Bien National et revient à la ville.
Atteinte par la foudre vers 1820, les cloches ne sonnent plus à partir de 1826 pour ne pas soumettre le bâtiment à des contraintes trop fortes. La reprise complète de la partie supérieure de la tour, en mauvais état, est lancée en 1890.
La tour, construite sur un plan quadrangulaire, est soutenue à chacun de ses angles par un contrefort oblique. Les étages inférieurs sont aveugles mais l'avant-dernier étage est percé sur chaque face de deux baies géminées en plein cintre. Le dernier étage, de plan octogonal, est coiffé par un dôme comportant quatre lucarnes, lui-même surmonté d'un lanternon.
Les deux derniers étages sont pourvus d'une balustrade de pierre ouvragée et décorée de monogrammes et de figures héraldiques ; parmi elles figurent les armes d'Honorat II de Savoie (1511/1580, portrait de droite), gouverneur de Loches jusqu'à sa mort, et qui fait achever la construction du monument.
Elle est classée au titre des Monuments Historiques en 1840.
L'église Saint-Antoine
Située dans la ville basse, elle emprunte son vocable à une chapelle disparue, située plus à l'Est et contiguë à la tour Saint-Antoine. Elle est construite à partir de 1809 et réutilise des structures de l'ancien couvent des Ursulines fondé en 1627 et fermé à la Révolution Française. L'église résulte ainsi du réaménagement du réfectoire et du dortoir du couvent dont elle demeure le dernier vestige et ne respecte pas l'orientation Est-Ouest couramment rencontrée : sa nef s'ouvre au Nord tandis que son chœur est tourné vers le Sud.
Elle comporte une nef simple sur un plan rectangulaire prolongée par un chœur carré terminé par un chevet plat. Deux chapelles latérales au chœur, disposées symétriquement à l'Est et à l'Ouest, complètent l'édifice. Un vestibule, dont les murs portent le clocher bâti en 1836, se trouve à l'entrée de la nef.
Les boiseries qui ornent les murs du chœur sont en bois de chêne plaqué d'acajou et décoré à la feuille d'or ; le même principe est appliqué aux colonnes qui, au niveau de l'entrée, soutiennent la tribune de l'orgue.
En 2010, lors de la restauration générale de l'édifice, une petite galerie d'exposition est construite contre le flanc Ouest de la nef pour y présenter des œuvres d'art jusqu'alors installées dans l'église elle-même.
L'église, inscrite au titre des Monuments Historiques en 2006, abrite six tableaux inscrits dans la Base Palissy comme objets protégés en 2010.
La Maison de la Chancellerie
Le monument fait l’objet d’une inscription et d'un classement au titre des Monuments Historiques en 1923 et en 1993.
Cette Maison est intégrée dans l'Hôtel Haincque.
Le château de Bussière
Il se situe à l'Ouest du territoire communal, à la limite des communes de Chanceaux-près-Loches et Mouzay, sur la pente du vallon d'un ruisseau temporaire qui entaille le plateau.
Au IXème siècle, Buxariae, toponyme indiquant la présence de buis dans l'environnement du Moyen Age. dépend de la puissante viguerie de Dolus-le-Sec.
Le château actuel est construit au XIIIème siècle et fait l'objet de deux campagnes d'agrandissement et de restauration, au XVIème siècle puis au XIXème siècles.
En 1235, la première propriétaire connue est Eglantine de Palluau (1180/1236), fille de Geoffroy Ier de Palluau, seigneur de Montrésor, et de Mathilde de Montoire, épouse en 1200 de Jean IV de Vendôme.
René de Maussabré, époux en 1664 de Rose Eléonore Druillon, est le premier seigneur de La Bussière, puis de père en fils : René de Maussabré, capitaine dans le régiment de Piémont, aide de camp du maréchal de Tourville, époux en 1694 de Marie Anne de Préaux ; Charles de Maussabré (1697/1759), chevalier, maréchal des logis de la seconde compagnie de Mousquetaires avec brevet de colonel, époux en 1748 de Charlotte Michelle de Bridieu... Cette Famille est propriétaire du château jusqu'en 1936.
À la fin des années 1980 et dans la première décennie du XXIème siècle, le château appartient successivement à Jean Jacques Debout (1940/-) et Chantal Goya (1942/-, photo de droite devant la porte du château), couple d'auteurs-compositeurs-interprètes, puis à Chantal Bouvier de Lamotte (1954/-) miss France 1972.
Le château se compose d'un corps de logis principal et de deux ailes en retour d'équerre. Une galerie donnant sur la cour intérieure permet d'accéder aux pièces du rez-de-chaussée. Chaque angle des ailes est terminé par une tourelle en encorbellement. L'angle rentrant entre le logis principal et l'aile Sud est occupé par une tourelle octogonale abritant l'escalier d'accès aux étages.
Dans l'angle symétrique, côté Nord, une chapelle construite au XVIème siècle est éclairée par de hautes baies en plein cintre. Au XIXème siècle, perdant sa fonction religieuse, elle est transformée en escalier par un complet réaménagement intérieur.
Les façades et les toitures du château, exception faite d'une tour reconstruite au XIXème siècle sont inscrites au titre des Monuments Historiques en 1975.
L'Hôtel Haincque
Hôtel particulier, constitué de trois corps de bâtiment, en fer à cheval autour d'une cour donnant sur la rue.
La partie centrale fait apparaître des éléments Renaissance, les deux ailes datent du début du XVIIIème siècle.
Il est la propriété de la Famille Haincque de Puygibault : Adrien Pierre Marie Haincque (1749/1825), seigneur de Faulques, Hardillon, Puygibault, la Milletière, la Cailletière et Saint-Senoch, magistrat et homme politique. en hérite à la fin du XVIIIème siècle. Ses descendants le vendent à un Anglais, William Schaw, en 1825.
Le monument fait l’objet d’une inscription au titre des Monuments Historiques en 1993.
L'hôtel de la Gravière
Hôtel particulier construit dans la première moitié du XVIIème siècle, en contrebas de la Cité royale.
La Famille Guyet de La Gravière est mentionnée au début du XVIIIème siècle. Puis l'Hôtel particulier passe de main en main jusqu'au XXème siècle.
Composé de trois corps de bâtiments en U encadrant une cour centrale, il est construit en tuffeau. La cour s'ouvre dans la rue par une porte surmontée d'un fronton courbe. À l'intérieur de la cour, le même type de fronton décore l'entrée principale, encadrée de pilastres doriques. Plus haut, une lucarne complète l'agencement au niveau du comble. À l'Est des bâtiments, un jardin descend jusqu'à l'Indre.
Intérieurement, un escalier à quatre volées et à rampes en pierre dessert les étages.
Les façades et toitures de l'hôtel, ainsi que son escalier intérieur à balustres sont inscrits au titre des Monuments Historiques en 1962.
Le château de Sansac
Il est situé à l'Est du centre-ville, sur le bord de l'un des nombreux bras de l'Indre, en limite de la commune de Beaulieu-lès-Loches.
Le château doit son nom à son constructeur au début du XVIème siècle, le baron Louis Prévost de Sansac (1488/1576, portrait de droite), chevalier de l'Ordre du roi, Grand Fauconnier de France, époux en 1547 de Louise de Montbron. La date 1529 gravée au-dessus de la porte d'entrée indique probablement la date de la fin de construction de la partie centrale du château.
Armand Charles Marie de Riencourt (1689/1787), commissaire des guerres principal de la Généralité de Tours, chevalier de Saint-Louis, y meurt.
En 1689, Madeleine Luthier de Saint-Martin (1623/1699), veuve de François de Vonnes, chevalier, vicomte d'Azay et Fontenay, gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi, en est propriétaire avec la terre de Fontenay. Elle les lègue à Bonne Catherine Luthier.
Après la Révolution Française, le marquis Cyprien Joseph Louis de Bridieu (1775/1835) et son épouse Élisabeth Mallevaud de Marigny (1772/1844), l'acquiert. Leurs fils, François Henri Antoine de Bridieu (1804/1872) et Louis Amédée de Bridieu (1806/1884) y naissent.
Le 25 janvier 1899, Antoine Berthon, ingénieur à Paris, achète le château. En 1914, il appartient à M. Jahan de Lestang.
Le château se compose d'un logis central à un étage surmonté d'un comble entre deux hauts pignons, prolongé de part et d'autre par deux pavillons sans étage. Des communs sont construits plus tardivement à l'écart. Sur la façade, le niveau du plancher de l'étage est marqué par une double frise de cercles, prolongée sur les pavillons rajoutés au XIXème siècle. L'escalier d'accès aux étages, au-dessus du perron, se signale en façade par la présence de quatre paires de baies géminées en plein cintre. Il se termine par un comble couronné d'un clocheton
Le buste de François Ier, probablement issu de l'atelier de Girolamo della Robbia (1488/1566), qui semble être un des plus fidèles portraits du roi, est une copie de l'original, vendu aux enchères en 1899 à M. le comte de Brieux et sa trace est perdue.
La chapelle de Vignemont
Ancienne chapelle construite à la fin du XIIème siècle. Vers 1180, une confirmation pontificale évoque l'église Saint-Jean, la charte de 1173 mentionne l'église Sainte-Marie. À l'époque moderne, elle est dénommée église Notre-Dame puis église Saint-Nicolas. La chapelle peut avoir été une succursale de l'église paroissiale du prieuré Saint-Ours desservant les secteurs méridionaux de la paroisse, statut compatible avec la richesse de son décor intérieur.
Située au Sud de la cité médiévale, près du rebord du coteau de la vallée de l'Indre, elle est séparée de la cité par un fossé creusé vers 1030 et surcreusé à la fin du XIIème siècle. En contrebas, le long de la rive gauche de l'Indre, passe la voie antique de Loches à Châtillon-sur-Indre. Le site sur lequel elle est édifiée porte témoignage d'une occupation qui remonte à l 'Antiquité. Des sarcophages datables du XIIème siècle sont retrouvés lors de fouilles, indiquant la présence d'un cimetière à cet emplacement. Une première mention de l'église apparaît dans une charte de 1173.
Son grand axe respecte une stricte orientation Est-Ouest.
L'abside est romane. La nef est construite dans les deux dernières décennies du XIIème siècle ; elle est représentative du style gothique de l'Ouest. Les murs de la nef sont, au Moyen Âge, recouverts de fresques très dégradées à l'époque contemporaine.
Des gravures anciennes semblent indiquer que la chapelle fait l'objet de fortification, par adjonction de tours et d'une courtine, au XVème siècle. À une date indéterminée, les voûtes s'écroulent avec la plus grande partie des murs de la travée occidentale. Il est possible que l'ajout des superstructures de fortification soit responsable de cet effondrement partiel.
La charpente est refaite vers 1582.
En 1756, un écroulement partiel du coteau fragilise son abside et provoque l'effondrement de ses voûtes. 10 ans plus tard, le monument perd son statut de chapelle cimétériale lorsque la ville décrète l'abandon de l'ensemble des anciens cimetières pour des raisons de salubrité.
La propriété de la chapelle est définitivement acquise au Conseil de Fabrique de la paroisse en 1786. Transformée en grange, elle est vendue comme Bien National en 1793.
Au début du XXème siècle, son propriétaire aménage le sommet de l'abside en terrasse et belvédère dominant la vallée de l'Indre. En 1998, un incendie endommage partiellement ses combles et sa charpente, qui est refaite à l'identique. Elle devient en 2003, la propriété de la famille du père Guillaume Marie Hecquard qui souhaite la restaurer et la ré-ouvrir au culte. De 2008 à 2011, la chapelle fait l'objet de travaux pour la restauration de l'abside et la réouverture des baies murées de la nef.
La nef conserve, dans sa partie orientale, une partie de ses voûtes typiques du gothique de l'Ouest, les voûtes de la travée occidentale ont disparu. À l'intérieur, un arc brisé sépare la nef du chœur.
Au moment de la construction, les murs intérieurs sont revêtus d'une enduit où figurent de faux joints de maçonnerie peints en rouge, en trompe-l'œil. Du XIIème au XIVème siècle, des fresques sont peintes à mi-hauteur des murs jusqu'à la naissance des voûtes. Ces fresques sont très endommagées au XXIème siècle.
La chapelle est inscrite au titre des Monuments Historiques en 1989. Elle est restaurée à la fin des années 2000.
Les personnages liés à la commune
Jacques Élie Lamblardie (1747/1797, portrait 1 de droite), ingénieur, fondateur de l'École Polytechnique, né à Loches.
Alfred de Vigny (1797/1863), écrivain dont la maison natale est située à Loches (rue des Jeux).
Gilbert du Motier de La Fayette (1757/1834), marquis de La Fayette, propriétaire d'un domaine considérable allant de Reignac-sur-Indre à Saint-Hippolyte par son union avec Marie de Noailles. Avec son cousin, le marquis de Lusignan, il posséde 5 demeures autour de Loches : le château d'Azay-sur-
Indre et le château de la Follaine à Azay-sur-Indre, le château de Reignac-sur-Indre et le château de Vitray, ancienne paroisse aujourd'hui rattachée à Saint-Hippolyte et le château de l'Epinay à Dolus-le-Sec.
Maurice Emmanuel Lansyer (1835/1893, portrait 1 de gauche), peintre. Un musée consacré à son œuvre se trouve à Loches dans une maison bourgeoise qu'il a héritée de sa mère et dont l'atmosphère du XIXème siècle est reconstituée. Dans cette demeure, léguée à la ville, le peintre séjournait fréquemment.
Edmond Gautier (1835/1895), historien de la ville et du château de Loches.
Marcel Degliame (1912/1989), ouvrier, syndicaliste, résistant, administrate
ur de théâtre, producteur de films, ami de Boris Vian, mort à Loches.
Gonzague Saint-Bris (1948/2017, portrait 2 de droite), né à Loches, écrivain et conseiller municipal de Loches.
Jean Paul Penin (1949/-), chef d'orchestre de la Philharmonie Nationale de Cracovie, recréateur en France pour France Télévision de la Messe solennelle de Hector Berlioz. A passé à Loches, dans sa famille, de nombreux moments de sa jeunesse.
Jacques Villeret (1951/2005), acteur né à Tours, a vécu à Loches dans sa jeunesse.
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