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Nages

Nages tarn adm

 

Nages tarn geoCe village rural à habitat très dispersé est situé dans le Massif Central en Montagne Noire et fait partie du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc, créé en 1973, d'une superficie de 307 184 ha, qui s'étend sur 118 communes et deux départements.
Les communes limitrophes sont : Lacaune, Murat-sur-Vèbre, Fraisse-sur-Agout (Hérault), La Salvetat-sur-Agout (Hérault).

Nages tarn blason Héraldique 

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : De gueules à trois fusées d'or rangées en fasce, au chef d'argent chargé de l'inscription « NAGES » en lettres capitales de sable.

 Hydrographie 

La commune est située dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne.
Elle est drainée par la Vèbre qui prend sa source dans la commune de Murat-sur-Vèbre, le Viau qui prend sa source dans la commune de Barre et se jette dans la Vèbre sur le territoire communal, le Rieufrech, le ruisseau de Candoubre, le ruisseau de la Grande Vergne, le ruisseau de Ramières, un bras de la Vèbre, le ruisseau de la Captée, le ruisseau de la Paude, le ruisseau de Pontis, le ruisseau de Randy et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 54 kms de longueur totale.

Drapeau francais fond blanc Histoire Le prince noir

Lors de la Guerre de Cent Ans, la région subit les chevauchées du Prince Noir, Edouard de Woodstock (1330/1376).
Le château de Nages appartient aux comtes de Thézan, qui y résident rarement.
Pendant les Guerres de Religion, le château est investi par les troupes protestantes. L’église paroissiale Saint-Martin est détruite, l’église castrale Saint-Victor est agrandie et fait fonction d’église paroissiale. Une des tours du château est transformée en clocher.
Pendant la Révolution Française, le comte de Thézan n'émigre pas et ses biens ne sont pas saisis. 
Le centre historique est entièrement restauré dans les années 2010.

Les seigneurs et gens de la noblesse
En 1367, lors du règlement de la succession de Peytavin de Vintrou, seigneur de Nages, la seigneurie de Nages est acquise par la Famille des comtes de Thézan.
Lors du recensement du ban et de l'arrière-ban du comté de Castres en 1504, Tristan de Thézan possède les 2/3 de la seigneurie, Bringuier de Peyrusse (1455/1515), seigneur de Boissezon de Matviel, l'autre tiers.
Louise Jeanne de Thézan (1787/1862), épouse d'Henri Marie Ghislain de Mérode (1782/1847) est la dernière représentante de la Famille de Thézan. Sa fille, la duchesse Marie Joséphine Hildegarde Ghislaine de Mérode (1820/1899), épouse en 1844 Adrien Charles Guy Marie de Levis-Mirepoix (1820/1886).
La Famille de Lévis-Mirepoix vend toutes ses propriétés de Nages après la Première Guerre Mondiale.

 Patrimoine 

Le château
Ancien château-fort du Moyen Âge, le château est édifié au XIVème siècle en plein cœur de la Guerre de Cent ans. pour se protéger des attaques du Prince Noir.
Il se compose d'une tour rectangulaire isolée, protégée par un mâchicoulis sur consoles de pierre et équipée de fentes de tir, et d'un corps de bâtiment flanqué de deux tours rondes dans lesquelles sont percées des fentes de tir. Les ouvertures ont un encadrement en grès rouge ou en gneiss. L'organisation adoptée relève alors probablement d'un corps de logis flanqué de deux tours, à partir duquel court une enceinte qui protège le site castral composé de communs établis dans le prolongement de cette dernière, à l'Ouest, de la chapelle castrale qui ferme l'ensemble au Sud, et d'une tour rectangulaire élevée au milieu de la cour, avec pour fonction probable celle de donjon.
Le château, défendu par le capitaine Calvet, est pris par les Huguenots commandés par le chef protestant Gabriel de Lorges (1526/1574), comte de Montgommery. Animé d'une violente haine à l'égard des catholiques, malgré la promesse de la vie sauve, les prisonniers sont massacrés au lieu-dit Martinoles.

Le château reçoit 50 coups de canon, le village est pillé, l'église paroissiale Saint-Victor détruite.
La campagne de réaménagement et d'agrandissement du château est attribuée à Raymond de Thézan (1563/1635), chevalier de l'Ordre de Saint-Esprit, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, conseiller d'Etat en 1614, gouverneur de Lodève et de Saint-Pons, époux en 1593 d'Anne de Caylus (1570/1605).
Il est restauré au XVIIème siècle : ​​​​les encadrements d'ouverture sont réalisés en marbre de Fourcause, le corps de logis est réaménagé à partir d'une nouvelle tour d'escalier. Les cuisines sont au rez-de-chaussée, la salle se trouve au premier étage, éclairée par une fenêtre à croisée. Sous la charpente, une autre pièce est disponible. Les tours sont reprises avec le percement de nouvelles ouvertures, canonières dans les parties basses et fenêtres dans les parties hautes, pour servir d'annexe à la salle du premier étage et à la pièce du second étage. . Le corps de bâtiment longitudinal est construit en deux étapes. Un premier bâtiment est construit contre la tour rectangulaire. Un deuxième corps de bâtiment vient ensuite s'établir contre ce dernier empiétant sur les fenêtres du grand escalier. Des portes de communication sont percées pour relier les deux bâtiments.

La partie orientale du château est remaniée après le démembrement du château au XIXème siècle et réaménagée alors.
En 1905, la tour ronde orientale est détruite pour l'élargissement de la route. Le corps de bâtiment longitudinal est affecté à la fonction de restaurant et une grande partie des ouvertures de la façade principale sont restaurées ou remaniées. Les communs font également l'objet de remaniements au cours de cette période ainsi que le petit corps de bâtiment oriental construit au XIXème siècle.
Dans la courtine central réhabilitée, est aménagé un lieu de mémoire et d'exposition, ouverte à la visite en saison, qui présente des collections d'objets datant du Moyen Âge et de la Renaissance.

L'église Saint-Victor
Après la ruine de l'église d'origine, la chapelle castrale est aménagée et agrandie de deux travées par le comte Raymond de Thézan pour devenir l'actuelle église paroissiale. 
Au XVIIème siècle, l'église est prolongée jusqu'à une tour médiévale du château et dédiée à Saint-Martin. En 1684, le maître fondeur Geoffroy coule et signe la cloche en bronze. Le cimetière est voisin de l'église, à l'emplacement actuel de la place.
Au XIXème siècle, l'église et son clocher sont transformés.
En 1898, la duchesse Marie de Mérode (1820/1899), épouse en 1844 d'Adrien Charles Guy Marie de Levis-Mirepoix (1820/1886), finance en partie la cloche  nommée Louise Jeanne Marie Immaculée en souvenir sa mère Jeanne de Thézan (1787/1862), épouse d'Henri de Mérode (1782/1847), dernière représentante de la Famille de Thézan, propriétaire du château de Nages.
En juin 2005, le chœur de l'église est décoré de fresques de tradition byzantine peintes par Michaël Grezschny, fils de Nicolas Greschny (voir Personnages liés à la commune).
La toiture du clocher est refaite en 2012.
Les fenêtres sont décorées de vitraux modernes réalisés par Henri Louis Victor Gesta, fils de Louis Victor Gesta (voir Personnages liés à la commune). 
Une inscription est gravée sur le linteau au-dessus de l'entrée du porche de l'église, sous un blason aux armes du capitaine Calvet : Dieu soit loué céans à tout jamais car il a entenduy et exaucé ma voix. Faict à sa louange. An 1605".

Louis philippeL'église Notre-Dame de Condomines
Elle est construite en 1839 sous le règne du roi Louis Philippe 1er (1773/1850, portrait de droite).
Victor Pujol, curé de Nages sous la Révolution, est originaire de Condomines. Il laisse à sa mort une somme importante pour que se réalise son vœu construire une église dans son village natal. L’archevêque d’Albi donne son accord pour que la paroisse soit constituée en détachant Condomines, Tredos et La Mathe de Nages et en détachant Le Mas-Petit, Peyroux, Randy, Le Mensé de Murat.
MediumLe don de Victor Pujol est providentiel, le terrain est donné par la famille voisine de l’église. Les fondations sont jetées en avril 1838 et l’église est bénie par Jacques Rascol, curé de Murat, en 1839.
Les chapelles sont construites par la suite, ainsi que le clocher. Le dernier prêtre qui reste à Condomines est l’abbé Abel Henri Louis Aninat de Gayragues (1916/1955, portrait de gauche). 
D’importants travaux sont entrepris à la fin du XXème siècle : réfection du toit, du clocher, du porche et de la porte d’entrée.
En 1999, de nouveaux bancs sont installés dans la nef, et une nouvelle cloche appelée Marie est bénite. 
En 2005, la réfection des vitraux est effectuée.

L'église et prieuré Saint-Pierre de Tastavy
Nages tarn prieure saint pierre de tastavyL’Histoire de Tastavy commence sous la Restauration, avec la création d’une paroisse autonome de la paroisse de Nages (et de celles de La Salvetat et de Lacaune) pour trois raisons : l’augmentation démographique liée à l’exploitation forestière par les bûcherons des hameaux de Crozés, des Barthésés, de Salamou, de Rieufrech, le renouveau religieux suite aux persécutions pendant la Révolution Française, et les dissensions nées à Nages, suite au déplacement de l’abbé Calas.
En 1827, la décision de construire une église à Tastavy est prise. Le presbytère contigu à l’église est construit ensuite avec l’aide des paroissiens tout en étant propriété du curé. En 1860, l’abbé Jean Roque de Labessière achète un terrain pour l'extension du presbytère. Le dernier prêtre propriétaire est l’abbé Floutard, après son départ de Tastavy, le maire de Nages essaye en vain, de récupérer le presbytère. À sa mort, en 1970, l’abbé Floutard légue ses biens à un héritier qui s’en désintéresse.
La mairie de Nages récupère le presbytère en 1979, dans le cadre de la procédure des biens vacants et sans maître.
Le chœur de l’église est peint par Michael Greschny en 2017.

Nage tarn eglise notre dame de villelongueL'église Notre-Dame de Villelongue
Le curé, Clément Théron, originaire de Villelongue, souhaite l’installation d’un lieu de culte dans son village natal et fait valoir que les habitants de cette zone ont du mal, pendant l’hiver, à se rendre à Nages, la Vèbre étant difficilement franchissable à Carlebou.
Clément Théron appartient à une famille d’agriculteurs aisés et très pieuse de Villelongue. Cette famille donne une propriété au bureau de bienfaisance, la borio da paourés.
L'église est érigée au début du XVIIIème siècle. En 1901, la flèche du clocher est construite.
18 prêtres résident à Villelongue. Pierre Gayraud assure le service de 1790 à 1830, pendant la période révolutionnaire. Le dernier desservant est Henri Bardy qui meurt en 1946.
Restaurée vers 1985, l'église constitue un petit joyau avec une vue magnifique sur le lac du Laouzas. Le chemin de Saint-Jacques passe à Villelongue et les nombreux pèlerins sont heureux de trouver l’église ouverte, au printemps et pendant l’été.

La Maison de Payrac
Cette vieille ferme, située au cœur de la montagne des monts de Lacaune, en lisière des bois, est devenue un musée de plein air permettant de s’immiscer dans la vie paysanne d’autrefois. Abandonnée en 1920, elle est restaurée en 2003 et offre jeux de piste, ateliers et découvertes gourmandes…

 Personnages liés à la commune 

Monique frydmanMonique Frydman (1943/-, portrait de droite) artiste peintre, née à Nages, et une figure de l'abstraction française.
En 1967, comme de nombreux artistes engagés en Europe, Monique Frydman arrête la peinture, pour se consacrer au militantisme d'extrême-gauche et notamment au féminisme au sein du Mouvement de libération des femmes (MLF) et au Mouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception avec son mari le professeur René Frydman. Elle enseigne par ailleurs le dessin dans les lycées et collèges. Elle reprend son activité de peinture, dans les années 1970.

Michael Greschny (1959/-, portrait de gauche), fresquiste et peintre d'icônes. Les Greschny sont fresquistes de père en fils depuis quatre siècles.
Fils de Nicolaï Greschny (1912/1985) qui a réalisé au fil des ans une oeuvre monumentale, tout imprégnée des vieux croyants orthodoxes russes dont son père est issu, tandis que sa mère, catholique balte, est d'origine allemande. 
Michael greschnyDès l'âge de 4 ans, Michaël a le pinceau à la main et suit pas à pas les enseignements de son père.
Vers la fin de sa vie, en 1983, Nicolaï prépare un dernier grand chantier, celui de l'église des Rosières dans le Tarn. Mais, devenu alors trop faible, il doit en confier l'exécution à Michaël. C'était une première, j'avais 24 ans, témoigne le fils.
Aujourd'hui, Michaël Greschny s'attelle à une nouvelle oeuvre : le dôme de l'église chaldéenne de Sarcelles, dans le Tarn.
Comme son père, il apporte sa touche à nombre d'édifices religieux de la région, dont l'église de Nages ou celle de Villefranche-d'Albigeois, où il a peint d'immenses panneaux.

Louis victor gestaLouis Victor Gesta (1828/1894, portrait de droite), peintre verrier, né Louis Victor Fabre, enfant naturel, il prend le nom de Gesta lorsque sa mère, Antoinette Françoise Fabre (1810/1898), épouse en 1835 à Toulouse, Jean Pierre Gesta (1808/1874), fondeur de caractères.
Élève de l'École des Beaux-Arts de Toulouse, il se forme, grâce à une bourse du Conseil Général, à l'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris. Il est formé par le peintre Ernest Lami de Nozan (1801/1877), directeur du télégraphe optique Chappe à Toulouse de 1835 à 1853 qui s'est intéressé à la peinture sur verre et est un introducteur de l'art du vitrail à Toulouse. Il travaille ensuite chez le maître-verrier Artigue.
Rapidement, il s'établit à son compte et son atelier, sur le boulevard Napoléon (boulevard de Strasbourg), fait travailler une dizaine d'employés. En 1859, il épouse Joséphine Marie Naves qui lui donne trois garçons, tous trois peintres verriers, Henri Louis Victor (1864/1938), Louis (1866/1938), et Gabriel, avant que Joséphine ne meure en 1873, à 35 ans. Il se remarie en 1875 avec Marie Louise Deljougla.
Son fils, Henri Louis Victor réalise les vitraux de l'église de Nages.

 Evolution de la population 

Nages tarn demo

 Faubourgs, quartiers, hameaux, lieux dits et écarts 

Paroisse de Saint-Victor : 
Besset (le) - Bouissounet (le) - Barraquette (la) - Cabot - Canal (la) - Carlebou (moulin de) - Combe (la) - Fangouses (les) - Ferriere - Garrigue (la) - Griffoulou (le) - Mounarc  Peyroux - Pontis - Provincous - Rec des Rivals (le) - Roucan - Rieumontagné - Rouvières - Sagne du Besset (la) - Sagnes de Vergnes (les) - Saut des Cabanals - Serre del Bes (la) - Terral (moulin de) - Vergne (la) - Vieules (les).

Paroisse de Notre-Dame de Villelongue :
Barraques (les) - Barthes de Naujac - Bonnabou - Borie-Neuve - Cabanelles (les) - Cabriol - Cambou - Capte (la) - Devèse (la) - Font Petière - Gabutal (le) - Gabutal Haut (le) - Goutimpère - Landes (les) - Mezerac - Moulin de Vèbre - Naujac - Pierre sur autre  Pradas (le) - Prade Haute (la) - Prat Tanquet - Ramières - Rec del Bosc - Rieu Martel - Rouyregros - Sagne Plane - Sauyères - Trabes - Tribi - Vaute (la) - Vergnes (les).

Paroisse de Notre-Dame de Condomines :
Bétirac - Capélanié (la) - Coste (la) - Dreille (la) - Griffoulou (le) - Mas Pinenc - Mathe (le) - Mense - Costos (les) - Tredos.

Paroisse de Saint-Pierre de Tastavy : 
Arrasses (les) - Blaquière (la) - Brugassou (le) - Cante Aussel - Clapus haut - Crozes (les) - Esclop de Montgrand (l') - Gourtufel le Bas - Gourtufel le Haut - Podes (les) - Rec de la Courbe (le) - Rec de Lauzier (le) - Robert - Sagne d'Antougnot (la) - Salamou - Salvaget - Tarigousto.

 Mes ancêtres de Nages 

Nages tarn ancetres

 Carte de Cassini 

Nages tarn cassini

 

 


 

 

Sources

Sites, blogs, journaux, livres et revues, photographies... : Wikipedia ; Ministère de la Culture POP ; 

Date de dernière mise à jour : 24/11/2025