Aux pays de mes ancêtres

Menton (06)

 

Menton 06 adm

 

La ville, station touristique de la Côte d’Azur, est située à la frontière franco-italienne, à 11Kms de la ville italienne de Vintimille et à 7Kms de la Principauté de Monaco.
Elle est surnommée la Perle de la France. Menton 06 geoCette appellation est due au géographe libertaire Jacques Élisée Reclus (1830/1905) dans sa Géographie Universelle.
La ville, ouverte sur la mer Méditerranée, se trouve sur une zone de sismicité moyenne, classée 4 en 2011, la plus forte en France métropolitaine.
Elle est jumelée avec : Baden-Baden (Allemagne) en 1962 ; Montreux (Suisse) en 1953, Namur (Belgique) en 1958, Nauplie (Grèce) depuis 1966, Noordwijk  (Pays-Bas) en 1953 ; Sotchi (Russie) en 1966 ; Valence (Espagne) en 1982.
Menton est classée 4 Fleurs depuis plusieurs années au Concours des Villes et Villages Fleuris et lauréate du Grand Prix National du Fleurissement dépuis 1990.

 Hydrographie 

Menton est à l'embouchure de quatre petits fleuves côtiers : le Gorbio à l'Ouest, qui est aussi à la limite avec Roquebrune-Cap-Martin ; le Borrigo canalisé et recouvert ; le Careï, qui a une zone d'activités en haut de sa vallée et a son embouchure sous le casino ; le Fossan, qui passe dans la vieille ville, et se jette à l'Ouest du Bastion.
Ces quatre fleuves côtiers donnent leur nom à quatre vallées auxquelles s’ajoute la vallée des Castagnins. La ville est aussi le départ vers les vallées de la Roya et de la Bévéra. L'eau courante arrive à Menton en 1779.

 Toponymie 

Mentonum en 1262.
Du préceltique men-t- = rocher, suivi du suffixe -onem. 
Il est possible aussi que le nom de la ville vienne de Mons Ottonis d'Otton II, comte de Vintimille de 1162 à 1200.

Menton 06 blason Héraldique 

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Parti : au 1er d'azur à Saint-Michel Archange le bras dextre levé tenant un glaive, la pointe en bas, la senestre tenant une balance, terrassant le démon armé de sa fourche, le tout d'or ; au 2ème d'argent au citronnier au naturel fruité d'or posé entre deux monts de sinople, le tout soutenu d'une mer d'azur mouvant de la pointe et au comble du même chargé de trois étoiles d'argent et au franc-canton senestre de gueules chargé de la lettre capitale F d'or.

La devise de la ville est : Artium Civitas – Cité des Arts. Elle est placée à l’entrée de l’Hôtel de Ville.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

Les fouilles des grottes de Balzi Rossi du hameau de Grimaldi, à la frontière italienne, attestent une présence humaine dès le Paléolithique supérieur (voir lien Echelle des Temps).
L’ancienne voie romaine reliant Nice-Vintimille-Rome, la via Julia Augusta, devait traverser la ville et pouvait suivre la rue Longue, mais aucune trace archéologique n’a jamais été identifiée.
La zone côtière n'est pratiquement pas habitée aux Xème et XIème siècles.
Le Comté de Vintimille, mentionné pour la première fois en 962, s'étend sur le bassin de la Roya et de la Bévéra et englobe le bassin de la Nervia jusqu'au Capo Nero (Sanremo) et celui du Careï et des vallons adjacents jusqu'au mont Agel inclus. Cette limite est ancienne puisque l’empereur Auguste (-63/14) y fait élevé le Trophée de La Turbie. Le comte de Vintimille fonde plusieurs implantations côtières, peuplées par des habitants de l'arrière-pays.
La première mention de la seigneurie de Menton date de 1262. A la fin du XIème siècle, la petite cité de Puypin est bâtie au sommet de la colline, qui sépare les vallées du Careï et du Borrigo. Les premiers mentonnais s’installent. Le château appartient à un génois, Guillaume Vento, par le Traité passé entre le roi de Naples et de Sicile, Charles d’Anjou (1227/1285) et la ville de Gènes.
En 1311, une première église Saint-Michel est mentionnée.
Charles de grimaldiÀ partir de 1316, Puypin laisse place à une nouvelle ville, plus proche du rivage. De ce site originel ne subsiste qu’une chapelle dédiée à Notre-Dame de l'Annonciade dont s’occupe les moines Capucins, puis les sœurs. En 2012, par manque d'argent la congrégation décide de vendre et en 2013 la commune de Menton rachète ce monastère.
La seigneurie de Menton est acquise en 1346 par Charles Grimaldi (+1357, portrait 1 de droite) premier seigneur de Monaco, après des conflits entre Guelfes et Gibelins (1), ayant abouti à la partition définitive du Comté de Vintimille.
En 1619, Le premier prince de Monaco, Honoré II (1597/1662) qui a son palais rue Longue, fait construire le bastion afin de protéger la ville.
Honore iii de monacoEn 1620, la Basilique Saint-Michel-Archange est mentionnée.
En 1757, Honoré Camille Léonor Grimaldi de Goyon de Matignon, prince Honoré III de Monaco (1720/1795, portrait 1 de gauche) y épouse Marie Catherine Brignole (1737/1813), fille de sa maîtresse, dont il se sépare en 1770. 
La ville est annexée à la France durant la Révolution Française et le Premier Empire et fait alors partie du premier département des Alpes-Maritimes de 1793 à 1814 et de l’arrondissement de Sanremo.
La principauté de Monaco est reconstituée en 1814 et passe en 1815 sous le protectorat des rois de Sardaigne et les princes doivent rendre l’hommage féodal pour Menton mais non pour Monaco.Florestan ier de monaco
En 1848, Menton et Roquebrune font sécession de la Principauté de Monaco ou le prince Florestan Ier de Monaco (1785/1856, portrait 2 de droite) s’obstine à percevoir une taxe sur l'exportation des citrons, principale ressource de la ville. Les deux cités se constituent en Villes libres, demande la Charles iii de monacoprotection du Royaume de Sardaigne et sont administrées de fait par la Maison de Savoie.
En 1860, elles choisissent le rattachement à la France et Charles III de Monaco (1818/1889, portrait 2 de gauche) abandonne ses droits sur la ville à Charles Louis Napoléon Bonaparte, l’empereur Napoléon III (1808/1873) qui paye un dédommagement d’un montant de 4 millions de francs au prince. Menton est alors rattachée au département des Alpes-Maritimes.
En 1869, la gare ferroviaire est mise en service par la Compagnie des Chemins de Fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM).
Du Second Empire à la Grande Guerre, la haute société internationale prend ses quartiers d'hiver dans les palaces de Menton pour y jouir d'un éternel printemps.
En 1912, la ligne de tramway Menton-Sospel est inaugurée.
En 1928, a lieu la première Fête des Citrons (voir § Chroniques Communales).
En 1940, les deux tiers du territoire de la commune sont annexés à l’Italie de l’été 1940 jusqu’au 8 septembre 1943. L'évacuation des habitants français est organisée dès le 25 mai 1940 d'abord vers Antibes et Cannes, puis vers les Pyrénées-Orientales, les 15700 mentonnais sont répartis entre 83 communes, la mairie s'installant à Prades.
Dès le 24 juin, les Italiens occupent Menton qui devient Mentone, notamment par le changement des panneaux de signalisation. À partir de septembre 1943, la ville est occupée par les Allemands jusqu’à leur départ. Menton est libéré le 6 septembre 1944 mais subit encore, pendant 228 jours, les bombardements de l'armée allemande retranchée autour du massif de l'Authion.
A la fin de la guerre, 75% des immeubles sont endommagés dont 10% sont complètement détruits.

Seigneurs et gens de la noblesse

La Convention d’Aix de 1262 (2) reconnait Puypin et Menton, possessions de Guillaume Vento.
Son fils, Manuel de Vento, donne à la cité ses premiers statuts. Il vend la seigneurie en 1346 à Charles Grimaldi de Monaco (+1357).
Menton demeure entre les mains de la Famille Grimaldi jusqu’en 1848.

La Famille GrimaldiRainier grimaldi 1er seigneur de monaco
En 1297, François Grimaldi dit Le Rusé, du parti guelfe, chassé de Gênes, s’empare par ruse au nom de son cousin Rainier Grimaldi (1267/1314, portrait 1 de droite) de la forteresse génoise de Monaco. Ce dernier, premier seigneur de Monaco, construit une flotte de galères et devient amiral de mon ancêtre le roi Philippe IV dit le Bel (1268/1314). Il est l’ancêtre de la Maison.
- 1ère occupation génoise de 1301 à 1331.
Sont ensuite co-seigneurs de Monaco : Charles Ier Grimaldi de Monaco (+1357) fils du précédent, diplomate habile qui sert le comte de Provence, Robert Antoine ier de monacod’Anjou (1277/1343), mais maintient féodalement la suzeraineté génoise. Seigneur régalien de Monaco en 1342, il institue le droit de mer, avantageux péage et acquiert Menton à la Famille Vento en 1346 ; Antoine Ier Grimaldi de Monaco (+1358, portrait de gauche) frère de Rainier Ier ; Gabriel Grimaldi de Monaco, fils de Charles Ier ; Rainier II Grimaldi de Monaco (1350/1407) fils de Charles Ier, qui cède Monaco à Gênes en 1357.
- 2ème occupation génoise de 1357 à 1395.
Puis gouvernent ensemble en 1395 : Louis Grimaldi de Monaco (+1402) ; frère de Rainier II ; Jean Ier Grimaldi de Monaco (1382/1454) fils de Rainier II, qui devient un condottiere recherché et guerroie à Constantinople.
- 3ème occupation génoise de 1395 à 1397.
Retour de Louis Grimaldi de Monaco.
- 4ème occupation génoise de 1402 à 1419.
De nouveau Jean Ier Grimaldi de Monaco avec ses deux frères Antoine II Grimaldi de Monaco (+1427) et Ambroise Grimaldi de Monaco (+1433) puis Jean Ier seul de 1427 à 1436.
- Occupation milanaise, avec Philippe Marie Visconti (1392/1447) duc de Milan, en 1436.
Retour de Jean Ier Grimaldi de Monaco ; Catalan Grimaldi de Monaco (1422/1457), son fils, qui laisse en mourant une fille, Claudine de Monaco (1451/1515) qui épouse son lointain cousin Lambert Grimaldi (1420/1494), qui exerce le pouvoir durant 36 ans et assure l’indépendance de Monaco ;  Jean II Grimaldi de Monaco (1468/1505), fils du précédent, qui a édifié le château de Menton et qui meurt assassiné par son frère Lucien, lui-même assassiné par son neveu Barthélémy Doria en 1523 ; Lucien Grimaldi de Monaco (1481/1523) frère du précédent qu’il a assassiné pour prendre son titre.
- Le Traité de Burgos fait de Monaco un fief impérial négocié à Tortesilas en 1524, alliant Monaco à l’Empire.  Monaco passe alors sous protectorat espagnol de 1525 à 1641.
Honoré Ier Grimaldi de Monaco (1522/1581), fils du précédent, est seigneur de Monaco, Charles de Habsbourg dit Charles Quint (1500/1558) lui donne les titres de marquis de Campagne et comte de Canossa et les terres de Monteverdi, Terliz, Carignon, Ripacandida, Honoré I suit Charles Quint avec les deux galères armées par les Grimaldi commandées par des Mentonnais la Patrona et la Capitana, il combat les Turcs, part à l’assaut de Tunis, participe à l’offensive navale contre le corsaire Khayr ad-Din Barberousse (1466/1546), à la défense de l’île de Malte assiégée par Soliman et à la bataille de Lépante en 1571 ; puis suivent de père en fils, Charles II Grimaldi de Monaco (1555/1589) ; Hercule Ier Grimaldi de Monaco (1562/1604) théologien, lettré, valeureux, meurt poignardé.
Honore ii de monacoPuis les seigneurs deviennent Prince avec :
Honoré II Grimaldi de Monaco (1604/1662, portrait 2 de gauche), fils du précédent, subit la longue occupation oppressive espagnole qui dure 116 ans de 1525 à 1641. Une secrète entente avec le roi Louis XIII dit Le Juste (1601/1643) vaut à Monaco le protectorat de la France avec le traité de Péronne de 1641. Honoré est l’habile auteur d’un coup de maître contre les Espagnols qui libére Monaco de leur tutelle. Le prince est comblé de bienfaits par Louis XIII qui le nomme duc de Valentinois, pair de France, marquis des Baux, comte de Carledez, baron de Buis et de Calvinet, seigneur de Saint-Rémy et chevalier des Ordres du Roi. Honoré fait construire à Menton le bastion, l’église Saint-Michel et édifie, rue Longue, le palais princier avec les débris du château. Louis ier de monaco
Louis Ier Grimaldi de Monaco (1642/1701, portrait 2 de droite), petit-fils du précédent fils de son fils Ercole Grimaldi,  se distingue à 19 ans dans la flotte franco-hollandaise contre les Anglais et par ailleurs, défraye les chroniques galantes ; Antoine Ier Grimaldi de Monaco (1661/1731), son fils aîné, lui succède, il est particulièrement populaire, prince artiste, mélomane, musicien, il fait bâtir une maison de campagne, le Palais Carnolès ; sa fille Louise Hippolyte Grimaldi de Monaco (1697/1731) fait passer la Principauté de Monaco des Grimaldi aux Matignon en épousant Jacques de Goyon Matignon qui est prince de Monaco sous le nom de Jacques Ier de Monaco (1689/1751) ; Honoré III Grimaldi de Monaco (1720/1795), fils ainé du précédent, colonel d’infanterie, prend part à la bataille de Fontenoy et plante un laurier à Carnolès pour perpétuer le souvenir de cette bataille. Déchu, sous la Révolution Française, il est arrêté puis remis en liberté. Il meurt après 61 ans de règne.
En 1814, avec le Traité de Paris, le fils aîné du précédent, Honoré IV Grimaldi de Monaco (1758/1819) retrouve ses Etats mais atteint du haut mal (épilepsie), il nomme son frère, Joseph, administrateur de la Principauté qui cède un peu plus tard le pouvoir au fils du précédent, Honoré V de Monaco (1778/1841) prince héréditaire.
- La Principauté passe sous la protection du Piémont.
Florestan Ier Grimaldi de Monaco (1785/1856), frère du prince héréditaire, accorde une charte à ses sujets en 1848, mais ses imprudences engendrent des troubles. 
- Sous son règne, Menton et Roquebrune sont occupées par le Gouvernement de Savoie-Sardaigne à la requête de ces deux villes libres révoltées.
Charles III de Monaco (1856/1889) succède à son père
- Menton et Roquebrune sont rattachées à la France en 1862.

 Chroniques communales 

La Fête des Citrons 
La reine victoriaEn 1875, des hôteliers proposent à la municipalité de créer un défilé carnavalesque pour animer la ville en hiver. Dès 1876, le carnaval obtient un grand succès auprès des habitants de la ville et des hivernants. Rois, princes et artistes fréquentent les palaces mentonnais ou se font construire des villas.
En 1882, la reine d’Angleterre, Victoria (1819/1901, portrait de droite) marque le carnaval de sa présence qui se termine par un feu d’artifice sur la baie de Garavan.
Il s’apparente alors à son cousin niçois : défilé de grosses têtes, jets de confettis, batailles de fleurs, Mardi gras au cours duquel on brûle sa Majesté Carnaval.
En 1928, Menton est encore le premier producteur de citrons du continent. Un hôtelier a l’idée d’organiser une exposition privée de fleurs et d’agrumes dans les jardins de l’Hôtel Riviera. Le succès est tel que l’année suivante la municipalité reprend l'idée à son compte.
Le carnaval de Menton se mêle à cet événement et des chariots d’arbustes plantés d’oranges et de citrons défilent dans la ville. Le terme Fête du Citron naît en 1934. À partir de 1936, les jardins Biovès sont agencés et incluent des motifs d'agrumes. Les structures peuvent atteindre jusqu'à plusieurs mètres de haut, et la nuit ils deviennent de véritables jardins de lumière. 120 tonnes d'agrumes, en provenance d'Espagne, un million d'élastiques et 15 jours de travail pour une centaine de personnes sont nécessaires à la fête.
Les agrumes sont fixés sur des guirlandes de buis structurées sur des cages en fil de fer. À la fin de la manifestation les fruits sont vendus à bas prix.
Le Festival des Orchidées a lieu au Palais de l’Europe, à la même période, indissociable de la Fête depuis des décennies.
La fête n'a pas lieu pendant la Première Guerre Mondiale entre 1940 et 1946, ni en 1991 à cause de la Guerre en Irak. Elle est écourtée de moitié en 2020 (photo ci-dessous) en raison de la pandémie mondiale lié au Covid-19.

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Le tremblement de terre de 1887
Le 23 février 1887 à 5 h, un tremblement de terre détruit le village de Bussana en Italie, et des dégâts importants se produisent sur plus de 100 Kms de côte, en particulier à Imperia, Menton et Nice. L'épicentre est situé en mer au large entre Diano Marina et Imperia.
Plus de 300 villages sont sérieusement affectés par les secousses. Plus de 600 morts en Italie et de très nombreux blessés sont recensés, principalement dus à l'écroulement de bâtiments. A Menton, pas de mort mais de nombreux blessés et des dégâts matériels considérables.
Ce séisme est suivi d’un tsunami, observé en différents endroits de la côte, le plus important connu dans le Nord-Ouest de la Méditerranée. A Antibes, la mer se retire de plus de 2m après la première secousse.
Dans le département, plus de 15 000 personnes sont sinistrées.

Le tramway Menton-Sospel
Menton 06 le tramway menton sospel cpaLa ligne est inaugurée en 1912. Parmi les ouvrages d’art nécessaires à son fonctionnement figure le viaduc de Caramel. Il est construit de 1908 à 1912 en béton armé selon les techniques de François Benjamin Hennebique (1842/1921), parallèlement avec le viaduc des Monti.
Un autre important viaduc est celui du Careï.
Le viaduc de Caramel a la forme d’un oméga afin de permettre au tramway de faire une boucle à flanc de montagne. Il mesure 120m et comporte 13 arches.
La courbe de l
a trajectoire est détachée du flanc de la montagne à la demande du Ministère de la Guerre afin de le détruire facilement en cas d’invasion.

 Patrimoine 

Menton est classé Ville d’Art et d’Histoire.

Le vieux château et le cimetière
Le vieux château, bâti au XIIème siècle à Puypin, est la propriété d’un génois, Guglielmo Vento. Suite au Décret du 23 prairial de l’an XII, les inhumations dans les églises et les cimetières paroissiaux sont interdites. La municipalité décide l’acquisition du château propriété du prince de Monaco, détruit à trois reprises par les guerres, délaissé peu à peu, et déclaré Bien National par les autorités révolutionnaires, pour réaliser le nouveau cimetière.
En 1807, les caveaux de la Basilique Saint-Michel, lieu de repos des Mentonnais jusqu’alors, sont murés. Les ruines des murailles du château sont abattues et les décombres revendus à des Mentonnais.
Les travaux s’échelonnent jusqu’en 1875 date à laquelle le cimetière prend son allure actuelle, ne laissant du vieux château que le tracé du mur d’enceinte de la ville et ceux de la rampe d’accès et du rez-de-chaussée.
Le cimetière, composé de terrasses superposées, chacune affectée à une religion ou à une nationalité particulière, devient la dernière demeure des habitants mais aussi de nombreux hivernants, aristocrates ou personnages illustres, parmi eux : l’architecte Hans-Georg Tersling (1857/1920) qui a construit la plupart des belles demeures du XIXème siècle dans la région ;  l’inventeur du rugby William Webb Ellis (1806/1872) ou encore Charles Carrol (1865/1921) le petit-fils de Charles Carrol de Carrollton qui signe en 1776 la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis, décédé dans le jardin de sa maison à Menton, la Villa Himalaya.
La statue qui surplombe la tombe de la princesse polonaise Janina Jelowickich Lewandowska représentant l’envol d’une jeune femme hors de son cercueil, est réalisée vers 1912 par le sculpteur italien Donato Barcaglio (1849/1930).

Le vieux Menton
La rue Longue, la principale artère de la ville jusqu'au XVIIème siècle, est un tronçon de l'ancienne voie Romaine Julia Augusta. La vieille ville était protégée par des fortifications percées par 8 portes. Il en reste 2, les portes Saint-Julien et Saint-Antoine qui donnent sur la rue Longue.

Les rampes Saint-Michel
Montée théâtrale qui permet l’accès au parvis de la basilique Saint-Michel Archange et à la chapelle des Pénitents Blancs par un escalier à double rampes.
Le parvis offre un cadre somptueux au Festival de Musique de Chambre de l’été.

Le Bastion
Il est situé sur le port de Menton, construit en 1636 sur ordre d’Honoré II de Monaco, seigneur de Menton, pour servir de défense avancée contre les barbaresques.
Entre 1793 et 1814, Menton a le statut de poste fortifié français.
En 1807, un projet de digue embarcadère reliant la tour à la ville est mis en œuvre, mais les travaux sont interrompus rapidement au profit d'un autre projet de pont-levis ou de pont tournant.
En 1814, le poste militaire est abandonné et la tour est restituée aux Domaines de la Principauté de Monaco.
En 1848, elle est utilisée comme grenier à sel ; après la réunion définitive de Menton à la France comme prison ; en 1885 comme support d’un sémaphore ; après 1890, la tour est intégrée à la muraille de la jetée, formant un chemin de ronde jusqu’au môle du port doté d’un nouveau phare, ce mur délimite la nouvelle emprise de l’urbanisation gagnée sur la mer.
Rétrocédée à la ville de Menton en 1960 par l’administration des Domaines, la tour est restaurée et aménagée en musée en 1965.
En 1957, alors qu’il travaille aux décors de la salle des mariages de Menton, Jean Cocteau remarque un fortin du XVIIe siècle abandonné qui termine la digue entre le port et la promenade du Soleil, le Bastion. Le maire lui propose d’en faire un musée de ses œuvres et l’artiste, charmé par le lieu, accepte tout en réfutant le terme de musée : « Je changerai mes œuvres dès qu’elles prendront un air d’habitude ». Pour respecter sa volonté, le musée qui lui est désormais consacré change ainsi régulièrement l’exposition de ses œuvres.

L’Hôtel de Ville
En 1859, face à un nombre important de résidents étrangers souvent fortunés, le baron Honoré Ardoïno (1819/1874) entreprend la construction d’un bâtiment qui devient le Cercle Philharmonique puis le Cercle des Etrangers enfin il prend le nom de Grand Casino de Menton.
Un petit kiosque à musique regroupe une foule très hétéroclite où se mêle le temps d’un concert, résidents et Mentonnais.Decor de la salle des mariages
Les affaires ne sont pas très florissantes et à la mort du baron, sa veuve et sa fille proposent à la ville d’acquérir le bâtiment. En 1898, la vente est conclue.
En 1901, s’y installe les bureaux de l’Hôtel de Ville, le greffe, le bureau du juge de paix, le tribunal et le musée. La salle des fêtes de l’ancien Casino devenue salle du conseil municipal est dévastée par un incendie en 1915. Malgré les importants dégâts, elle conserve une partie de ses décors notamment son plafond peint.
En 1955, le Conseil Municipal décide de réaménager le bâtiment et notamment de transformer l’ancienne salle des tribunaux désaffectée en salle des mariages. Le maire propose à Jean Cocteau, qu’il rencontre au cours du Festival de Musique, d’en assurer la décoration. L’artiste réalise ses premiers dessins en avril 1956, les grands motifs principaux, inspirés d’unSarah bernhardte part par la mythologie antique (Orphée, Eurydice, les Centaures), d’autre part par un exotisme de fantaisie qu’il associe à Menton. Au cours de l’été 1957, il a l’idée de remplir les surfaces d’arabesques colorées qui s’enroulent telles des spirales, le style de Menton est né (image de droite).
Outre les peintures murales, Jean Cocteau s’attache aux moindres détails de la décoration, choisit ainsi les chaises de style espagnol, les tapis à motif de peau de panthère et dessine les luminaires sur pied en fer forgé.
L’allégorie de la République est présente, des Mariannes gracieuses et énigmatiques sont gravés dans les miroirs au fond de la salle.
La salle des mariages est inaugurée le 22 mars 1958.
La cantatrice Barbara Hendricks (1948/-, portrait de gauche), citoyenne d'honneur de la ville, s'y est mariée.

Le Marché couvert 
Il est édifié en 1898, quai Monléon, en bord de mer et au pied de la vieille ville. Il est racheté par la ville en 1912.
Son architecture est un mélange savant de nouvelles techniques de construction avec des matériaux typiques de l’architecture méridionale. Les façades recouvertes d’enduit sont percées de baies, en forme de portique, soulignées par des briques rouges. Les céramiques polychromes de la Manufacture Mentonnaise Saissi bordent le haut de la façade et donnent à l’édifice tout le cachet de la Riviera à la Belle Époque.

Le Musée Jean Cocteau
Situé au pied de la vieille ville, face au marché couvert et en bord de mer, il est inauguré en novembre 2011.
Jean cocteauSeverin wundermanIl présente sur 2 700m² l’œuvre du poète des années 1910 aux années 1950 issu principalement de la collection de Sèverin Wunderman (1938/2008, portrait de gauche), collectionneur américain d'origine belge, qui a constitué tout au long de sa vie une collection éclectique d'œuvres d'art avec une prédilection pour le travail de Jean Cocteau (1889/1963, portrait de droite). Souhaitant que son œuvre revienne en France, il fait donation à la ville en 2005 d'un fonds de 1 800 œuvres dont un millier réalisées par Jean Cocteau. Il constitue la plus importante ressource publique mondiale de l’œuvre de l'artiste. 
Le musée, d'une forme triangulaire légèrement tronquée, 3 700m3 de béton ont été nécessaires pour réaliser l'ouvrage. La façade morcelée se veut refléter les multiples facettes du travail de Jean Cocteau.
En octobre 2018, une vague de 7m inonde le bâtiment et endommage plusieurs dizaines d’œuvres. Le musée est fermé pour restauration jusqu’en 2021.

Les anciens Palaces et Grand-Hôtels de la Belle Epoque (voir diaporama en bas de page) :
Menton possède un patrimoine hôtelier Belle-Epoque assez exceptionnel, par la quantité d’anciens Grands Hôtels qui y ont été bâtis pour accueillir de riches hivernants venus de toute l’Europe. Ils sont les témoins d’une époque fastueuse où la noblesse et les têtes couronnées descendent à Menton en villégiature :

L’Hôtel Riviera-Palace
Situé sur la colline de l'Annonciade, il est construit au milieu d’un parc de 15ha à la fin du XIXème siècle. Ce somptueux hôtel-palais à trois étages est racheté par le père de la propriétaire, un hôtelier suisse en 1898. Entre 1910 et 1914, l’hôtel est surélevé de deux étages ; deux tours et l’aile Ouest sont ajoutées. Une frise murale évoquant différents pays est réalisée sur la façade par le décorateur Guillaume Cerutti-Maori (1866/1955) ponctuée de céramiques turquoise de la Manufacture Saïssi. Sa capacité est alors de 250 chambres réparties sur 10 étages.
Après 1920, une aile est ajoutée à l'extrémité Est du corps principal destinée aux employés, une maison des cuisiniers est construite à l'arrière, une salle de spectacle de 300 places est édifiée, des citernes d'eau et des buanderies sont construites sur la terrasse supérieure.
En 1942, avec l'occupation par l'armée allemande, 300 personnes de l'état-major de la 4ème armée s'installent dans l'hôtel. Le mobilier est entassé au dernier étage. La cave est vidée de ses bouteilles de vin et un tunnel est creusé sous la colline pour servir d'abri. Après la capitulation de l'Italie, ce quartier général est déplacé à Sospel.
Après la libération de septembre 1944, les bombardements continus et l'hôtel est touché. En 1945, des chambres de l'hôtel sont mises à la disposition des rapatriés.
Il ferme définitivement en 1958 et est transformé en appartements. Le parc devient un jardin de 1500m2.
Le hall d'entrée, le grand salon, l'escalier en marbre et le salon de musique, sont inscrits au titre des Monuments Historiques en 1979. Les façades et toitures de l'hôtel, de la buanderie, du bâtiment des citernes ainsi que le jardin sont inscrits en 2011 et reçoit le label Patrimoine du XXème siècle.

L'Hôtel Winter-Palace
Il est construit en 1901 avec 220 chambres, sur les terrains de l'hôtel Riviera-Palace. Sa structure métallique est étudiée pour résister aux tremblements de terre selon des techniques inspirées de Gustave Bonickhausen dit Eiffel (1832/1923).
Le décor intérieur est modifié depuis sa construction. Seul le hall conserve des éléments d'époque. Deux clochetons en tuiles vernissées jaunes dominent les terrasses.
Sa clientèle diminue après la Seconde Guerre Mondiale, il est alors transformé en appartements.
Les façades et toitures sont inscrites au titre des Monuments Historiques en 1975 et il reçoit le label Patrimoine du XXème siècle en 2001.

Le Grand Hôtel d’Orient
Cette petite bâtisse construite en 1874, idéalement située au centre de la ville, est transformée au début du XXème siècle pour abriter une clientèle fortunée. Quelques années plus tard, en 1920, le bâtiment est restructuré, pour lui donner un aspect oriental. En 1952, il est transformé en immeuble d’habitation, occupé, aujourd'hui, à 70% à l'année.

L’Impérial-PalaceMarie curie
Il est l’un des derniers palaces construits à Menton en 1913. Il est considéré comme l’un des plus moderne car équipé d’ascenseurs, de téléphones, de salle-de-bains avec baignoires à tous les étages, de cheminées ainsi que d’une immense chaudière dans ses sous-sols.
Véritable endroit de distraction de l'aristocratie, il accueille à l'époque, des concerts de musique classique.
Marie Salomea Skłodowska-Curie (1867/1934, portrait de droite) y installe un de ses premiers cabinets de radiologie osseuse. 
Au début de la Première Guerre Mondiale, l’hôtel change de fonction et devient un hôpital militaire.
Il est reconverti ensuite en immeuble de logements.

Le Royal-Westminster
Il est construit en 1870 pour une clientèle internationale venant essentiellement en hiver bénéficier de la douceur du climat. Le jardin situé au bord de mer est un véritable écrin ou on retrouve tous les végétaux synonymes d’exotisme.Albert edouard de saxe cobourg gotha

L'Hôtel Prince de Galles 
Il est construit en 1865 pour la garde du prince de Galles Albert Édouard de Saxe-Cobourg-Gotha (1819/1861, portrait de droite) afin d'assurer sa protection lors de ces séjours d'hiver à Menton.

et bien d’autres encore…

Les Casinos :
La brillante réussite du Casino de Monte Carlo donne des espoirs à Menton. La cité tente de devenir ville de luxe et d’élégance.

Le Grand Casino inauguré en 1887 est un édifice de style mauresque renfermant un café-restaurant, un salon de lecture, une salle de jeux, une salle de concert et de spectacles au milieu de vastes jardins.
Sarah Bernhardt (1844/1923) y donne une représentation de FrouFrou en 1893. Ce Casino que les Mentonnais connaissent sous le nom de Casino Villarey n’existe plus, détruit et remplacé par un projet immobilier.
A la sortie Est de la ville, côté frontière italienne, s’élève le Casino des Rochers Rouges, édifice monumental faisant face à la mer. Le chantier ne sera jamais entièrement terminé. Ce casino-restaurant, lieu de rencontre d’une clientèle essentiellement frontalière est totalement détruit en 1940.Hans georg tersling
Un nouvel édifice s’impose au cœur même des nouveaux quartiers modernes. Le Casino municipal, puis Casino Kursaal, devient le phare de la nouvelle vie mondaine de Menton. Il est construit en 1909, en bordure des nouveaux jardins Biovès sur les plans de l’architecte danois Hans-Georg Tersling (1857/1920, portrait de droite). Monumental et imposant, ses dimensions en font, à l’époque, le plus grand casino de la Côte d’Azur. On y accède par un grand escalier en façade qui ouvre sur un hall splendide ; il est entouré d’une galerie où la colonie étrangère se donne rendez-vous à l’heure du thé en attendant le début du concert quotidien. En matinée, des spectacles de ballet sont proposés dans le théâtre spécialement conçu à cet effet. Le grand succès, c’est la salle de patinage où une clientèle plus jeune et plus sportive s’y rencontre pour y patiner au son d’un orchestre. Pendant ce temps, d’autres fréquentent le salon de lecture avant d’aller déjeuner ou dîner au restaurant du 1er étage. Dans la salle de music-hall, on applaudit des artistes de passage.
Dès le début de la Première Guerre Mondiale, les casinos et les jeux sont interdits. Le service de santé des armées le réquisitionne et le transforme en hôpital militaire. A l’extérieur, les parterres de fleurs et de plantes exotiques sont remplacés par un champ de blé.
Pendant l’Occupation, le gouvernement italien transforme les salles du rez-de-chaussée en entrepôts de marchandises. Le Casino Kursaal agonise, les salons se dégradent et finissent par fermer.
En 1934, un nouveau Casino est construit à l’embouchure du Careï sur l’emplacement de l’ancien kiosque à musique. Il comprend un dancing, une salle de cinéma à toit ouvrant et une piscine alimentée en eau de mer. Très inspiré par l’Art Déco, le bâtiment s’ouvre face aux jardins Biovès. Côté mer, une pergola en arcade est terminée par une rotonde, autrefois kiosque à musique.
La Seconde Guerre Mondiale assombrit les jours du Casino. Après de nombreuses années de fermeture, il est racheté par le Groupe Barrière qui en assure la gestion.
L’ancien Casino Kursaal devient le Palais de l’Europe, c’est aujourd’hui un lieu culturel et de spectacles accueillant également l’Office de Tourisme.

Les Villas et Hôtels particuliers :

L’Hôtel Adhémar de Lantagnac est construit au milieu du XVIIIème siècle par Jean Balthazar de Daniel (1699/1784), intendant de la garnison de Monaco, époux de Marie Christine Félicité Pretti de Sainte-Marie (1719/1749). Sa fille, Anne Marie Rose Madeleine de Daniel (1745/1802) épouse en 1766 le comte Pierre Antoine Alexandre d’Adhémar de Lantagnac (1730/1785) et lui apporte cet hôtel situé rue Saint-Michel près de la place aux Herbes.
L’aménagement du décor présente des styles différents : le style rocaille Louis XV des peintures, des encadrements des trumeaux et des glaces aux motifs d’arabesque et de feuillages. Le style Louis XVI, plus dépouillé, dans des peintures. des peintures à fresque d’une chambre de l’époque Directoire.
Il accueille aujourd’hui le Service du Patrimoine. Au rez-de-chaussée, anciennement appartements de réception, une petite boutique s’ouvre sur la cour et de nombreuses expositions prennent place dans le salon de musique décoré de fresques aux armes familiales. L’escalier à deux volets présente une exposition permanente pour mieux comprendre l’histoire de la ville.
Cet ancien hôtel particulier est classé aux Monuments Historiques en 1977.

L'Hôtel Pretti dit aussi hôtel Pretti de Saint-Ambroise ou hôtel Galleani de Saint-Ambroise
Cet hôtel particulier, situé rue Longue face à la rampe Saint-Michel est construit en 1533 par la Famille Pretti.
L'hôtel actuel est réaménagé en 1649 de type baroque génois et comprend trois étages.
Autrefois, on pouvait voir dans le vestibule une lance turque ramenée par Barthélemy Pretti (1520/1594) de la bataille de Lépante. Le tremblement de terre de 1887 entraîne la disparition du décor baroque qui est remplacé par un décor à la pompéienne.
Cet hôtel fait l’objet d’une inscription au titre des Monuments Historiques en 1989.

Le Château Marly* ou Villa Partouneaux
Jean Baptiste Auguste de Partouneaux dit Bati (1803/1885), fils du général d’Empire Louis Marc de Partouneaux (1770/1835) et de son épouse Louis Marise Françoise Giangian de Bréa, épouse en 1832 à Menton Sylvie Marie Louise de Monléon (1814/1888), fille du maire de la ville Jérôme André de Monléon (1772/1852) répétant ainsi le mariage de son père qui, en 1798, avait épousé lui aussi la fille du maire de la ville.
Le couple s’installe dans le quartier des Vignasses comme exploitant agricole et produit citrons, vigne et olives. En 1840, il fait ériger au sommet d’une petite colline dominant la mer une bâtisse de style néo-gothique avec des échauguettes et un toit terrasse encadré de créneaux, connue sous le nom de Villa Partouneaux.
En 1857, l’intendant général de Nice est chargé de trouver un domaine susceptible d’accueillir Frédérique Louise Charlotte Wilhermine de Hohenzollern ou Alexandra Féodorovna (1798/1860) impératrice de Russie en villégiature sur la Côte d’Azur et sa suite. Le château de Marly est choisi. L’impératrice et sa fille, la grande duchesse Olga (1822/1892), l’époux de celle-ci le roi Charles Ier de Wurtenberg (1823/1891) et Frédéric Guillaume IV de Prusse (1795/1861) se rendent par la route à Menton où ils participent à un banquet puis à une fête. Une tente est dressée pour l’occasion devant la façade du château.
Au début du XXème siècle, le château est occupé par l’autrichien Philipp Wilhelm Von Schoeller (1845/1916).
Après la Première Guerre Mondiale, un américain de Long Island, Charles Goddard, y organise de grandes réceptions et des concerts privés des plus grands artistes de l’Opéra de Monaco.
La demeure est aujourd’hui une habitation privée.

Le Palais de Carnolès
Sur un terrain acheté aux moines de Lérins en 1717, le prince Antoine Ier de Monaco (1661/1731) décide de construire un trianon(3), entouré de vergers. Il est décoré par des peintres mentonnais.
Le prince Antoine aime y rassembler son ensemble musical, et faire l'éducation au clavecin de sa fille, Marie Pelline Grimaldi (1708/1726) la muse de Monaco, jusqu'à son décès prématuré en ce lieu.
Le Jardin du Prince est réalisé en 1725, un plan de l’époque mentionne un jardin potager fleuri aménagé d’allées en étoile et irrigué par deux bassins aux eaux jaillissantes. La propriété est clôturée de hautes murailles recouvertes d’espaliers de raisin et arborées d’orangers du Portugal.
Le kiosque du Palais Carnolès est une construction baroque de plan hexagonal couronné d'une calotte de tuiles. Le premier niveau est sobre. Le second a adopté un ordre de pilastres jumelés variante de l'ordre cariatide génois. Entre 1863 et 1876, le bâtiment fait office de casino de jeux.
Il est racheté en 1896 par un Américain, Edwards Phelps Allis (1819/1861), qui entreprend de lui rendre son lustre. Deux petits avant-corps sont ajoutés du côté du parc.
Acquis par le département en 1961, il abrite le Musée des Beaux-Arts de la ville depuis 1977.
Le palais est inscrit au titre des Monuments Historiques en 1969.

et bien d’autres…

Les édifices religieux :

La basilique Saint-Michel-Archange
Souhaitée par le prince Honoré II de Monaco (1597/1662), sa construction est confiée à l’architecte Lorenzo Lavagna, et la première pierre est posée en 1619 en présence du prince et de Mgr Nicolo Spinola, évêque de Vintimille. Les travaux débutent réellement en 1639,  l'église est ouverte au culte en 1653, et en 1675, l’évêque de Vintimille, Mgr Mauro Promontorio, consacre la nouvelle église en présence du prince Lodovico Grimaldi, Louis Ier de Monaco (1642/1701).
En 1701, un clocher est érigé de 53m de haut, appelé localement le campanin, véritable tour de guet dominant la ville.
La façade actuelle est achevée en 1819 dans un style baroque du XVIIème siècle. De part et d'autre de cette façade s'élèvent les deux clochers, à l’Ouest le Campanin et à l'Est, la tour de l’horloge et sa base carrée qui remonte au XVème siècle.
En 1999, l'église Saint-Michel est élevée à la dignité de basilique mineure par le pape Jean-Paul II, et consacrée en 2000.
Depuis 1949, chaque année au mois d’août, son parvis accueille le Festival de Musique classique.
Elle fait partie des sites touristiques les plus visités des Alpes-Maritimes.
La basilique et son parvis sont classés au titre des Monuments Historiques en 1947.

Le Monastère de l'Annonciade
Au milieu du XIVème siècle, plus rien ne subsiste du site antique de Puypin, si ce n'est une humble chapelle dédiée à Notre-Dame de l'Annonciade.
Au XVIIème siècle, la chapelle est agrandie. Des bâtiments conventuels sont construits pour accueillir la Congrégation de Puypin, fondée en 1694 par des prêtres de la région.
Au XVIIème siècle, Isabelle Grimaldi, sœur du prince Louis Ier de Monaco, de retour de Terre Sainte où elle a contracté la lèpre, y invoque Notre-Dame. Elle obtient une guérison miraculeuse et en remerciement fait édifier sur le chemin de la chapelle de Puypin 15 oratoires consacrés aux mystères de la Vierge. Tombées en ruine, ils sont reconstruits en 1930 grâce à une souscription publique. Ils sont en cul-de-four recouvertes de tuiles provençales.
Après la Révolution Française, le domaine devenu Bien National est acquis en 1808 par Jérôme André de Monléon, maire de Menton et président du Conseil Général des Alpes-Maritimes.
Le monastère abrite des moines capucins de 1866 à 1999.
De 2000 à 2012, la Congrégation des Sœurs de l'Annonciade l'occupe et accueille les fidèles, notamment lors des fêtes mariales de mars à septembre.
Depuis 2012, la chapelle reste ouverte.

La chapelle de l'Immaculée-Conception ou chapelle des Pénitents blancs
Elle est construite, de style baroque, entre 1680 et 1687, sur un terrain donné conjointement par la famille de Monléon et par le prince Louis Ier de Monaco.
À partir de 1793, la Révolution Française fait fermer le bâtiment, elle est rendue au culte en 1808.
Fortement dégradée, elle est progressivement restaurée. L'autel est reconstruit avec des éléments anciens, une nouvelle cloche est installée en 1809, des orgues en 1830…
Le tremblement de terre de 1887 occasionne des dégâts très importants : la voûte s’effondre, d'importantes lézardes apparaissent dans les murs. Des travaux de réfection sont menés et un nouvel orgue est installé en 1892.
En 1976, les façades sont à nouveau restaurées, ainsi que le clocher.
En 1986, la toiture est entièrement reprise, et le dallage intérieur poncé, en vue du tricentenaire de 1987.
Elle fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en 1947

D’autres édifices religieux comme : l’église du Sacré-Cœur construite de style roman en 1910 ; la chapelle de la Miséricorde des Pénitents Noirs, ancien couvent des Capucins du XVIIème siècle ; la chapelle de la Madone de Carnolès reconstruite aux XIVème et XVème siècles ; La chapelle Saint-Christophe construite de style néo-gothique en 1874 ; la chapelle Saint-Roch du XVème siècle ou a eu lieu en 1731, pendant une épidémie de variole, la première procession dite du vœu de Saint-Roch ; la chapelle Sainte-Jeanne d’Arc ; la chapelle Notre-Dame de Fatima ; la chapelle du Musée des Beaux-Arts du Palais Carnolès ; la chapelle Maison de la Vierge.
A Garavan :  la chapelle Saint-Vincent ; la chapelle Sainte-Anne du XVIIème siècle ; la chapelle Saint-Jacques de style baroque construite en 1687 ; la chapelle Saint-Laurent construite en 1882.
A Monti : L’église Saint-Honoré de style néo-gothique construite en 1822 ; la chapelle Saint-Roman de style classique, reconstruite au XVIIème siècle.
Et puis : L’église Russe orthodoxe dans un style de la Russie du XVIIème siècle, construite en 1892 par l’architecte danois Hans-Georg Tersling ; la chapelle Sainte-Alexandrine de style byzantin, du XIXème siècle, au cimetière marin ; l’église anglicane Saint-John’s construite en 1868 ; le Temple écossais construit vers 1880 ; le Temple de l’église réformée inauguré en 1868 ; le Temple Protestant Baptiste ; la Synagogue ; la Salle du Royaume des Témoins de Jéhovah

Les plages :

Hawaï, petite et souvent exposée à la houle ; Rondelli, plage de sable de Garavan ; Les Sablettes, au pied de la vieille ville, toute petite plage de sable avant 1969, agrandie artificiellement et protégée des houles et des vents d'Est par 3 digues :  Marché ou Bastion, proche des anciennes halles et du nouveau musée Jean-Cocteau ; Casino, juste derrière le casino de Menton ; Borrigo, qui, avec les deux précédentes, ont fait vers 1995 l'objet de profonds travaux structurels grâce à la construction d'une digue sous-marine de plus de 1Km, limitant leur érosion par les courants et coups de mer et permettant leur élargissement.

Les jardins et les parcs :
La commune comprend de nombreux parcs et jardins :

Les Jardins Biovès
Ils sont situés devant le Casino avenue de Verdun et accueillent depuis 1934 l’exposition de sculptures d’agrumes durant les Fêtes du Citron.

Le Jardin du Palais Carnolès
Menton 06 le palais carnolesIl est situé avenue de la Madone et abrite la plus importante collection d’agrumes d’Europe.
Sur un terrain acheté aux moines de Lérins en 1717, le prince Antoine Ier de Monaco (1661/1731) décide de construire un Trianon entouré de vergers. Le jardin du prince est réalisé en 1725 et un plan de cette époque mentionne un jardin potager magnifique aménagé d’allées en étoile et irrigué par deux bassins à jet d’eau. La propriété est ceinturée de hautes murailles recouvertes d’espaliers de raisin et arborée d’orangers du Portugal. Aujourd’hui, le jardin adopte un plan rectiligne et recense 137 variétés d'agrumes. De hauts palmiers Phoenix canariensis bordent l’allée principale, et depuis 1994 des statues d’art contemporain sont exposées dans le jardin.
Le parc est inscrit aux Monuments Historiques en 1969 et est labellisé Jardin remarquable.

Le jardin botanique et la maison du Val Rahmed
Sir percy radcliffEn 1905, Sir Percy Pollexfen de Blaquiere Radcliffe (1874/1934, portrait de gauche), général de l’armée britannique et ancien gouverneur de Malte, Menton 06 le domaine du val rahmehdont l’épouise se prénomme Rahmed, achète à la Famille Adhémar de Lantenac, une propriété construite à la fin du XIXème siècle. Il agrandit la maison et achète quelques terrains agricoles sur lesquels il aménage un jardin de style paysager agrémenté d’espèces exotiques dont une superbe allée de palmiers. Les lieux sont vendus en 1934 et, au gré des propriétaires successifs, s’enrichissent d’essences nouvelles en provenance de tous les continents. En 1957, Miss Maybud Campbell, une riche anglaise, en fait l’acquisition et complète le terrain par une nouvelle parcelle dans sa partie basse. Botaniste de formation et passionnée de plantes, elle multiplie les essences. La Casa rossa, comme elle l’appelle, s’entoure alors d’un gracieux fouillis végétal, témoin des grandes heures mentonnaises.
Propriété actuellement du Muséum national d'histoire naturelle l’endroit reste un véritable havre de paix doté de toutes les qualités d’un jardin d’agrément.

La Serre de la MadoneMenton 06 les jardins de la serre de la madone
Ce jardin botanique de 7ha, situé dans le val de Gorbio sur une colline autrefois arborée d’oliviers et de vignes, est créé entre 1920 et 1930 par le major Lawrence Johnston (1871/1958), militaire britannique et créateur de jardins, qui rapporte de ses voyages en Afrique du Sud et en Orient un grand nombre de plantes.
Il appartient depuis 1999 au Conservatoire du Littoral et est labellisé Jardin remarquable.

Le jardin de la Villa Maria Serena
La villa est construite pour l’ambassadeur de France en Autriche, Louis Alexandre Foucher de Careil (1826/1891, portrait de droite) qui y reçoit Elisabeth  de Wittelsbach (1837/1898) impératrice d’Autriche.Menton 06 le jardin de la villa maria serenaLouis alexandre foucher de careil
Elle est ensuite la propriété du sculpteur Suisse Henry König (1896/1983) qui en fait don à la ville en 1947. Depuis, elle accueille des hôtes de marque et sert de cadre aux réceptions municipales.
Elle est entourée d'un parc avec une vue dégagée sur la mer et la baie de Garavan.
Protégé par les hautes falaises des Balzi Rossi, le jardin acclimate des plantes tropicales et subtropicales dont certaines avec des dimensions exceptionnelles. Les troncs de certains palmiers portent des traces de combats de la Seconde Guerre Mondiale qui ampute aussi la tour de la villa d'un étage.

Fontana Rosa ou le Jardin des Romanciers
Il est créé en 1921 par l’écrivain Vicente Blasco Ibañez (1867/1928, portrait de gauche), d’inspiration andalouse et arabo-persane, le jardin se veut un hommage aux écrivains Cervantès, Dickens, Shakespeare, dont les portraits sont visibles à l'entrée de la résidence et auxquels sont dédiées tour à tour certaines rotondes ou fontaines, recouverts de céramiques polychromes, répartis dans le jardin.
Fontana Rosa est actuellement en cours de restauration.

Le Clos du Peyronnet
L’un des jardins les plus secrets de Menton, le dernier des jardins qui soit resté la propriété d’une même famille depuis plus d’un siècle. 
Menton 06 le clos du peyronnetMenton 06 le clos du peyronnet 2La villa construite en 1897, achetée en 1912 par Barbara et Derick Waterfield a un parfum de Belle Epoque. Ils ont vécu dans l’ancienne Colonie Britannique des Indes et venaient passer les 6 mois d’hiver à Menton. Leur fils, Humphrey Waterfield, artiste peintre et paysagiste, donne au jardin son âme et sa structure. Influencé par le paysagiste anglais Harold Peto (1854/1933), il trace entre 1950 et 1960 des perspectives, délimite les zones, avec un verger, un potager et une série de 5 bassins en escalier.
Poursuivant le rêve familial, William Waterfield, botaniste, passionné et collectionneur d'espèces tropicales,  devient définitivement mentonnais en 1976.
Dans un charmant fouillis sont rassemblés 600 espèces et variétés de plantes venues d’ailleurs. Son alimentation en eau est encore aujourd’hui dépendante d’un collecteur construit sous le Premier Empire. Durant l’été, on entend le chant de l’eau remplir la citerne comme l’entendaient déjà les mentonnais du XIXème siècle.

Menton 06 le domaine de colombieresLe Domaine des Colombières
En 1918, Emile Ladan-Bockairy (1866/1952) et son épouse, Caroline Octavie Jonain, achètent une propriété appartenant au philosophe Alfred Fouillée (1838/1912). Ils invitent leur ami Ferdinand Bac (1859/1952), caricaturiste, décorateur, peintre, ferronnier, écrivain et paysagiste, à reconstruire et à agrandir la villa. Sa conception se nourrit de références antiques et de souvenirs de voyages en pays méditerranéens. Autour de la maison, il conçoit le jardin, riche en fabriques, pavillons, colonnades, ponts et autres jardins secrets.
Ferdinand Bac s'installe définitivement aux Colombières où il finit ses jours. Le mausolée édifié sur un rocher qui domine le jardin contient les tombes des trois amis.
Le domaine est classé aux Monuments Historiques en 1991.

Citons encore : la citronneraie du Mas Florano lebellisée Jardin remarquable ; le Parc du Pian, oliveraie de plus de 3 ha aménagée en restanques ; le square des Etats-Unis en plein centre-ville ; le Plateau Saint-Michel, véritable belvédère sur le pays mentonnais avec oliviers, pins, mimosas, bruyères ; la Villa Africa fondée par l'astrophysicien René Jarry-Desloges (1868/1951), aujourd’hui disparue, était un site d’acclimatation important, notamment en fruitiers tropicaux.

 Personnages liés à la commune 

Louis partouneaux 1770 1835Louis de Partouneaux (1770/1835, portrait 1 de droite), général des armées de la République et de l'Empire, il est nommé comte d'Empire en 1816, Grand Croix de la Légion d'Honneur en 1823 et Commandeur de l'Ordre de Saint-Louis en 1824.
Il décède d'une attaque d'apoplexie à Menton où il est enterré et son nom est inscrit sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile à Paris, côté Sud.

Charles Trenca (1801/1853), chef du gouvernement des Villes Libres de Menton et Roquebrune en 1848, est né à Menton.

William Webb Ellis (1806/1872), inventeur du rugby moderne, y a terminé sa vie et est enterré dans le vieux cimetière.

James Henry Bennett (1816/1891), médecin anglais souffrant de maladie pulmonaire. Ayant constaté que le climat de Menton améliorait grandement sa santé, il publie des livres et des articles en faveur du climat local et s'implique dans les améliorations de la ville. Il est considéré comme l'inventeur de la station climatique de Menton.

Hans-Georg Tersling (1857/1920), architecte spécialisé dans les édifices de la villégiature, dessine et édifie de nombreux hôtels, casinos et villas entre Nice et Menton, dont l'Impérial, le Casino Kursaal (actuel Palais de l'Europe), ou encore le Palais Carnolès. Il est né au Danemark, décède à Menton et est enterré au vieux cimetière.
Pilar Cuevas y Bringas, épouse de José Ramiro de la Puente y Gonzalez-Nandin dit le marquis Alta Villa Casale Monferrato del Piamonte (1845/1909) et longtemps dame Joseph joffod'honneur de la reine d’Espagne Isabelle II (1830/1904) y a séjourné longuement.

Joseph Joffo (1931/2018, portrait de gauche) écrivain, scénariste et acteur, raconte son enfance juive durant l'Occupation allemande dans son roman Un sac de billes paru en 1973. Il a vécu caché à Menton avec ses frères durant cette période avant de se rendre à Nice rejoindre ses parents.​

Grégoire Nicolas Finez (1884/1975), artiste-peintre, est décédé à Menton. Il obtient en 1948 la Grande médaille d'or au Salon des Artistes Français.

Louis Caperan-Moreno (1948-) est un historien mentonnais. Il publie une Histoire de la population mentonnaise en 1981, et une Histoire de Menton en 1986. Il écrit également en mentonnais  et il est auteur d'un manuel de cette langue.

et de nombreux autres…

 Evolution de la population 

Menton 06 demo

 Hameaux, lieux dits, faubourgs et écarts 

Le faubourg Saint-Jacques, Les Fermes de Suippes et de Piémont, la Voie Souveraine…

 Menton et moi ... 

Capture d ecran 100Après le décès de mon époux début 2018, isolée dans une grande maison du département de l’Oise, en pleine campagne, mes enfants au loin, je décide de me rapprocher de ma famille sur la Côte d’Azur.
Tombé sous le charme de Menton, en décembre 2019, je m’y installe dans un studio provisoire face au Winter-Palace en attendant que les travaux de mon futur appartement se termine un peu plus bas sur les jardins Biovès. 
La suite de l'histoire reste à écrire...

 Carte de Cassini 

Les frères Cassini (voir lien) qui ont établi une cartographie de la France entre 1756 et 1815, qui donne une vision d’ensemble de la France dans ses frontières de l’époque.
Les levées de la carte n°169/Antibes en 1778 s’arrête à Saint-Laurent du Var, Menton n’y figure pas.

Menton 06 cassini

 

 


Notes :
(1) Les guelfes et les gibelins sont deux factions médiévales qui s'opposent militairement, politiquement et culturellement dans l'Italie des XIIème et XIIIème siècles. À l'origine, elles soutiennent respectivement deux dynasties qui se disputent le trône du Saint-Empire.

(2) En 1257, le comte de Vintimille, le génois Guillaume Vento, ayant cédé à Charles d’Anjou, l’héritage de ses pères, Gènes en prend ombrage et, pour prévenir toute querelle, mande à Aix trois députés qui, le 22 juillet 1262, en présence des archevêques d’Aix et de Tours, de l’évêque de Fréjus, du comte de Vendôme, etc… signent un Traité d’Alliance définissant clairement les droits des deux parties sur le comté de Vintimille, et qui assure les places de Vintimille, Roquebrune et Monaco au marquis de Gènes et Puypin au seigneur Guillaume Vento et ses successeurs. 
(Source : Menton, Roquebrune et Monaco, Histoire et description de ce pays par Abel Rendu, Ed. Comon/Paris, 1848).
(3) Trianon = pavillon annexe d'une résidence royale ou princière, associé à des jardins.


Sources
Sites, livres et/ou photo : Wikipedia.

Un grand merci aux membres Facebook de Tu sais que tu as vécu à Menton quand… pour leur aide à identifier ce château Marly, que je vois de mes fenêtres, et à retrouver son histoire (samedi de confinement Covid 19 - 4 avril 2020).

Lire notamment Menton sous les Vento de M. Lapasset, no 54, juin 1990, Menton.


 

Les Palaces et Grands Hôtels de la Belle Epoque

Date de dernière mise à jour : 17/04/2020