A cette époque, ils comprennent l'église dédiée à la Bienheureuse Vierge Marie, la chapelle des morts et le petit cloître, quelques logements avec une grande salle (réfectoire) et des jardins.
Le pape Jean XXII fait construire le grand cloître avec les maisons pouvant accueillir douze moines. Il est agrandi dans la seconde moitié du XIVème siècle et plusieurs chapelles sont créées.
Le prieur fait restaurer les ouvrages de défense établis par les Templiers, ce qui lui permet, en mai 1580, de résister pendant 3 jours aux huguenots lors de la prise de la ville, puis la chartreuse est mise à sac et les Chartreux emprisonnés jusqu'à la reprise de la ville par les catholiques en 1581. La chartreuse est rapidement restaurée.
Des restaurations sont entreprises au XVIIème siècle. La chartreuse possède une hôtellerie pour recevoir les hôtes séculiers et une écurie.
Un mur de clôture est construit en 1733 et la majorité du grand cloître est reconstruit en 1741.
La chartreuse disparait à La Révolution Française. En 1791, les bâtiments sont vendus par lots comme Biens Nationaux et sont détruits en grande partie.
Les bâtiments sont achetés par les Sœurs de la Charité et de l'Instruction chrétienne de Nevers en 1847. Une chapelle est aménagée en 1861. Puis par la ville de Cahors en 1977.
L'ancien Palais Episcopal
Presque totalement réédifié sur ses bases médiévales, le nouveau palais épiscopal, dont il ne subsiste que des vestiges, est construit probablement à la fin du XIVème siècle.
Sa reconstruction complète est décidée et placée sous la direction de l'architecte du roi alors chargé de la construction de la cathédrale de Montauban. Les travaux commencent en 1688. Le nouvel hôtel de l'évêque est habitable en 1701. Le portail d'entrée est reconstruit au milieu du XVIIIème siècle, vers 1766.
En 1800, l'édifice est réaménagé et la Préfecture s'y installe. Il est augmenté d'un bâtiment administratif à la fin du XIXème siècle, vers 1876.
L'église Saint-Urcisse
La première église est bâtie sur l’emplacement d’un édifice romain et est dédiée à saint Saturnin (+257), aujourd'hui Saint Sernin, premier évèque de Toulouse.
Dans la seconde moitié du VIème siècle, l’église est détruite lors du sac de la ville par Thibert (552/573) fils ainé du roi des Francs Chilpéric Ier (530/584) et de sa première épouse, Audovere. L’église est reconstruite quelques années plus tard par saint Urcisse (+595).
Au début du XIIème siècle, apparaît une mention de l'église dans un cartulaire. Auparavant, l’église Saint-Urcisse appartient à la mense du Chapître de la cathédrale, mais au début du siècle, Géraud III de Cardaillac, évêque de Cahors, la donne à l’abbé de Marcilhac contre une rente annuelle au chapitre. L’église est érigée en prieuré de Marcilhac.
En 1285, l’église dépend toujours de l’abbaye de Marcilhac. En 1303, tout en restant à la collation de l’abbaye de Marcilhac, l’église était gérée par Raymond de Jean, grand archidiacre de la cathédrale. À la fin du XVIIème siècle, elle n'appartient plus à l’abbaye de Marcilhac et la nomination du curé de l’église revient à l’évêque.
Après la Révolution Française, la paroisse de Saint-Urcisse est supprimée et réunie à celle de la cathédrale. En décembre 1791, l’église, le presbytère accolé contre la façade Sud, le jardin, le cimetière entourant le presbytère sont vendus comme Bien National à M. Plantade, ancien curé de l'église. Elle devient un atelier de salpêtre puis un magasin jusqu’au Concordat de 1801.
En 1833, une série de travaux peu importants sont entrepris dans l'église.
En 1874, le Conseil de Fabrique de l’église, vu l’insuffisance de ses ressources, demande au Conseil Municipal de faire terminer les réparations urgentes à l’extérieur de l’église.
Au XXème siècle, trois campagnes de restaurations importantes ont lieu, en 1968, 1992 et 2001. En mars 1927, une inondation du Lot provoque l’effondrement de la voûte de la crypte, elle est comblée et devient inaccessible.
Les derniers travaux de restauration de l’église datent de l’année 2010, pour la couverture de la nef.
L'édifice est classé au titre des Monuments Historiques en 1988.
Le Quartier Cathédral roman
Il est commencé par l'évêque Géraud II de Gourdon, en 1090, quand la réforme grégorienne est appliquée. Au début du XIIème siècle sont construits, en plus de la cathédrale, le cloître et les bâtiments canoniaux à l'intérieur de l'enclos canonial. Au Sud du cloître se trouve un bâtiment et une tour communément appelés grenier du chapitre.
Le cloître roman est démoli pour construire un cloître Renaissance. L'ancienne salle capitulaire romane, située le long de la galerie orientale du cloître, est remplacée par la chapelle Saint-Gausbert à la fin du XVème siècle. La chapelle Saint-Martin est construite entre 1328 et 1337 au Sud du chevet de la cathédrale. L'archidiaconé Saint-Jean est achevé en 1528. Une chapelle Saint-Jean existait au Nord de la cathédrale, elle a été détruite. Deux tours romanes, datant du XIème siècle situées contre le mur oriental de l'enclos canonial, sont découvertes en 2003.
La cathédrale Saint-Etienne
Une première cathédrale est construite vers 260. Le premier évêque attesté de Cahors est Florent de Cahors en 405. Cette première église est détruite par Thibert Ier, fils du roi des Francs Chilpéric Ier (530/584), quand il prend la ville et la détruit en 574. La cathédrale est reconstruite car elle est citée plusieurs fois da
ns la vie de saint Didier (550/634), évêque de Cahors, ainsi que les bâtiments qu'il fait construire : le palais double, bâti pour lui et ses clercs au Nord de la cathédrale, et l'oratoire dédié à saint Martin dans la cathédrale. L'église est de nouveau détruite, soit en 732 par les Sarrasins, ou en 763, par mon ancêtre Pépin de Herstal dit Pépin le Bref (714/768, portrait de gauche) quand il lutte contre Waïfre, duc d'Aquitaine de 744 à sa mort en 768.
Une troisième cathédrale est propablement reconstruite sous le règne de mon autre ancêtre le roi des Francs Charlemagne (747/814, portrait de droite) ou ses successeurs.
Avec l'appui d'Eudes de Lagery, pape Urbain II (1035/1099), puis de ses successeurs, le chapitre récupère des biens qui, lui ayant anciennement appartenu, ont été accaparés par des laïcs.
Cet enrichissement permet d'envisager la construction d'une nouvelle cathédrale et d'un cloître. Les travaux ont lieu au début du XIIème siècle et le maître-autel est consacré en juillet 1119 par Gui de Bourgogne, pape Calixte II (1060/1124).
Les coupoles sont édifiées à la fin du XIIème ou au début du XIIIème siècle.
De cette première période de construction, en style roman, datent la nef ainsi que les portails Nord et Sud. Le déambulatoire du choeur est détruit au moment de la construction des coupoles. La coupole centrale, comporte, à hauteur de la nef et du chœur, une représentation de la Cène.Une nouvelle vague de travaux a lieu au milieu du XIIIème siècle, dans le style gothique. L'abside est surélevée de trois niveaux distincts, le chœur est pourvu de sa voûte, deux chapelles latérales sont construites au Nord et deux au Sud.
La chapelle Sainte-Anne, adjacente au portail Sud, ainsi que la chapelle Saint-Martin datent du XIVème siècle.
À la fin de la Guerre de Cent Ans (1337-1453) plusieurs chapelles sont à nouveau construites. Le cloître est également reconstruit à partir de la dernière décennie du XVème siècle.
Aux XVIIème et XVIIIème siècles, quelques modifications sont apportées à l'intérieur de l'église : les coupoles sont dotées d'une balustrade, le maître-autel est reconstruit, ainsi que le jubé. La tribune de l'orgue de chœur est installée en 1722, une autre tribune, réservée aux chanoines, est installée sur le mur Nord, condamnant l'entrée par le portail roman. En 1738, la chaire est installée. À l'exception de celles des coupoles, les peintures gothiques sont recouvertes d'un badigeon.
Pendant la Révolution française, le chapitre canonial est supprimé et la cathédrale affectée au culte de la Raison. Le culte catholique y est rétabli en 1795.
Des réparations ont lieu dans le chœur et l'absidiole Nord dans la première moitié du XIXème siècle ; le portail roman du mur Nord est dégagé en 1862. A la fin des années 1860, sur l'insistance de l'évêque Pierre Alfred Grimardias (1813/1896, portrait de gauche), l'abside est restaurée, réaménagée et dotée d'une crypte funéraire ; les anciennes peintures gothiques sont débarrassées de leur badigeon et des vitraux sont posés ; les combles masquant les coupoles sont supprimés.
D'autres rénovations ont lieu au XXème siècle : le massif occidental, le buffet d'orgue du chœur, les peintures gothiques découvertes en 1956, sont restaurés ainsi que le cloître.
Des vitraux modernes sont installés dans la nef en 2013.
Ses deux coupoles de 16m de large et de 32m de haut sont les plus grandes que l’on trouve dans le Sud-Ouest.
L'église comporte plusieurs gisants dont celui du bienheureux Alain de Solminihac (1593/1659) et, dans la chapelle Saint-Gausbert, une précieuse relique, la Sainte Coiffe qui enveloppait la tête du Christ.
La cathédrale est inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO et classée aux Monuments Historiques en 1862 et en 2020.
Le cloitre
Au VIIème siècle, à côté de la cathédrale, existe un cloître et un monastère. Ce cloître est peut-être reconstruit à la même époque que les coupoles de la cathédrale.
En 1493, après la fin de la Guerre de Cent Ans, sous l'épiscopat d'Antoine d'Alamand, le Chapitre peut financer la reconstruction du cloître. Le chantier commence en 1497 et se termine en 1504. On y trouve les armoiries du chanoine Antoine d'Auriolle et des évêques Antoine de Luzech (1502-1509), Aloïs de Caretto (1514-1524) et Paul de Caretto (1524-1553).
Le testament de l'évêque en 1090, indique qu'il a fait construire une tour pour protéger et garder la cathédrale et le cloître et qu'il existe une seconde tour dont il a cédé la propriété au Chapître. La tour qu'il a construite est celle qui subsiste sur le côté Sud du cloître, éclairée par de petites fenêtre géminées en plein cintre. Les vestiges de la seconde tour sont démolis en 1822.
La surface de la cour intérieure du cloitre est strictement égale à la surface de la galerie qui l'entoure (illustrant ainsi la duplication du carré et le nombre racine carrée de deux qui a fasciné mathématiciens et architectes depuis Babylone).
L'église Saint-Barthélémy
L'église est bâtie dans le quartier le plus haut de la ville ancienne. Un pan de mur, datable du XIIème siècle, est la partie la plus ancienne de l'église. Son clocher date des XIIIème et XIVème siècles.
L'église est en mauvais état en 1320. Jacques Duèze, le pape Jean XXII, donne l'impulsion pour la reconstruire car c'est l'église de son baptème. Jeanne de Frézapa est autorisée à y construire une chapelle en 1321. En 1324, Pierre Duèze (1244/1326), frère du pape, seigneur de Montbrun et vicomte de Carmain, et en 1332 son fils Arnaud II Duèze, vicomte de Caraman, y fondent des chapellenies. Mais, la reconstruction n'est pas terminée et une partie des voûtes est réalisée dans la première moitié du XVème siècle.
L'édifice est classé au titre des Monuments Historiques en 1933. Plusieurs objets (tableaux, reliquaires) sont référencés dans la base Palissy.
Les jardins secrets
25 jardins secrets valorisent une histoire et un patrimoine particulièrement riches, ils livrent leurs secrets, évoquent les croyances et parlent des fonctions de ces lieux qui font aujourd’hui l’âme de Cahors. Des petits bouts de verdure insoupçonnés dissimulés à l’arrière d’une bâtisse, à l’ombre d’un porche.
Dès 2002, le but est de camper le décor de Cahors la médiévale, Cahors la cité commerçante, Cahors l’érudie.
Le moulin Saint James
Cité dans des documents de 1188, il est édifié à l’époque médiévale. Modifié et restructuré au fil des époques, une extension lui est ajoutée dans les années 1950 par le meunier de l’époque qui y installe des turbines pour produire de l’électricité. Roger Estival, dernier meunier et président de la Chambre de Commerce du Lot, prend sa retraite, le moulin est à l'abandon.
En 2006, il est acheté par la Famille Taillefer, à la tête de deux centrales hydroélectriques dans la région. Ils remettent en route les anciennes turbines, puis installent de nouvelles machines plus performantes et silencieuses produisant de l’électricité propre, une énergie renouvelable grâce à la force du Lot. Ils rénovent et restructurent ce bâtiment de plus de 1000 m².
Evolution de la population

Personnages liés à la commune
Philoxène Boyer (1829/1867, portrait de droite), écrivain et dramaturge, né à Cahors.
Il rencontre le poète Charles Baudelaire (1821/1867) pendant ses études à la Sorbonne. Il mène une vie bizarre, marquée de hauts et de bas. Il travaille 12 heures par jour, souvent davantage, rédigeant quantité d’articles d'encyclopédie, de livres, certains avec Théodore Faullain de Banville (1823/1891), rencontré grâce à Baudelaire et qui l'introduit auprès des poètes parnassiens. D'une culture impressionnante, il s'illustre comme conférencier et illumine les soirées parnassiennes par son éloquence et son savoir.
Il est un des derniers à avoir vu Gérard Labrunie dit Gérard de Nerval (1808/1855) avant son suicide. Il propose à Victor Hugo de l'héberger, lors du Coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III (1808/1873), qui pousse l'auteur des Misérables à l'exil.
L’Académie française lui décerne le prix Maillé-Latour-Landry en 1860 et le prix Lambert en 1862.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise et laisse une veuve et trois enfants dans la misère.
Jean Jacques Chapou (1909/1944, portrait de gauche), professeur, Résistant.
Il est professeur au lycée Gambetta de Cahors en 1936, révoqué par le Gouvernement de Vichy à la fin de 1941 pour appartenance à la franc-maçonnerie, il trouve un nouvel emploi comme secrétaire du Groupement des Transports Routiers du Lot, puis comme chef du service des bus locaux de la Maison Artigalas.
Il est condamné à un an de prison avec sursis par un Tribunal Spécial à Agen en mars 1943, il quitte Cahors et la même année, il fait adhérer ses troupes aux FTP (Francs Tireurs et Partisans). Il prend le nom de Capitaine Philippe.
Il meurt près de Bourganeuf (Creuse). Pris dans une embuscade tendue par un élément de la brigade du général Kurt Von Jesser, blessé, il vide son chargeur sur ses assaillants avant de se donner la mort avec la dernière balle plutôt que de se rendre.
Louis Darquier dit Darquier de Pellepoix (1897/1980, portrait de droite), journaliste et homme politique, commissaire général aux questions juives de 1942 à 1944, né à Cahors dans une famille de notable.
Engagé à l'Extrême Droite, Conseiller Municipal de Paris, proche de l'Action Française, membre des Croix-de-Feu, il crée en 1936 son propre parti, le Rassemblement antijuif de France. Partisan de l'Allemagne nazie bien avant le conflit mondial, il est nommé en mai 1942 par Pierre Laval (1883/1945) à la tête du Commissariat Général aux questions juives, à la demande des occupants qui jugent trop modéré son prédécesseur.
Il fuit en Espagne après la Libération. Condamné à mort par contumace en France, il reste dans ce pays dirigé par le général Francisco Franco Bahamonde dit Franco (1892/1975) et y meurt à l'âge de 82 ans, sans avoir été inquiété.
Charles Dumont (1929/2024, photo de gauche), auteur-compositeur-interprête, né à Cahors.
Il est notamment connu pour sa collaboration avec Edith Giovanna Gassion dite Édith Piaf (19145/1963), pour avoir composé certains de ses plus grands succès. Il a également composé pour Barbara Streisand (1942/-), Iolanda Cristina Gigliotti dite Dalida (1933/1987) et Constantin Rossi dit Tino Rossi (1907/1983). Il est trompettiste de formation et se passionne pour le jazz après avoir entendu les enregistrements de Louis Armstrong (1901/1971). Il développe une collaboration fidèle avec le parolier Michel Vaucaire (1904/1980).
L'Académie Française lui décerne le prix Henry-Jousselin en 1987, pour l'ensemble de ses chansons et l'Académie Charles-Cros en 1973, pour son disque Une femme. Les 28 et 29 mars 2004, il fête ses 50 ans de carrière au Bataclan à Paris
En 2019, il donne le récital La Tour Eiffel en musique, chantez !, au salon Gustave Eiffel de la tour Eiffel, à l'occasion de la sortie de son dernier album L'Âme sœur. C'est sa dernière prestation sur une scène.
Jules Léon Jean Combarieu (1859/1916, portrait de droite), musicologue, né à Cahors. Son frère aîné, Abel, devient le directeur de cabinet du Président de la République Émile Loubet.
Il fait ses études à la Sorbonne, puis à Berlin. Il est d'abord professeur de lettres au lycée de Cahors à partir de 1882, agrégé de lettres en 1884, reçoit le titre de docteur ès lettres en1894 et enseigne quelques années au lycée Louis-le-Grand à Paris.
Il fonde en 1901 la Revue d'Histoire et de Critique Musicales qui devient la Revue Musicale en 1902 avant de fusionner avec la revue de la Société Internationale de Musique en 1912.
En 1902, il est chef de Cabinet du Ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts et est nommé chevalier de l'Ordre de la Légion d'honneur. En 1903, il devient inspecteur de l'Académie de Paris. Entre 1904 et 1910, il est professeur d'histoire de la musique au Collège de France à Paris.
Clément Marot (1496/1544, portrait présumé de gauche), poète né à Cahors.
À la fois héritier des auteurs de la fin du XVème siècle et précurseur de la Pléiade, il est le poète le plus important de la cour du roi François Ier (1494/1547). Malgré la protection de Marguerite de Valois-Angoulême (1492/1549), sœur du roi, ses sympathies marquées pour la Réforme Protestante lui valent plusieurs emprisonnements et deux exils.
Il quitte Cahors vers l'âge de 10 ans pour rejoindre la Cour de France sur les bords de la Loire, où son père est entré au service de la reine Anne de Bretagne (1477/1514), épouse du
roi Louis XII (1462/1515). Il grandit donc à la Cour où il reçoit vraisemblablement une formation minimale en droit civil à l'Université d'Orléans. Il est ensuite employé en tant que Clerc de Justice au Palais de Justice de Paris avant d'entrer à la Chancellerie Royale comme secrétaire du roi puis secrétaire des finances en 1515. A partir de 1519, il fait office de secrétaire auprès de Marguerite de Valois-Angoulème et de son époux, Charles IV d'Alençon (1489/1525).
En 1526, première affaire judiciaire : sa maîtresse le dénonce pour avoir mangé le lard (l'expression signifie littéralement la rupture du jeûne en période de carême). Il est incarcéré dans les geôles du Châtelet puis transféré à Chartres. Les rares documents d'archives n'évoquent jamais le jeûne, et il se défend d'une accusation plus large de luthéranisme. Il doit faire face à d'autres arrestations et d'autres incarcérations dans les années qui suivent. En 1527, il est emprisonné à la Conciergerie pour avoir porté secours à des prisonniers, il est libéré sur ordre du roi. En 1532, à Lyon et à Paris, plusieurs libraires commencent à publier des éditions entièrement consacrées à ses œuvres.
En 1534, des placards, affichés à Paris et dans d'autres villes (Orléans, Tours, Amboise et Blois), s'en prennent violemment au rite de la messe. Le Parlement, bientôt suivi par le roi, met rapidement en place la répression en multipliant les arrestations et les exécutions publiques. Il est suspecté et s'enfuit pour se diriger, sur les conseils de sa protectrice, vers la Cour de la duchesse de Ferrare, Renée de France (1510/1574) où il arrive en 1535, et entre à son service comme poète et secrétaire et devient l'un des animateurs des fêtes et des divertissements de la petite Cour française de Ferrare (Emilie-Romagne/Italie). À Ferrare, en 1536, le duc et l'inquisiteur de Ferrare déclenchent une enquête menée à l'encontre de plusieurs des protégés français de Renée, il fuit alors clandestinement à Venise, d'où il obtient son rappel en France, puis à la Cour et obtient le pardon du roi.
En 1542, le roi François Ier fait rechercher les luthériens, il part de nouveau en exil et gagne Genève, puis s'installe à Chambéry, capitale des États de Savoie. Au début de 1544, il passe quelque temps au château de Longefan (près d'Aix-les-Bains).
Voulant rejoindre l'armée française au Piémont, il gagne Turin où il meurt dans l'indigence en 1544.
Léon Gambetta (1838/1882, portrait de gauche), homme politique, né à Cahors.
Grande figure de l'enracinement de la IIIème République. Orateur de talent, tribun charismatique, Léon Gambetta suscite un engouement populaire exceptionnel.
Issu d'un milieu provincial modeste, il obtient une licence de droit à l'Université de Paris, puis s'établit comme avocat. Opposant au Second Empire, il est élu député en 1869.
En 1870, à la suite du désastre de Sedan face à l'armée prussienne, il proclame le rétablissement de la République depuis l'Hôtel de Ville de Paris. Ministre de l'Intérieur du Gouvernement de la Défense Nationale, il s'implique dans la défense acharnée du territoire. Opposé à l'Armistice du 28 janvier 1871, il démissionne le 6 février. Il se place en retrait et lors du soulèvement de la Commune de Paris (mars-mai 1871), il se trouve en villégiature à Saint-Sébastien, en Espagne.
Après le Traité de Francfort, il contribue à l'affermissement du régime républicain. Lors de la crise du 16 mai 1877, il s'oppose fermement au Président Mac Mahon amené à démissionner en janvier 1879. Il est président de la Chambre des députés de 1879 à 1881, puis est nommé président du Conseil par le président de la République Jules Grévy, avec qui son inimitié est de notoriété publique. Il démissionne deux mois plus tard sur un projet de réforme constitutionnelle.
Après sa mort, de nombreux hommages lui sont rendus et le gouvernement décrète des Obsèques Nationales, pour la première fois dans l'Histoire de la République. Dans les années qui suivent, plusieurs monuments sont érigés à sa mémoire. Son cœur est transféré au Panthéon en 1920.
voir d'autres personnages liés à Cahors.
Quartiers, faubourgs, lieux dits, hameaux et écarts
La commune est composée de plusieurs quartiers :
Le secteur sauvegardé (Badernes, Chapou, Libération, Soubirous) ; le quartier du XIXème siècle (Quais, Hôpital, Gare, Saint-Namphaise) ; La Croix-de-Fer ; La Plaine du Pal et La Gravette ; Sainte-Valérie ; Lamothe ; Regourd ; Les Tuileries ; Saint-Henri ; Terre-Rouge ; Cabessut ; Coty ; Camp des Monges ; Bégoux ; Le Payrat ; Saint-Cirice ; Les Ramonets ; La Marchande ; Saint-Georges ; Routes de Toulouse et de Lalbenque ; La Rosière ; Lacapelle.
Mes ancêtres de Cahors


Carte de Cassini

Notes :
(1) Uxellodunum : connu pour avoir été le lieu de la dernière bataille de la Guerre des Gaules, en 51 avant J.-C., Jules César emportant la reddition de la place à la suite de son siège.
La localisation d'Uxellodunum au Puy d'Issolud, sur le territoire de la commune de Vayrac (Lot), est démontrée par les fouilles archéologiques et admise par la communauté scientifique. Le site est classé par le Ministère de la Culture depuis le début des années 2000.
(2) Le Pont Valentré : L'origine du nom est incertaine. Valentré peut être la déformation du mot balandra = la salamandre. Cet animal, représenté au sommet d'une pile du pont, est censé représenter le Diable. Une autre hypothèse fait référence à la balandra ou bélandre en français = barque à fond plat utilisée pour le transport des personnes et des marchandises, qui a servi de bac avant la construction du pont...
(3) Un soleilho est un grenier ouvert pour le séchage des laines et des peaux ou la conservation des aliments. Ce type se structure est caractéristique des constructions du Midi de la France, en particulier dans la région de Figeac et de Cahors.
Sources :
Sites, blogs, livres, revues et journaux, photographies... : Wikipedia ; https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA46000017 ; https://saisonculturellecahors.fr/les-equipements/theatre/; https://www.cahorsvalleedulot.com/patrimoine/barbacane/ ; Emmanuel Moureau, Cahors, Hôtel d’Issala (Maison Verdier), https://armma.saprat.fr/monument/cahors-hotel-dissala-maison-verdier/...