Orléans

Capitale de l'Orléanais, la ville située à environ 120 Kms au Sud-Ouest de Paris, est entourée par plusieurs régions naturelles : la Sologne au Sud, les plaines de Beauce au Nord et la forêt d'Orléans.
La ville appartient au secteur de la Vallée de la Loire classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO en l'an 2000.
Les communes limitrophes sont : Saran, Fleury-les-Aubrais, Saint-Jean-de-la-Ruelle, Saint-Jean-le-Blanc, Saint-Pryvé, Olivet, Saint-Cyr-en-Val, Semoy, Saint-Jean-de-Braye, Ardon.
La ville est jumelée avec : Dundee (Royaume-Uni) en 1946, Trévise (Italie) en 1959, Münster (Allemagne) en 1960, Kristiansand (Norvège) en 1973, Wichita (Etats-Unis) en 1973, Cracovie (Pologne) en 1992, Tarragone (Espagne) en 1978, Saint-Flour (France) en 1986, Utsunomiya (Japon) en 1989, Parakou (Bénin) en 1993, Lugoj (Roumanie) en 1994, La Nouvelle-Orléans (Etats-Unis) en 2018, Yangzhou (Chine) en 2018, Meknès (Maroc) en 2020. Orléans est marraine de guerre du village de Vauquois (Meuse) entièrement détruit pendant la Première Guerre Mondiale.
Héraldique
Les armes de la commune se blasonnent ainsi : De gueules, à trois cailloux en cœur de lys d'argent, deux et un, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or .
On peut aussi trouver : D'or à trois cœurs de gueules. L'augmentation de chef de France n'est pas donnée.![]()
Sous le Premier Empire, les armes sont : Parti d'azur et de gueules ; l'azur à une statue de Jeanne d'Arc, armée de pied en cap, d'or, soutenue d'une terrasse d'argent ; le gueules à trois tierce feuilles, deux et une, d'argent ; au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or (image de droite).
La devise de la ville est la suivante : Hoc vernant lilia corde, donnée par le roi Louis XII (1462/1515), alors duc d'Orléans, traduisible par : C'est par ce cœur que les lys fleurissent ou Ce cœur fait fleurir les lys.
Toponymie
Orléans, à l'époque antique, Cenabum est une place forte de la tribu des Carnutes (1). Jules César en parle dans le livre VII de son Bellum Gallicum.
Après sa destruction par Jules César, l'empereur romain Aurélien refonde un nouvelle civitas, détachée des Carnutes, qui se nomme urbs Aurelianorum ou civitas Aurelianorum.
Au IXème siècle, elle devient Aurelianum, et enfin, Orléans par simplification et évolution phonétique.
Hydrographie
Orléans se trouve dans le coude septentrional de la Loire, qui la traverse d'Est en Ouest.
Important port de commerce fluvial, la position de la ville est plus ou moins à mi-distance de la source de la Loire et de son embouchure.
Dans sa traversée de la ville, la Loire est séparée longitudinalement en Grande Loire au Nord, autrefois navigable, et en Petite Loire au Sud par une digue submersible, appelée le Dhuis.
Autrefois important axe de navigation et de transport de marchandises, la Loire n'est aujourd'hui navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu'à Nantes environ. Le débit irrégulier du fleuve limitait fortement la circulation, en particulier la remontée de celui-ci, qui pouvait être cependant aidée par le halage des navires.
La Loire est à l'origine des dégâts les plus importants dans la commune en cas de crue majeure.
Les crues historiques sont celles de 1846, 1856, 1866 et 1907. Aucune crue n'a égalé, depuis 1907, les hauteurs atteintes lors de ces événements catastrophiques, provoquant des dégâts considérables dans la région. L'inondation du 21 octobre 1907 est l'une des catastrophes naturelles les plus marquantes de l'histoire d’Orléans.
Le port d'Orléans
Port fluvial ligérien (2) dont l'existence est attestée avant la conquête de la Gaule par Jules César (-100/-44, portrait de droite). Ce dernier installe à Cenabum un centre d'approvisionnement en grains, les chargements remontent et descendent la Loire sur des bateaux à fond plat.
La navigation par la Loire inférieure depuis l'Antiquité, concerne le transport du sel provenant de la région de Nantes, puis se diversifie à partir de la fin du XIIIème siècle, avec le transport du vin et du vinaigre d'Orléans, les poissons salés ou séchés, la laine d'Espagne, le cuivre ou le plomb au XVIème siècle, pour atteindre son apogée dans la seconde moitié du XVIIème siècle grâce au commerce avec les Antilles, en particulier celui du sucre, dont les Orléanais deviennent les raffineurs les plus renommés du royaume au cours du XVIIIème siècle. Les ardoises produites dans la région d'Angers constituent également, jusqu'à la Première Guerre Mondiale, une part importante des cargaisons remontantes.
Le port joue pendant longtemps un rôle important comme entrepôt général à mi-chemin entre l'Océan Atlantique et la Vallée du Rhône, ainsi que comme centre d'approvisionnement de Paris, mais son activité décline rapidement dès le milieu du XIXème siècle avec la concurrence de la route et du chemin de fer, pour s'éteindre dans le courant du XXème siècle.
Les quais de Loire
Ils sont édifiés du XVIIème au XIXème siècles, pavés en amont et en aval du pont George V. Ils sont les vestiges du florissant commerce de Loire qui fait la richesse de la cité depuis la Préhistoire jusqu'à l'invention de la machine à vapeur.
Le dhuis
Cette digue, anciennement pavée (vestiges visibles) en milieu de la Loire, s'étend sur des kilomètres, en amont et en aval de la cité. Elle est destiné à canaliser les eaux du fleuve ainsi qu'à autoriser la navigation en des périodes de moindre débit.
Le pont Royal ou pont George V
Il est le plus ancien, gardé au Sud par deux anciens postes de perception de l'octroi.
Le pont des Tourelles
Il est situé en amont du pont Royal. La base des piles originelles affleure en période de basses eaux. Construit en 1140 et détruit en 1760 par une inondation, il est le premier pont en pierre d'Orléans
Le pont de l'Europe
Pont en arc bow-string incliné, particulièrement original, dessiné par Santiago Calatrava Valls (1951/-).
Le canal d'Orléans
Canal désaffecté en 1954, relie la Loire au canal du Loing et au canal de Briare. Il assure la continuité par voie d'eau entre Orléans et Paris vers le Nord et Briare et les canaux du Centre vers le Sud.
Un premier tronçon est creusé entre Vieilles-Maisons-sur-Joudry et Buges entre 1676 et 1678 et ouvert au transport du bois et du charbon. La construction du canal jusqu’à la Loire est ensuite entreprise de 1681 à 1687 et inaugurée en 1692. De 1692 à 1793 le canal est en plein essor. De 1500 à 2000 bateaux remontent chaque année la Loire depuis Nantes pour gagner Paris. En 1793 le canal devient Bien National.
De 1908 à 1921, alors que le trafic de marchandises par voie fluviale est en pleine régression, des travaux de prolongement du canal entre Combleux et Orléans sont entrepris. Avec la disparition complète du trafic, le canal est déclassé en 1954 des voies navigables et entre dans le domaine privé de l’État puis devient propriété du département du Loiret en 2021.
En 2004, un lourd programme de réhabilitation ayant pour objectif une réouverture totale au tourisme fluvial à la fin des années 2020 est engagé : navigation de plaisance et aménagement des abords pour la randonnée pédestre et cycliste, construction d'une véloroute, une voie verte à l'écart de la circulation est inaugurée en 2025. À cette date, seules quelques écluses sont restaurées.
Histoire
Cenabum, place-forte gauloise, est fondée pendant l'Antiquité, c'est l'une des villes principales de la tribu des Carnutes dont l'assemblée annuelle des druides est restée célèbre, et un port de commerce majeur pour la corporation des Nautes (3) de la Loire.
Jules César, alors en campagne pour la conquête de la Gaule, extermine les habitants et incendie la ville en 52 avant J.-C., suite au massacre de marchands romains par un parti autochtone.
Une nouvelle ville est bâtie sur les ruines de Cenabum par l'empereur romain Aurélien (214/275, portrait 1 de gauche).
Accompagnés des Vandales (4), les Alains (5) franchissent la Loire en 408.
Sous le roi Sangiban, les Alains se joignent aux forces d'Aetius (395/454) qui s'opposent à Attila -(395/453) roi des Huns, qui envahissent la Gaule vers 450. Attila prend Metz et assiège Orléans en 451, et y est défait par la coalition d'Aetius, de mon ancêtre Mérovée (411/458, portrait 1 de droite), roi des Francs Saliens, et de mon autre ancêtre, Théodoric Ier (390/451), roi des Wisigoths qui trouve la mort lors de la Bataille des champs Catalauniques (voir § suivant).
En 463, a lieu la Bataille d'Orléans (voir § suivant).
Au Moyen Âge, Orléans est l'une des trois villes les plus riches de France avec Rouen et Paris.
À l'époque Mérovingienne, Orléans est la capitale du royaume d'Orléans à la suite du partage en quatre du royaume de mon ancêtre, le roi Clovis Ier (466/511, portrait 2 de gauche) qui y tient un concile important tant religieusement que politiquement.
Deux siècles plus tard, Orléans joue un grand rôle lors de la renaissance carolingienne.
Le 6 juin 848, mon ancêtre Charles II dit le Chauve est couronné roi de Francie occidentale dans la cathédrale d'Orléans.
À l'époque capétienne, Orléans est la capitale d'un comté puis à partir du XIVème siècle d'un duché tenu en apanage par la maison de Valois-Orléans.
Dans la cathédrale, fief de la Famille Capétienne, a lieu, en 987, le double sacre de mes ancêtres Hugues Ier Capet (939/996, portrait 2 de droite)
et de son fils Robert II dit le Pieux (972/1031), pierre angulaire d'un pouvoir de huit siècles. Le comté d'Orléans est traditionnellement donné en apanage au fils cadet du roi.
L’hérésie d'Orléans est une hérésie savante qui touche en 1022 une douzaine des plus érudits parmi les chanoines de la cathédrale Sainte-Croix, liés notamment à l'entourage de la reine Constance d'Arles (986/1032). Ces derniers sont brûlés comme hérétiques sur ordre du roi Robert II dit le Pieux. Il s'agit du premier bûcher de la chrétienté médiévale.
Les monastères et leurs écoles se multiplient.
En 1108, mon ancêtre le roi Louis VI dit le Gros (1081/1137, portrait 3 de gauche) est sacré dans la cathédrale d'Orléans par l'archevêque de Sens, Daimbert (+1122).
En 1306, l'Université d'Orléans, la quatrième de France après Paris, Toulouse et Montpellier, est fondée par Bertrand de Got (1264/1314), pape Clément V.
En 1306, le titre de duc d'Orléans est créé par le roi Philippe IV dit Le Bel (1285/1314, portrait 3 de droite). Les ducs d'Orléans ne viennent presque jamais dans leur ville. Orléans est alors le chef-lieu de cette province royale. En tant que frères ou cousins du roi, les ducs font partie de sa Cour et ont peu d'occasions de la quitter. Officiellement, leur château est celui de Blois. Le duché d'Orléans est le plus vaste de tous. Le fils du duc porte le titre de duc de Chartres.
Pendant la Guerre de Cent Ans, Jeanne d'Arc (1412/1431), joue un rôle très important à Orléans ( voir § suivant). Une fois la guerre terminée, la ville retrouve sa prospérité.
La situation stratégique de son pont lui permet de collecter les droits de passage. La ville attire des commerçants de partout.
Le roi Louis XI (1423/1483, portrait 4 de gauche) contribue à la prospérité de la ville. Il dynamise l'agriculture de l'Orléanais, favorise les cultures des terres de la Beauce, relance la culture du safran à Pithiviers.
Aux XVème et XVIème siècles, la ville est l'une des plus belles de France. Églises et Hôtels particuliers s'y multiplient.
La Famille de Valois-Orléans accéde au trône de France par Louis XII (1462/1515, portrait 4 de droite) puis François Ier (1494/1547).
A la Renaissance, Chambord, Amboise, Blois, Chenonceau sont des domaines royaux et la ville bénéficie des passages du roi et des riches châtelains allant dans le Val-de-Loire.
Les Guerres de Religion troublent cette prospérité. La ville abrite de nombreux protestants, d'abord des étudiants germaniques, puis des Orléanais convertis.
Jean Calvin (1509/1564) est reçu et hébergé à l'Université d'Orléans. Il rencontre des luthériens et y écrit une partie de ses thèses réformistes. Le roi d'Angleterre Henry VIII (1491/1547), inspiré des pensées du réformateur pour la religion anglicane, offre une bourse à l'Université.
Le roi François II (1544/1560, portrait 5 de gauche), fils aîné de Catherine de Médicis (1519/1589) et d'Henri II (1519/1559), meurt le 5 décembre 1560 dans l'Hôtel Groslot, avec à ses côtés sa femme, Marie Stuart (1542/1587).
En 1561, les Etats Généraux sont réunis à Orléans.
Lors de la 1ère Guerre de Religion, Louis Ier de Bourbon, prince de Condé (1530/1569, portrait 5 de droite) fait d'Orléans la capitale de l'insurrection protestante. De janvier à avril 1563, la ville subit un siège rude de la part des armées catholiques du duc François de Guise (1519/1563), elle est reprise et ses remparts sont démantelés.
La cathédrale est plusieurs fois reconstruite. La dernière version voit sa première pierre posée par le roi Henri IV (1553/1610), et les travaux s'étalent sur un siècle. Elle est l'une des dernières cathédrales construites en France.
En 1685, avec la révocation de l'Edit de Nantess, la ville perd ses derniers protestants.
Une nouvelle prospérité reposant sur le commerce fluvial atteint son apogée au XVIIIème siècle.
Jean Baptiste Poquelin dit Molière (1622/1673, portrait 6 de gauche) vient étudier le Droit à Orléans. Il est renvoyé de l'Université pour avoir participé au carnaval, interdit par les règles non laïques de l'établissement.
En 1790, la province de l'Orléanais est démantelée et le département du Loiret est créé, avec Orléans comme chef-lieu.
Début 1792, la ville est choisie par la Législative afin d'y installer une Haute Cour pour juger des contre-révolutionnaires. Le 29 août de la même année, Louis Jean Joseph Léonard Bourdon de la Crosnière (1754/1807, portrait 7 de gauche), arrive dans la ville pour organiser l'arrivée des Frères de Paris, une troupe de révolutionnaires qui doit inspecter les prisonniers en attente d'un jugement. La troupe libère les prisonniers et le Conseil Départemental se rassemble afin d'avoir des ordres de Paris, qui souhaite que les
prisonniers soient acheminés à Saumur. Les Frères de Paris refusent et emmènent les prisonniers à Versailles où ils sont exterminés, sauf trois qui parviennent à s'échapper. À la suite de cet évènement, des émeutes éclatent dans toute la ville. Des maisons de notables y sont incendiés et pillées. Le 16 mars 1793, Léonard Bourdon est visé par un attentat qui le blesse légèrement. Les auteurs des attentats y sont condamnés à la peine capitale et guillotinés. La même année, des citoyennes orléanaises envoient une pétition à la Convention pour que les charges contre leurs maris soient abandonnées.
En 1852, la Compagnie du Chemin de Fer de Paris à Orléans est créée. L'arrivée du chemin de fer et la perte des colonies sucrières bouleversent, pendant un temps, l'économie de la ville.
Lors de la Guerre Franco-Allemande de 1870, la ville se présente encore comme enjeu géo-stratégique. Le 13 octobre 1870, la ville est occupée par les Prussiens. L'armée de la Loire est constituée sous les ordres du général Louis Jean Baptiste d'Aurelle de Paladines (1804/1877, portrait 6 de droite) et se base en Beauce à proximité de la ville.
La Seconde Guerre Mondiale frappe la ville de plein fouet. Les destructions sont nombreuses. En juin 1940, 681 immeubles sont détruits et 695 endommagés.
Pendant l'Occupation, les Allemands font de la gare des Aubrais une gare centrale pour leur logistique ferroviaire. Deux camps de transit sur le chemin de la déportation sont ouverts,
à Pithiviers et à Beaune-la-Rolande. Le pont George V est rebaptisé pont des Tourelles.
À la Libération en 1944, les Britanniques bombardent intensément la ville et la gare des Aubrais. Les dégâts sont très importants. Orléans est libéré le 16 août 1944 par les troupes américaines du général George Smith Patton (1885/1945, portrait 8 de gauchee) avec la participation des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI).
Dans les années qui suivent, la ville est l'une des premières reconstruites.
Dans les années 1960, la ville est marquée par une expansion démographique et la décentralisation industrielle. Le quartier de La Source est créé, le campus universitaire et le Parc floral de la Source s'installent.
En mai 1968 la ville participe à la grève générale.
La Bataille des champs Catalauniques
Elle oppose en 451, l'armée du patrice Aetius, au service de l'empereur romain d'Occident Valentinie
n III (419/455, solidus à son effigie à droite), et de ses alliés germaniques, notamment le roi des Wisigoths, Théodoric Ier, à l'armée conduite par le roi des Huns, Attila, avec ses propres alliés, notamment Ostrogoths. La coalition réunie par Aetius le contraint à lever le siège et à repartir vers le Nord-Est. Il est rattrapé dans la région de Troyes-Châlons-Reims par Aetius et contraint de livrer bataille.
Elle s'achève par la défaite d'Attila, suivie de son repli hors de Gaule. Cette bataille, qui met aux prises plusieurs dizaines de milliers de combattants, se déroule en un lieu qui n'est pas encore identifié avec précision.
La Bataille d'Orléans
Elle se déroule en 463 entre les forces de l'Empire Romain du magister militum Egidius (+465), soutenu par mon ancêtre, le roi des Francs Saliens et 1er roi Mérovingiens, Childéric Ier (436/481), et les troupes du Wisigoth, Frédéric (424/463), frère du roi Wisigoth Euric dit Le Grand (420/484) qui y est tué.
La Pucelle d'Orléans
En 1428, les Anglais assiègent la ville. Sur la rive Sud, un châtelet dit Les Tourelles protége l'accès au pont.
La levée du siège de la ville par Jeanne d'Arc marque le début de la reconquête des territoires occupés par les Anglais. La ville qui est assiégée en vain depuis des mois est libérée le 8 mai 1429, avec l'aide des grands chefs militaires du royaume, Jean d'Orléans dit Le Bâtard d'Orléans (1403/1468), comte de Dunois et Florent d'Illiers (1400/1475) chevalier et seigneur d'Illiers. Les habitants vouent dès lors une admiration et une fidélité à Jeanne d'Arc qui durent encore aujourd'hui. Ils la nomment la pucelle d'Orléans et lui offrent une maison bourgeoise dans la ville.
Dès la fin du XVème siècle, la ville finance un monument commémoratif érigé sur le pont de la Loire. Le monument est détruit en 1562 par les Huguenots puis reconstruit, il est à nouveau détruit en 1792.
Chroniques et légendes
Deux légendes hagiographiques sur la fondation de la cathédrale
1 - La Vie de saint Euverte
Le texte le plus ancien est la Vie de saint Euverte, écrite au IXème siècle. Il fait du futur évêque du IVème siècle un sous-diacre de Rome venu en Gaule pour rechercher des membres de sa fratrie enlevés 40 ans auparavant par des Barbares.
Alors que, de passage à Orléans, il assiste, dans la cathédrale, à l’élection d’un nouvel évêque, une colombe, symbole du Saint-Esprit, vient miraculeusement désigner Euverte à l’épiscopat. Quelque temps plus tard, il sauve la ville d’une destruction totale par un incendie et initie la construction d’une nouvelle cathédrale.
Au cours des travaux, il trouve un trésor et décide de le faire porter à Rome, à l’empereur Constantin Ier (272/337). Il reçoit en retour des subsides pour édifier la cathédrale et un fragment de la Vraie Croix pour en garnir l’autel central. À la fin de sa vie, Euverte fait élire saint Aignan (358/453) pour lui succéder à l’épiscopat.
2 - La Grande Passion d’Auxerre
Ce second texte est à la fois plus récent, il date du XIème siècle, et est plus ambitieux car il fait remonter la fondation de l’Église d’Orléans et de sa cathédrale aux temps apostoliques. Saint Pierre (+ entre 64 et 68) confie à 17 des 72 disciples la mission d’évangéliser la Gaule. Parmi eux, les saints Savinien, Potentien et Altin sont chargés de la Lyonnaise IVe (8) à laquelle appartient Orléans, et dont est issue l’ancienne province ecclésiastique de Sens. À Orléans, Altin, institué évêque de la cité, dédie une première cathédrale au saint Étienne.
Un jour d'autodafé (6) Place du Martroi
L’Empire est mort, vive le roi. Napoléon défait, son armée signe sa reddition depuis le château de La Source.
Les traces sont rares (honte autour de cet autodafé ?) mais il existe une image (ci-dessous) de cette cérémonie du 22 février 1816, place du Martroi.
Imaginons le Préfet, le baron Alexandre Daniel de Talleyrand-Périgord (1776/1839), le regard posé sur l'autodafé qui illumine le coeur de la ville, prononçant ces mots : Mort à Bonaparte, l'anthropophage, le mangeur d'hommes, et à sa famille maudite. Symbole d'une période de violence politique qui sévit à Orléans dès septembre 1815. A compter de novembre, la dénapoléonisation locale s'amorce : tout ce qui est bleu, blanc, rouge est effacé.
Au sommet de la cathédrale, la girouette tricolore est remplacée par une croix. À la demande de l'autorité préfectorale, les maires réquisitionnent tableaux, boutons, drapeaux… et tout ce qui fait penser à l'Empire, tout finit dans cet immense brasier du Martroi.

Les débuts de l'aviation à Orléans
Le début du XXème siècle, époque pionnière de l'aviation, voit Harry Edgar Mudford-Farman (1874/1958, portrait 1 de gauche) dit Henri Farman faire plusieurs voyages entre Étampes (aérodrome de Mondésir) et Orléans. Son frère Allain Maurice Mudford-Farman (1877/1964, portrait 2 de gauche) dit Maurice Farman vole de Buc (Yvelines) à Chartres et de Chartres à Orléans en 1909, il est aussi champion de courses automobiles.
Ferdinand Marie Léon Delagrange (1872/1910), né à Orléans, est à l'origine de la première route aérienne Juvisy-Orléans en 1909 ; c'est également lui qui insiste auprès des autorités locales pour que soit créé l'aérodrome des Groues à Orléans, et pour qu'Orléans soit une étape dans la course d'aéroplanes Bordeaux-Paris.
L'armée permet également les atterrissages sur le champ de tir de Cercottes plus au Nord, en lisière de la forêt de Cercottes. Puis le terrain de secou
rs d'Orléans-Saran ouvre en juillet 1921, aménagé par le service de la Navigation Aérienne avec un bâtiment pour loger un gardien, un atelier, un hangar et une cave à essence.
L'aviatrice Adrienne Bolland (1895/1975, portrait de droite) est enterrée à Donnery, lieu d'origine de sa famille. Elle a participé à de nombreux meetings aériens à Orléans. Elle est membre également du réseau de résistance CND-Castille du Loiret pendant la Seconde Guerre Mondiale, qui recherche des terrains d'aviation pour les Forces Françaises Libres.
Elle est la première femme à effectuer la traversée de la Cordillère des Andes en avion en 1920. Elle s'engage en faveur de l'obtention du droit de vote pour les femmes.
Orléans au cinéma
La ville sert de décor à plusieurs tournages :
Les Brigades du Tigre (1974-1983), série télévisée. Le vieil Orléans sert de décor pour représenter le Paris des années 1900 dans la plupart des épisodes des quatre premières saisons ;
Police Python 357 (1976), film d'Alain Corneau ;
Canicule (1983), film d'Yves Boisset, tourné dans le quartier Dessaux et place de l'Étape ;
La Vie rêvée des anges (1998), film d'Érick Zonca ;
Parlez-moi de vous (2012), film de Pierre Pinaud avec Karin Viard. Une scène est tournée dans le Parc floral de la Source ;
Je me suis fait tout petit (2012), tourné en partie dans l'ancien collège Bailly ;
Orléans (2012), moyen-métrage de Virgil Vernier ;
On a failli être amies (2014), film d'Anne Le Ny ;
L'Étudiante et Monsieur Henri (2015), plusieurs scènes sont tournées à la gare, devant le conservatoire et au campus de l'Université ;
120 Battements par minute (2017), film de Robin Campillo, tourné en partie dans l'ancien hôpital d'Orléans-la-Source ;
Meurtres à Orléans, téléfilm diffusé en janvier 2018 sur France 3, avec Michèle Bernier ;
La Loi de Damien, téléfilm diffusé en janvier 2020, avec Richard Berry et François Berléand.
Evolution de la population

Faubourgs, quartiers, hameaux, lieux dits et écarts
Orléans comporte 12 quartiers regroupés en 6 secteurs, 4 au Nord de la Loire et 2 au Sud.
L'hypercentre ou centre historique, encadré par les faubourgs suivant l'ancien tracé des remparts d'un côté et la Loire de l'autre.
Les faubourgs formés le long des principaux axes de communication, extra-muros : Bannier, Madeleine, Saint-Vincent, Saint-Jean, Bourgogne, Saint-Marceau.
Les quartiers des XIXème et XXème siècles : Dunois, Vauquois, Madeleine, Saint- Marc, Saint-Marceau, construits dans la continuité des faubourgs afin de combler les espaces.
Les quartiers de la reconstruction à la suite de la Seconde Guerre Mondiale : Gare, Martroi, Carmes, Cheval-Rouge.
Les aménagements de la seconde partie du XXème siècle : Orléans-la Source, les Blossières, l'Argonne.
La Source, à l'orée de la Sologne, est le quartier le plus peuplé et le plus vaste implanté sur des terrains achetés à la commune de Saint-Cyr-en-Val et accueille entre autres l'hôpital, l'Université, des grandes entreprises et des centres de Recherche.
Les nouveaux quartiers : Coligny, Interives, Droits de l'Homme, Sonis.
Patrimoine
L'enceinte
La première enceinte date de la domination romaine et coure 25 ha. La seconde se trouve à l'Ouest dans un bourg appelé Avenum. En raison de querelles, la ville et le bourg
sont réunis vers 1300. Au XIVème siècle, cette enceinte couvre 37 ha.
En 1476, le roi Louis XI, marie sa fille, Jeanne de Valois dite Jeanne la boiteuse (1464/1505, portrait de droite), future sainte catholique, au duc Louis d'Orléans (1462/1515), futur roi Louis XII. Le roi se prend d'affection pour Orléans et manifeste une dévotion soudaine à Saint-Aignan. Il entreprend de reconstruire l'église dédiée au saint et afin de protéger le bâtiment, ordonne aux habitants de fortifier la ville de ce côté. La porte de la Tour-Neuve est construite et les murs d'enceinte sont prolongés. A la fin du XVème siècle, l'enceinte couvre 60 ha.
Dans cet état, la ville est irrégulière et Louis d'Orléans, décide de rendre la ville plus uniforme. En 1557, la construction d'une longue muraille donne à la ville la forme des grands boulevards d'aujourd'hui.
L'enceinte gallo-romaine est encore visible en plusieurs endroits de la ville comme au pied du transept Nord de la cathédrale ; rue de la Tour-Neuve, où une portion de mur d'enceinte sert d'appui à l'ancienne Vinaigrerie Dessaux, fermée dans les années 1980 ; à côté de l'actuelle salle municipale Eiffel ; place Louis XI où elle sert de rampe d'escalier donnant vers une cave gothique voûtée.
La Porte Bannier
Elle est découverte en 1986, à l'aplomb de la statue de Jeanne d'Arc, et date du XIVème siècle.
Dans le contexte de la Guerre de Cent Ans (1328-1453), la construction d’une nouvelle enceinte pour protéger la ville est mise en oeuvre au début du XIVème siècle. La porte principale de la ville est la porte Bannier, dont une partie est encore conservée aujourd'hui dans la crypte archéologique.
La Tour blanche
Elle est la seule tour encore en élévation subsistant de l'enceinte gallo-romaine. Seule sa base est de cette époque en raison de campagnes de rénovation successives au cours des siècles. Elle joue encore son rôle défensif lors du siège d'Orléans. Elle abrite actuellement le service archéologique de la Ville.
Le château de La Source
Il se situe dans le quartier d'Orléans-la-Source, le long du cours du Loiret, en surplomb du miroir d'eau et à proximité du Parc Floral. Il est construit vers 1633.
Entre 1710 et 1723, le domaine est loué par Henry Saint-John, 1er vicomte Bolingbroke (1678/1751, portrait de gauche), noble et riche anglais exilé qui, bien que pair, perd tout son crédit à la mort de la reine de Grande-Bretagne et d'Irlande, Anne (1665/1714), dernière reine de la Famille Stuart. Il est proscrit par le Parlement et dépouillé de tous ses biens. Il se réfugie en France au château de la Source, et offre ses services au prétendant Jacques François Édouard Stuart (1688/1766) ; mais mécontent du prince, il s'en détache et sollicite auprès du nouveau roi George Ier (1660/1727) son retour en Angleterre ; il l'obtient en 1723.
En 1720, peu de temps après la mort de sa première femme, Frances Winchcombe (1679/1718), il épouse en secondes noces Marie Claire Deschamps (1675/1750), veuve française du marquis Philip Le Valois de Vilette (1670/1719).
Il se retire de nouveau en France en 1735 au château de la Source pour y passer le reste de ses jours ; mais incapable de se fixer, il retourne en 1738 en Angleterre et y meurt.
L'écrivain et philosophe français, François Marie Arouet (1694/1778, portrait de droite) dit Voltaire, y donne la première lecture de La Henriade, une épopée en 10 chants, écrite en l’honneur du roi de France Henri IV (1553/1610), et qui plaide pour la tolérance.
L'empereur Napoléon Ier (1769/1821) y a séjourné. Après la Bataille de Waterloo en 1815, le maréchal d'Empire Louis Nicolas Davout (1770/1823) et son état-major s'installent au château et y coordonnent le démantèlement de l'Armée de la Loire, reliquat de la Grande Armée.
Aujourd'hui, le château héberge les services administratifs de l'Université d'Orléans.
L'Hôtel des Créneaux, Conservatoire de Musique
Il est bâti à l'emplacement d'une partie de l'ancienne enceinte fortifiée.
Jusqu'en 1429, les échevins délibèrent dans la tour Saint-Samson, mais la ville est assiégée par les Anglais et la tour particulièrement exposée. Ils décident alors de louer l'Hôtel des Créneaux pour y tenir leurs séances. En 1443, ils s'y trouvent à l'étroit, ils achètent les lieux ainsi que les maisons et les places voisines pour y bâtir un Hôtel de Ville. Le bâtiment est construit entre 1498 et 1518.
En 1790, la municipalité s'installe à l'Hôtel Groslot. L'Hôtel des Créneaux devient alors le siège du Tribunal.
En 1824, la construction du nouveau Palais de Justice est terminée, et l'Hôtel des Créneaux est à nouveau libre. Le comte André Gaspard Parfait de Bizemont (1752/1837) utilise alors une partie de ses locaux pour y installer le Musée des Beaux-Arts. Puis, le vicomte Charles François de Lockhart (1780/1862) y installe un Cabinet d'Histoire Naturelle.
En 1966, le Musée d'Histoire Naturelle déménage, puis en 1984, le Musée des Beaux-Arts.
L'Hôtel des Créneaux est aujourd'hui utilisé par le Conservatoire de Musique pour lequel il a été en partie réaménagé.
L'Hôtel Groslot, Hôtel de Ville
Il est bâti par l'architecte Jacques Ier Androuet du Cerceau (1515/1585) pour Jacques Groslot, bailli de la ville. Cette maison, après la Révolution Française, devient l'Hôtel de Ville.
Pour mieux répondre à ses nouvelles fonctions, l'Hôtel est alors profondément remanié notamment par l'ajout de deux ailes.
La statue de Jeanne d'Arc qui orne le perron date du milieu du XIXème siècle. Elle est l'oeuvre de la princesse et sculptrice Marie Christine Caroline Adélaïde Françoise Léopoldine d'Orléans (1813/1839, portrait de droite).
La décoration intérieure est réalisée entre 1850 et 1854. Elle est de style gothique troubadour. Ses salons comportent plusieurs pièces remarquables : un coffre en bois du XVIème siècle, offert pour le mariage du roi François Ier (1494/1547), ainsi que divers tableaux dont l'un relate la mort du roi François II (1544/1560) en ces lieux.
La Maison de Jeanne d'Arc
Elle y séjourne du 24 avril au 9 mai 1429. L'actuelle maison, est une reconstitution approximative, l'originale ayant été d'abord frappée d'alignement vers le début du XXème siècle, puis détruite par un incendie, lors des bombardements de juin 1940.
L'Hôtel de la Motte-Sanguin, Manufacture de coton
Il est bâti au cours de la Révolution Française, à l'Est d'Orléans, sur un site préalablement occupé par des fortifications construites entre 1466 et 1480 et modifiées au XVIème
siècle pour accueillir des pièces d'artillerie. L'élargissement du fossé dégage de la terre qui sert de remblai aux canons disposés pour surplomber les remparts, d'où le nom de motte que prend l'endroit. Devenus inutiles, les fortifications sont détruites au XVIIIème siècle.
En 1787, le duc Louis Philippe d'Orléans (1747/1793, portrait de gauche) dit Philippe-Egalité, fait construire à la place une Manufacture de coton sur le terrain. Le bâtiment principal, un rez-de-chaussée surmonté de 6 étages, percé de 365 fenêtres, emploie jusqu’à 800 ouvriers. L'hôtel de la Motte-Sanguin, élevé entre 1788 et 1792, devient le logement du directeur de la Manufacture.
En 1795, l'industriel anglais, Lord Thomas Foxlow, en est le directeur et le premier résident de l'hôtel, qui lui est vendu comme Bien National par la Convention.
Après des difficultés financières et un procès en 1806, Amédée Thäyer (1799/1868, portrait de droite) et son frère Edouard James Thäyer (1802/1859) rachètent l'Hôtel en 1808.
En 1869, l'empereur, Napoléon III (1808/1873) rachète le domaine pour le donner aux Hospices d'Orléans. En 1876, l'Ecole d'Artillerie s'y installe et les vestiges de la filature sont démolis pour édifier des bâtiments, tandis que l'Hôtel reste sans modification majeure.
En 1899, le Ministère de la Guerre céde le domaine au Département du Loiret.
En 1900, le bâtiment retourne au privé avec la Famille Desplanches, puis en 1921, passe à la Famille Alicot. Depuis 2014, les 7 appartements aménagés dans le château sont loués par l'association Studium afin d'héberger des chercheurs en visite à l'Université d'Orléans.
L'Hôtel est classé aux Monuments Historiques en 1928 et a changé depuis plusieurs fois de propriétaires
et d'autres Hôtels Particuliers comme : L’hôtel Pommeret du XVIIIème siècle, inscrit aux Monuments Historiques en 1987 et actuellement la Chambre Régionale des Comptes ; l'Hôtel Brachet, inscrit en 2007, et actuellement Tribunal Administratif ; l'Hôtel de la Caisse d'Epargne, inscrit en 2000 ; l'Hôtel Euverte-Hatte, classé en 1862 ; l'Hôtel de la Préfecture, ancien monastère bénédictin, construit en 1670, il abrite la Préfecture depuis 1800, son escalier d'honneur en fer forgé monumental, date de 1680 . inscrit en 2005 et classé en 2008 ; l'Hôtel Tassin de Villiers, inscrit en 2015 ; l'Hôtel Tassin de Montcour, inscrit en 2015 ; L'Hôtel de la Vieille Monnaie, inscrit en 1981 ; L'Hôtel Cabu, classé en 1875, actuellement Musée d'Histoire et d'Archéologie de l'Orléanais ; L'Hôtel Hector de Sanxerre ou Maison des Chanoines, construit de 1543 à 1545 pour le receveur d'Orléans, classé en 1912 ; La maison des Chevaliers du Guet, construite en brique et pierre au XVIème siècle, elle a abrité les gens d'armes chargés de l'ordre dans la cité, inscrite en 1925.
de beaux immeubles aussi inscrits pour la plupart en 1945, des maisons, notamment rue Royale, inscrites en 1928...
Le Beffroi
Il est construit entre 1445 et 1448 dans la cour intérieure de l'Hôtel des Créneaux, sur les fondations d'une des tours de la première enceinte. Une cloche y est installée, mais le premier bourdon, trop lourd, se brise à la montée. La deuxième tentative est couronnée de succès. L'édifice est coiffé d'un toit quadrangulaire surmonté d'une statue de Saint-Michel.
En 1792, le directeur du district, ordonne sa destruction, mais l'installation d'un télégraphe à son sommet lui redonne une utilité qui le préserve in-extrémis.
En 1840, il est classé aux Monuments Historiques, et le télégraphe, peu esthétique, est démonté.
Le Châtelet
Sa construction s'étale sur plusieurs siècles. Les premiers bâtiments sont attribués à Clodomir (495/524), second fils de Clovis Ier.
Il est constitué à l'origine d'un ensemble de constructions civiles et militaires assurant la défense de la tête Nord du pont.
Au début du XIIIème siècle, d'importantes restaurations sont entreprises pour loger dignement le comte, le gouverneur, ainsi que le roi lors de ses visites. C'est le siège du Pouvoir aussi le lieu où siége le Tribunal, les parties basses servent de prison.
Après le siège des Anglais, au retour de sa captivité, le duc Charles Ier d'Orléans (1394/1465, portrait de droite) le fait aménager et y fait de brefs séjours.
Aujourd'hui, il ne reste qu'une tour et une partie du portail d'entrée.
La Chancellerie
Sous l'Ancien Régime, le Chancelier est le second personnage du Royaume et à la fonction de chef suprême de la Justice.
Sa construction démarre en août 1754.
Malgré sa désignation, le bâtiment ne fait jamais office de Ministère de la Justice. Le duc d'Orléans, commanditaire des travaux, rend ainsi hommage à son arrière grand-père Philippe d'Orléans (1640/1701), frère cadet du roi Louis XIV (1638/1715), qui a accédé au titre de duc d'Orléans après la mort de son oncle Gaston de France (1608/1660). Le roi refusant que les dignitaires du royaume résident en dehors de Versailles, Philippe ne demeure donc jamais à Orléans mais y conserve sa Chancellerie.
En 1756, le duc d'Orléans fait transférer à la Chancellerie les archives du duché jusqu'alors conservées au Châtelet.
En 1863, un bâtiment est ajouté à la Chancellerie : la Bourse du Commerce (qui devient par la suite la Chambre de Commerce et d'Industrie).
Ce bâtiment est classé aux Monuments Historiques en 1932.
La Place du Martroi
La place est incorporée à la cité lors de la construction de la seconde enceinte. Il reste quelques vestiges visibles de cette époque. L'actuel Martroi est le second d'Orléans. Le premier, dont il ne subsiste plus rien, appelé Martroy aux Bleds ou Place Saint-Sulpice sert de lieu d'exécution et de marché aux blés. Après la Renaissance, le coeur de la ville se déplace définitivement du Châtelet vers le Martroi.
La Place du Martroi est le centre de la vie politique publique. La guillotine y est dressée pendant la Révolution Française. En février 1816, l'autodafé y a lieu. Le 28 Juillet 1830, la diligence en provenance de Paris s'arrête devant la Chancellerie, les voyageurs informent les Orléanais du soulèvement parisien et en quelques instants, la Place se remplit d'une foule hurlante. Sur le balcon de la Chancellerie, quelques jours plus tard le premier drapeau tricolore d'Orléans est hissé.
A la fin du XIXème siècle, au moment du percement de la rue de la République, la place s'enrichit de 2 nouveaux bâtiments : les Rotondes. La Petite et la Grande Rotonde deviennent deux cafés réputés de la Belle Epoque.
L'incendie de la ville en Juin 1940 détruit tous les bâtiments de l'aile Ouest de la place et une partie des autres façades. La reconstruction se fait dans un style moderne mais selon les normes des anciennes architectures. Les cafés sont remplacés par des banques et des administrations.
La statue de Jeanne d'Arc
En 1803, la commune commande une statue de Jeanne d'Arc pour remplacer le monument dédié à l'héroïne détruit pendant la Révolution Française. Plus modeste que l'actuelle, cette statue est placée à l'angle Nord-Est de la Place du Martroi. Elle est déplacée au bout du Pont Royal avant d'orner une boutique de la ville.
En 1853, deux loteries sont organisées pour trouver des fonds pour financer une nouvelle statue.
Le 31 mars 1855 le socle est commencé et le 22 avril la statue est en place. Elle est inaugurée le 8 mai au cours des fêtes de la Délivrance. La statue est fondue à partir de vieux canons anglais, récupérés au Ministère de la Défense.
L'hôpital
La création du premier hôpital Porte-Madeleine remonte au début du IXème siècle, à l'initiative de Théodulf d'Orléns (755/820), que mon ancêtre l'empereur Charlemagne a
nommé évêque d'Orléans en 798.
L'Hôtel-Dieu qui lui succéde est créé en 1150 près de l'angle Nord-Ouest de la cathédrale Sainte-Croix, et remanié à plusieurs reprises. Il reste en fonction jusqu'en 1844 et est démoli peu après, suscitant l'indignation de Prosper Mérimée (1803/1870, portrait de
droite) et Charles René Forbes comte de Montalembert (1810/1870, portrait de gauche), fervents défenseurs du patrimoine.
Aujourd'hui, l'hôpital Porte-Madeleine regroupe les bâtiments de l'hôpital général datant du dernier quart du XVIIème siècle, ceux du nouvel Hôtel-Dieu édifié à partir de 1844, ainsi que diverses extensions plus récentes. Les services de l'hôpital sont transférés au nouvel hôpital d'Orléans, lors de son ouverture en 2015.
Durant l'hiver 2017, un centre d'hébergement hivernal s'installe provisoirement dans le site de l'ancien hôpital.
Depuis début 2021, l'ancien hôpital abrite une nouvelle maison de santé.
Des hospices de moindre importance, appelés aumônes, sont également créés en divers points de la ville, soit pour les malades, comme la Maladrerie destinée à accueillir les lépreux, ou l'Hospice Saint-Mathurin pour les aveugles, soit pour les passants et pèlerins, comme l'Aumône Saint-Antoine, bâtie dans le lit de la Loire au milieu du vieux pont d'Orléans ; la plupart de ces aumônes sont regroupées en Aumône Générale sous le roi Henri II.
Lors d'une épidémie de Peste, deux lieux d'accueil pour les pestiférés sont créés : le Petit Sanitas en 1583, puis le Grand Sanitas en 1586.
La cathédrale Sainte-Croix
Cathédrale de style gothique avec ornementation baroque, elle est en partie reconstruite aux XVIIème et XVIIIème siècles et dédiée à la Sainte Croix.
La fondation de la cathédrale est l’objet de deux légendes hagiographiques longtemps vivaces à Orléans (voir § Chroniques et légendes).
La mention du premier évêque d’Orléans, Diclopetus, attesté en 343, 346 et 350, signifie qu'Orléans posséde une ecclesia à l’intérieur de son enceinte, mais ni la titulature ni
l’emplacement de cette église ne sont connus.
Un texte rédigé en 474 est le témoignage le plus ancien attribuant la construction d’une cathédrale à saint Euverte d'Orléans. Sur l’édifice, le texte précise que saint Aignan y a entrepris des travaux, occasion pour l’évêque d’accomplir un miracle lorsqu’il guérit l’architecte tombé du toit.
Au VIème siècle, Grégoire de Tours (538/594, statue à gauche) relate qu’en 585, le roi de Burgondie, Gontran (532/594, gravure de droite), assiste à la messe dans la cathédrale d'Orléans.
En 989, la ville est détruite par un grand incendie qui, ravage également la cathédrale]. Elle est reconstruite et un nouveau trésor est découvert au cours des travaux.
La cathédrale romane comprend une nef de 7 travées, un transept, un chœur doté d’un chevet plat, des absidioles échelonnées. La croisée est marquée par 4 massifs piliers carrés qui doivent supporter un clocher central ou une tour-lanterne, les autres piliers sont cruciformes.
La cathédrale s’enrichit, vers l'Est, d’un nouveau chœur dans le même style du premier art roman, présentant un déambulatoire et trois chapelles rayonnantes. Ce nouveau chœur est la seule partie voûtée de la cathédrale romane. Dernière adjonction à la cathédrale romane, une façade harmonique à 2 tours vient la terminer à l’Ouest. Ces tours, détruites au XVIIIème siècle pour permettre l'allongement de la nef gothique, sont connues par une abondante iconographie.
La première cathédrale gothique est construite en 1277 après l'effondrement de la cathédrale romane. En 1278, l’évêque Robert de Courtenay (1224/1279) offre le terrain sur lequel se dresse son palais épiscopal. La première pierre du nouvel édifice est posée 9 ans plus tard en 1287, sous l’épiscopat de Gilles Pastai. Le plan s’inspire de celui de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, mais présente9 chapelles absidiales au lieu des 7 de la cathédrale picarde. Au XIVème siècle, le chevet est complété par un nouveau chœur.
Les travaux sont interrompus à l’époque de la Guerre de Cent Ans et du siège d’Orléans en 1428/1429 et reprennent dans la seconde moitié du XVème siècle par la croisée du transept et au XVIème siècle par l’édification de 2 travées de la nef. En 1512, le clocher de croisée est orné d’une grosse boule dorée surmontée d’une croix.
Durant les Guerres de Religion, la cathédrale est pillée en 1562. Dans la nuit du 23 au 24 mars 1568, un petit groupe de huguenots s'introduit dans la cathédrale et fait sauter les quatre piliers de la croisée du transept qui, dans leur chute, entraînent une grande partie de l’édifice.
La première pierre de la cathédrale des Bourbons est posée en 1601 par la reine Marie de Médicis (1575/1642, portrait de gauche). Le chœur est terminé en 1623. En 1627, les fondations du transept sont jetées. Le transept Nord est achevé en 1643, et le transept Sud en 1690. La marque du roi Louis XIV (1638/1715) apparaît, introduisant une part de classicisme dans l'édifice de style gothique flamboyant. Les stalles et la clôture du choeur sont créées au XVIIIème siècle.
En 1739, le portail occidental surmonté des 2 tours, prolongement de la grande nef, est édifié. La vieille façade romane, qui a survécu à toutes les destructions, est démolie. La façade, jusqu'à la base des tours, est terminée en 1773. Les deux premiers étages des tours sont construits durant les dix années suivantes, alors qu'il faut renforcer le portail qui menace de s'effondrer. La Révolution Française suspend les travaux, il manque à l'édifice gothique ses deux tours. Les travaux reprennent en 1817 et le roi Charles X (1757/1836, portrait de droite) inaugure leur achèvement en 1829 pour le 400e anniversaire de la levée du siège des Anglais, par Jeanne d'Arc et son armée.
Un perron monumental prend place devant la cathédrale, parallèlement à la percée de la nouvelle rue Jeanne d'Arc et à la création du grand parvis de la cathédrale.
En 1855, Giovanni Maria Mastai Ferretti (1792/1878), pape Pie IX, l'élève au rang de basilique.
Le clocher est détruit en 1854, puis reconstruit et inauguré en 1858. Les vitraux du chœur sont installés en 1859. Les voûtes du sanctuaire s'effondrent dans la nuit du 8 au 9 septembre 1904.
En 1940 et en 1944, la cathédrale est touchée, mais les dégâts restent mineurs. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les travaux de restauration se succèdent afin de redonner à l'édifice sa splendeur passée. Le bourdon, cloche la plus grave (et donc la plus grosse) est fêlé en 1971. Devenue inutilisable, il est refondu et réinstallé en 2012.
Elle est classée aux Monuments Historiques en 1862.
La collégiale Saint-Aignan
Jusqu’au VIIème siècle, Saint-Aignan s'agrandit, devient un monastère puis une abbaye régie par les règles de saint Benoît et de Saint Colomban.
Au IXème siècle, les moines prennent le statut de chanoines et ne sont plus soumis à la règle de saint Benoît. En 854, l'évêque d'Orléans Agius donne aux chanoines de Saint-Aignan une charte les autorisant à établir une chapelle et un cimetière.
Après la disparition de l'Empire carolingien de mon ancêtre l'empereur Charlemagne (748/814, portrait 1 de droite) la collégiale subit les pillages des Vikings, elle est saccagée en l’an 865, et disparaît dans le grand incendie de 999 qui détruit la ville. Il ne reste que la crypte actuelle pour protéger les reliques de saint
Aignan.
Une basilique romane est reconstruite par mon ancêtre le roi Robert II dit Le Pieux (972/1031, portrait 1 de gauche), en 1029, après 12 ans de travaux.
Durant la Guerre de Cent Ans, en 1358, la population, par crainte que l’armée anglaise ne se serve des églises situées hors la ville comme lieux de retranchement, détruit Saint-Pierre Ensentelée (Saint-Pierre du Martroi), Saint-Euverte et Saint-Aignan. Ils mettent 8 jours à raser le quartier.
L’église est de nouveau reconstruite en 1420, mais 8 ans plus tard, la ville est à nouveau assiégée par les Anglais et toutes les églises du faubourg sont
détruites sur ordre du bailli Raoul IV de Gaucourt (1371/1462).
À partir de 1439, l’église est réédifiée sous les règnes de Charles VII (1403/1461, portrait 2 de droite), puis Louis XI (1423/1483) ordonne
que la collégiale soit incluse dans la future enceinte, agrandie, de la ville. En 1509, la nouvelle collégiale est consacrée. En 1562, durant les Guerres de Religion, la collégiale est pillée par les Huguenots, partisans du réformateur Jean Calvin (1509/1564, portrait 2 de gauche) qui s'emparent d’une châsse en or pour en faire de la monnaie.
5 ans plus tard, ils démantèlent une grande partie de la collégiale. En 1563, les reliques de saint Aignan sont jetées sur un bûcher par les huguenots alors maîtres de la ville. L'édifice est incendié et brûle en partie. Quelques ossements du saint, calcinés, sont sauvés par un choriste du Chapître. Une fois la paix rétablie en 1570, les chanoines érigent un mur à l'Ouest des transepts, pour isoler la nef, trop endommagée et inutilisable.
En 1619, le roi Louis XIII (1601/1643) finance la restauration du retable actuel. Le Chapître de chanoines disparaît à la Révolution Française, en 1790.
En 1791, l'architecte orléanais Benoît Lebrun (1754/1819) bénéficie de la vente des Biens Nationaux et achète l'église. De 1792 à 1802, l’église Saint-Aignan perd sa destination religieuse et sert successivement d’atelier de fabrication de tentes militaires, de local pour un groupe révolutionnaire. En 1798, elle devient Temple de la Reconnaissance et de la Victoire. En 1802, après le Concordat entre Bonaparte et la papauté, elle est rendue au culte et devient une simple paroisse, avec toutefois un nouveau Chapître de chanoines.
Actuellement, il ne reste de la collégiale que le chœur de quatre travées, le pan coupé de l'abside avec son déambulatoire desservant 5 chapelles absidiales et les transepts. Autrefois, l'édifice comprend une nef de 3 travées, dont les ruines restées à ciel ouvert des Guerres de Religion jusqu'à la Révolution Française de 1789, sont détruites en 1804, par Benoît Lebrun. Avant cette destruction, les collatéraux se prolongent jusqu'au fond de la nef. À l'Ouest, la tour, qui n'est pas ruinée, est rasée la même année.
La première chapelle absidiale Sud, abrite la pierre tombale d'un maître de musique du Chapître, Liphard Benoît, mort en 1644.
D'importants travaux de rénovation, sont entrepris dans les dernières années du XXème siècle.
L'église est classée au titre des Monuments Historiques en 1910.
La crypte de la collégiale est le seul vestige de l'église construite par le roi Robert II dit le Pieux. Située sous l'église, la crypte est un très beau vestige du XIème siècle. Comme en témoignent le martyrium et un large déambulatoire à 5 chapelles condamné au XVème siècle, l’édifice est dédié au culte des reliques de Saint-Aignan. Semi-enterrée et bien éclairée par des ouvertures ébrasées en plein cintre, la crypte romane conserve de rares chapiteaux sculptés et polychromes du début du XIème siècle.
Cathédrale Sainte-Croix
Cathédrale Sainte Croix, CPA
Collégiale Saint-Aignan
Collégiale Saint-Pierre-le-Puellier
Collégiale Saint-Pierre-le-Puellier, CPA
Eglise Notre-Dame de Recouvrance
Eglise Notre-Dame de Recouvrance, CPA
Eglise Saint-Paterne
Eglise Saint-Paterne, CPA
Notre-Dame-des-Miracles, église Saint-Paul
Eglise Saint-Paul, CPA
Eglise Saint-Euverte
Eglise Saint-Euverte, CPA
Eglise Saint-Pierre-du-Martroi
Eglise Saint-Donatien
Crypte Saint-Avit
Campo Santo
Temple de l'Eglise Réformée
La crypte est classée au titre des Monuments Historiques en 1840 (classement confirmé en 1910).
Parmi les édifices religieux du patrimoine Orléanais : La collégiale Saint-Avit, des XIème et XIIème siècles, dont ne reste que la crypte classée aux Monuments Historiques en 1862 ; L'église Notre-Dame-de-Recouvrance, édifiée entre 1513 et 1519 et rénovée au XVIIème et au XIXème siècles, qui contient un chœur datant du Second Empire de style Renaissance, l'église est classée en 1918 et son presbytère en 1928 ; L'église Saint-Euverte, des XVème, XVIème et XVIIème siècles, classée en 1933 ; L'église Saint-Paul-Notre-Dame-des-Miracles et sa tour-clocher construite entre 1620 et 1627, la plus grande partie de l'église est bombardée en juin 1940, la tour est classée en 1908 et la chapelle Notre-Dame des Miracles, épargnée, est classée en 1960 ; L'église Saint-Pierre-du-Martroi, des XVIème, XVIIIème et XIXème siècles, est classée en 1942 ; L'ancienne église collégiale Saint-Pierre-le-Puellier, des XIIème et XIIIème siècles, d'époque romane, remaniée aux XVème et XVIIème siècles, est reconvertie en salle d'exposition et salle de concert et inscrite en 1925.
Le temple de l'Eglise Réformée au cloître Saint-Pierre-Empont, est construit de 1836 à 1839, il est inscrit en 1975.
et d'autres encore ... L'église Notre-Dame ; L'église Notre-Dame-de-la-Consolation ; L'église Notre-Dame des Foyers ; L'église Saint-Donatien, de style roman, gothique et classique, l'église initiale, datant du XIème siècle, a abrité les dépouilles de saint Donatien de Nantes et de saint Rogatien, elle est détruite lors du siège d'Orléans par les Anglais en 1429, puis par les protestants entre 1562 et 1568, elle est reconstruite au XVIème siècle et au XVIIème siècle, date de construction du porche classique à colonnes doriques ; L'église Saint-Jean de Bosco ; L'église Saint-Laurent ; L'église Saint-Marc ; L'église Saint-Marceau ; L'église Saint-Paterne, construite sous sa forme actuelle de 1876 à 1894, en remplacement d'un édifice plus ancien dont la tour a subsisté jusqu'en 1913 ; Les vestiges de l'église Saint-Pierre-Lentin, premier édifice dédié à saint Pierre construit dans les années 800, murs et restes d'un arc triomphal datant du XIème siècle, adjonction d'une salle au XIIème siècle, installation de sépultures aux XIIIème et XIVème siècles et d'un avant-porche au XVème siècle, absorbée dans les bâtiments voisins à la Révolution elle est arasée en 1967 lors de la construction du parking de la cathédrale ; L'église Saint-Vincent ; L'église Saint-Yves ; L'église Sainte-Jeanne d'Arc.
De nombreuses chapelles aussi ... Les vestiges de la chapelle Saint-Jacques, démontée vers la fin du XIXème siècle, sa façade est reconstituée dans le jardin de l'ancien Hôtel de ville, elle est classée en 1846 ; Les vestiges de la Chapelle Sainte-Catherine ; La Chapelle de l'école de l'Assomption ; La chapelle de l'Institution de l'Œuvre de Jeanne d'Arc ; La chapelle de la maison de retraite le Doyenné du Baron ; La chapelle du parc floral ; La chapelle Saint-Charles de l'hôpital ; La chapelle Saint-Joseph, actuelle église polonaise ; La chapelle Saint-Loup ; La chapelle Saint-Marc ; L'ancien prieuré et ancienne abbaye Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, hébergeant aujourd'hui la préfecture de la région Centre et du département du Loiret ; L'ancien couvent des Minimes, dont le cloître et la chapelle sont classés en 1941, il abrite les fonds anciens des Archives Départementales du Loiret ; Une ancienne maison canoniale, de 1530, inscrite en 1989.
Le Campo Santo
Grand cloître enherbé, entouré de galeries avec arcades du XVème et du XVIème siècle.

Du XIIème siècle à 1786, il est le grand cimetière d'Orléans, puis une halle aux blés de 1824 à 1884. Il est alors transformé en salle des fêtes jusqu'en 1970, où les bâtiments sont détruits et le cloître rénové pour devenir peu à peu un grand espace événementiel de plein air.
Le cimetière contient, entre autres, les tombes de Jean Zay (1904/1944, portrait de gauche), avocat et homme politique français, sous-secrétaire d'État à la Présidence du Conseil, ministre de l'Éducation Nationale et des Beaux-Arts, député et conseiller général du Loiret, assassiné par la Milice dans l'Allier ; Roger Alphonse Albert Toulouse (1918/ 1994) peintre et sculpteur français, poète et illustrateur ; Anatole Bailly (1833/1911, portrait de droite) helléniste français, auteur d'un célèbre dictionnaire grec-français publié en 1895 ; René Thinat.
Les arcades sont classées aux Monuments Historiques en 1913 et la porte monumentale inscrite en 1928.
Le Parc floral de La Source
Le terrain est cédé en 510 aux moines de l'abbaye Saint-Mesmin de Micy par mon ancêtre, le roi Clovis Ier. À partir de 1427, il appartient successivement à différents seigneurs et familles nobles. Les premiers grands travaux du jardin, aménagé en jardin à la française, datent du début du XVIIIème siècle. Vers 1720, une glacière, une galerie bibliothèque, des statues, des bas-reliefs et une terrasse sont intégrés au jardin. En 1959, la ville et le département acquièrent 410 ha du domaine, 35 ha sont réservés pour créer le parc, le reste permet de créer le quartier de La Source afin de faire renaître l'Université d'Orléans.
Le jardin est créé en 1963 par l'architecte et urbaniste Louis Gérald Arretche (1905/1991), il devient un parc de détente composé d’espaces où se juxtaposent les mondes végétal, minéral et animal. La rivière Loiret prend sa source au cœur du parc, au Bouillon, résurgence karstique de la Loire.
Sa situation géographique singulière, à la lisière entre le coteau de Sologne et la plaine du Val de Loire, donne à son paysage un relief particulier.
Le parc floral comprend deux grandes parties :
- le plateau de Sologne, domaine d'une forêt semi-naturelle de charmes et de chênes. Il se raccorde à la plaine en contrebas par un coteau qui correspond à une ancienne terrasse fluviale de la Loire. Il comprend des enclos animaliers accueillant des espèces comme l'Alpaga et le mouton d'Ouessant.
- la plaine du Val de Loire, qui a une vocation horticole et florale. Elle accueille le jardin d'iris (collection d'environ 900 variétés classée collection nationale végétale spécialisée depuis 1996), la roseraie du Miroir, la vallée des vivaces, le jardin de la Source (fougères et rhododendrons), la serre aux papillons exotiques, le potager extraordinaire, le jardin des dahlias, le jardin de rocaille et ses prairies fleuries, ainsi que des volières présentant des oiseaux de divers continents (perroquets et oiseaux exotiques).
Un petit train circule de 1963 à 2008 dans l'enceinte du parc et relie la gare de la chapelle à celle du jardins de rocaille. Il est remis en service en 2012 en coopération avec l'association Tacots des Lacs.
Le site a obtenu le label Jardin remarquable du Ministère de la Culture et du Conseil National des Parcs et Jardins.
Personnalités liées à Orléans
Paul Gauguin (1848/1903, auto portrait vers 1875 à droite), peintre post-impressionniste français.
Il vit à Orléans entre 1855 et 1862, au 25 quai Neuf (actuel quai de Prague). Il est élève au lycée Impérial (lycée Pothier) en 1864 et 1865, il a pour professeur de dessin l'artiste orléanais Charles François Joseph Pensée (1799/1871).
Chef de file de l'École de Pont-Aven et inspirateur des Nabis (7), il est considéré comme l'un des peintres français majeurs du XIXème siècle, et l'un des plus importants précurseurs de l'Art Moderne avec Gustav Klimt (1862/1918), Paul Cézanne (1839/1906),
Edvard Munch (1863/1944), Georges Seurat (1859/1891) et Vincent van Gogh (1853/1890).
Charles Perrault (1628/1703, portrait de gauche) homme de lettres français, célèbre pour ses Contes de ma mère l’Oye.
Membre de l'Académie Française, collaborateur de Jean Baptiste Colbert (1619/1683), auteur d'une œuvre éclectique, chef de file des Modernes dans la Querelle des Anciens et des Modernes, où il est opposé à Nicolas Boileau-Despréaux (1636/1711), il est considéré par ses contemporains comme un auteur important. Il est principalement connu depuis trois siècles pour avoir formalisé le genre littéraire du conte merveilleux.
Jean de La Bruyère (1645/1696, portrait 2 de droite) est un moraliste français.
Il est célèbre pour une œuvre unique Les Caractères ou les Mœurs de ce siècle en 1688. Cet ouvrage, constitué d’un ensemble de brèves pièces littéraires, compose une chronique essentielle de l’esprit du XVIIème siècle. Il est l’un des premiers écrivains à mettre en avant le style littéraire, en développant un phrasé rythmé dans lequel les effets de rupture sont prépondérants. Il consacre toute une section des Caractères aux effets pervers de l’éloquence. Nombre d’écrivains suivent le chemin stylistique qu'il trace, depuis Pierre Carlet dit Marivaux (1688/1763) jusqu'à Marcel Proust (1871/1922) et André Gide (1869/1951), en passant par Honoré de Balzac (1799/1850).
Voir la liste.
Mes ancêtres de la noblesse d'Orléans





Carte de Cassini

Notes
(1) - Les Carnutes : Peuple de la Gaule Celtique vivant sur le riche plateau de Beauce. Ils donnent leur nom à la ville de Chartres.
Carnutes, du latin cornuti = les cornus, par allusion aux ornements du casque guerrier.
(2) - Ligérien : Le nom de la Loire figure dans les textes anciens sous la forme latine Liger ou Ligeris.
Polybe (-200/-120) de la Grèce antique mentionne le mot Leiger, alors que Jules César, Tibulle (-54/-18) ou Pline l’ancien (23/79) citent Liger. Ligeris n’apparaît qu’au VIIIème siècle et Legeris dans les chartes en 891.
Les habitants du bassin de la Loire sont parfois dits Ligériens.
(3) - Les Nautes : confrèrie de personnel navigant sur les fleuves et les rivières de la Gaule.
(4) - Les Vandales : sont un groupe de populations germaniques orientales apparues pour la première fois dans l'Histoire comme habitant le Sud de l'actuelle Pologne. Une grande partie du peuple Vandale a ensuite migré, envahissant successivement la Péninsule Ibérique, puis l'Afrique du Nord-Ouest où ils fondent le royaume vandale au Ve siècle.
(5) - Les Alains : sont un ancien peuple de culture guerrière, nomades puis sédentarisés, largement établis en Ciscaucasie centrale.
(6) - Un autodafé : Cérémonie où des hérétiques sont condamnés au supplice du feu par l'Inquisition. Action de détruire par le feu. Un autodafé de livres.
(7) - Les Nabis : groupe d'artistes postimpressionnistes et d'avant-garde, né en marge de la peinture académique dont ils contestent le système hiérarchique. Ce groupe évolue à Paris entre 1888 et 1900. Ensemble, ils contribuent à créer un art nouveau, antinaturaliste et décoratif.
(8) - La Notitia dignitatum (registre des dignitaires) : est un document administratif romain, plusieurs fois remanié, donnant un tableau, sous forme de listes, de l’organisation hiérarchique des fonctions civiles et militaires de l'Empire romain, dans ses deux composantes, occidentale et orientale. Il n'est connu que par des copies médiévales de l'original qui ont été conçu entre 390 et 425. Il donne un bon aperçu de l'état de l'armée romaine et de l'administration du Bas-Empire après les réformes de Dioclétien et de Constantin Ier.
La Lyonnaise IVe ou Sénonaise comprend l’Orléanais, le Sud de l'Île-de-France, le Sénonais. Sa capitale est Sens.
Sources
Sites, blogs, livres, journaux et revues, photographies : Wikipedia ; La République du Centre 1/12/2015, Archives Historiques du Loiret ....
Date de dernière mise à jour : 02/03/2026