Aux pays de mes ancêtres

Fère-en-Tardenois

 

Fere en tardenois 02 adm

 

Fere en tardenois 02 geoPetite ville, ancienne capitale du Tardenois, aujourd'hui chef-lieu de canton, située dans une large vallée au Sud du département, à 100 Kms, de Paris, à 50 Kms de Reims, à  22 Kms de Château-Thierry et à 25 Kms de Soissons. 
Sa caractéristique géologique est la présence du sable et de grès notamment au parc des Bruyères en sortie de ville ou à la Hottée du Diable en direction de Château-Thierry.

100px blason fere en tardenois 02 svg Héraldique 

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :  De sinople au fer à cheval d'or couronné du même.

 Hydrographie 

L'Ourcq traverse la ville.
Cette petite rivière affluente de la Marne en rive droite et sous-affluente de la Seine, prend sa source au-dessus de Fère-en-Tardenois. Elle suit une large vallée et rejoint la Marne, en limite des communes de Lizy-sur-Ourcq et Mary-sur-Marne, après un cours d'environ 87 Kms. Une partie de son cours est détourné et canalisé au XIXème siècle pour devenir une voie fluviale importante approvisionnant Paris : le canal de l'Ourcq alimente le canal Saint-Martin et le canal Saint-Denis en entrant dans Paris au niveau du bassin de La Villette.
Mon père, Maurice Georges Bourrié (1917/1997) s'y baignait étant enfant et y a appris à nager le crawl en imitant les chiens qui traversaient la rivière d'une berge à l'autre.

 Toponymie 

Durant la Révolution Française de 1789 : Fère-sur-Ourcq.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

Le Tardenoisien est une période préhistorique du  mésolithique, entre 9000 et 4500 ans avant J.-C., qui donne son nom au territoire.
Il est cerPhilippe augustetain que la terre de Fère est, dès le IXème siècle, la propriété d'un seigneur laïc et la capitale du Tardenois.
Vers 958,  l'historien Flodoard de Reims (894/966) indique qu'il existe une place forte à Fère.
Un concile d'évêques s'y tient en 977.
En 1214, le roi Philippe II dit Auguste (1165/1223, portrait de droite) affranchit des corvées tous les hommes de Fère et du Valois, sous condition de lui payer annuellement par chaque cheval fait, 2 sous ; par chaque âne sous le joug, 12 deniers ; et tout homme travaillant de ses mains, 6 deniers.
En 1423, la ville tient le parti du roi Charles VII (1403/1461).
Elle est prise par les Calvinistes en 1567, par le prince de Condé Henri Ier de Bourbon () en 1579, assiégée par les troupes royales françaises en 1580 et par les ligueurs en 1590.
Elle est pillée par les Espagnols en 1632. Le capitaine Aladin de Moussay qui y commande, la livre l'année suivante, au roi d'Angleterre, Charles Ier ( sous la condition qu'il lui conserve son commandement.
Deux écoles de sœurs de Genlis sont fondées à Fère en 1743, pour l'instruction des filles pauvres, par le curé de Tannières. Un autre prêtre, le curé de Villeneuve, y fonde à son tour en 1773, conjointement avec sa sœur, un hôpital de trois lits, dont deux pour les habitants de Fère, et un pour ceux de Villeneuve.
Il existe avant la Révolution Française, une charité et une manufacture de verres.
De nombreux objets antiques sont trouvés en 1765 dans le Parc de Fère, en un lieu dit Le Bois du Mensonge : 32 médailles en or du Bas-Empire, une plaque d'or émaillée, deux bagues dont l'une enchâsse une pierre gravée, deux autres pierres gravées représentant l'une une figure drapée, l'autre une femme nue adossée à un arbre, une urne, une lampe funéraire, etc... On trouve avec ces objets un squelette humain couché sur le côté, les bras passés sous la tête, les jambes ployées sous le corps et beaucoup d'autres ossements.
Durant la Première Guerre Mondiale, les combats n'épargent pas la commune, ceux de juillet 1918 sont particulièrement violents. La ville, et en particulier la gare, sont disputée lors de la seconde Bataille de la Marne.

La seconde Bataille de la Marne
Mangin"​… Le 21 juillet 1918, pour maintenir son pivot de manœuvre, l’ennemi contre attaque furieusement les troupes du Général Charles Marie Emmanuel Mangin (/, en accumulant contre elle des effectifs sans cesse renouvelés. Les héroïques régiments français tiennent bon et repoussent les Allemands. Le général Jean Marie Joseph Degoutte (1866/1938, portrait 1 deJean marie degoutte droite) entre dans Château-Thierry, refoulant à travers le Tardenois les divisions allemandes de Eduard Freiherr von Böhm-Ermolli ().
Le soir, la 6ème Armée française progresse d’une dizaine de kilomètres et la ligne des avant-gardes passe près d’Hartennes et d’Oulchy-le-Château qui tient toujours, au delà de Grisolles, de Bézu-Saint-Germain et d’Epieds. La victoire française est acquise, mais la lutte continue avec acharnement, car il faut exploiter le succès. Du généralissime jusqu’au plus humble soldat, tout le monde s’y emploie avec la dernière énergie.
Le 24 juillet, la Division française du général Henri de Roig Bourdeville (1862/1942) enlève Oulchy-la-ville aux Allemands, et ses régiments capturent 600 prisonniers allemands.General berthelot
Le 25 juillet, Oulchy-le-Château tombe, attaqué de front par le 23ème Régiment d’Infanterie française et à revers par le 128ème Régiment d’Infanterie de la Division de Gabriel Bablon (). De l’autre côté, l’armée française du général Henri Mathias Berthelot ( est aux abords de Ville-en-Tardenois; et dans un magnifique assaut le 103ème Régiment d’Infanterie, qui, depuis le 15 juillet, a perdu presque tous ses officiers et 75% de ses effectifs, enlève le village de Romigny aux Allemands.
Le 26 juillet, Von Boëhm lâche la Marne et fait sauter les ponts de l’Ourcq. Le soir, l'infanterie française est à Bruyères, à Villeneuve-sur-Fère et à Courmont. La nuit, on se bat à Ronchères, où l’ennemi résiste, grâce à une puissante artillerie.
Jean louis menvielleLe 27 juillet, Mangin attaque Buzancy, Degoutte traverse Fère-en-Tardenois; Berthelot dépasse Ville-en-Tardenois; l’ennemi tient âprement ; ailleurs, il cède et la cavalerie française cueille des trophées ou parvient difficilement à conserver le contact.
Le 1er août, les régiments français forcent la résistance acharnée des Allemands dans le village d’Hartennes, et le soir, les 206ème, 234ème et 244ème Régiments d’Infanterie de la Division du général Jean Louis Menvielle (1859/1926, portrait 2 de droite) enlèvent brillamment les villages de Cramaille et Servenay. Le front de la 10ème Armée française atteint, le soir, la ligne de Grand-Rozoy-Cramaille. Dès lors, Von Boëhm, menacé sur ses arrières, précipite sa retraite, la couvrant par de petits détachements armés de mitrailleuses, qui ont ordre de se sacrifier pour arrêter les colonnes. 
Le 3 août, les Allemands bordent la Vesle, poursuivis par les tirailleurs. Les résultats de la victoire sont acquis : la poche de Château-Thierry est réduite; la voie ferrée de Paris à Strasbourg est libre.… »

La ferme Cayenne (25/31 juillet 1918)
« …A 17h20, je vois nos lignes de tirailleurs gravir la côte 184, mais nous ne nous en emparerons pas par une attaque de front. Il sera toujours impossible de nous maintenir sur cette crête dénudée, tant que nous, ne seront pas maître des flanquements, c'est-à-dire de Seringes-et-Nesles et des bois de la ferme Cayenne. Il faut mettre le minimum de troupes sur le billard et progresser par les ailes.
Je donne mes instructions en conséquence et en fin de journée, le Bataillon Seurin occupe solidement Seringes en liaison étroite avec les Américains, qui finissent par se maintenir à Nesles. Quant à la ferme Cayenne elle est d'abord encerclée, puis nous sommes rejetés par une contre-attaque. A gauche, le bois Ovale de la station de Fère-en-Tardenois est le théâtre de durs combats. A 17h, j'assiste à une puissante contre-attaque ennemie précédée d'un formidable marmitage sur Fère-en-Tardenois et ses abords, particulièrement tout le long des berges de l'Ourcq. Les allemands tirent avec du gros calibre et toute la vallée disparaît bientôt dans la poussière et la fumée... » (extrait de la 62ème DI, Offensive sur l’Ourcq et prise de Fère-en-Tardenois » - http://batmarn2.free.fr). 
La ferme Cayenne est prise et reprise 7 fois aux Allemands. 

La ferme de la Croix Rouge (25/26 juillet 1918)
«…le 167ème Régiment d’Alabama, assisté par l’aile gauche du 168ème Régiment d’Iowa, a pris d’assaut et capturé la ferme de la Croix Rouge d’une manière qui, par sa bravoure, n’a jamais, à mon avis, été surpassée dans l’histoire militaire. C’est une des rares occasions ou l’usage de la baïonnette fut prévalent. » (Source : Douglas MacArthur, Réminiscences, 1964).

« … le 3ème Bataillon charge par le Sud et le Sud-Ouest mais il est arrêté par les tirs en provenance de la ferme et des positions allemandes situées en plein champ et le long de la route au Sud. La compagnie semble condamnée quand une section, formée à la hâte, de fantassins et de mitrailleurs de la compagnie K et I, avec le support d’un seul mortier, attaque la ferme par le Sud. Ils sont rejoints par une force mixte des compagnies K et L qui a déjà anéanti des mitrailleurs allemands à l’Est de la ferme et de la route. Pendant que le feu fait rage, les deux forces d’attaque du 3ème Bataillon, le reste d’une section de la compagnie L, ainsi que deux rescapés de la compagnie F du 168ème Régiment balayent l’ennemi pour s’emparer de la ferme aux alentours de 20h. Le feu de l’artillerie allemande continue toute la nuit. A l’aube du 27 Juillet, le champ de bataille est couvert de morts et de blessés américains et allemands mais les allemands se sont retirés...» (Source : http://fermedelacroixrouge.fr/battle-fr).Foch

Le décret du 7 août 1918, nommant le général Foch Maréchal de France, motive cette nomination par le simple résumé des résultats obtenus dans la deuxième victoire de la Marne : «... Paris dégagé, Soissons et Château-Thierry reconquis de haute lutte, plus de 200 villages délivrés, 35000 prisonniers allemands, 700 canons allemands et 3300 mitrailleuses allemandes capturés, les espoirs hautement proclamés par l’ennemi avant son attaque écroulés, les glorieuses armées alliés jetées dans un seul élan victorieux des bords de la Marne aux rives de l’Aisne, tels sont les résultats d’une manœuvre aussi admirablement conçue par le haut commandement français que superbement exécutée par des chefs et des soldats incomparables. »

Seigneurs et gens de noblesse (source : Dictionnaire historique de Melleville)

Vers 850, Bertrand de Fère-en-Tardenois, comte.
Puis la seigneurie passe aux comtes de Vermandois.
1096, Hugues de Baudémont (1030/1109).
1110, André de Baudémont (1075/1142), fils du précédent, époux d'Agnès de Braine.
1124, Guy de Baudémont (1098/1144), fils du précédent, comte de Braine, époux d'Alix de Braine (1077/1125).
La fille du précédent, Agnès de Baudémont (1130/1204) porte la seigneurie à ses époux qui suivent Milon de Bar-sur-Seine puis Robert Ier de Dreux.
1144,  Milon de Bar-sur-Seine (1125/1151), comte.
1152,  Robert Ier de Dreux (1125/1188) mon ancêtre, comte, frère du roi Louis VII dit Le Jeune (1120/1180).
1170, Robert II de Dreux (1154/1218), fils du précédent, époux de Mahaut de Bourgogne, comtesse de Nevers et de Yolande de Coucy.
1224, Pierre Ier de Bretagne dit Mauclerc (1187/1250) duc de Bretagne, comte de Richmond.
1235, Jean Ier de Bretagne dit Le Roux (1218/1286) duc de Bretagne, fils du précédent et époux de  Blanche de Navarre (1226/1283).
​Après lui, le domaine revient à sa soeur, Yolande de Bretagne (1218 /), comtesse de Penthièvre et de Porhoët, dame de Moncontour et de Fère-en-Tardenois qui porte la seigneurie en mariage au suivant...
12.., Hugues XI de Lusignan dit Le Brun (1224/1250), comte de Lamarche, lequel l’échange avec Gaucher IV de Chatillon qui suit contre le château et la ville de Fontenay en Saintonge.
1296, Gaucher IV de Chatillon (1249/1329), connétable de Champagne puis de France.
1318,  Jean de Chatillon (1283/1363), fils ainé du précédent, grand queux de France, puis grand maître de France.
1324, Guy de Châtillon (1305/1362), vicomte de Blaigny, 4ème fils de Gaucher IV et époux de Marie de Lorraine.
Les habitants de Fère obtiennent de ce seigneur l'abolition de plusieurs servitudes et s'engage en échange à concourir à la défense du château toutes les fois que nécessaire.
1333, Gaucher de Chatillon (1330/1404), fils du précédent, vicomte de Blaingny et époux d'Isabeau de Coucy.
Le 17 Septembre 1363, le roi Jean II dit le Bon (1319/1364) lui rend visite dans son château. Sans enfant, il vend la seigneurie au suivant...
1394, Louis 1er d'Orléans ( /) prince de la Maison capétienne de Valois, duc d'Orléans, comte d’Angoulême, époux de Valentine Visconti de Milan., et frère cadet du roi Charles VI dit Le Fol (1368/1422),
Sa terre  est érigée en pairie en 1399.
1407,  Jean II d’Orléans (1399/1467), fils puiné du précédent, comte d’Angoulême, époux de Marguerite de Rohan.
14.., Jehan de la Personne (1330/1404), premier capitaine gouverneur de la Bastille en 1385, vicomte d’Acy et de Nesle, compagnon de Bertrand Dugesclin (1320/1380), époux de Jeanne de Nesle. Il est tué par le suivant...
1430, Guillaume de Flavy (1398/1449) capitaine français au service du dauphin puis roi Charles VII (1403/1461) seigneur par son mariage forcé avec Blanche d'Overbreuc, fille du précédent âgée de 9 ans. Il a enfermé le père de cette dernière dans son propre château jusqu'à ce que mort s'ensuive. Celle-ci, lassée des brutalités et infidélités de son mari après 10 ans de mariage, décide de le supprimer avec la complicité de son amant Pierre de Louvain. Flavy est assassiné sous les yeux de sa femme le 9 mars 1449. Un long procès s'ensuit mais Blanche bénéficie très vite de lettres de rémission de Charles VII. En 1464, Piertre de Louvain tombe dans une embuscade en forêt de Compiègne, il est déchiqueté et sa cervelle est répandu sur la Anne de montmorencychaussée par Raoul, frère de Guillaume de Flavy.
La seigneurie de Fère-en-Tardenois entre dans le domaine royal.
1528, Anne de Montmorency (1493/1567, portrait de gauche), connétable de France, époux de Madeleine de Savoie.
Armand de bourbon conti1614, Henri de Montmorency (1534/1614) duc de Montmorency, maréchal de France, fils du précédent. Condamné à mort, il est exécuté en 1632 (voir § suivant).
Sa terre est confisquée en 1634 et donnée au suivant...
1634, Armand de Bourbon (1629/1666, portrait de droite), prince de Conti
16.., François Louis de Bourbon (1664/1709) prince de Conti, fils du précédent et époux de Marie Thérèse de Bourbon-Bavière.
17.., Louis Armand de Bourbon (1695/1727)comte de La Marche, duc de Mercoeur, fils du précédent et époux de Louise Elisabeth de Bourbon.
Sa fille Louise Henriette de Bourbon dite Mademoiselle de Conti (1726/1759) porte Fère au suivant... 
1752, Louis Philippe d’Orléans dit Le Gros (1725/1785) duc d'Orléans. En 1779, il fait démolir le château en partie et vend les matériaux et les meubles. En 1785, il donne la seigneurie à son fils Louis Philippe d'Orléans (1747/1793), duc de Chartres et d'Orléans, père du futur roi Louis Philippe Ier (1773/1850).

Henry II de Montmorency (1595/1632, portrait ci-dessous)
​Fils  d’Henri 1er de Montmorency
(1534/1614) et d’Antoinette de La Marck, filleul du roi de France Henri IV (1553/1610), amiral de France à 17 ans, vice-roi de la Nouvelle-France et gouverneur du Languedoc, il est l’époux de Marie Félicie Orsini (1600/1666).
200px henri ii de montmorency louvreAu début du XVIème siècle, la Maison de Montmorency est la Famille la plus puissante du Royaume. Cependant les guerres de religion affaiblissent les ducs de Montmorency et permettent l'ascension des Guise, rivaux.
Henri II de Montmorency hérite néanmoins de ses prédécesseurs un grand nombre de titres, de domaines et de châteaux dont celui de Fère-en-Tardenois. Il participe aux guerres contre les Protestants, et bat la flotte de Benjamin de Rohan (1583/1642), duc de Soubise, devant La Rochelle en 1625.
Maréchal de France en 1630, il intrigue avec Gaston d'Orléans (1608/1660), frère du roi Louis XIII (1601/1643), contre Armand Jean du Plessis dit le cardinal de Richelieu (1585/1642).
 Condamné à mort pour crime de lèse-majesté, il est exécuté à Toulouse le 30 octobre 1632. Ses biens confisqués passent à la Maison de Condé (Conti).
Avec lui s’éteint la branche aînée des Montmorency.
La mort du duc de Montmorency, l’un des seigneurs les plus considérables de son temps, est un signe de l’affirmation du pouvoir royal sur la noblesse et sonne la fin de la féodalité. Les précédents ducs de Montmorency ont tous été extrêmement puissants : maréchaux, connétables, grands maîtres de France, gouverneurs de différentes provinces...

 Chronique communale 

Les usines

La fabrique du moulin à tan, un moulin où les écorces de chêne ou de châtaignier sont broyées afin d'obtenir du Tan ou Tanin.
Jules Charbonniez arrive à Fère-en-Tardenois en 1873 pour reprendre cette fabrique, il crée l'usine qui occupe, avant la guerre de 1914, 500 ouvriers et ouvrières, et il institue, en faveur de son personnel, différentes œuvres sociales telles que gratuités médicales et pharmaceutiques pour les ouvriers malades ou accidentés, indemnités journalières, secours aux femmes en couches, indemnités pour frais d'enterrement, création de maisons ouvrières.

La fabrique de chaussons Gaillard dont il ne reste que des ruines en 1918 après le passage de la Grande Guerre.
Charentaise Fere en tardenois aisne cpa la fabrique de chaussons texte

 

 

(Extrait de « Paroles de nos anciens » de Gérard Boutet)

 

 Personnages liés à la commune 

Camille claudelAuguste rodin 1840 1917Camille Claudel (1864/1946, portrait de gauche) sculptrice française, sœur du poète, écrivain, diplomate et académicien Paul Claudel (1868/1955), née à Fère-en-Tardenois.
Elle entretient une relation artistique passionnelle et tumultueuse avec le sculpteur Auguste Rodin (1840/1917, portrait de droite) de 24 ans son aîné. Cet amour impossible, ainsi que son internement psychiatrique en 1913, la murant dans un silence total, contribue à sa célébrité.

Honoré Lantenois (1863/1940) ingénieur du Corps des Mines, dirige le Service géologique de l'Indochine. Il apparaît sous le pseudonyme de Tardenois dans le roman de Jacques Deprat, Herbert Wild de son nom de plume.

Désiré Jules Lesguillier (1825/1889) ingénieur des Ponts et Chaussées, ancien député de l'Aisne, ancien secrétaire d'État aux Travaux Publics sous le ministère de Léon Gambetta (1838/1882), chevalier de la Légion d'Honneur, est un ancien élève de l'École Polytechnique, dont il sort premier.
En 1878, il est appelé à la Direction des Chemins de Fer de l'État. En 1881, il est élu député de l'arrondissement de Château-Thierry et en 1885, réélu par le département de l'Aisne au scrutin de liste. Avant d'entrer dans la vie publique, il a construit plusieurs lignes importantes de chemin de fer en Espagne. 
Il meurt à Fère-en-Tardenois.

Marc Marie Eugène Roques-Salvaza (1822/1875) est un temps propriétaire du château où il décède en 1875.

Camille Moreau-Nélaton (1840/1897, portrait de gauchefille aînée d'Auguste Nélaton (1807/1873), chirurgien personnel de l'empereur Napoléon III (1808/1873) sénateur Camille moreau nelatonimpérial en 1868.
Elle prend des cours de dessins et de peinture auprès d'Auguste Bonheur (1824/1884). En 1858, elle épouse Adolphe Moreau fils (1827/1882), conseiller d'État et collectionneur, qui l'encourage et l'assiste dans ses créations. Elle expose ses huiles sur toile au Salon de 1865 à 1881 puis connait un grand succès avec ses faïences, exécutées à partir de terre de Bourg-la-Reine, ainsi que des céramiques. 
A la mort de son époux, le travail est sa consolation. Son œuvre sert d’enseignement à son fils Etienne qui suit. Une étroite communion artistique s’établit entre eux. Il fait ses premiers pas guidé par le clair jugement de cette mère prudente et sage conseillère.
Elle meurt dans l'incendie du Bazar de la Charité à Paris le 4 mai 1897, en compagnie de sa bru, Edmée Braun, épouse de son fils. Tableau moreau nelatonElle est inhumée à Paris au cimetière de Montmartre dans une chapelle avec des membres de sa famille.

Étienne Moreau-Nélaton (1859/1927) fils de la précédentepeintre, collectionneur et historien d'art français. Il consacre une partie de sa vie à Fère-en-Tardenois dont il est un grand bienfaiteur. Il écrit l’histoire de la commune en 3 tomes ainsi que celle des églises de chez nous (ci-contre tableau représentant la place de Fère-en-Tardenois). Une rue porte son nom.

Jules Charbonniez, sorti de l'École polytechnique comme ingénieur, s'engage en 1870 pour la durée de la guerre, quoique marié et père de famille ; sa belle conduite lui vaut la Croix de la Légion d'Honneur. Plusieurs fois maire de Fère, on lui doit les services des eaux et du gaz, les fourneaux économiques, l'école des garçons, les abattoirs et la suppression de l'octroi. Avec M. Lesguillier, député, il fait toutes les démarches pour l'établissement de la gare où elle se trouve actuellement. C'est en revenant d'une réunion du Conseil Municipal qu'un grave accident le priver d'un œil et, sur ses dernières années, le rend complètement aveugle. Une rue de Fère-en-Tardenois porte son nom.

Marcel chevalMarcel Cheval (1913/1944) né à Fère-en-Tardenois, entre à la SNCF comme apprenti, avant d'y exercer la fonction d'ajusteur, puis de sous-chef de brigade pendant la Seconde Guerre Mondiale. Membre de Turma Vengeance (corps-francs SNCF), il participe à des sabotages sur des locomotives remorquant des trains militaires allemands. Arrêté par la Gestapo en 1943 à Troyes où il estt venu préparer de nouveaux sabotages, il est incarcéré à la prison de Châlons-sur-Marne le 18, transféré à Reims le 19 pour y être interrogé, puis ramené à la prison de Châlons-sur-Marne, le 30 mai. Le 6 juin 1944, il est condamné à mort par un Tribunal Militaire allemand et fusillé. Marié, il était père d'une petite fille de 4 ans.
Marcel Cheval est Combattant Volontaire de la Résistance, mention DIR, et titulaire de la médaille de la Résistance. 
Le 14 juillet 1950, la Légion d'honneur lui est décernée à titre posthume et remise à sa fille Jacqueline.

 Patrimoine 

L'église Sainte-MacreLouise de savoie 1476 1531
Elle est construite au XVIème siècle sur les vestiges d'une ancienne église par Louise de Savoie (1476/1531, portrait de droite), mère du roi de France François 1er (1515/1547).
Son style encore gothique, annonce la Renaissance. Une grande partie du mobilier provient de donations de la Famille Moreau-Nélaton.
Dans l’église, une châsse contenant les reliques de Sainte Macre, vierge martyrisée vers 287, sous le préfet Rictovaire, lors des persécutions au temps de l'empereur romain Dioclétien. Elle est la sainte patronne des villes de Fismes, Fère-en-Tardenois et Longue-Val les Fismes.
L’église est classée aux Monuments Historiques en 1920.

Le Château
Le domaine de Fère-en-Tardenois est une des possessions foncières des archevêques de Reims, lorsque le frère du roi Louis VII dit Le Jeune (1120/1180), mon ancêtre Robert de France (1125/1188) comte de Dreux, s’en rend acquéreur à la fin du XIIème siècle. Le fils de ce dernier, Robert II de Dreux (1154/1218) fait élever la forteresse à partir de 1206,  la construction dure jusqu'en 1260. La résidence palatiale est construite dans le bourg et le château-fort sur une éminence gréseuse retranchée d’un fossé et structurée comme une énorme motte aux flancs revêtus de terre et pavés. Ce château, flanqué de 7 grosses tours circulaires en pierres de taille, conserve son aspect austère de forteresse jusqu’à la Renaissance.
Anne de montmorency 1Francois1ermusee dulouvrebasejocondeEntre 1420 et 1445, des aventuriers s'installent dans le château, prétendant au titre de seigneurs.
Réuni à la couronne à la mort du fastueux Louis Ier d’Orléans (1372/1407) qui l’achète pour compléter ses vastes possessions du Valois, le domaine de Fère est donné en 1528 par son petit-fils le roi François Ier (1515/1547, portrait de droite) au connétable Anne de Montmorency (1493/1567, portrait de gauche.

Ce dernier fait réaliser d’importants travaux de rénovation et fit construire en particulier son grand pont couvert, attribué à l'architecte Jean Bullant. De la vieille forteresse ne subsiste que l’écorce.
En 1632, la Couronne confisque le château après la condamnation d’Henri II de Montmorency. Il est rendu peu après à Charlotte de Montmorency, épouse du prince de Condé.
En 1984, le dernier propriétaire du château, Raymond de la Tramerie, enterré à proximité des ruines, en fit don au Conseil Général de l'Aisne.
Les bâtiments de la basse-cour, édifiés au XIIème siècle et remaniés par la suite sont une propriété privée qui abrite un hôtel-restaurant.
Le château est inscrit au Patrimoine Historique depuis 1843.

Le domaine de chasse de près de 250 ha, appartenant autrefois au château, est aujourd'hui propriété de l'Etat et constitue l'actuelle forêt de Fère-en-Tardenois.

L’ancienne Halle aux grains
Elle est construite en 1550 au lieu-dit La Bruyère par Madeleine de Savoie (1510/1586), épouse d’Anne de Montmorency, seigneur et baron de Fère-en-Tardenois.
John frenchElle comprend 24 piliers extérieurs en pierre de taille, la rangée centrale comprend 9 piliers en châtaigniers. L’imposante toiture est recouverte d’environ 72850 tuiles plates et sa charpente est réalisée avec les châtaigniers qui peuplent le parc du château. Les blés apportés par les paysans de Fère et des environs y sont stockés dans son immense grenier.
La ville devient propriétaire du rez-de-chaussée et d’une partie du grenier en 1800.
En 1914, l’état major du Maréchal John Denton Pinkstone French (), commandant de l’armée britannique, s’installe à Fère-en-Tardenois et transforme la halle en hôpital de campagne.
La Halle est classée aux Monuments Historiques en 1921. Elle est le cadre de manifestations populaires.

Le lavoir est restauré récemment.

La chapelle de Villemoyenne est classée aux Monuments Historiques en 1928.

Le cimetière américain de Seringes-et-Nesles
Le second en importance des cimetières de la Première Guerre Mondiale, en Europe. Il contient 6012 pierres tombales de soldats américains tués au combat dans les environs ainsi qu'un monument pour 241 Américains qui ont donné leur vie pour leur pays et dont les restes n'ont jamais été retrouvés. Il souligne les terribles combats qui ont eu lieu dans la région et qui font partie de la grande offensive franco-américaine lancée le 18 juillet 1918

Quentin rooseveltLe monument de Coulonges-Cohan
Il est érigé en hommage au lieutenant Quentin Roosevelt (1897/1918, portrait de droite), fils de l'ancien président des Etats-Unis Théodore Roosevelt (1858/1919) dont l'avion est abattu au hameau de Chamery. Ce dernier sur son lit de mort, exprime le désir que la valeur du prix Nobel, reçu en 1906, serve à l'érection d'un monument à la mémoire de son fils. Le sculpteur Paul Philippe Cret est choisi par Edith Roosevelt qui souhaite que le monument soit aussi d'utilité publique. L'ancien abreuvoir est alors transformé en fontaine publique où une inscription et des cartouches allégoriques évoquent Quentin Roosevelt.

Le mémorial de la Division Arc-en-Ciel
Cette statue en bronze mesure plus de 3m de hauteur et est l'œuvre de James Butler, artiste britannique, membre de l’Académie Royale d’Art de Londres. Elle représente un soldat américain portant son camarade mort et  commémore la Bataille de la Ferme de la Croix Rouge des 25 et 26 juillet 1918. Elle honore la 42ème Division US et tout particulièrement le 167ème régiment d'infanterie d'Alabama et ses soldats qui ont donné leur vie pour la France (Source : site : http://fermedelacroixrouge.fr).

La Hottée du Diable, chaos de rochers aux formes étranges déposés au milieu des bois et des bruyères, qui inspire la sculptrice Camille Claudel.

 Hameaux, lieux-dits et écarts rattachés à la commune 

Villemoyenne, Cambernon, Le Château, Le Petit Moulin, Le Rollequin, Parchy.

 Evolution de la population 

Fere en tardenois 02 demo

 Nos ancêtres de Fère-en-Tardenois … 

Naissance/baptême :
BOURRIE Maurice Georges (sosa 6G3) le 22 juin 1917.

Communion solennelle :
BOURRIE Maurie Georges (sosa 6G3) le 20 mai 1928.

Confirmation :
BOURRIE Maurice Georges (sosa 6G3) le 5 juin 1928.Guth michel 1885Guth michel 1922

Décès/inhumation :
GUTH Michel (sosa 26G5) le 24 février 1926. Sa photo ci-contre en 1922 et sa signature en 1885.

Domiciles :
BOURRIE Maurice Georges (sosa 6G3) chez sa grand-mère où il est scolarisé jusqu’au certificat d’études en 1930.
GUTH Michel (sosa 26G5) et VIEILLARD Blanche Appoline entre 1900 et 1926.

 Carte de Cassini 

Fere en tardenois 02 cassini

 

 


 

Sources
Sites, blogs, photos, lectures :
Wikipedia,  La seconde Bataille de la Marne, Généalogie aisne.com.

Date de dernière mise à jour : 26/09/2020