EN COURS
Ce grand centre urbain est l'ancienne capitale du duché de Lorraine, la préfecture du département de Meurthe-et-Moselle et l'actuel siège de la métropole du Grand Nancy, une des 21 métropoles de France.
La ville se trouve au croisement de deux grands axes européens de circulation : l’axe Nord-Sud Bruxelles /Luxembourg /Metz /Nancy /Lyon /Marseille, qui relie directement la mer du Nord à la mer Méditerranée en traversant la Lorraine par le Sillon Mosellan ; l’axe Est-Ouest entre Paris et Strasbourg. Elle est enclavée entre la forêt périurbaine de Haye à l’Ouest et la Meurthe à l’Est, et a la particularité d’être une des villes les plus denses de France.
Les communes limitrophes sont : Jarville-la-Malgrange, Laxou, Malzéville, Maxéville, Saint-Max, Tomblaine, Vandœuvre-lès-Nancy et Villers-lès-Nancy.
Héraldique
Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'argent à la tige de chardon arrachée de sinople, fleurie de pourpre, chargée de deux feuilles piquantes au naturel ; au chef coupé d'un et parti de trois : au premier fascé d'argent et de gueules de huit pièces, au deuxième d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé en chef d'un lambel de gueules, au troisième d'argent à la croix potencée d'or cantonnée de quatre croisettes du même, au quatrième d'or à quatre pals de gueules, au cinquième d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure cousue de gueules, au sixième d'azur au lion contourné d'or à la queue fourchue, armé, lampassé et couronné de gueules, au septième d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules, au huitième d'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or aux deux bars adossés du même brochant sur le tout, sur le tout d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent.
Le chardon rappelle la devise non inultus premor = qui s'y frotte s'y pique. Allusion à la victoire de 1477 contre Charles le Téméraire. Charles III autorise la ville à utiliser les armoiries des ducs de Lorraine en 1575. Le chardon est ainsi surmonté d'un chef aux armes des quatre royaumes (Hongrie, Naples, Jérusalem et Aragon) et des quatre duchés (Anjou, Gueldre, Juliers et Bar) sur lesquels les ducs de Lorraine exercent leurs droits. Ils sont chevauchés par les armes de la Lorraine.
D'argent au chardon de pourpre tigé arraché et feuillé de sinople, au chef des bonnes villes de l'Empire (de gueules à trois abeilles d'or) était le blason de Nancy sous le Premier Empire.
Devise (sous le règne de Stanislas) : Aculei mei acuti in corda inimicorum regis = Mes épines sont tranchantes dans le cœur des ennemis du roi.
Hydrographie
Les alentours de la plaine nancéienne sont traversés par différents cours d'eau se jetant dans la Meurthe : le Grémillon, le Boudonville, la Villette, le Nabécor, le Brichambeau, le Frahaut, l'Asnée et l'Amezule.
Le Canal de la Marne au Rhin et la Meurthe traversent la commune.
La Meurthe, affluent de la Moselle et sous-affluent du Rhin, prend sa source à la Fontaine des Voleurs en contrebas du Montabey entre le Hohneck et le col de la Schlucht, dans le département des Vosges. Elle marque la frontière Est de la commune, à l'écart de la ville-vieille.
Le risque d’inondation est présent malgré les 31 bassins de rétention : après les inondations de 1949, en mai 2012, plusieurs rues sont submergées entrainant plusieurs millions d'euros de dégâts.
Toponymie
La plus ancienne mention du nom de la ville, Nanciaco, apparaît sur une monnaie mérovingienne en or datée du début du VIIème siècle et trouvé au XIXème siècle à Nancy.
Plusieurs siècles plus tard : Nanceiacum en 896 ; Nanceio en 1073 dans une charte de l'évêque Pibon de Toul ; Nancei en 1138 et 1176 ; Nancy en 1594 ; Nanci au début du XIXème siècle.
Histoire
Nancy possède une origine médiévale, son développement est directement liée à l'essor du duché de Lorraine dont elle devient la capitale.
Un château édifié peu après l'an 1000, à proximité d'un village nommé Nanceiacum, donne naissance à une cité médiévale fortifiée ; l'adjonction, fait quasi unique en Europe, d'une ville-neuve à la Renaissance ; l'urbanisation des Lumières ; l'accroissement effréné du XIXème siècle ; la prospérité de la Belle Époque ; l'urbanisme sans limites du XXème siècle en font la 20ème agglomération de France.
La naissance de Nancy est liée à l'édification d'un château féodal, au cours du XIème siècle, par mon ancêtre Gérard d'Alsace (1030/1070) qui y fonde une petite cité qui devient la capitale du duché de Lorraine sous ses successeurs au XIVème siècle.
En 1218, au cours de la Guerre de Succession de Champagne, sous le règne du duc Thiébaud Ier de Lorraine (1191/1220, portrait de droite), la ville est totalement incendiée par l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen (1194/1250). Il en reste la tour de la commanderie qui est reconstruite, agrandie et protégée par un nouveau château.
En 1477, deux jours après la bataille et le siège de Nancy, le duc de Bourgogne, Charles dit le Téméraire (1433/1477, portrait de gauche) est retrouvé nu, le crâne fendu jusqu'aux dents par un coup de hallebarde et une joue rongée par les loups, au bord d'un étang marécageux, l'étang Saint-Jean.
Le duc René II de Lorraine (1451/1508) est aussi considéré comme le premier duc bâtisseur : il fait reconstruire le palais ducal et fait ériger à côté l'église des Cordeliers ainsi qu'un lieu de culte à Notre-Dame-de-Bonsecours.
Sous le règne du duc Charles III de Lorraine (1545/1608), la ville bénéficie de nombreuses extensions matérialisées par la naissance de la ville-neuve créée par l'architecte et urbaniste italien Hieronimo Citoni en 1596.

À la mort d'Henri II de Lorraine (1563/1624, portrait de gauche), sa fille Nicole de Lorraine (1608/1657, portrait de droite) doit hériter du duché de Lorraine. Mais, un testament de René II précisant que les femmes n'ont pas droit à la succession, son mari Charles de Vaudémont (1604/1675) revendique la couronne pour son père, François de Vaudémont (1572/1632). Les députés acceptent, instaurant ainsi la loi salique.
François II abdique fin novembre 1625 et Charles IV devient ainsi duc de Lorraine. Il témoigne à de nombreuses reprises de sa préférence envers le Saint-Empire romain germanique par rapport à la France. En violation avec les Traités de Vic et de Liverdun,
il aide l'empereur Ferdinand II de Habsbourg (1578/1637) pour libérer Haguenau des Suédois. Le roi de France, Louis XIII (1601/1643) sur le conseil d'Armand Jean Duplessis de Richelieu (1585/1642, portrait de gauche), décide alors d'assiéger Nancy.
En septembre 1633, nouveau siège de Nancy : Louis XIII ordonne de brûler les moulins, occuper les châteaux, couper les ponts et construire retranchements et forts en mobilisant 6 000 soldats et 10 000 paysans de Lorraine et de Champagne.
Nancy capitule et Nicolas François de Lorraine de Vaudémont (1609/1670, portrait de droite) se charge des négociations. De nombreux membres de la Maison de Lorraine fuient à Bruxelles ou en Italie.
En 1661, dix compagnies du régiment des Gardes françaises se rendent à Nancy pour contribuer à la démolition des fortifications de la ville.
Léopold Ier de Lorraine (1679/1729) souhaitant redonner à Nancy sa grandeur passée permet l'installation de manufactures : une de tissus dans l'ancien hôpital Saint-Charles ; une autre rue Saint-Thiébaut ; une de bas de laine à l'emplacement de l'asile des pestiférés qui emploit les enfants indigents de la ville ; deux manufactures de soie ; et, surtout, un atelier de tapisserie installé dans le palais ducal.
Son fils, François Etienne de Lorraine (1708/1765) âgé de 20 ans, lui succède, confie la régence à sa mère, Élisabeth Charlotte d'Orléans (1676/1744) et part sillonner l'Europe. Il est nommé vice-roi de Hongrie en 1731, Maître franc-maçon à Londres en 1732. En 1736, il épouse l'archiduchesse Marie Thérèse Walburge Amélie Christine de Habsbourg (1717/1780). Il est élu empereur du Saint-Empire et roi des romains en 1745.
La Guerre de succession de Pologne (de 1733 à 1738) sonne le glas de la Lorraine indépendante. Pour mettre fin à cette guerre, l’empereur Charles VI de Habsbourg (1685/1740) accepte d'accorder une compensation au vaincu, Stanislas Leszczyński (1677/1766, portrait de gauche), roi de Pologne et beau-père du roi de France Louis XV (1710/1774), en lui remettant les duchés de Lorraine et de Bar en viager ; à sa mort, Lorraine et Barrois deviendraient français.
Louis XV méprise son beau-père qui vit à ses crochets dans l'immense et coûteux château de Chambord. Surnommé le roi bienfaisant, Stanislas, est un souverain fantoche, il n'a que peu de pouvoir de décision et pas de pouvoir politique, il s'applique à améliorer la qualité de vie de ses nouveaux sujets et à faire du duché un pôle culturel. Il fait édifier à Nancy en l'honneur de son gendre une place Royale où trône une statue du roi de France (qui reçoit plus tard son nom et sa statue). À sa mort, le duché revient à la couronne de France. Nancy perd son statut de capitale.
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Mes ancêtres de Nancy
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