Nancy
Ce grand centre urbain est l'ancienne capitale du duché de Lorraine, la préfecture du département de Meurthe-et-Moselle et l'actuel siège de la métropole du Grand Nancy, une des 21 métropoles de France.
La ville se trouve au croisement de deux grands axes européens de circulation : l’axe Nord-Sud Bruxelles /Luxembourg /Metz /Nancy /Lyon /Marseille, qui relie directement la mer du Nord à la mer Méditerranée en traversant la Lorraine par le Sillon Mosellan ; l’axe Est-Ouest entre Paris et Strasbourg.
Elle est enclavée entre la forêt périurbaine de Haye à l’Ouest et la Meurthe à l’Est, et a la particularité d’être une des villes les plus denses de France.
Les communes limitrophes sont : Jarville-la-Malgrange, Laxou, Malzéville, Maxéville, Saint-Max, Tomblaine, Vandœuvre-lès-Nancy et Villers-lès-Nancy.
En 2006, 2007, 2008 et 2010, Nancy est élue ville la plus agréable de France par le magazine Le Nouvel Observateur.
Héraldique
Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'argent à la tige de chardon arrachée de sinople, fleurie de pourpre, chargée de deux feuilles piquantes au naturel ; au chef coupé d'un et parti de trois : au premier fascé d'argent et de gueules de huit pièces, au deuxième d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé en chef d'un lambel de gueules, au troisième d'argent à la croix potencée d'or cantonnée de quatre croisettes du même, au quatrième d'or à quatre pals de gueules, au cinquième d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure cousue de gueules, au sixième d'azur au lion contourné d'or à la queue fourchue, armé, lampassé et couronné de gueules, au septième d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules, au huitième d'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or aux deux bars adossés du même brochant sur le tout, sur le tout d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent.
Le chardon rappelle la devise non inultus premor = qui s'y frotte s'y pique. Allusion à la victoire de 1477 contre Charles le Téméraire. Charles III autorise la ville à utiliser les armoiries des ducs de Lorraine en 1575. Le chardon est ainsi surmonté d'un chef aux armes des quatre royaumes (Hongrie, Naples, Jérusalem et Aragon) et des quatre duchés (Anjou, Gueldre, Juliers et Bar) sur lesquels les ducs de Lorraine exercent leurs droits. Ils sont chevauchés par les armes de la Lorraine.
D'argent au chardon de pourpre tigé arraché et feuillé de sinople, au chef des bonnes villes de l'Empire (de gueules à trois abeilles d'or) était le blason de Nancy sous le Premier Empire.
Devise (sous le règne de Stanislas) : Aculei mei acuti in corda inimicorum regis = Mes épines sont tranchantes dans le cœur des ennemis du roi.
Hydrographie
Les alentours de la plaine nancéienne sont traversés par différents cours d'eau se jetant dans la Meurthe : le Grémillon, le Boudonville, la Villette, le Nabécor, le Brichambeau, le Frahaut, l'Asnée et l'Amezule.
Le Canal de la Marne au Rhin et la Meurthe traversent la commune.
La Meurthe, affluent de la Moselle et sous-affluent du Rhin, prend sa source à la Fontaine des Voleurs en contrebas du Montabey entre le Hohneck et le col de la Schlucht, dans le département des Vosges. Elle marque la frontière Est de la commune, à l'écart de la ville-vieille.
Le risque d’inondation est présent malgré les 31 bassins de rétention : après les inondations de 1949, en mai 2012, plusieurs rues sont submergées entrainant plusieurs millions d'euros de dégâts.
Toponymie
La plus ancienne mention du nom de la ville, Nanciaco, apparaît sur une monnaie mérovingienne en or datée du début du VIIème siècle et trouvé au XIXème siècle à Nancy.
Plusieurs siècles plus tard : Nanceiacum en 896 ; Nanceio en 1073 dans une charte de l'évêque Pibon de Toul ; Nancei en 1138 et 1176 ; Nancy en 1594 ; Nanci au début du XIXème siècle.
Histoire
Un château édifié peu après l'an 1000, à proximité d'un village nommé Nanceiacum, donne naissance à une cité médiévale fortifiée ; l'adjonction, fait quasi unique en Europe, d'une ville-neuve à la Renaissance ; l'urbanisation des Lumières ; l'accroissement effréné du XIXème siècle ; la prospérité de la Belle Époque ; l'urbanisme sans limites du XXème siècle en font la 20ème agglomération de France.
La naissance de Nancy est liée à l'édification d'un château féodal, au cours du XIème siècle, par mon ancêtre Gérard d'Alsace (1030/1070) qui y fonde une petite cité qui devient la capitale du duché de Lorraine sous ses successeurs au XIVème siècle.
En 1218, au cours de la Guerre de Succession de Champagne, sous le règne du duc Thiébaud Ier de Lorraine (1191/1220, portrait de droite), la ville est totalement incendiée par l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen (1194/1250). Il en reste la tour de la commanderie qui est reconstruite, agrandie et protégée par un nouveau château.
En 1477, deux jours après la bataille et le siège de Nancy, le duc de Bourgogne, Charles dit le Téméraire (1433/1477, portrait de gauche) est retrouvé nu, le crâne fendu jusqu'aux dents par un coup de hallebarde et une joue rongée par les loups, au bord d'un étang marécageux, l'étang Saint-Jean.
Le duc René II de Lorraine (1451/1508) est aussi considéré comme le premier duc bâtisseur : il fait reconstruire le palais ducal et fait ériger à côté l'église des Cordeliers ainsi qu'un lieu de culte à Notre-Dame-de-Bonsecours.
Sous le règne du duc Charles III de Lorraine (1545/1608), la ville bénéficie de nombreuses extensions matérialisées par la naissance de la ville-neuve créée par l'architecte et urbaniste italien Hieronimo Citoni en 1596.

À la mort d'Henri II de Lorraine (1563/1624, portrait de gauche), sa fille Nicole de Lorraine (1608/1657, portrait de droite) doit hériter du duché de Lorraine. Mais, un testament de René II précisant que les femmes n'ont pas droit à la succession, son mari Charles de Vaudémont (1604/1675) revendique la couronne pour son père, François de Vaudémont (1572/1632). Les députés acceptent, instaurant ainsi la loi salique.
François II abdique fin novembre 1625 et Charles IV devient ainsi duc de Lorraine. Il témoigne à de nombreuses reprises de sa préférence envers le Saint-Empire romain germanique par rapport à la France. En violation avec les Traités de Vic et de Liverdun,
il aide l'empereur Ferdinand II de Habsbourg (1578/1637) pour libérer Haguenau des Suédois. Le roi de France, Louis XIII (1601/1643) sur le conseil d'Armand Jean Duplessis de Richelieu (1585/1642, portrait de gauche), décide alors d'assiéger Nancy.
En septembre 1633, nouveau siège de Nancy : Louis XIII ordonne de brûler les moulins, occuper les châteaux, couper les ponts et construire retranchements et forts en mobilisant 6 000 soldats et 10 000 paysans de Lorraine et de Champagne.
Nancy capitule et Nicolas François de Lorraine de Vaudémont (1609/1670, portrait de droite) se charge des négociations. De nombreux membres de la Maison de Lorraine fuient à Bruxelles ou en Italie.
En 1661, dix compagnies du régiment des Gardes françaises se rendent à Nancy pour contribuer à la démolition des fortifications de la ville.
Léopold Ier de Lorraine (1679/1729) souhaitant redonner à Nancy sa grandeur passée permet l'installation de manufactures : une de tissus dans l'ancien hôpital Saint-Charles ; une autre rue Saint-Thiébaut ; une de bas de laine à l'emplacement de l'asile des pestiférés qui emploit les enfants indigents de la ville ; deux manufactures de soie ; et, surtout, un atelier de tapisserie installé dans le palais ducal.
Son fils, François Etienne de Lorraine (1708/1765) âgé de 20 ans, lui succède, confie la régence à sa mère, Élisabeth Charlotte d'Orléans (1676/1744) et part sillonner l'Europe. Il est nommé vice-roi de Hongrie en 1731, Maître franc-maçon à Londres en 1732. En 1736, il épouse l'archiduchesse Marie Thérèse Walburge Amélie Christine de Habsbourg (1717/1780). Il est élu empereur du Saint-Empire et roi des romains en 1745.
La Guerre de succession de Pologne (de 1733 à 1738) sonne le glas de la Lorraine indépendante. Pour mettre fin à cette guerre, l’empereur Charles VI de Habsbourg (1685/1740) accepte d'accorder une compensation au vaincu, Stanislas Leszczyński (1677/1766, portrait de gauche), roi de Pologne et beau-père du roi de France Louis XV (1710/1774), en lui remettant les duchés de Lorraine et de Bar en viager ; à sa mort, Lorraine et Barrois deviendraient français.
Louis XV méprise son beau-père qui vit à ses crochets dans l'immense et coûteux château de Chambord. Surnommé le roi bienfaisant, Stanislas, est un souverain fantoche, il n'a que peu de pouvoir de décision et pas de pouvoir politique, il s'applique à améliorer la qualité de vie de ses nouveaux sujets et à faire du duché un pôle culturel. Il fait édifier à Nancy en l'honneur de son gendre une place Royale où trône une statue du roi de France (qui reçoit plus tard son nom et sa statue). À sa mort, le duché revient à la couronne de France. Nancy perd son statut de capitale.
En 1778, devenue française, Nancy est le siège d'un évêché, possède une Cour d'Appel et hérite également de l'Université de Pont-à-Mousson.
La Révolution Française
En 1790, la ville connaît une révolte militaire réprimée sévèrement par les troupes du marquis François Claude Amour du Chariol, marquis de Bouillé (1739/1800, portrait de droite). Cet événement, connu sous le nom d'Affaire de Nancy, est le principal épisode de la période révolutionnaire.
En 1792, alors que la Patrie est en danger, et les troupes ennemies à proximité, sous l'impulsion du maire Adrien Cyprien Duquesnoy (1759/1808), les nancéiens s'engagent en masse dans les armées, dépassant le contingent requis.
En 1793, Pierre Auguste Mauger, nommé commissaire du Conseil Exécutif par le ministre Dominique Joseph Garat (1749/1833), fédère les classes populaires de la ville contre la Municipalité. Il est rapidement arrêté et envoyé au Tribunal Révolutionnaire par le conventionnel Balthazar Faure (1746/1805).
Proche des frontières en guerre, Nancy est soumise à des réquisitions de fourrages, grains, et autres subsistances servant à alimenter les armées de la République ; la ville est quasiment en état de famine mais fait front.
Au début du XIXème siècle l'ancienne capitale ducale, devenue simple chef-lieu provincial, a perdu de sa superbe et connaît un relatif assoupissement.
Le 19 mars 1814, Charles Philippe de France (1757/1836, portrait de gauche), futur roi Charles X, arrière-petit-fils du roi Stanislas, fait son entrée à Nancy, sur le chemin qui le mène à Paris pour la Restauration de la monarchie.
En 1852, le baron Auguste Prosper François Guerrier de Dumast (1796/1883) obtient le rétablissement de l'Université de Nancy, supprimée par la Révolution en 1793
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En août 1870, Nancy est occupée par les troupes allemandes et devient en septembre 1871 le siège du commandement de l’armée d’occupation sous le commandement du général prussien, le comte Hans Edwin von Manteuffel (1809/1885, portrait de droite) qui s’installe au palais du Gouvernement.
En 1873 la garnison allemande de Nancy est forte de 2 921 hommes casernés au lieu-dit le Champ-de-Mars qui devient le quartier Donop au retour des troupes françaises. Nancy, libérée le 1er août 1873 à la suite du paiement anticipé par la France des indemnités de guerre prévues par le Traité de Francfort, redevient française et la préfecture du nouveau département de Meurthe-et-Moselle.
En 40 ans la population augmente considérablement en passant de 50 000 habitants en 1870 à 120 000 habitants en 1914. À cause de la poussée démographique, l'urbanisation est pour le moins anarchique, les besoins en eaux augmentent considérablement. Charles Edouard Auguste Imbeaux (1861/1943) et Dieu Marie François Villain (1863/1940) sont chargés de la réalisation d'une galerie de captation des eaux souterraines du plateau de la Forêt de Haye.
En 1874 d'un réseau de tramway à traction hippomobile, puis à compter de 1899 à traction électrique, concédé à la Compagnie Générale Française de Tramways (CGFT) qui l'exploite jusqu'en 1958.
Première Guerre Mondiale
Le 4 août 1914, la ville est proclamée en état de siège, ce qui perturbe la vie quotidienne. Des flux de réfugiés arrivent à partir du 20 août. La panique gagne la ville et ne se calme qu'à la fin de la bataille du Grand Couronné. Fin 1914, la moitié des habitants a quitté la ville, qui accueille 7000 réfugiés, dont plus de la moitié à la caserne Molitor. Le 1er janvier 1916, les Allemands commencent à bombarder Nancy afin d'en terroriser les habitants. La carte de pain est établie fin 1917 et la ville est évacuée début 1918. Nancy fait partie des 69 communes françaises décorées de la Légion d'Honneur (Ville dont l'ardent patriotisme s'est affirmé magnifiquement au cours des épreuves de la guerre. Directement menacée, a assisté avec le plus beau courage à la bataille du Grand Couronné, livrée pour la défendre, bombardée par avions, prise par canons à longue portée, n'a jamais, malgré les souffrances, perdu son sang-froid. A bien mérité du pays.).
Seconde Guerre Mondiale
L'armée allemande entre à Nancy sans combattre le 16 juin 1940. François Camille Antoine Schmitt (1876/1957), alors maire, reste sur place et tente de faire la liaison avec le gouvernement de Vichy, mais, Nancy se trouvant en zone interdite, la communication est très difficile. Lors de l'instauration du Service du Travail Obligatoire (STO), une partie de la jeunesse part travailler en Allemagne tandis qu'une autre entre dans la clandestinité : 300 d'entre eux sont raflés par la Gestapo et envoyés à Mauthausen où les trois-quarts meurent.
La communauté juive de Nancy, composée de 3 800 membres et environ 160 entreprises en partie venues de l'immigration de Pologne et d'Europe centrale, subit discriminations, port de l'étoile jaune et, à partir de 1942, arrestations, transferts au camp d'Écrouves puis déportations. En juillet 1942, des policiers nancéiens permettent à plus de 350 Juifs de fuir en leur fournissant tickets et laisser-passer, de sorte que seuls 32 sur les 385 menacés par l'opération Vent printanier sont arrêtés.
Le 26 mai 1944, le maréchal Philippe Pétain (1856/1951, portrait de gauche) en visite à Nancy est accueilli par une foule qui chante Maréchal nous voilà.
Nancy occupée, est une ville de garnison, siège du quartier général de la 1-Fallschirm-Armee (1) de juillet à septembre 1944.
La 3ème armée américaine du général George Smith Patton Jr (1885/1945) libère la ville pendant la campagne de Lorraine en septembre 1944. 
Le 25 septembre 1944, le général Charles de Gaulle (1890/1970, portrait de droite) est accueilli à Nancy, place Stanislas, par une foule dense.
12 habitants sont admis parmi les 4 281 Justes parmi les Nations de France pour avoir sauvé des personnes juives persécutées par le régime nazi et le gouvernement de Vichy (Charles Bouy, Marcel Courtot, Jean Dantonel, Marcel Galliot, Camille Kleinclauss, Georgette Larchet, Paul Larchet, Pierre Marie, François Pinot, Charles Thouron, Arthur Varoquaux et Édouard Vigneron).
En janvier 1972, une violente mutinerie éclate à la prison Charles III.
Des années 1960 aux années 1980, la ville procède à des rénovations urbaines importantes : le quartier Saint-Sébastien et le vaste centre commercial ; la construction de la tour Thiers dans le quartier gare; les quartiers Croix-de-Bourgogne et Saint-Léon à l'Ouest de la gare.
Depuis le milieu des années 1990, le Grand Nancy s'est engagé dans une vaste et progressive réhabilitation des rives de Meurthe dans l'Est de la ville. Le quartier de la gare est également engagé depuis 2005 dans une opération d'urbanisme : construction d'immeubles de bureaux, d'un nouveau Palais des Congrès incluant partiellement l'ancien Centre de Tri Postal, labellisé Patrimoine du XXème siècle.
Les Hospitaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem
Le duc, Mathieu Ier de Lorraine (1110/1176) favorise l'installation des Hospitaliers dans son duché.
En 1147, il leur concède des terres, un moulin et un four placés au-dessous des remparts de la ville.
En 1176, avec son épouse Judith Berthe de Hohenstaufen (1123/1195), fille de Frédéric de II de Souabe dit Le Borgne (1090/1147) et de Judith de Bavière, il leur donne le droit de Punazs : les Frères Hospitalier peuvent prélever 1/32e des ventes de grains réalisées lors des marchés sous les halles de Nancy se tenant le mercredi et le samedi. Ce droit est confirmé en 1190 par leur fils, le duc Simon II de Lorraine (1140/1207), puis par son frère Mathieu II de Lorraine de Toul (1146/1208).
En 1603, le duc Henri II de Lorraine (1563/1624) renouvelle le droit de punazs.
Ce droit perdure jusqu'en 1732, où, sous la régence d'Élisabeth Charlotte d'Orléans (1676/1744), il est remplacé par le droit de prélever une taxe.

La commanderie est édifiée en 1140 (voir § Patrimoine), en rase campagne, à proximité de l'étang Saint-Jean, entre Laxou et Nancy. Elle était entourée de quelques bâtiments dont une chapelle.
Ce lieu est historiquement connu pour avoir été le quartier général du duc de Bourgogne, Charles dit le Téméraire (1433/1477, portrait de gauche), quand il assiége Nancy d'octobre 1476 à janvier 1477, avant sa défaite face à René II de Lorraine (1451/1508, portrait de droite), lors de la bataille de Nancy.
Les seigneurs et gens de la noblesse
Nancy, comme la plupart des sièges d'un pouvoir ducal, ne possède pas d'origine romaine, mais une origine médiévale. La particularité de son développement est directement liée à l'essor du duché de Lorraine dont elle devient la capitale.
Chroniques et légendes
Saint-Nicolas et le Père Fouettard
Trois petits enfants se perdent en allant glaner dans les champs. Épuisés par leur errance, ils frappent à la porte d’un boucher qui leur offre l’hospitalité pour la nuit.
L’homme commet alors l’irréparable. Pendant leur sommeil, il les égorge sans aucune pitié. Il les découpe ensuite méticuleusement en morceaux pour les conserver dans son grand saloir.
Le temps file et plusieurs années passent. Ce crime atroce reste impuni et les enfants sont toujours portés disparus. La boutique du boucher, elle, continue de tourner comme si de rien n’était.
Un soir, l’évêque Saint Nicolas frappe à la porte du même boucher. Il lui demande simplement à manger, exigeant du petit salé. Le boucher, pris de panique, comprend instantanément qu’il est démasqué. Le miracle se produit sous ses yeux. Saint Nicolas lève trois doigts et bénit le saloir. Les trois enfants en sortent, vivants et souriants, comme s’ils sortaient d’un long sommeil.
Le sort du criminel est scellé. Pour le punir de son crime, Saint Nicolas le condamne à devenir son serviteur éternel. Il devient le Père Fouettard, chargé de punir les enfants désobéissants.
Saint Nicolas récompense les enfants sages avec des friandises et des cadeaux. Il incarne la générosité et la protection.
Le Père Fouettard s’occupe des enfants turbulents. Visage noirci de suie, il porte un fouet et une hotte pour emporter les garnements.
La légende de la libération de Ferri III, duc de Lorraine
Parmi tous les princes qui se sont succédé à la tête de l’ancien duché de Lorraine, c’est le duc Ferri III qui a laissé dans l’histoire, et surtout la légende, le souvenir le plus vivace. Ferri III régnait sur la Lorraine vers le milieu du XIIIème siècle.
C’était un homme réputé pour sa justice, sa bonté, son exquise charité. Le peuple le tenait en profonde affection, car il avait été le premier à octroyer en Lorraine des chartes de franchise aux petites cités, à rabaisser les privilèges des seigneurs, ses vassaux, sur lesquels sa puissance s’était fait particulièrement sentir. Ceux-ci le craignaient ; beaucoup le haïssaient secrètement, car les mesures qu’il avait prises en faveur du peuple réduisaient leurs pouvoirs et étaient ressenties comme autant d’humiliations.
À deux lieues de Nancy, au château de Maxéville, vivait alors le comte Adrien des Armoises. Plus que tous les autres vassaux, celui-ci était animé contre son suzerain d’une haine irréductible. À plusieurs reprises, la justice de Ferri III avait dû sévir contre ses exactions et le voisinage avait achevé d’exaspérer les rapports des deux hommes.
Or, un jour, Ferri, escorté d’un seul écuyer, chassait dans la profonde forêt de Haye. Comme le soir tombait, le duc reprit le chemin de son palais de Nancy. Sans méfiance, l’âme en paix, il chevauchait en devisant joyeusement avec son écuyer. Soudain, son cheval trébucha dans une corde qui avait été perfidement tendue en travers du sentier. Désarçonné, le duc perdit l’équilibre et s’abattit lourdement sur le sol. Au même instant, dix hommes, le visage caché sous un masque, se précipitèrent sur lui, et, avant qu’il ait eu le temps d’esquisser un seul geste pour sa défense, il se trouva bâillonné, ligoté solidement, la tête enveloppée dans un épais voile noir. Son écuyer vola à son secours ; mais le malheureux périt, accablé sous les coups. Puis, sans perdre une seconde, les mystérieux agresseurs emportèrent leur prisonnier, qui se débattait en vain sous ses liens, et le jetèrent brutalement dans un char posté à quelques pas du lieu de l’embuscade. Et aussitôt, les chevaux démarrèrent dans un galop d’enfer. Pendant des heures et des heures, le véhicule roula à vive allure. De temps en temps, il s’arrêtait ; mais c’était seulement parce qu’il fallait changer les chevaux, et, après ce court arrêt, la cadence effrénée reprenait de plus belle, sans jamais se ralentir.
Enfermé dans la mystérieuse voiture, le duc tentait vainement de desserrer ses liens, d’enlever le voile qui lui couvrait les yeux. Ses efforts rageurs demeuraient hélas inutiles. Il était surtout angoissé à l’idée qu’il ignorait où ses ravisseurs le transportaient. Il était persuadé que c’était bien loin, certainement en dehors de ses états. Car le mystérieux véhicule roulait toujours, au même galop qui ne faiblissait pas. Pendant toute la nuit et tout le jour suivant, l’effroyable voyage se poursuivit, coupé seulement de très brèves haltes. Enfin, vers le soir, l’attelage sembla soudain modérer son allure. Au bruit des roues sur des pavés, le duc comprit qu’on entrait dans une ville ou dans un château fort. Peu d’instants après, en effet, le char s’immobilisa.
Alors, des bras invisibles tirèrent le duc de sa prison roulante. Il se sentit transporté à travers des couloirs, des salles, des escaliers dont la fraîcheur le fit frissonner ; des portes grincèrent sinistrement. Enfin, on le déposa sur le sol ; on desserra légèrement ses liens et, sans avoir prononcé une seule parole, les ravisseurs s’enfuirent. Une lourde porte claqua sur ses gonds ; un verrou gémit ; des pas résonnèrent encore ; puis, ce fut le silence.
Au prix de cruels efforts, le duc Ferri réussit enfin à se défaire complètement des cordes qui meurtrissaient sa chair. Il retira le voile qui l’aveuglait. Alors, sa dramatique situation se révéla à lui dans toute son horreur. Le duc de Lorraine se vit au fond d’une tour carrée, haute de quinze coudées au moins, éclairée par une unique fenêtre, étroite, placée très haut, près de la toiture. Dans un coin avaient été placés à son intention un misérable grabat, une cruche d’eau et une miche de pain. Le bon duc s’abîma dans un profond désespoir. Mais ce qui exaspérait sa douleur, c’était qu’il ne savait absolument pas en quel lieu il se trouvait et aux mains de quels ennemis il était tombé.
Inutile de décrire sa misérable existence au fond de ce sinistre cachot. Il ne voyait jamais personne, pas même la main du geôlier qui lui apportait chaque jour sa nourriture à travers un double guichet. Les jours, les semaines, les mois et même les années s’écoulèrent. Le duc, dans son chagrin, crut qu’il allait sombrer dans la folie. Rares étaient les bruits qui lui parvenaient du dehors. Parfois, il entendait des cloches qui lui semblaient être celles de sa bonne ville de Nancy. Mais comme il se croyait enfermé à cent lieues de sa capitale, il était persuadé qu’il s’agissait d’hallucinations auxquelles il eût été dangereux de s’abandonner.
Pendant ce temps, que devenaient son épouse, la duchesse Marguerite, et ses enfants, privés de soutien et de défense ? Qu’était-il arrivé à son palais, sans doute pillé, à sa ville de Nancy, peut-être brûlée, à son bon peuple, réduit en esclavage ? Le duc Ferri n’osait agiter ces torturantes questions.
Or, un matin, comme il était plongé dans un sommeil proche de l’agonie, il entendit soudain au-dessus de lui un grand bruit. Contre la toiture de son cachot étaient frappés des coups violents, que l’écho amplifiait étrangement. Parfois, un chant s’élevait, nettement perceptible entre les coups, bizarre et mélancolique.
Le duc sursauta. Ses dernières forces, usées par ses longs malheurs, se réveillèrent. Le cœur palpitant, il tendit l’oreille. N’était-ce pas une hallucination ? En effet, il semblait au duc de Lorraine que son propre nom était mêlé aux paroles de la chanson. Mais un rayon de lumière jaillit dans la tour obscure, puis s’agrandit, s’élargit. Enfin, un homme apparut, juché sur une poutre maîtresse de la toiture.
Le duc Ferri se dressa, évitant les tuiles et les gravats qui tombaient et se brisaient sur le sol, haletant, bouleversé par l’émotion.
En haut, l’homme l’aperçut :
— Ah ! par exemple, grommela-t-il, on ne m’avait pas dit qu’il y avait quelqu’un là-dedans !
Il arrêta son travail.
— Eh ! là-bas, qu’est-ce que tu fais là ? cria-t-il.
— Et toi ? articula le prisonnier, qui retrouvait enfin l’usage de la parole.
— Moi ?… Je suis Jean, le couvreur. Je répare des toitures. Et Dieu merci, l’ouvrage ne manque pas. Mais toi ?…
— Moi ?… Mais les mots s’étranglèrent dans sa gorge.
— Te voilà dans un piètre état ! Qu’est-ce donc que tu as fait pour être ici ?
— Moi… Je suis Ferri, duc de Lorraine, troisième de ce nom. Où suis-je ?
— Ah ! non, répliqua le couvreur, il ne faut pas me conter d’histoires. D’ailleurs, sais-tu bien ce que je chantais tantôt ?… Eh bien ! je chantais la complainte du duc Ferri, parti de son duché pour suivre une belle dame qu’il aimait.
— Par Saint Nicolas, supplia le prisonnier, ne plaisante pas ! Dis-moi donc, je te prie, où je suis.
— Puisque tu insistes, je peux te le dire : Tu es à Maxéville, chez le sire des Armoises.
À ce nom, le duc frémit de colère. En un éclair, il mesura toute la ruse dont il avait été victime. Pour lui donner le change, la voiture qui l’emportait avait tourné en rond dans la forêt de Haye pendant une nuit et un jour.
Pris de pitié, Jean, le couvreur, devint soudain très grave.
— Si tu es vraiment le duc de Lorraine, dit-il, peux-tu me le prouver ?
— Tiens, voici mon sceau. Tu verras bien si je mens.
De plus en plus intrigué, le couvreur déroula un fil auquel le duc attacha sa précieuse bague. Alors, quand l’ouvrier, après avoir retiré le fil, tint le sceau de Lorraine entre ses doigts, tremblant, il s’écria :
— Par Saint Gabriel, c’était donc vrai !… Monseigneur, mes plus humbles excuses de ne vous avoir pas cru sur parole.
— Écoute, dit le duc, dis-moi maintenant ce qu’est devenue la duchesse, mon épouse.
— Monseigneur, reprit avec respect le couvreur, la duchesse Marguerite est toujours à Nancy. Grâce au sire de Tillon, elle a réussi à tenir tête à une révolte de vos vassaux. Elle n’a pas cessé de pleurer votre disparition.
— Je vois que ton cœur est resté fidèle à la maison de Lorraine. Va porter cet anneau à la duchesse Marguerite. Dis-lui où je me trouve enfermé. Elle agira en femme avisée pour me tirer de là. Et tu sais aussi que le duc de Lorraine n’est pas un ingrat.
— Oui, sire. J’y cours. Au diable, la toiture des Armoises !
Quelques jours plus tard, une puissante armée lorraine se présenta devant le château de Maxéville. À sa tête, brandissant bien haut l’étendard rouge et or, chevauchait le sire de Tillon. Il se dirigea droit vers le pont-levis et demanda à parler immédiatement au seigneur des Armoises.
Plein d’appréhension, le félon apparut bientôt sur le chemin de ronde.
Alors, tandis que l’armée ducale cernait complètement le château, le sire de Tillon lui adressa cette proclamation :
— Au nom de la très haute et très noble dame de Lorraine, Marguerite, moi, Nicolas de Tillon, je t’ordonne de remettre sur-le-champ en liberté le puissant duc Ferri, troisième de son nom, qui est mon maître et le tien, et que tu retiens prisonnier par trahison et félonie. Et si, pour ton malheur, tu tardais à exécuter cet ordre, ton château serait immédiatement rasé, toi et tes gens passés au fil de l’épée.
Une immense clameur salua la fin de ce discours. Toute l’armée lorraine poussait son cri de guerre.
Le sire des Armoises comprit, la rage au cœur, que la partie était trop forte pour lui. Jamais il ne pourrait résister aux puissantes machines de guerre que les soldats manœuvraient sous les murs de son château. Il fit donc baisser le pont-levis.
Les soldats du sire de Tillon se précipitèrent aussitôt et ils eurent vite fait de tirer le malheureux duc de son cachot.
Celui-ci, pleurant de joie, retrouva sa courageuse épouse, qui avait tenu à venir personnellement avec l’armée, et, sous les acclamations enthousiastes de tous ses soldats, il l’embrassa longuement.
Puis, ce fut le retour triomphal jusqu’à Nancy.
Mais une fois les premiers moments d’effusion passés, Ferri III dit aux gens de sa suite :
— Où est donc Jean, le couvreur, celui qui a porté la bonne nouvelle ? Qu’on aille me le chercher bien vite.
Peu de temps après, l’ouvrier arriva au palais, rouge de confusion, mais aussi de fierté.
— Ah ! voici notre ami Jean, le couvreur, dit le duc en l’apercevant. Viens ici, mon ami.
Puis, se tournant vers l’assistance, il ajouta d’un ton solennel :
— Messieurs, voici l’artisan de ma libération. Il a nom Jean, le couvreur. Désormais, il s’appellera Jean du Hautoy, puisque c’est du haut du toit qu’il m’a apporté la liberté. Messire Jean du Hautoy, embrassez votre duc. Et je vous donne en fief la moitié des biens du sire des Armoises.
Tous les gentilshommes présents approuvèrent chaleureusement cette juste récompense, puis, pendant une semaine, Nancy et tout le duché de Lorraine furent en liesse pour fêter le retour de leur duc bien-aimé.
Patrimoine
Le roi Stanislas a l'idée de relier la Vieille-ville médiévale à la Ville-neuve de Charles III par un système de places urbaines en marquant la transition par un Arc de Triomphe. Cet ensemble, constitué par la place Royale, rebaptisée place Stanislas et la place de la Carrière, articulées par l'arc de Triomphe (porte Héré), combine avec grâce des bâtiments majestueux et les fameuses portes d'or du ferronnier lorrain Jean Lamour (1698/1771).
Les trois places principales de Nancy
1 - La place Stanislas
La Place, voulue par le duc de Lorraine Stanislas Leszczyński, est construite entre 1751 et 1755 sous la direction de l'architecte Emmanuel Héré (1705/1763).
Son nom et sa statue centrale évoluent au gré des bouleversements de l'Histoire de France : la place entre les Deux Villes, la place devant l'hôpital Saint-Julien, puis en 1755 place Royale, en 1792 place du Peuple, en 1804 place Napoléon, en 1814 place Royale, en 1831 place Stanislas, en 1848 place du Peuple et depuis 1851 place Stanislas.
Elle est entourée de six grilles monumentales en fer forgé rehaussées de feuilles d'or signées par Jean Lamour. En son centre est située la statue en pied de Stanislas, en lieu et place de celle du roi Louis XV qui y trône de 1755 jusqu'à sa destruction lors de la Révolution Française. La statue actuelle date de 1831.
En 1759, Stanislas fait don de la place Royale, ainsi que de la place de la Carrière et de la Pépinière, à la municipalité de Nancy.
Les 8 premiers réverbères, encadrés de bornes, sont installés en 1836, aux angles de la place et au pied de l'arc de triomphe. Ils adoptent un style néoclassique. 4 autres sont ajoutés peu après au milieu des côtés et des lanternes sont accrochées par des consoles en fer forgé aux façades. En 1857, de nouveaux réverbères et des bornes sur la périphérie complètent l'ensemble.
Durant les années 1861 et 1862, les trottoirs sont élargis.
En 1958, le sol de la place est nivelé pour le rendre horizontal par des pavés mosaïques et des dalles gris terne, la périphérie et les trottoirs sont bitumés. Ouverte au stationnement, la place dispose de 600 emplacements de parking. En 1983, le stationnement automobile y est interdit.
La place Stanislas donne aussi accès au parc de la Pépinière créé par Stanislas, d'une superficie de 23 ha en plein centre-ville, avec ses jardins à l'anglaise.
Cet ensemble du XVIIIème siècle est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Après restauration, la place Stanislas fête ses 250 ans en 2005 en devenant entièrement piétonne.
Bien plus qu'une simple place Royale, elle est au centre d'un plan d'urbanisme regroupant les grandes institutions du duché de l'époque. Les bâtiments qui ceinturent la place sont tous créés par Emmanuel Héré :
L'Hôtel de Ville, le plus grand des bâtiments, occupe tout le côté Sud de la place. Également nommé Palais de Stanislas et pendant longtemps Maison Commune, il sert de mairie depuis sa construction. Il est construit de 1752 à 1755, à la place des Hôtels de Gerbéviller et de Juvrécourt. Puis l'Hôtel de Rouerke voisin est démoli en 1890 pour lui permettre de s'agrandir.
Le fronton est orné des armes de Stanislas et du blason de la ville. L'horloge centrale est encadrée de deux statues allégories de la justice et de la prudence. Plus bas, un bas-relief montre une jeune fille tenant un chardon, symbole de la ville depuis la victoire sur mon ancêtre Charles dit le Téméraire.
Le bâtiment est classé aux Monuments Historiques en 1886.
Le Grand Hôtel de la Reine, autrefois pavillon de l'Intendant François Antoine Pierre Alliot, conseiller aulique et intendant de Stanislas, il devient l'Hôtel de l'Intendance et héberge l'Administration Départementale et la Préfecture jusqu'à son transfert en 1824 au Palais du Gouverneur situé place de la Carrière. Il a également abrité une Ecole de Musique où Marie Antoinette se serait rendue en 1769 pour y écouter des poésies de Nicolas Gilbert. En 1814, il est la résidence de l'empereur de Russie. Aujourd'hui, c'est un hôtel de luxe et un restaurant.
La façade et la toiture sont classées aux Monuments Historiques en 1929.
Le Pavillon Jacquet est alloué à un bourgeois de Nancy qui possédait la parcelle, il est demeuré ensuite une propriété privée. Il est vendu comme Bien National à la Révolution Française. Au XIXème siècle, il est occupé par un magasin de modes : Soyer, Navarre et Cie.
La ville en est aujourd'hui propriétaire, à la faveur d'un droit de préemption exercé dans les années 1950, lors de la cession de l'immeuble. Il héberge aujourd'hui 2 brasseries : le Foy et le Commerce, séparés par un bureau de tabac. Des services municipaux occupent les étages ainsi que l'agence d'architecture André, Jean Luc André, petit-fils d'Émile André, célèbre architecte de l'École de Nancy et locataire du lieu dès 1901. Le directeur du Musée des beaux-arts voisin, y occupe un appartement de service aménagé au début des années 1980.
La façade et la toiture sont classées aux Monuments Historiques en 1929.
L'Opéra-théâtre, autrefois Hôtel des Fermes, il est vendu comme Bien National en 1798. De 1802 à 1906, il abrite l'évêché. Le Théâtre de la Comédie, situé de l'autre côté de la place dans l'actuel pavillon du Musée des beaux-arts, est détruit dans un incendie. L'État prend possession du bâtiment en 1909 et les travaux sont lancés. Le 14 octobre 1919, l'inauguration donne lieu à une représentation du Sigurd d'Ernest Reyer. L'architecture en béton est masquée derrière un décor inspiré de l'Opéra Garnier.
L'immeuble est classé aux Monuments Historiques en 1923. En 1995, des travaux de restauration sont entrepris.
Le Musée des Beaux-Arts, ancien Collège de Médecine et de Chirurgie, il héberge ensuite le Théâtre de la Comédie, le Café de la Comédie et le Café du Commerce. Il est construit en 1758 et est totalement détruit par un incendie en 1906. Reconstruit, il accueille le Musée de Peinture et de Sculpture à partir de 1936. Une seconde extension est réalisée en 1995 et le bâtiment actuel est inauguré en 1999.
Le pavillon est classé aux Monuments Historiques en 1923.
L'Arc de Triomphe
Il est situé sur le côté Nord de la Place Stanislas, à l'extrémité septentrionale de la rue Héré et à l'extrémité Sud de la Place de la Carrière.
Egalement nommé Porte du Peuple en avril 1792 ou Porte Marat dans certains documents, en hommage au révolutionnaire qui avait soutenu le peuple nancéien lors de l'Affaire de Nancy du 31 août 1790.
Il est bâti sur l'emplacement de l'ancienne porte Royale construite par le roi Louis XIV (1638/1715) détruite en 1752. À l'origine, la porte est reliée aux remparts par des galeries, le sommet fait partie du chemin de ronde pour satisfaire aux exigences du gouverneur militaire, le maréchal Charles Louis Auguste Fouquet-de Belle-Isle (1684/1761). La muraille qui l'entoure est abattue vers 1772 à l'Est (Pépinière) et en 1847 à l'Ouest (place Vaudémont) ; isolée, la porte devient alors un véritable arc de triomphe.
Il est dessiné par Emmanuel Héré et inspiré de l'Arc de l'empereur romain, Septime Sévère (146/211), à Rome.
Il est classé aux Monuments Historiques en 1923.
2 - La Place de la Carrière
Elle est située dans le prolongement de la place Stanislas, dont elle n'est séparée que par l'arc Héré et la rue Héré.
Elle est ainsi nommée, car à cet endroit se tient jadis les courses, tournois, jeux de bagues et autres exercices chevaleresques, où l'on se donne carrière.
Plusieurs noms lui sont attribués au cours de l'Histoire : rue Neuve en 1551, rue de la Carrière en 1573, rue Neuve de la Carrière en 1600, place de la Carrière en 1760, place de la République démocratique en 1793, rue de la Carrière en 1839, place Carrière ou la Carrière à la fin du XIXème siècle, place de la Préfecture, place du Palais avant de prendre sa dénomination actuelle.
Le long de la Carrière, sur les côtés Est et Ouest, les façades des Hôtels Particuliers Renaissance bordant la place sont unifiées par Emmanuel Héré en style classique. Au Sud, la porte Royale est reconstruite en Arc de triomphe. Au Sud-Ouest, est construite la Bourse des marchands, siège actuel du Tribunal Administratif, réplique de l'Hôtel de Beauvau-Craon qui lui fait face. Au centre est aménagée une esplanade, bordée d'orangers (aujourd'hui des tilleuls) et aux angles sont disposées des fontaines représentant des groupes d'enfants.
Elle est classée aux Monuments Historiques en 1923.
L'Hôtel particulier de Beauvau-Craon est élevé au XVIIIème siècle, sur la place de la Carrière, à la demande du duc Léopold 1er de Lorraine (1679/1729) pour Marc de Beauvau-Craon, époux de sa favorite Anne Marguerite de Ligniville.
Il sert de modèle à Emmanuel Héré pour édifier en vis-à-vis la Bourse des Marchands entre 1752 et 1753. Il modifie également l'Hôtel Particulier en lui ôtant sa balustrade sculptée lors de l'uniformisation de la place de la Carrière.
Il est actuellement le siège de la Cour d'Appel de Nancy.
Comme tous les bâtiments situés sur la place de la Carrière, l'Hôtel de Craon est classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco.
Il a été classé aux Monuments Historiques en 1924.
3 - La Place d'Alliance
Egalement due à l'architecte Emmanuel Héré, elle possède des proportions plus modestes que ses deux sœurs. Elle est située en Ville-neuve, à proximité quasi immédiate de la Place Stanislas, et appartient au même ensemble urbain de style classique voulu par Stanislas Leszczynski.
La fontaine, la double rangée de tilleuls centenaires, et les sobres Hôtels Particuliers bordant la place apportent au lieu une atmosphère calme et austère.
Lors de la construction de la place en 1751, le site constitue le jardin potager ducal, aménagé sur l’ancien bastion Saint-Jacques, après le démantèlement des remparts en 1698, sous le règne du duc Léopold Ier de Lorraine.
Décidée par le duc Stanislas Leszczynski cette nouvelle place se situe à proximité de la place Royale. Il pense d'abord la consacrer à saint Stanislas (elle figure avec ce nom sur des croquis dessinés entre 1751 et 1753). Elle est construite par Emmanuel Héré puis très vite renommée Place d'Alliance en hommage à la signature du Traité d'Alliance de 1756 entre le roi Louis XV (1710/1774) et Marie Thérèse Walburge Amélie Christine de Habsbourg dite Marie Thérèse d'Autriche (1717/1780), épouse de François Ier (1708/1765), empereur romain du Saint-Empire mais aussi ancien duc de Lorraine et de Bar, dont Stanislas tient les duchés.
Lors de la Révolution Française, la place est successivement rebaptisée Place de la Renommée, puis place Chalier en l'honneur de Marie Joseph Chalier, maire de Lyon pendant la Terreur.
Des tilleuls sont plantés sur le pourtour de la place en 1763, certains sont toujours visibles aujourd'hui.
La fontaine est édifiée par le sculpteur Paul Louis Cyfflé (1724/1806) pour Stanislas commémorant la signature du traité.
Le bassin, comptant plusieurs lobes, entoure la fontaine centrale et capte l'eau que déversent trois vieillards barbus représentant trois cours d'eau : l'Escaut, la Meuse et le Rhin. Il semble que Cyfflé se soit fortement inspiré de la fontaine de style baroque des Quatre Fleuves de la Piazza Navona de Rome. La partie basse de la fontaine, en plomb, représente des figures allégoriques déversant l'eau dans un bassin de pierre. Les groupes sculptés sont surmontés d'un obélisque de pierre, lui-même couronné d'un génie soufflant dans un clairon et tenant un médaillon.
La ville neuve (du XVIIème siècle)
À la demande du duc, Charles III de Lorraine (1543/1608), l'architectecte Italien Hiéronimo Citoni trace des rues larges et droites sur un plan en damier, exception faite de la rue Saint-Nicolas (ancien faubourg) qui garde son tracé préexistant. Des fortifications, les portes Saint-Nicolas, Saint-Georges et Saint-Jean, protègent cette ville neuve, qui ne communique que par une esplanade avec la vieille ville au tracé irrégulier.
Le duc Léopold entreprend la reconstruction de la primatiale (future cathédrale).
De nombreux hôtels particuliers sont construits dans la ville, ainsi que des édifices civils, dans un style qui essaie d'assimiler les nouvelles conceptions classiques à une tradition Renaissance.
La vieille ville du XIIème au XVIème siècle
Quelques vestiges des anciennes fortifications de la ville médiévale, dont la Porte de la Craffe datant du XIVème siècle. Le Palais ducal est un bâtiment du XVIème siècle. Avec sa porterie, typique du style gothique flamboyant, il abrite aujourd'hui le Musée historique lorrain.
Jouxtant le Palais, l'église des Cordeliers renferme les tombeaux des ducs de Lorraine.
La Ville-Vieille conserve également plusieurs hôtels particuliers Renaissance (Hôtels de Lillebonne, d'Haussonville…) ainsi que quelques hôtels classiques (Hôtels Ferraris, des Loups…).
La Place Saint-Epvre, au centre du quartier où la basilique Saint-Epvre domine.
La Porte-Neuve ou Porte Désilles
Arc de triomphe situé à l'Ouest de la vieille-ville, sur la place de Luxembourg, et à l'extrémité Nord du Cours Léopold. C'est le plus ancien monument aux morts de France.
Il porte le nom du lieutenant André Désilles (1767/1790), en mémoire de sa mort tragique lors de l'Affaire de Nancy.
La porte est pourvue de trois ouvertures. La partie haute de la face intérieure, face au Cours Léopold, est ornée de bas-reliefs qui commémorent le Traité de Versailles signé en 1783 par le roi Louis XVI (1754/1793). La face extérieure, face à la rue de Metz, représente la Bataille de Nancy de 1477.
La porte est construite entre 1782 et 1784 à l'initiative du comte de Jacques Philippe de Choiseul-Stainville (1727/1789), commandant en chef de la Lorraine.
Elle doit fermer la perspective du Cours Léopold et ouvrir sur la route de Metz ; elle est aussi voulue comme un monument à la mémoire des Nancéiens morts pour l'Indépendance Américaine, durant la Bataille de Yorktown en 1781.
Elle porte les noms de porte Saint-Louis et de porte Stainville, et prend finalement, en 1867, le nom de porte Désilles.
Elle est classée aux Monuments Historiques en 1925.
La porte de la Craffe
Imposant vestige des fortifications médiévales, elle est érigée au XIVème siècle au Nord de la ville-vieille et marque la limite septentrionale de la Grande-Rue qu'elle relie à la rue de la Citadelle.
La Porte de la Craffe a eu d'autres noms dans le passé : porte des Bordes, porte Notre-Dame, ou Porte Lescraffe. Le premier nom de cette porte est Porte de la Caraffa du nom d'un gouverneur, gentilhomme napolitain, nommé de la Casa de Caraffa.
La tour centrale carrée où s'insère la porte est flanquée de deux tours rondes plus élevées. Les murs en pierres de taille parées de briques rouges dans les parties basses sont épais de 3m. La porte centrale, en forme d'arc brisé en tiers-point, est surmontée d'une niche où est placé une statue en ronde-bosse d'une Vierge à l'enfant du XIVème siècle. Deux fenêtres encadrent cette niche et, de part et d'autre, deux bas-reliefs des profils casqués des ducs Raoul de Lorraine (1320/1346) et son fils Jean 1er de Lorraine (1346/1390) se regardent. Un chardon lorrain orne le sommet de la niche, elle-même surmontée d'une croix de Lorraine et d'une ceinture de mâchicoulis en accolades et à consoles formées d'un triple tore, d'un style résolument gothique. De part et d'autre de la croix de Lorraine, deux têtes casquées en bas-relief se font face, Charles II de Lorraine (1364/1431), vainqueur de Louis d'Orléans (1372/1407) en 1407 à la Bataille de Champigneulles et de René II de Lorraine (1451/1508), vainqueur de mon ancêtre Charles dit le Téméraire (1433/1477) en 1477 à la Bataille de Nancy.
L'ensemble est encadré par deux gigantesques tours rondes aux toits coniques, percées de fenêtres permettant les tirs de tous côtés et dont les plus hautes sont surmontées de corbeaux destinés à soutenir des volets de bois disparus. À côté de la tour Ouest, un escalier extérieur donne accès à la terrasse au-dessus du passage voûté, ce qui permet de découvrir une échauguette carrée en briques rouges située à l'arrière de la tour Est, invisible depuis la rue, ainsi que la façade interne du bâtiment Renaissance surmontant la porte au Nord, du côté de la rue de la citadelle.
Lors de son édification, sous le duc Jean Ier de Lorraine au milieu du XIVème siècle, elle comporte uniquement la tour carrée centrale garnie de mâchicoulis et de bretèches sur les deux faces. Les deux tours rondes, sont ajoutées en 1463 et disposent d'une dizaine de salles fortes qui servent de prison jusqu'au milieu du XIXème siècle. Ces tours jumelles, crénelées à l'origine, reçoivent leurs toitures caractéristiques en poivrière surmontées de lanternons au XVIème siècle.
En 1505, sous le duc René II de Lorraine, la défense extérieure est renforcée par la création d'un terre-plein dans le prolongement de la porte.
En 1616, la porte de la Craffe est surmontée d'un toit avec lanternon qui contient une cloche provenant de l'église Saint-Epvre.
En 1633, sous l'occupation française, la façade côté ville est profondément modifiée : le roi Louis XIII y fait plaquer un ordre grec (fronton triangulaire et piliers doriques) qui subsiste jusqu'en 1861, date à laquelle elle est restauré dans le style gothique d'aujourd'hui.
En 1870, deux portes piétonnes entourant la porte principale sont percées à la base de chaque tour ronde.
Au XXème siècle, les salles sont aménagées en musée où sont, entre autres, exposés des instruments de torture.
La porte a fait l'objet d'une importante restauration en 2012 et 2013.
La Porte est classée aux Monuments Historiques en 1886.
La Commanderie Saint-Jean-du-Vieil-Aître
Elle date du XIIème siècle et est le plus vieux et l'un des rares monuments de style roman de la ville. La tour est le vestige d'une église fondée par le duc Mathieu Ier de Lorraine (1110/1176) détruite au milieu du XIXème siècle.
Elle est propriété de la ville depuis 1950.
Le nom de la commanderie rappelle la présence d'un ancien cimetière (le Vieil Aître) de l'époque mérovingienne.
Durant la guerre de Trente Ans de 1618 à 1648, la commanderie subit les attaques suédoises.
En 1633, lors du siège de Nancy, une partie des édifices de la commanderie est détruite par les troupes françaises du roi Louis XIII (1601/1643).
Au XVIIIème siècle, la foire Saint-Jean ou foire aux Cerises se tient au pied de la commanderie. Cette manifestation attire une foule qui s'entasse dans des cabarets improvisés pour écouter les récits des chanteurs de complaintes.
En 1795, la tour, comme le reste de la commanderie, est mise en vente comme Bien National.
Lors des extensions urbaines de Nancy construites au cours du XIXème siècle, les bâtiments de la commanderie sont tous englobés au sein de nouveaux édifices, avant d'être détruits, à l'exception de l'ancien clocher.
Le Cours Léopold
Créé sur l'emplacement des fossés de la Ville-Vieille en 1778, le cours est une longue esplanade planté d'arbres en 1806.
Après avoir porté le nom de rue de Stainville, rue Neuve du boulevard, cours de la Liberté en 1791, cours Bourbon en 1815, cours d'Orléans en 1830, cours Béranger en 1848, cours Drouot en 1850 la voie devient cours Léopold en 1852.
Cette voie honore le duc Léopold 1er de Lorraine.
La longue perspective des façades et des allées de marronniers aboutissent à la porte Désilles. Bien qu'agrémenté de demeures du XVIIIème au XXIème siècle, le cours conserve son ordonnancement original avec un subtil mélange de styles architecturaux. Il est parfois surnommé les Champs-Élysées de Nancy.
De nombreux édifices religieux
L'église des Cordeliers (Saint-François) du XVème siècle, à nef unique bordée des enfeus des Ducs, complétée d'une chapelle ducale baroque du XVIIème siècle ; l'ancien couvent du XVIIIème siècle abrite un musée des arts et traditions populaires.
L'église Saint-Sébastien, église-halle de style baroque italien du XVIIIème siècle.
Le temple protestant dit temple Saint-Jean, de l'ancienne abbaye Saint-Joseph des Prémontrés, des XVIIème et XVIIIème siècles, affectée au culte protestant en 1807.
La cathédrale Notre-Dame du XVIIIème siècle, construite à l'époque classique et présentant un riche trésor (évangéliaire du Xème siècle…) ; les grandes orgues construites en 1763 sont reconstruites en 1861.
L'église Notre-Dame-de-Bonsecours du XVIIIème siècle, paroisse des Polonais en Lorraine, abrite le tombeau de Stanislas Leszczyński.
La chapelle ronde de l'ancien couvent de la Visitation du XVIIIème siècle, incluse dans le lycée Henri-Poincaré.
La synagogue, construite en 1787, est agrandie plusieurs fois. Le cimetière israélite de Nancy.
L'abbaye Saint-Léopold doit son origine au prieuré bénédictin de Belval, fondé à Portieux au XIIème siècle, supprimé en 1616 et transféré à Nancy par le duc Henri II de Lorraine (1563/1624). Des bâtiments sont construits pour les moines, terminés en 1626 ; mais les finances manquent pour construire l'église. En 1701, le duc Léopold 1er de Lorraine (1679/1729) en fait une abbaye, sous l'invocation de son saint-patron, saint Léopold d'Autriche. La construction de l'église reprend, elle est terminée en 1705, et consacrée en 1737.
Egalement les églises : Saint-Georges, Saint-Léon IX, Saint-Pierre, Saint-Nicolas, Saint-Vincent-et-Saint-Fiacre, Saint-Joseph, Saint-Mansuy, la basilique du Sacré-Cœur qui date du début du XXème siècle, la basilique Notre-Dame-de-Lourdes, l'église Saint-Vincent-de-Paul...
Le cimetière de Préville abrite les tombes de nombreuses personnalités lorraines.
Evolution de la population

Les personnages liés à la commune
Jean Lamour (1698/1771), maître serrurier et ferronnier, auteur notamment des grilles de la place Stanislas ; une rue porte son nom.
Edmond de Goncourt (1822/1896), auteur, fondateur de l'Académie Goncourt. Une plaque en son hommage est visible au-dessus de la porte d'entrée du 33 rue des Carmes à Nancy, maison dans laquelle il est né.
Hubert Lyautey (1854/1934, portrait de droite) élevé à la dignité de Maréchal de France en 1921, il est membre de l’Académie Française, Ministre de la Guerre (1916 et1917), Résident Général de France au Maroc (de 1912 à 1925), Commissaire Général de l’Exposition Coloniale de 1931 et, Président d’honneur de toutes les fédérations du Scoutisme français en 1928.
Il est Grand-Croix dans l’Ordre de la Légion d’Honneur et Grand-Croix dans l’Ordre marocain du Ouissam Alaouite.
Raoul Aimé Lyautey (1856/1935), frère du précédent. Il suit la carrière des armes. Élève de l'École de Saint-Cyr puis de l'École de Saumur et de l'École de guerre, il est officier de cavalerie et acheve sa carrière comme colonel de cuirassiers, après avoir servi dans les chasseurs à cheval et les hussards. Contrairement à son ainé, il effectue une carrière exclusivement métropolitaine dans l'Est de la France et participe à sa première et unique campagne en 1914-1919. Il est commandeur de la Légion d'Honneur et titulaire de la Croix de Guerre, de la Croix du Combattant, de la Médaille commémorative de la Guerre de 1914 et de la Médaille Interalliée. Domicilié à Nancy, il est le père de l'écrivain Pierre Lyautey (1893/1976).
Quartiers, faubourgs, hameaux, lieux-dits et écarts
L'agglomération de Nancy s'est développée de manière radioconcentrique autour de la ville-centre.
La première couronne périphérique concentre l'habitat collectif de l'agglomération, sous forme de grands ensembles, bâtis dans les années 1960 et 1970, dans des localités limitrophes de Nancy comme Jarville, Tomblaine, Essey, Champigneulles, Saint-Max, Malzéville, Maxéville, Laxou et surtout Vandœuvre.
La deuxième couronne, plus lointaine, est marquée par l'étalement de l'habitat individuel dans de vastes zones pavillonnaires que le développement de l'automobile a permis dans les années 1980 et 1990, phénomène concernant principalement les communes de Bouxières, Heillecourt, Houdemont, Varangéville, Ludres, Dombasle, Pulnoy, Saint-Nicolas, Liverdun et Seichamps.
En 2014, la ville est découpée en 7 quartiers :
- Plateau de Haye - Haut-du-Lièvre - Parc des Carrières - Gentilly
- Beauregard - Boufflers - Buthegnémont - Boudonville - Scarpone - Libération
- Poincaré - Foch - Anatole France - Croix de Bourgogne
- Haussonville - Blandan - Mon Désert - Saurupt
- Saint Pierre - René II - Bonsecours
- Saint Nicolas - Charles III - Ville Vieille - Trois Maisons - Léopold
- Rives de Meurthe
Jumelages
À ce jour, la commune compte 10 jumelages actifs : Newcastle upon Tyne (Royaume-Uni) en 1954 ; Liège (Belgique) en 1954 ; Karlsruhe (Allemagne) en 1955 ; Padoue (Italie) en 1964 ; Kanazawa (Japon) en 1973 ; Kiryat Shmona (Israël) en 1984 ; Lublin (Pologne) en 1988 ; Cincinnati (États-Unis) en 1991 ; Krasnodar (Russie) en 2017 ; Kunming (Chine) en 2017 ; Shangrao (Chine) en 2017 ; Vinnytsia (Ukraine) en 2023.
En 1969, Nancy et Karlsruhe sont récompensées du Prix de l'Europe, pour leur apport à la réconciliation franco-allemande.
Mes ancêtres de Nancy
Carte de Cassini

Notes
(1) La 1-Fallschirm-Armee (en français 1re armée parachutiste) est l'une des armées de la Luftwaffe durant la Seconde Guerre mondiale.
Elle est créée du 5 novembre 1943 au 1er avril 1944 à partir du XI.Fliegerkorps pour consolider les différentes Division de Fallschirmjäger et Divisions de campagne (Luftwaffen-Feld-Division). Elle doit défendre un front de 100 kilomètres aux Pays-Bas, entre Anvers et Maastricht, avec une force d'un peu plus de 3 000 hommes.
Sources
Sites , blogs, photographies, livres et journaux : Wikipedia...
Date de dernière mise à jour : 13/08/2026
