Aux pays de mes ancêtres

Monthenault

 

Monthenault 02 adm​​

 

SitMonthenault 02 geouée au centre du département, sur la rive droite de l’Ailette, entre le Chemin des Dames et Laon, le village sur le passage de la chaussée gauloise dite de Barbarie de Metz Mons Hunold au XIIIème siècle.

 Toponymie 

Mons Hunoth et Mons Hunoldi : nom composé à partir du mot latin mons-montis = mont, montagne, mais qui peut aussi désigner un accident du relief peu important, une élévation de terrain et Hunoldus = homme d'origine germanique.​
Monthenault doit donc son nom à cet homme, Hunoldus, qui, à une date indéterminée, mais avant 1143, décide de s'installer sur une élévation de terrain. Cet homme acquiert une propriété, défriche des terres inoccupées, y construit une villa et y installe sa famille en donnant son nom au lieu nouvellement conquis. 

 Hydrographie 

Le ruisseau du Moulin Deduits, affluent de la rivière L'Ailette (elle-même affluent de l’Oise), est le principal cours d'eau qui traverse la commune.

 Toponymie 

Mons-Hunoth en 1143 ; Mons-Hunoldi en 1159 ; Territorium de Monte-Hunodi en 1194 ; Monthainau en 1237 ; Mons-Henaudi et Monthenout au XIIIème siècle ; Mons-Henodi en 1340 ; Monhenaut en 1389 ; Monhenault en 1515 ; Monthenot en 1411 ; Montenault en 1605 ; Mons-Henodii en 1644 ; Paroisse de Saintt Martin de Monhennault en 1671 ; Moineau en 1684 ; Monshaynault en 1691.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

Durant la Première Guerre Mondiale 1914-1918, le village est aux mains des Allemands pendant toute la durée du conflit et subit de très intenses bombardements français lors des semaines qui précèdent l’offensive sur le Chemin des Dames. Le front se rapproche encore à l’automne 1917, l’Ailette séparant les deux camps. Monthenault est entièrement détruit en 1918 et reçoit la Croix de Guerre en 1920. La reconstruction s'échelonne jusqu'au début des années 1930.

Seigneurs et gens de noblesse

La seigneurie de Monthenault relève du Chapitre de la Cathédrale de Laon, elle jouit des droits de vinage, de rouage et de pressoir banal, ce dernier comportant une redevance de pressurage d'un pot de vin sur neuf. 
Vers 1400, Pierre Poire, d'une ancienne famille bourgeoise de Laon ; en 1438, Pierre Poire Jr, fils du précédent, écuyer.
Ensuite la seigneurie entre dans la Maison de Chambly.
En 1440, Pierre de Chambly époux de  Paquette de Caulaincourt ; en 1490, Mathieu de Chambly, fils du précédent, sans enfant ; en 1513, Jean de Chambly, frère du précédent, époux de Jeanne du Sart ; de 1497 à 1530, Lancelot de Chambly, fils du précédent, époux de Jossine de la Haie ; Jean II de Chambly, fils du précédent, lieutenant au gouvernement de Sainte-Menehould, époux de Marie de Coland ; Jean Jacques de Chambly, fils du précédent, époux de Madeleine d'Anglebermer en 1646 ; Jacques François de Chambly, fils du précédent, meurt sans enfant et transmet son titre à son neveu Charles François de Chambly ; en 1670, Jacques François de Chambly, fils du précédent, maréchal héréditaire du Laonnois, capitaine au régiment de Normandie, époux de t Claude de Roucy-Sissonne puis de Françoise de la Gaulx ; en 1684, Charles de Chambly, fils du précédent, comte de Monthenault, gentilhomme de la chambre, époux d'Henriette Marie de Bruneau ; vers1690, Jean Jacques de Chambly, fils du précédent, comte, meurt en 1692 à la Bataille de Steinkerque ; en 1692, Charles François de Chambly, frère du précédent, comte, maréchal héréditaire du Laonnois, époux de Jeanne le Corgneux.
Leur fille, Jacqueline Louise Charlotte de Chambly (1715/1791), unique héritière du nom, épouse en 1741 le comte René III François André de La Tour du Pin (1715/1778), vicomte de La Charce, brigadier des armées du roi, commandant le régiment Bourbon-infanterie. Blessé à Wissembourg en 1744, et à Lauffeld, en 1747. Une clause de ce mariage impose que le fils aîné de ce mariage relève le nom et les armes de la maison de Chambly ; René Charles François de la Tour du Pin-Chambly (1746/1794), fils unique du précédent, comte, vicomte de La Charce, colonel en second du régiment d'Aunis, puis colonel des grenadiers royaux de Bourgogne, époux d'Agathe Louise de Saint Antoine de Saint André en 1773,  puis en 1779 d'Angélique Louise Nicolle de Bérulle, il meurt guillotiné à la Révolution Française.

La Maison de Chambly
Cette Maison noble est originaire du Beauvaisis. La châtellenie de Chambly qu'elle posséde depuis le XIème siècle est située à proximité de Beaumont-sur-Oise.
Les membres de la Famille de Chambly sont proches des Capétiens. Jean de Chambly et Nicolas de Chambly participent à la 3ème croisade, de 1189 à 1192, avec les rois Philippe II dit Auguste (1165/1223) et Richard Ier dit Cœur de Lion (1157/1199).
Cette Famille se divise en plusieurs branches installées en Normandie, en Vermandois, en Picardie et même  au Québec où un fort portant le nom de Chambly est construit.

 Chronique communale 

La Papeterie
Nicolas Dussart, originaire de Chevennes, achète en 1817 à Jean Nicolas Latouche, garde-bois, 39 ares 46 centiares de jardin et verger près du bois de la Motte, lieu-dit Le petit plan.
Il construit à la hâte une petite usine pour confectionner des cartonnages destinés au commerce Saint-Quentinois et y amène une source à l'aide d'un réservoir.
Puis, voulant mettre ordre à des affaires rendues difficiles, il céde en 1824,  avec l'accord de son épouse, Marie Rose Alondrelle, terrain, bâtiments, meubles et ustensiles à Louis Lescalier, originaire de Douay, et à son épouse, Marie Rose Garouart, moyennant une rente viagère, réductible d'un tiers après sa mort ou celle de sa femme.
Il se retire à Monthenault et donne le nom de papeterie à un petit moulin qu'il prend à bail où il fabrique du cartonnage et un peu de papier gris pour les marchands de Reims et de Saint-Quentin, jusqu'à sa mort en 1827.
L'usine est vendue en 1844 à un tisseur, qui la convertit en moulin à blé. Elle passe ainsi en plusieurs mains et redevient papeterie de 1856 à 1864 puis est abandonnée.

 Patrimoine 

En 1840, d'après la monographie de l'instituteur,  il n'y a plus aucun ancien monument subsistant.​

Le château
Le château Renaissance des seigneurs de Monthenault est bâti sur l'emplacement d'un ancien monastère, il est entièrement détruit durant la Première Guerre Mondiale avec le village. Il n'y en a plus aucun vestige. 

La Maison seigneuriale
Elle est située au Nord du village, s'y trouve les pressoirs banaux. Délaissée par ses maîtres depuis le XVIIème siècle, elle est transformée en ferme et en vendangeoirs,
Après l'arrestation du comte de la Tour du Pin-Chambly, à la Révolution Française, le mobilier est vendu en 1794 et les huit pièces de vin qu'on y trouve, attribués à l'Hospice des malades de Laon.
Le village, le château Renaissance et les 7 vendangeoirs sont entièrement détruits en 1914-1918. Après la guerre, l'emplacement de la maison est cédé par bail emphytéotique à Charles Collin de Laminière et son épouse Yvonne Bohineust de Boulardière pour construire une nouvelle ferme et une demeure, leur fille, Anne Marie Collin de Laminière épouse de Pierre de Buttet, l'occupe ensuite.

L'abbaye
Située dans le hameau de Chaumont, une abbaye dépendant de l'Ordre des religieux de Saint-Martin-de-Laon est construite au XIIIème siècle. Une maladrerie y est installée ensuite, puis elle est transformée en simple ferme.

L'église Saint Martin
Une date, 1677, inscrite au-dessus de la plus petite porte d'entrée, indique que l'édifice est construit à cette époque toutefois, il semble que la pierre portant cette indication vient d'une construction antérieure. Ce qui peut prouver que cette église est construite sur l’emplacement d’un édifice plus ancien.
Elle n’a aucun style, aucun caractère architectural, aucune ornementation ; c'est un simple bâtiment formé de quatre murs, marquant les divisions principales, sanctuaire, chœur et nef par une surélévation du sol. Le clocher s'élève au milieu de l'église, au-dessus du toit, c'est un simple carré de charpente massive, terminé par une pyramide hexagonale, le tout recouvert d'ardoises. En 1789, le clocher abrite deux cloches, brisées accidentellement, elles sont remplacées en 1851.
La nef est terminée par un pignon dans lequel est ouverte la grande porte. On y arrive par un escalier de neuf degrés. La voûte est une surface plane à peine interrompue à la fin du chœur par un arceau en plein cintre appuyé jusqu'au sol sur des pieds formant corps avec la muraille.
La sacristie est la seule partie de l’édifice qui mérite l’attention car, selon toute apparence, elle est la chapelle de l’édifice ancien et forme le bras droit d’une croix latine. La sacristie ne communique plus avec la nef, que par une petite porte pratiquée en retrait de muraille. La fenêtre qui l'éclaire est conçue dans le style ogival flamboyant. La voute est divisée en quatre compartiments par autant de nervures ou voussures, prenant naissance à 3m du sol dans les encoignures et réunies au centre par une clef sans ornement. Le pavage enferme plusieurs pierres tombales portant, l’une la date de 1693, l’autre une inscription en caractères gothiques Pierre Chambly et une date effacée, la troisième en caractères romains Deviviez décédé en 1741 et la quatrième ci-git Estienne Lapie 1733.
Il est probable que l’église ancienne renfermait les sépultures des familles notables du lieu.
Avant 1789, Monthenault est une cure, 3 maisons, encore habitées aujourd’hui, servaient de presbytère.
Elle est détruite durant la Première Guerre Mondiale et reconstruite en béton armé en 1930.
L'église actuelle présente un plan sous la forme d'un T renversé. Le clocher à gauche et la chapelle des fonts à droite encadrent le narthex. Les vitraux, essentiellement bleus, sont l'œuvre du verrier Louis Barillet, grand prix des expositions de Notre-Dame de Paris en 1937 et de Bruxelles en 1958. Les décors intérieurs sont mis en forme par le peintre Eugène Chapleau, auteur de fresques religieuses. Les trois artistes, humanistes et visionnaires, confient la réalisation du bas-relief de l'entrée à des élèves de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts.
Les décors intérieurs sont inscrits au titre des Monuments Historiques en 2001.

 Evolution de la population 

Monthenault demo

 Nos ancêtres de Monthenault... 

Naissances/baptêmes :
BERTHE Pierre (sosa 1756G11) le 2 avril 1690.
BERTHE Marie Barbe (sosa 439G9) le 30 septembre 1744.
DESVINIER Elisabeth Barbe (sosa 3515G12) le 20 juin 1669.
DESVINIER Jean (sosa 7030G13) avant 1649.
GAGNEUX Marie Elisabeth Isabelle (sosa 1757G11) le 3 octobre 1689.
GAGNEUX Charles (sosa 3514G12) vers 1664.
GAGNEUX Jacques (sosa 7028G13) vers 1639.
PRUDHOMME Marguerite (sosa 7027G13) vers 1620. 

Unions :
BERTHE Jean Pierre (sosa 878G10) et NATTE Marie Françoise (sosa 879G10) avant septembre 1744.
BERTHE Pierre (sosa 1756G11) et GAGNEUX Marie Elisabeth Isabelle (sosa 1757G11) le 18 janvier 1716.
BERTHE Laurent (sosa 3512G12) et FRANCART Marguerite (sosa 3513G12) le 29 mai 1679.
GAGNEUX Charles (sosa 3514G12) et  DESVINIER Elisabeth Barbe (sosa 3515G12) le 3 octobre 1689.
LEROUX Pierre (sosa 438G9), 2ème mariage, avec BERTHE Marie Barbe (sosa 439G9) le 2 juin 1772.

Décès/inhumations :
BERTHE Jean Pierre (sosa 878G10) le 3 avril 1775. Il était maître tonnelier.
BERTHE Pierre (sosa 1756G11) le 30 mai 1741. Il était vigneron, manouvrier et tonnelier.
DELABOUR Marguerite (sosa 7025G13), épouse BERTHE, le 10 novembre 1684.
GAGNEUX Marie Elisabeth Isabelle (sosa 1757G11), épouse BERTHE, le 28 mars 1742.
GAGNEUX Charles (sosa 3514G12) le 28 avril 1709. Il était maréchal-ferrand.
GAGNEUX Jacques (sosa 7028G13) le 21 juillet 1697. Il était tonnelier, vigneron.
PRUDHOMME Marguerite (sosa 7027G13), épouse FRANCART, le 14 novembre 1687.

 Carte de Cassini 

Monthenault 02 cassini

 

 


 

Sources
Sites, blogs, photo, lectures :
Wikipedia. Mairie de Monthenault.

Date de dernière mise à jour : 29/09/2020