Aux pays de mes ancêtres

Bar-sur-Aube

 

Bar sur aube 10 adm

 

Bar sur aube 10 geoSituée dans des paysages vallonnés où ruisseaux et rivières courent à travers bois et vignobles, la petite ville de Bar-sur-Aube voit se dérouler tous les ans plusieurs foire comme la foire aux vins de Champagne en septembre qui se perpétue depuis le IXème siècle, ou la foire aux fromages en juin …
La ville est le premier producteur français de paille de chanvre et de nombreux produits dérivés y sont fabriqués.

Bar sur aube 10 blason Héraldique 

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Parti, au premier de gueules au bar d'argent, au second d'azur à la bande d'argent, accostée de deux cotices potencées et contre-potencées d'or ; au chef d'azur chargé de trois abeilles volant d'or.

Ce blason est celui du comté de Champagne. 

 Toponymie 

Segessera à l’époque romaine (Seges = moisson), BarrisiicaBarriscaBaro castellicastelli Baris.
Puis, Barrum super Albam en 1061, Castrum Barris montis en 1065, Barrense castrum et Barrense oppidum en 1097, Barrenses en 1102, Barrum castrum super Albam en 1104, Vetus castrum et villa Barrensis en 1149 avant de devenir Bar-sur-Aube vers 1200.

 Hydrographie 

Les rivières Aube et la Bresse sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

L'existence de Bar-sur-Aube remonte à l’Antiquité.
Primitivement, la ville est construite sur un éperon rocheux qui domine, elle est fortifiée en oppidum dès l’époque Celtique.
Un certain nombre de vestiges du Ier au IVème siècle, dont des villas, sont découvert dans la ville et dans les environs.
Vicus de la civitas des Lingons (1)Segessera fait partie, pendant le Haut-Empire romain, de la province de Gaule Belgique et est rattachée au Bas-Empire romain à la province de Lyonnaise Première.
La cité est située sur la voie romaine allant de Reims à Langres.
D'après la tradition orale, la ville est dévastée par les Huns d’Attila (395/453) dont l’action la plus connue est la décapitation de sainte Germaine (voir § « Chroniques communales »).
Après le partage du royaume de mon ancêtre Clovis (466/511) par ses fils, la ville fait partie de l'Austrasie.Charles ii dit le chauve
Sous mon ancêtre le roi Charles II dit le Chauve (823/877, portrait de droite), plusieurs variétés de monnaies, portant le nom de la ville, sont émises.
En 889, le roi Eudes (852/898) confirme au comte de Bar, la possession du castellum, le droit de battre monnaie et de tenir foire.
Dès 1114, les comtes abandonnent l'ancien château de la motte féodale pour faire bâtir leur résidence plus bas dans la vallée de l’Aube.
En 1284, Bar-sur-Aube et la Champagne sont réunies au Domaine Royal.
Au XIIIème siècle, la ville compte 3000 habitants.
En 1318, Philippe V dit le Long (1293/1322) vend la ville à l’évêque de Cambrai, Jacques de Croÿ (1436/1516), les habitants se rachètent et obtiennent que le roi ne puisse plus ni la vendre ni l'aliéner.
En 1314, le Traité de Bar-sur-Aube, traité de paix conditionnelle arbitré par le roi de Navarre, comte de Champagne et de Brie, futur roi de France Louis X dit Le Hutin (1289/1316), est signé entre le duc de Lorraine Ferry IV dit le Lutteur (1282/1329), le comte Édouard Ier de Bar (1295/1336), l'évêque de Metz Renaud de Bar (+1316), et le sire Henri Ier de Blâmont (1245/1331).
En 1380, les Anglais incendient la ville. Le prieuré et l’église échappent au désastre.
Charles viiEn 1440, après le Traité d'Arras, Alexandre de Bourbon, fils bâtard de Jean Ier de Bourbon (1381/1434) duc de Bourbon et comte du Forez, à la tête d’une colonne d’écorcheurs, se présente devant le roi Charles VII (1403/1461, portrait de gaucheà Bar-sur-Aube. Des paysans qui ont eu personnellement à souffrir de ses outrages viennent réclamer justice. Le roi fait arrêter le bâtard par le prévôt de la maréchaussée. Il est jugé et condamné à être cousu dans un sac et noyé dans la rivière. Il est jeté du haut du pont. Une chapelle expiatoire est élevée au centre du pont à sa mémoire par ses partisans.
En 1544, Charles de Habsbourg dit Charles Quint (1500/1558) assiège la ville de Saint-Dizier, les habitants des villages voisins se mettent sous sa protection.
La ville souffre de la peste en 1636..
La Révolution Française y est bien accueillie, les couvents disparaissent. La ville devient chef-lieu de district de 1790 à 1800.
En 1814, la ville est le théâtre d'une bataille à la fin de l'épopée napoléonienne (voir § suivant). Le roi de Prusse s’installe dans la ville.
En 1862 les fortifications sont démolies.
En 1911, la révolte des vignerons oppose les vignerons aubois aux négociants marnais (voir § suivant).

 Chroniques communales 

Sainte Germaine, patronne de la ville
Bar sur aube 10 la chapelle sainte germaine cpa2La tradition rapporte qu'Attila, lorsqu'il s'avance en 451 au cœur de la France, s’arrête au camp romain de Bar-sur-Aube, où vit la vierge Germaine, fille du peuple, remarquable par sa beauté et sa sagesse. Cette jeune fille sert l'eau aux maçons qui construisent une église sur la côte au moment de l'arrivée du chef des Huns. Lequel, touché par la beauté de Germaine, dépose son sceptre et sa couronne à ses pieds, et lui propose de l'épouser. Germaine qui a fait voeu de chasteté, refuse de s'asseoir sur le trône du guerrier barbare. Indigné, il fait trancher la tête à la jeune fille. Apprenant l’événement, le prêtre descend avec quelques fidèles. Ils la recueillent et l’ensevelissent dans la basilique.
Elle est par la suite canonisée et donne son nom à la montagne.
En 1793, quelques jeunes gens brûlent ses reliques conservées dans l’église Saint-Maclou. Le curé de Fontaine averti à temps sauve quelques-uns de ses restes : un os du bras et deux ossements aujourd’hui toujours conservés dans l’église.
Une chapelle est érigée sur la colline pour honorer sa mémoire.

La Bataille de Bar-sur-Aube
Cette bataille a lieu en 1814 entre les armées françaises et autrichiennes.
Marechal macdonaldKarl philipp de schwarzenbergLes Français sont commandés par le général Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald (1765/1840, portrait de gauche), alors que l’armée de Bohême, les Autrichiens et leurs alliés bavarois et russes, sont sous les ordres du maréchal-comte Karl Philipp de Schwarzenberg (1771/1820, portrait de droite).
Le corps d’armée russe du général Louis Adolphe Pierre de Wittgenstein (1769/1843), renforcé par une division autrichienne, engage les lignes françaises à l’Est de l’Aube tandis que le corps bavaro-autrichien du feld-maréchal Carl Philipp Joseph Von Wrede (1769/1838) attaque la ville de Bar-sur-Aube.
Les troupes françaises ne résistent pas à l’assaut russo-autrichien mais parviennent à évacuer la majorité des hommes par le pont de Dolancourt. Dans la nuit, les troupes russes font tirer l’artillerie montée sur les français qui, désorganisés, se replient et prennent la fuite. Quelques soldats tentent de traverser la rivière à la nage, nombre d’entre eux se noient et beaucoup sont fait prisonniers.
Les Bavarois quant à eux donnent l’assaut à la ville mais se heurtent à une résistance farouche des défenseurs. Ils parviennent toutefois au bout de combats acharnés à prendre une des portes de la ville, la porte Saint-Michel, et à l’ouvrir, permettant ainsi aux troupes coalisées de pénétrer. Un combat féroce s’engage. Quand la nouvelle du repli des troupes françaises en dehors de la ville est connue la garnison entame également un repli et les soldats français doivent se rendre. C’est le début d’une occupation ou pillages, vols et viols, et destructions sont monnaie courante. les habitants sont horriblement maltraités par des ennemis qui, ayant trouvée les caves remplies de vin, sont presque toujours en état d’ivresse.
La ville de Bar-sur-Aube subit de lourds dégâts, les rues sont ravagées.
La bataille se termine sur une victoire de la coalition.

1911, la révolte des vignerons
Le président du Conseil déclare que la délimitation du vignoble de Champagne est faite et bien faite, provoquant la colère des viticulteurs aubois.
Gaston cheqA Bar-sur-Aube, Gaston Cheq (1866/1937, portrait de droite) conduit le comité d’organisation et prend la tête du cortège, suivi par les femmes en tenue de travail puis par les hommes en habit du dimanche. Les manifestants brandissent des pancartes rappelant leurs villages d'origine, intitulant leur délégation le bataillon de fer, et agitent, face à la troupe à cheval, autant de drapeaux rouges que de drapeaux tricolores.
Tout comme dans le Languedoc, les photographes prennent des clichés pour éditer des cartes postales généralement favorables aux manifestants qualifiés de mutins.
Le gouvernement doit céder et abroger le décret.
À Bar-sur-Aube, une statue est élevée à la mémoire de Gaston Cheq qui atteste toujours de l'importance de cette révolte dans l’histoire régionale afin que les vignobles aubois conservent l'appellation Champagne.

Les foires
Grâce à la politique des comtes de Champagne, la ville prend une grande importance. Bar est le siège d'une des six foires de Champagne, où les commerçants des Flandres et d'Italie s'échangent épices d'Orient, soie, textiles et produits bruts venus du Nord de l'Europe.
Thibaut iv de bloisLe comte de Champagne, Thibaut IV de Blois (1090/1152, portrait de gauche), établit des règlements de foire à travers des chartes et parvient à faire respecter son sauf-conduit au-delà des frontières de son comté.
En 1160, la foire de Bar-sur-Aube se déroule sur deux semaines, de la troisième semaine de carême à la quatrième incluse. En 1170, devant son importance, une troisième semaine est ajoutée, en 1250 elle s’étale sur 28 jours. Les intervenants sont présents de nombreux jours supplémentaires pour le règlement des démarches administratives et commerciales. Certaines corporations s’investissent financièrement dans la ville pour des actions régulières : achats de halles, de maisons … Elles attirent aussi des métiers dérivés comme des banquiers comme la Famille Anguissoli qui laisse son nom à la rue des Angoisselles, des changeurs...
L’unité de poids, le marc de Troyes, apparaît en 1147 et est bientôt adopté à Paris. La monnaie des foires, le denier provinois circule assez loin pour servir de référence jusqu'en Italie. L'once troy reste encore aujourd'hui la référence de masse mondiale pour les métaux précieux.

Les seigneurs et gens de la noblesse

La ville a ses comtes particuliers sous le règne des premiers rois capétiens (voir tableau « Mes ancêtres ») ; Ils sont chargés d'administrer le pagus, sous la suzeraineté de l'évêque de Langres. Le dernier de ces comtes particulier est :

Simon de Valois (1048/1082) également comte d’Amiens, de Vexin, de Crépy et de Valois, fils de Raoul IV de Péronne (1021/1074) et de mon ancêtre Adélaïde de Bar-sur-Aube (1013/1054). Elevé à la Cour de Guillaume le Conquérant (1027/1087), il hérite du titre de comte de Bar-sur-Aube à la mort de sa mère en 1054, puis des titres de son père en 1074, ce qui porte ombrage au roi, Philippe Ier (1052/1108). Une guerre s'ensuit et il tient tête durant 3 ans au roi de France. Tandis que les troupes du roi ravagent le Valois, ses troupes dévastent les terres royales.
Il renonce à cette guerre sur les conseils du pape Ildebrando Aldobrandeschi de Soana dit Grégoire VII (1015/1085) et épouse Judith d’Auvergne en 1075, fille du comte d'Auvergne. En accord avec elle, il remet ses domaines à sa sœur, la comtesse de Vermandois, et le couple entre dans la vie religieuse.
En 1077, le roi s'empare du Vexin français. Simon se retire au monastère de Condat, puis, jugeant que la discipline n'y est pas suffisamment respectée, s'établit avec quelques compagnons près de la source du Doubs, au milieu des bois. Il construit un ermitage dont une maison accommodée aux usages de la vie monastique et aux besoins de la vie agricole. L'ermitage subsiste et se transforme au XIIème siècle en un petit prieuré rural dépendant de Saint-Oyend de Joux. Malgré les rudes conditions climatiques, quelques paysans s'installent et fondent le village de Mouthe (Doubs). Il est à l'origine de l'établissement de nombreux prieurés entre 1075 et 1082, avec l'accord de Reynard 52ème évêque de Langres : Sainte-Germaine, Saint-Pierre à Bar-sur-Aube, à Laferté, à Sylvarouvres, à Latrecey, à Saint-Léger-sous-Brienne, à Cunfin, à Montier-en-l'Isle et à Sermoise.
Il part en pèlerinage en Terre Sainte, puis à Rome où il est atteint de la maladie qui le conduit à la mort. Il reçoit les sacrements de l'Église de la main du pape Grégoire VII. Il est béatifié. Sa statue qui domine le village de Mouthe est inaugurée en 1934 et une relique (un os de son bras) est toujours conservée à Mouthe.
Bar-sur-Aube et la Champagne sont réunies au Domaine Royal à la suite du mariage en 1284 de Jeanne de Navarre (1273/1305), héritière du comté de Champagne, et du roi Philippe IV dit le Bel (1268/1314). 

 Patrimoine 

La Motte féodale, premier endroit où se trouve le château construit au IXème siècle par mes ancêtres les comtes de Bar-sur-Aube. C'est une des rares mottes féodales qui existe encore en France.

L’oppidum de Sainte-Germaine attribué aux Lingons (2), petit oppidum de 10 ha de type éperon barré.
Une seconde fortification à l'intérieur isole la partie Nord du site.
Quelques découvertes lors de fouilles permettent de supposer l'existence d'une ou plusieurs nécropoles et d'un atelier monétaire, une matrice monétaire à légende Togirix, monnaie attribuée aux Séquanes (3), y est retrouvée.
Sous la ville actuelle, se trouvent des vestiges attribués à la ville de Segessera, mentionnée sur la Table de Peutinger (voir).
L’oppidum est inscrit au titre des Monuments Historiques en 1980.

L’Hôtel de Ville dans l’ancien couvent des Ursulines ou ces dernières s’installent en 1634.
Confisqué lors de la Révolution Française de 1789, une partie est démolie, l'autre utilisé comme prison. En 1814, les prisonniers y mettent le feu. Il est restauré et utilisé depuis comme Mairie.
Il est inscrit au titre des Monuments Historiques en 1972.

L’Hôtel de Sous-Préfecture est l’ancien grenier à sel de la ville. Il est inscrit au titre des Monuments Historiques en 1930.

L’Hôtel des comtes de Brienne est édifié au cours du quatrième quart du XVème siècle. Engelbert Ier (875/969) est le 1er comte de Brienne en 968.
L’édifice est inscrit au titre des Monuments Historiques en 1972.

Le château du Jard est une demeure classique bâtie à la fin du XVIIIème siècle.
Après la Révolution, la ville de Bar-sur-Aube est le théâtre d’une bataille entre Napoléon et les armées coalisées, ces dernières pillent et établissent leur QG dans le château.
Il abrite de grandes figures historiques, comme Alexandre Pavlovitch Romanov, tsar Alexandre Ier de Russie (1777/1825), et Frédéric Guillaume III, roi de Prusse (1770/1840) y résident en 1814. En 1915, à la veille de la bataille de la Marne, le général Joseph Joffre (1852/1931) y demeure.
Vers la fin de la seconde Guerre Mondiale, le château est le théâtre d’une prise d’otages : en août 1944 des notables de la ville sont détenus dans le château par les troupes SS. Ils sont libérés grâce à l’arrivée des troupes américaines dans la ville.
Ce château est aujourd’hui une propriété privée.

Le Petit-Clairvaux ou cellier des moines, est situé dans la rue de l’Epicerie proche de l’Eglise Saint-Pierre. L’abbaye de Clairvaux possède dans la ville plusieurs maisons pour loger les moines de l’abbaye de passage mais aussi les officiers qui gèrent les biens de celle-ci.
Le bâtiment abrite également une forge nommée Fourneaux des Dhuits dont il reste aujourd’hui une cave du XIIème siècle, voûtée sur ogives de deux nefs à trois travées.
De nos jours, ce lieu est un restaurant Le cellier aux moines.
L’édifice est inscrit au titre des Monuments Historiques en 1972.

L’Hôtel des Gouverneurs a brûlé il y a une vingtaine d’années. Les voûtes de style gothique et les colonnes de la cave datent du XIIème siècle. La croisée d’ogives possède un arc en plein cintre, deux voutes qui se croisent prennent appui sur des colonnes et de chaque côté des arcs doubleaux avec un arc brisé.

La Maison des trois tours, construite dans la seconde moitié du XVIème siècle, est inscrite au titre des Monuments Historiques en 1983.

D’autres maisons ou immeubles anciens de la ville sont classés aux Monuments Historiques.

La chapelle Saint-Jean et la commanderie hospitalière sont fondées au XIIème siècle.
En 1190, le comte Henri II de Champagne fait une donation aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, avant de s’embarquer à Marseille pour la croisade. Ce don doit leur permettre de bâtir une chapelle et une maison. Il charge sa mère, la comtesse Marie d’en assurer la mise en œuvre.
La Commanderie est sous la dépendance de la puissante Commanderie de Thors et sert de relais entre celles d’Armentières et de Vitry-le-Croisé.
La chapelle Saint-Jean en est le dernier vestige. Elle se compose de deux travées voûtées. Dans le cimetière attenant sont enterrés les morts de la peste de 1636. Des deux fenêtres qui ouvrent sur la rue, l’une est de la fin du XIIème siècle et l’autre du XIIIème siècle.
De nos jours, elle est reconvertie en maison d’habitation.

L’église Saint-Pierre est fondée par mon ancêtre Nocher Ier de Bar-sur-Aube (930/1003) et son épouse Adélaïde de Vermandois.   
Elle est unie au Chapitre Saint-Maclou en 1378.
Les chapelles sont du XVIème siècle, les voûtes de l’abside et du chœur du XIXème siècle.
Le clocher est frappé par la foudre en 1706, fortement abimé et les 7 cloches détruites.
Elle est connue pour son Halloy, galerie de bois qui sert d’abri aux marchands pendant les foires.
L’orgue provient de l'abbaye de Remiremont. Le Maître-autel provient de l’abbaye de Clairvaux et est en marbre brun et marbre blanc veiné.
Elle abrite un ensemble de dalles funéraires : Jean Tautant, Jean Joseph dit Barbillion, Anthoine Delaborde et Nicole Nolin du XVème siècle ; Claude Paris et Pierre Floriot du XVIème siècle.

L’église Saint-Maclou construite en grande partie au XIIème siècle.
Son clocher est le seul vestige du château des comtes de Champagne, qui est détruit après la Ligue sur ordre du roi Henri IV (1553/1610).
Le chevet et les chapelles absidiales sont rebâtis entre le XIIIème et le XVIème siècle ; la façade occidentale au XVIIIème siècle.
L'édifice est entièrement réaménagé au XIXème siècle.
Victime collatérale des bombardements du pont voisin, l'église est désaffectée en 1944 puis fermée définitivement en 1954. Elle est actuellement en cours de restauration.
Elle est classée aux Monuments Historiques en 1870.

Il y avait autrefois 4 prieurés à Bar-sur-Aube :

Le prieuré Saint-Maclou.

L'abbaye Saint-Nicolas, hôpital au début du XIIème siècle. Son cimetière est consacré par l’évêque de Langres sur une demande du pape Gregorio Papareschi dit Innocent II (+1143). Le comte Thibaut IV de Champagne (1201/1253) et l’évêque de Langres, Robert de Thourotte (+1246) en font une abbaye féminine. En 1436, l’évêque de Langres, Philippe de Vienne (+1453) modifie la structure pour en faire un prieuré masculin sous la tutelle du Val-des-écoliers de Laon. En 1673, tous les bâtiments comme maladrerie, léproserie... sont réunis.
Le prieuré-hospice est supprimé en 1734 et est lentement démantelé par ses prieurs.

Le prieuré Sainte-Germaine dépend de l'abbaye de Saint-Claude (Jura) et est nommé pour la première fois dans une donation faite par la comtesse de Bar, mon ancêtre la comtesse Adélaïde de Bar-sur-Aube (1013/1054).
Le prieuré a son siège en l'église Sainte-Germaine.

Le prieuré Saint-Pierre dépend de l'abbaye de Saint-Claude est connu dès 1149.
Trois portes en pierre : la porte charretière du XVIIIème siècle donne accès à la cour commune ; la porte à bossages du XVIIème siècle donne accès à un bâtiment ; la porte à colonnes ioniques du XVIème siècle se trouve dans le fond de la cour.
Ses éléments sont classés au titre des Monuments Historiques en 1965.

Les tanneries Breton-Cordier installées le long de l’Aube, sous le Second Empire, ne semblent pas avoir prolongé leur activité au-delà du XIXème siècle. Un des bâtiments porte la mention suinterie Garnier-Cousin, qui atteste d’une réutilisation ultérieure du site.
Ces bâtiments sont aujourd’hui maison d’habitation.

Le Moulin des Marcasselles ou Moulin du Haut est construit au XIIème siècle, il existe aussi un moulin dit du bas en peu plus en aval.

Le petit canal de la Dhuys, rempli d'eau, joue le rôle de douves de la ville fortifiée au Moyen-Age. On peut encore deviner l'entrée fortifiée de la ville avec le reste d'une tour.

Le pont d’Aube actuel date de 1950. Auparavant, un pont en bois est construit en 1359 puis un pont en pierre à partir du XVIème siècle.

 Personnages liés à la commune 

Bertrand de Bar-sur-Aube (XIIIème siècle) trouvère  et poète champenois qui a écrit en ancien français un certain nombre de chansons de geste.

Gaston bachelard 1884 1962Gaston Louis Pierre Bachelard (1884/1962, portrait 1 de gauche), philosophe des sciences, de la poésie et du temps, l'un des principaux représentants de l'Ecole Française d'Epistémologie Historique. Il est né à Bar-sur-Aube où il est inhumé.

Armand beauvaisPaul Armand Francis Beauvais (1840/1911, portrait 1 de droite), artiste peintre, graveur et lithographe. Il est né à Bar-sur-Aube. Fils d’un avoué de Romorantin ayant fait fortune, Armand Beauvais vit de ses rentes toute sa vie et n’a pas besoin de vendre sa peinture. Il est l'élève de Louis Rémy Eugène Desjobert (1817/1863) et de Jean-Léon Gérôme (1824/1904) et médaillé au Salon des Artistes Français en 1882 et 1890, à l'Exposition Universelle de 1889 et à celle de 1900. Sa peinture est inspirée par les scènes rurales du Berry mais aussi du Cotentin et de la région du lac d'Annecy.

Jacques claude beugnotJacques Claude Beugnot (1761/1835, portrait 2 de gauche), comte d'Empire, né à Bar-le-Duc. Avant la Révolution, il est lieutenant-général du présidial de Bar-sur-Aube. En 1790, il devient procureur-général syndic du nouveau département de l'Aube, et est élu à l'Assemblée législative en 1791 où il siège et fréquente Danton. En 1792, il propose un décret d'accusation contre les journalistes incendiaires, qui amène l'arrestation de Marat et de l'abbé Royou, ce qui lui vaut la haine des Jacobins. Il est arrêté et emprisonné en 1793, d'abord à la Conciergerie puis à La Force  d'où il ne sort qu'après la chute de Robespierre.
Il entre en relation avec la Famille Bonaparte et, devient conseiller du ministre de l’Intérieur, Lucien Bonaparte. En 1807, il nommé ministre des finances de Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie, puis administrateur du grand-duché de Berg, chevalier de l'Empire, officier de la Légion d'honneur et comte de l'Empire, le 24 février 1810. Il proposa le conseiller von Bülow pour lui succéder au ministère des Finances de Westphalie.
De retour en France, en 1813, il devient préfet de Lille, ministre de l'intérieur du gouvernement provisoire, directeur général de la police puis ministre de la marine alors que Napoléon Bonaparte rentre de l'île d'Elbe et ministre d’Etat. Elu député de la Seine-Inférieure en 1816, il est directeur général de la Caisse d'Amortissement.
En 1830, il est fait Pair de France par le roi Charles Philippe de France dit Charles X (1757/1836) confirmé par le roi Louis Philippe Ier (1773/1850) après la Révolution de Juillet.

Charlemagne Émile de Maupas (1818/1888), préfet de police de Paris, est né à Bar-sur-Aube.
Avec les ducs Charles Auguste Louis Joseph de Morny (1811/1865), Jean Gilbert Victor Fialin de Persigny, (1808/1872) et le maréchal Armand Jacques Achille Leroy de Saint-Arnaud (1798/1854), il est lun des artisans du coup d'État du 2 décembre 1851, organisateur des forces de police et militaires parisiennes, pour le compte de Charles Louis Napoléon Bonaparte (1808/1873), futur Napoléon III.

Jacques sevestre 1908 1940Jacques Sevestre (1908/1940, portrait 2 de droite), commandant en second du sous-marin Narval, est né à Bar-sur-Aube.
Il entre à l'Ecole navale en 1927, aspirant de marine en 1928, et enseigne de vaisseau de 2ème classe en 1929. Il sert sur le Edgar Quinet et sur le Provence avant d'être affecté sur le torpilleur Sénégalais, le contre-torpilleur Bison et le torpilleur d’escadre Touareg.
En 1931, il est promu enseigne de vaisseau de 1ère classe et il est muté deux ans à Toulon en qualité d'instructeur.
Lieutenant de vaisseau en 1937, il embarque en qualité de commandant en second sur le sous-marin Narval. En 1939, il opère en Méditerranée orientale. En juin 1940, il se trouve en Tunisie, basé à Sousse. Au moment de l'armistice, le Narval est l'un des rares bâtiments de guerre français à rallier immédiatement le général de Gaulle. Il rejoint Malte et joue un rôle déterminant dans le ralliement du Narval et de ses hommes à la France Libre.
En 1940, au cours d'une patrouille dans le golfe de Sfax, il est coulé corps et biens. Il disparaît avec son bâtiment. Il est alors promu capitaine de corvette à titre posthume.

 Evolution de la population 

Bar sur aube 10 demo

 Hameaux, lieux dits, faubourgs et écarts 

En 1837, on trouve au cadastre les faubourgs d'Arsonval, Saint-Nicolas, Notre-Dame et d'Aube, Beauvoir, la Bergerie, le Calvaire, le Cellier, le Chalet, Chauvelet, le Moulin du Château du Bas et du Haut, Château-Gaillard, Châtelet, Chauffourt, Coquerillon, Coucelange, la Doué, la Folie, les Gravières, le Heaume, Marcassel, Mathaux, Ormont, les ponts Rouge et aux Moines, Sainte-Germaine, Saint-Esprit, Abbaye Saint-Nicolas, le Temple, Val-de-Thors, Val-Richard, Vaudemont, Voie-Neuve.

 Mes ancêtres de la noblesse de Bar-sur-Aube ... 

Bar sur aube 10 ancetres 1Bar sur aube 10 ancetres 2

 Carte de Cassini 

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Notes :
(1) Les Lingons sont une population protohistorique ayant constitué l'un des plus anciens peuples gaulois. Leur histoire, en tant que peuple, est directement liée aux cultures successives de Hallstatt et de la Tène ; elle s'achève avec le déclin de l'Empire romain d'Occident. Période IVème siècle avant J.-C.

(2) Les Séquanes sont un peuple gaulois établi à l'Est de la Gaule, sur le versant Ouest du Jura, particulièrement connu à travers les écrits de Jules César. Age du Fer-Période gallo-romaine.

 


 

Sources
Sites, livres et/ou photo :
Wikipedia, Monumentum.

Date de dernière mise à jour : 27/02/2020