Attichy

Attichy adm 

La commune, frontalière du département de l'Aisne, est entourée de collines aux crêtes boisées.
Ses limites Sud correspondent au cours de la rivière Aisne, tandis que le ru de Milleville coupe le territoire en deux, afin de rejoindre l'Aisne.
Deux étangs sont présents au Sud-Est, parallèles au cours de l'Aisne, séparant les lieux-dits du Bac et de la Maladrerie.

Attichy blasonHéraldique

Blasonnement de la commune :
De gueules aux trois haches d’armes d’argent, celle de semestre et celle de pointe contournées, au chef cousu écartelé d’azur à une abeille d’argent posée en fasce et de gueules plain.

Drapeau francais fond blancHistoire

Le nom du bourg proviendrait du terme celtique ou saxon Attegies désignant un regroupement de cabanes de bûcherons.
Au cours de la période gallo-romaine, un noble gaulois de la tribu des Suessions, du nom d'Atticus ou Attipius, fonde sur le site une riche villa. Le bourg qui se développe par la suite autour de la villa portera le nom d'Atticiacum.
Diverses trouvailles préhistoriques, gauloises et gallo-romaines, ont été faites sur le territoire d’Attichy, soit vers la Faloise, soit surtout à l’Est du pays. Le 29 novembre 1838, on découvrit, dans le bourg même, un sarcophage formé de pierres rapportées, d’où l’on retira des agrafes et des médailles impériales.
Vers 250 avant J.-C., le site d'une terrasse dominant l'Aisne (exploité de nos jours comme carrière de granulats) fut utilisé comme nécropole, dans laquelle des archéologues ont découvert en 2009 deux tombes à char parmi onze sépultures.
Clotaire 1er éleva vers 560 à Soissons, un monastère en l’honneur de saint Médard, évêque de Noyon, le cortège qui emmène solennellement le corps du prélat vers sa nouvelle demeure, traverse l’Aisne à Attichy.
La commune est titulaire de la croix de guerre 1914/1918, décernée le 21 février 1921.

Seigneurs et gens de noblesse d'Attichy

Du XIIème au XVème siècle, le domaine d'Attichy est possession de la Maison de Montmorency :

1100/1160 : Mathieu 1er de Montmorency, est seigneur de Montmorency, Écouen, Marly-le-Roi, Conflans-Sainte-Honorine et  Attichy. Il fut aussi connétable de France de 1138 à 1160 sous Louis VII le Jeune. Il délaissa vers 1132, à l’abbaye de Prémontré, quelques pâtures qui tenaient à son château. Il consentit, comme seigneur du lieu, en 1137, à ce que Hadvide d’Attichy fit donation de la cure à la même abbaye, libéralité constatée par Gorlin, évêque de Soissons, et confirmée par le roi Louis le Gros. La cure fut placée sous l’invocation de Saint Médard.
1160/1189 : Bouchard IV de Montmorency, époux en 1173 de Laurette de Hainaut, fille du comte Baudouin IV de Hainaut dont il aura un fils Mathieu II de Montmorency. Il meurt en 1189 à Jérusalem.
MathieuiidemontmorencyAprès 1189 : Mathieu II dit Le Grand (portrait ci-contre), fils du précédent, hérite de la seigneurie en 1160 (acte de 1202) et cède son titre et sa terre à Bouchard V de Montmorency, son frère aîné.  Il meurt en 1230 après avoir défendu le fils mineur de Blanche de Castille (Louis IX) contre les attaques des principaux vassaux de la couronne. Sa 3ème épouse, Emma de Laval 1200/1264, héritière de Laval, exerce le pouvoir sur ses terres sans partage.
1230 : Guy VII de Montmorency-Laval, fils du précédent à qui il succéda dans une partie indéterminée de ses terres. Il fit en 1247, avec le sire de Montmorency (son frère consanguin) un partage au moyen duquel il eut celles d'Acquigny, Attichy, Hérouville (près de Pontoise), l'Ile-Saint-Denis, Épinay, les Andelys. Il hérita par sa première femme, Philippa de Vitré, de la baronnie de Vitré, de la vicomté de Rennes (attachée à cette maison), et de la terre de Marcillé. Veuf en 1254, il épousa en 1255 Thomasse de La Guerche, veuve d'André de Vitré, son beau-frère.
Bouchard 1er de Laval, fils du précédent de son second mariage, seigneur d'Attichy, la Malmaison, Conflans-Sainte-Honorine en partie. Il épousa Béatrix d'Erquery, fille de Raoul dit Herpin, grand panetier de France. Il eut de ce mariage : Herpin de Laval, Jean de Laval, Guy 1er de Laval (seigneur de Coymel et de Méry, en Picardie, tué à la bataille de Crécy, en 1346. On ne connaît pas le nom de sa femme, que quelques-uns pensent être Marguerite le Brizai. Il fut père de Guy II), Bertrand de Laval (chevalier, mort sans enfants de Marie de Beaumont dite de Franconville, après l'an 1380), Sanctissime (nommée dans un arrêt de 1322), Marguerite (femme de Philippe de la Roche, chevalier, seigneur de Vaux, Beauregard, la Roche-Guyon qui mourut vers l'an 1319).
Herpin de Laval, fils du précédent, seigneur d'Attichy, la Malmaison et  Conflans-Sainte-Honorine. Il était sous la curatelle d'Erard de Montmorency, seigneur de Conflans-Sainte-Honorine, d'André de Laval, seigneur de Châtillon et de Herpin d'Erqueri, par arrêt du parlement du 17 décembre 1320. Il mourut sans enfants avant 1361.
Avant 1410 : Guy II de Laval, seigneur d'Attichy, la Malmaison, Chantilly, Moncy-le-Neuf, Nointel, Conflans-Sainte-Honorine, etc… après la mort de Jean, son oncle. II avait épousé en premières noces, Isabeau de Châtillon, dame d'Orly, du Verger et du château de Saint-Jean des Deux-Jumeaux  et en secondes noces,  Ade de Mailly, décédée en 1410, dont il fut le troisième mari. II n'eut que deux fils de sa première femme : Guy III et Jean de Laval, nommé dans un arrêt de 1400.
Jean de Laval, frère du précédent, seigneur d'Attichy, la Malmaison après son frère, de Chantilly et de Moussy-le-Neuf par la donation que lui en fit son cousin, en 1361, Jacques, dit Herpin, seigneur d'Erquery. Il était vivant en 1386 et mourut peu de temps après sans avoir été marié.
1386 : Guy III de Laval, seigneur d'Attichy, la Malmaison, etc … hérite du précédent de la seigneurie de Chantilly qu’il revendra la même année à Pierre d'Orgemont 1315/1389 (qui entreprend aussitôt d’y faire construire un imposant château entouré de douves en eau qui sera achevé par son fils Amaury, après sa mort). Il épousa Jeanne de Nesle, dite de Clermont, fille de Jean de Nesle, seigneur d'Offemont, qui était veuve et sans enfants en 1408.
Les terres d'Attichy et de la Malmaison et autres échurent à Guy de la Roche-Guyon dont la fille Marie, épousa en premières noces Michel d'Estouteville, et en secondes noces Bertin du Gilly. Elle conserva le titre de dame d'Attichy jusqu'à sa mort, survenue sans enfants en l'année 1500.
La terre d'Attichy fut alors partagée et on trouve au XVIème siècle le titre de seigneur d'Attichy (pour partie) porté par divers membres des familles de Bochard, de Mazancourt et d'Hacqueville. Ces derniers cédèrent la plus grande partie du domaine au maréchal de Marillac, vers le milieu du XVIème siècle.
La sœur du maréchal, Valence de Marillac, ayant épousé vers 1598 Octavien Doni, financier d'origine italienne, lui apporta la terre d'Attichy. Ils eurent trois fils : Achille Doni, (qui mourut jésuite en 1645), Antoine Doni, dit le marquis d'Attichy (qui fut tué en Flandres en 1637, sans avoir été marié), Louis Doni, Angélique Doni (mariée à Scipion d'Aquaviva, duc d'Atri) et Anne Doni (qui épousa Louis de Rochechouart, comte de Maure).
Angélique Doni, duchesse d'Atri, céda, par contrat, à son cousin René de Marillac tout le domaine d'Attichy qu’elle avait réuni.
1665 : René de Marillac, est seigneur d’Attichy, Ollainville et la Ferté-sur-Péron, successivement conseiller au Parlement, avocat général au Grand Conseil, intendant en Poitou, maître de requêtes, conseiller d'Etat et intendant de Rouen. Il mourut en 1719, doyen du Conseil.
220px madame de la fayetteFrançois de Marillac, dit le marquis d'Attichy, fils du précédent, avait été tué à la bataille de Hochstet quelques années auparavant (1704), sans laisser de postérité. Attichy, revint alors à sa nièce...
La marquise Marie Madeleine Motier de La Fayette, petite fille de Marie Madeleine Pioche de la Vergne, comtesse de La Fayette (photo ci-contre), auteur de La Princesse de Clèves. Elle avait épousé, en 1706, Charles Louis Bretagne, duc de la Trémoille, 1683/1719, pair de France, dans la famille duquel cette importante seigneurie resta jusqu'en 1789.

Personnalité liée à la commune

Jean Isaac Tondu du Metz, 1789/1871, petit-fils d'un administrateur de l'Oise sous la Révolution, fut juge de paix du canton d'Attichy sous l'Empire et maire en 1814 pendant l'invasion. Destitué en 1815, il fit de l'opposition aux Bourbons, fut réintégré à la mairie en 1830, et devint conseiller d'arrondissement de Compiègne. Elu, le 23 avril 1848, représentant de l'Oise à l'Assemblée constituante, le 10ème et dernier, par 45626 voix, il fit partie du Comité de Législation, et vota, avec la majorité, pour le bannissement de la famille d'Orléans, pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière, contre l'abolition de la peine de mort, contre l'impôt progressif, contre l'incompatibilité des fonctions, contre l'amendement Grévy, contre la sanction de la Constitution par le peuple, pour l'ensemble de la Constitution, pour la proposition Rateau, pour l'interdiction des clubs, pour l'expédition de Rome, contre la mise en accusation du président et des ministres. Non réélu à la Législative, il ne reparut plus sur la scène politique.

Chronique communale

La Compagnie d’Arc « les archers d’Attichy »

C'est la  plus ancienne société d’Attichy. Elle est déjà mentionnée dans les archives communales en 1790. En 1819 les Attichois soumettent au Conseil Municipal une pétition demandant l’établissement d’un jeu d’Arc dans le bas de l’avenue. En 1845, quelques passionnés de ce sport obtiennent l’autorisation de construire à leurs frais un jeu d’Arc sur un terrain inculte situé depuis le chemin de Saint Pierre jusqu’en haut du ravin. Il existait avant la Première Guerre Mondiale deux compagnies d’Arc. La 1ère compagnie d’Arc comptait, en 1912, 18 membres. La 2ème compagnie comptait 16 membres, elle sera dissoute après 1918.
Les archers fêtaient la Saint Sébastien fin janvier. A cette occasion, ils se rassemblaient le matin sur la place de l’Hôtel de Ville, assistaient à la messe traditionnelle puis un banquet les réunissait. En avril avait lieu «le Tir à l’Oiseau» dont le vainqueur était sacré roi pour l’année. La grande manifestation des Archers, «le Bouquet Provincial», se déroulait au mois de mai : un cortège de jeunes filles en blanc, d’archers en uniforme, précédés de la fanfare, défilait dans les rues. Des fleurs dans un vase constituaient le bouquet qui restait dans la commune.
Attichy se vit confier 2 fois au cours du XXème siècle l’organisation du "Bouquet Provincial", le 17 mai 1925 et le 17 mai 1953.
(Sources : "Mémoire d'Attichy et de son canton.fr").

Patrimoine

L’église Saint Médard, était à l’origine une église romane mentionnée dès 1119. Son plan a été altéré par divers ajouts au cours des XVème, XVIème et XVIIème siècles. En avril 1831 le Conseil Municipal décida de tronquer l’abside qui datait du XVIème siècle. L’Église a été l'objet d'importants travaux de restauration.

Le château construit dès le XIIème siècle, était considérable, entouré de fossés, accompagnés de vastes jardins, d’un parc, d’eaux… Mazarin y fit plusieurs fois mettre garnison pendant les guerres de la Fronde. Il devint au XVIIIème siècle l’apanage des seigneurs de La Trémoille jusqu’à la Révolution de 1789 ou le domaine fut démembré. Le château, après avoir passé dans plusieurs mains, fut démoli vers 1796. Quelques vestiges étaient encore visibles au début du XXème siècle comme un pont et une porte.

La villa des Avenues est une propriété du XVIIIème siècle, comportant une demeure bourgeoise typique du XIXème siècle, une serre, une écurie, une orangerie ainsi que d'autres dépendances. Le jardin à la particularité d'accueillir quatre platanes âgés de 250 à 300 ans. Cette villa est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques en 2003.

Les locaux de l'ancienne usine de produits chimiques, spécialisés dans la fabrication de colles et gélatines.

L'ancien moulin à farine, transformé par la suite en sucrerie betteravière.

Le jardin de la ferme de Morenval.

Ces trois derniers sont répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel.

L’Hôtel de Ville fut édifié pendant la Restauration en 1824 sur l’une des deux halles de la commune dite «halle d’en haut». Ses arcades accueillaient le marché. Le fronton en fut modifié en 1934. En bas de la place la Halle inférieure fut détruite juste avant la Première guerre mondiale.

Le Pont. Jusqu’en 1836 seul un bac permettait de relier les 2 rives de l’Aisne. En 1836 un pont suspendu à péage est ouvert à la circulation. Il est remplacé en 1895 par un pont de fer que les Allemands font sauter en septembre 1914. En avril 1915 un pont suspendu provisoire est reconstruit. Le 20 juin 1926 on inaugure un nouveau pont en ciment que les troupes françaises font sauter le 7 juin 1940. Le pont actuel sera inauguré le 6 Juin 1946.

La Gare située à quelques centaines de mètres du bourg est construite et la ligne Compiègne/Soissons avec un arrêt au km17 à Attichy est mise en service le 9 Juin 1881 par la Compagnie de Chemin de Fer du Nord. A partir d’octobre 1938 la ligne n’est plus ouverte qu’au service frêt.

La Piscine d'Attichy. A une époque où la devise mens sana in corpore sano était à l'honneur, par circulaire de février 1934, le Préfet de l'Oise exprimait son désir de voir se développer l'enseignement de la natation, la construction d’une piscine fut décidé le long de l'Aisne. Elle avait été précédée de la création du Club Nautique qui comprenait une école de natation avec 2 maîtres-nageurs. Une passerelle fut établie entre la piscine et la rivière avec un grillage de séparation. On construisit un plongeoir et des cabines à chaque angle du terrain et de bons nageurs étaient prêts à intervenir en cas de besoin dans 3 barques équipées de bouées de sauvetage.
(Sources : "Mémoire d'Attichy et de son canton.fr").

Hameaux, lieux dits et écarts

Hameaux de Maison Blanche, La Treille et lieux dits du Bac et de la Maladrerie.

Evolution de la population

Attichy demo 

Nos ancêtres d'Attichy …

Naissance/baptème :
LEROY Marguerite (sosa 957G10) vers 1715.

 

Date de dernière mise à jour : 26/05/2015